X
Identifiant Mot de passe
  Admin Blog Accueil Blog Créér un blog Mail Actualités ToutApprendre Soutien Scolaire Shopping Mag des Voyages Recherche Web
OK
Massacre sur Facebook
samedi 04 avril 2009, a 00:08
REMERCIEMENT ET QUELQUES CHIFFRES
 

Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont témoigné leur sympathie et leur solidarité tout au long de la saison I de "MASSACRE SUR FACEBOOK". Tous les lecteurs qui m'ont laissé de nombreux commentaires, idées, critiques et conseils alors qu'ils étaient déja mort dans la série ou voir même pas nommé. Merci, merci, merci c'est vous qui m'avez donné la motivation pour en faire toujours plus et maintenir le niveau d'écriture jusqu'au bout. Quand je me connectais le matin et que je vous lisais je me disais Darky faut que tu leur fasse plaisir obligé !!!
Avant, chaque fois que je pensais au net je me disais c'est trop tard, il n'y a rien plus rien à créer tout a déjà été fait. Putain les gars ils sont trop fort!! Pourquoi j'y ai pas pensé avant ?!! Merdeeeeeuuuh !!!! lool...
Aujourd'hui grâce à vous et uniquement grâce à vous j'ai l'impression de faire partie de ces gars là (enfin je crois lol) . J'ai commencé à écrire la série pendant la grêve du LKP et je suis content de voir que l'élan de solidarité généré durant cette période n'était pas éphémère ou des paroles en l'air (pour certains).

Merci à mes correctrices de charmes Martine et Karina qui restaient éveillées jusqu'à tard la nuit pour corriger le plus possibles de mes innombrables et insupportables fautes d'auwteaugraf.
Merci pour etre venue chercher les épisodes chez moi tard le soir pour publier à ma place quand le net et le courant avait coupé.
Merci à tous ceux qui sont sortie de leurs postures orgueilleuses et qui ne me connaissant que par préjugés ont fait le geste de me lire et de m'encourager, que ce soit par mail, tchat, texto, coup de téléphone ou message sur le mur.
Merci à tous ceux qui se sont manifesté quand je les nommais dans les articles et qui l'ont pris avec humour.
Merci à toutes les figures des médias présentes sur facebook qui par un mot à la radio, un article de presse ou un reportage à la télé ont aider à propager l'engouement.

Merci à tous ceux qui n'ont pas joué les hommes d'affaires surbookés et les surchargés de boulot alors qu'on était en grêve (ah au fait elle était bonne celle là hihi ).
DARKY (téléphone) :" Bonjour ces jours ci j'édite un e-roman sur facebook vous avez lu ? Vous avez vu les vidéo ? ".
LE SURBOOKÉ :"Ohlalalallalalala Darky trop trop trop trop trop troop troooooooooop de boulot pas eu le temps!! J'étais meme pas au courant???? Sérieuuuuuuuuux!!!!! Ça s'appelle comment????!!!! ".
DARKY (téléphone) :" Mais je vous l'ai envoyé par mail et sur votre page on s'est parlé juste avant. Vous étiez connecté vous ne vous rappelez pas ?".
LE SURBOOKÉ:"Oooh mais non Darky ce n'était pas moi, surement un bug ".
DARKY (raccrochant,à lui même) :" Ouais on bug en c... Pa flipé ".

Merci aux administrateurs de la page fan de MASSACRE SUR FACEBOOK Alfred Jean will et Denzel peanuts .

Merci à toute l'équipe de B.World Connection pour la vidéo , à Rfo pour le reportage.


QUELQUES CHIFFRES:

MASSACRE SUR FACEBOOK c'est 370 participants à l'évènements , 15 679 visites sur le blog( rappellons que le blog a été créé à mi parcours à partir de l'épisode 14).

Sur la page fan on peut voir les statistiques des visites et vues sur les vidéo. Pour l'ensemble Vidéo "a la webcam" et Vidéo "codes cachés" et Vidéo "reportage rfo" plus de 5 000 vues en tout.
Pages fan 237 ??!!!! (cherchez l'erreur hihi...enfin ça maintient l'humilité lool).

PROJET : Je n'ai pas plus de moyen que quand j'ai commencé. Le même ordinateur pourri qui bug, la même connexion 512k de merde.

CONCLUSION : Je vous annonce très prochainement la création de DarkTv . Le site internet où vous pourrez voir mes propres émissions, mes propres délires, mes textes, mes sons, mon univers, ma musique.
En espérant vous y retrouver, je vous remercie encore pour tout.

ET N'OUBLIEZ PAS ON A TOUS QUELQUE CHOSE EN NOUS DE DARKMAN



La page fan si vous voulez soutenir la série et si vous voulez une saison 2 http://www.facebook.com/pages/MASSACRE-SUR-FACEBOOK-By-DARKY/55350229029?ref=ts



MASSACRE SUR FACEBOOK. DEPUIS LE DEBUT IL Y A DES CODES SECRET CACHÉS DANS LES ÉPISODES, REVELATION PRIMORDIALE !!! QUE LE JEU COMMENCE...MOuHahahaHAHAHa

ha

jeudi 02 avril 2009, a 06:38
EPISODE 22 " DARKMAN NEVER DIE "
 



11H22 ANIMALERIE "LES ZANMI DES ZANIMO" POINTE À PITRE


Les Zanmi des zanimo était l'animalerie la plus réputée de l'ile. Située en plein centre ville, ce marché aux animaux vivants avait coagulé sa boutique en pleine rue Frébault. Les enfants sortant de l'école adoraient regarder les rongeurs et autres serpents et poissons, le nez collé à la vitre. La porte d'entrée du magasin était une barrière spatiotemporelle absorbant quiconque la franchissait dans un monde parallèle. On pouvait se balader dans la rue en train de faire ses courses et l'instant d'après se retrouver dans une jungle de cages et de verres où les scorpions Buthidae avec leurs carapaces jaunes complotaient en secret des plans d'attaque contre les iguanes Cycluna aux écailles grises et oranges. Les perruches ondulées aux plumes arc en ciel sifflotant des chansons d'amour à l'ami ouistiti. Les lapins angora morts de rire devant les pitreries des poissons clowns en représentation dans leur cirque des mers en bocal.

Béatrice la vendeuse du magasin était une amoureuse des animaux. C'était une fille au style anarchique fan de tatouage tribaux et de piercings qu'elle avait sur tout le corps. Les ongles, les lèvres et les paupières fardées de noir, les cheveux bleus, rouges et verts. Elle portait un débardeur blanc avec un dessin représentant la Déesse Kali avec sa jupe de bras coupés, les invocations, la peau sombre, la langue pendante. Sur sa nuque, Popo son meilleur ami, un énorme rat noir veillait sur sa maitresse en défiant du regard les curieux qui oseraient la salir avec leurs interrogations malsaines.
 Attendant au comptoir le client du jour, un accoutumé était venu réclamer sa commande. Debout juste derrière lui Petchy le détaillait des pieds à la tête.

BEATRICE (revenant de l'entrepôt avec une boite en carton)
:" Voilà F-J, je t'en ai mis douze comme d'habitude. Surtout tu n'oublies pas de faire un grosse bise à Jessy pour moi ".

F-J (récupérant sa boite, le sourire aux lèvres) :" Promis, je n'y manquerai pas ".

Il se retourne et se retrouve nez à nez avec Petchy. C'est une fille rieuse et provocante qui n'hésite pas à dire ce qu'elle pense et surtout ce qu'elle veut. Elle porte un jean moulant bleu, des sandales blanches et un petit top jaune croisé dans le dos, le nombril percé et un tatouage sur la hanche représentant une bouche soufflant sur le canon d'un flingue. Elle regarde F-J avec ses grands yeux noirs en jouant avec une mèche de ses cheveux châtain en mâchant un chewing gum orange à la papaye.

PETCHY (d'une voix contrariée) :" C'est dommage qu'il y ai déjà Jessy dans votre vie. C'est chiant les beaux mecs sont soit homo, soit déjà pris ".

FJ (avec un petit air malicieux) :" Je crois que c'est votre jour de chance, je ne suis ni l'un ni l'autre. Jessy est une amie très proche, c'est tout ".

PETCHY (visiblement contente) :" Ah oui ? Ça me rassure. Je peux vous inviter à boire un café ? ".

F-J (peu interressé) :" Non désolé je ne bois pas de café ".

PETCHY (déçue) :" Anw je vois, je ne vous plais pas c'est ça ? ".

F-J (souriant) :" Désolé je ne bois pas de café mais j'adore le jus d'ananas ".

PETCHY (souriante, lui prenant le bras) :" Va pour un jus d'ananas alors ".

F-J (avec un petit air malicieux) :" D'accord mais c'est moi qui offre ".

Ils sortent tout les deux. Béatrice les observent au loin à travers la baie vitrée du magasin.

BEATRICE (à elle même) :" Ah la la, il y a vraiment des filles qui ne reculent devant rien. Je me demande comment Jessy va prendre la chose ".

Puis, elle s'en retourne à ses occupations.

Après avoir roulé une demi heure, F-J et Petchy arrivent à la maison de ce dernier. Il gare sa décapotable rouge dans le garage et l'invite à entrer.

PETCHY (avec un petit air coquin) :" Je n'ai pas pour habitude d'aller chez des inconnus dès le premier rendez-vous vous savez ".

F-J (avec ironie) :" C'est que vous devez vraiment aimer le jus d'ananas alors ".

Il pousse la porte, la fait rentrer puis  tire les rideaux. La pièce passe du sombre au jour absolu. Petchy hallucine sur la beauté et la propreté des lieux. Posée sur une étagère un immense couteau à la lame argentée gravée de signes étranges l'interpelle par son reflet au rayon du soleil.

PETCHY (jouant avec la lame) :" Il est génial ce couteau. Qu'est ce qui est écrit dessus ? On dirait du latin, c'est ça ? ".

F-J (se mettant subitement hors de lui) :" Ne touchez pas à cela !! ".
 Il lui arrache le couteau des mains sans ménagement.

Petchy est choquée par son changement d'humeur et n'a qu'une envie sur le moment, c'est de s'en aller.

PETCHY (se dirigeant vers la porte) :" D'accord F-J, excusez moi. Je vais vous laisser ok?  J'avais oublié que j'avais rendez vous. On se rappelle et on remet ça ".

F-J (la tenant par les épaules, le sourire aux lèvres, se confondant en excuses)
:" Pardon Petchy, je me suis laissé emporter stupidement. C'est juste que ce couteau est une pièce de collection très rare qui m'est très chère. Elle est unique en son genre, je vous en prie, restez. Je vais vous chercher un verre du meilleur jus d'ananas que vous n'ayez jamais bu de toute votre vie. Après je promet de me faire pardonner ".

Petchy jette un coup d' oeil vers la porte, puis elle fixe F-J. Son visage passe de l'angoisse au sourire.

PETCHY (revenant sur sa décision) :" Bon d'accord je reste mais il a intérêt à être vraiment très bon ce jus ".

F-J (se dirigeant vers la cuisine) :" Encore meilleur que vous ne l' espérez ".

Elle s'assoit sur le canapé blanc du salon, les jambes croisées en continuant d'examiner du regard cette fois-ci sans toucher les meubles et les murs de la maison. La moquette blanche, les portraits d'époque, les objets d'arts, les livres aux reliures dorées franchement rien à dire, l'intérieur était génial. Sophistiqué et sobre à la fois.

F-J (revenant avec deux verres de jus d'ananas) :" Tenez ma chère, vous m'en direz des nouvelles. A votre santé ".

Il trinque avec elle et porte son verre à la bouche.

PETCHY (buvant une gorgée) :" Hummmmm, il est délicieux vous ne m'avez pas menti. Ça mérite une récompense ça ".

Elle s'approche de lui et commence à l'embrasser.

F-J (la repoussant doucement) :" Attendez Petchy, juste un instant je reviens. Il faut que j'aille voir si Jessy va bien ".

PETCHY (vexée) :" Mais qui est cette fameuse Jessy? ".

F-J s'en va en direction de la cuisine. Elle entend sa voix au loin qui parle à une femme.

F-J (dans la cuisine) :" Bonjour mon amour, tu as bien dormi ? Tu es ravissante aujourd'hui ".

Petchy est intriguée, elle se demande qui est cette femme et ne peut s'empêcher d'aller voir dans la cuisine à qui il parle. Elle essaie de se lever mais elle est prise de vertige, sa vision devient trouble, ses pas sont lourds. Elle laisse tomber son verre de jus d'ananas qui s'éclate par terre en tâchant la moquette avec son sang jaune orangé comme un oeuf qui se serait suicidé. Elle titube et arrive tant bien que mal à la cuisine en appelant F-J.

Petchy (s'appuyant contre un mur) :" F-J, je ne sais pas ce que j'a, je ne me sens pas bien du tout. J'ai la tête qui tourne ".

Les images sont floues mais elle surprend F-J dos tourné en train d'ouvrir la boite qu'il a acheté à l'animalerie.

PETCHY (tombant par terre, à genoux) :" F-J ?! Tu m'entends ?! Je ne me sens pas bien je te dis ".

F-J semble l'ignorer totalement, il plonge la main dans la boite et en sort une jolie petite souris blanche comme du coton et la lâche dans un vivarium. Un énorme serpent Mamba aux écailles noires comme les fantômes d'un bout de charbon se jette sur le rongeur et n'en fait qu'une bouchée.

F-J (tapotant la vitre) :" Bon appétit ma Jessie. Je te souhaite un délicieux repas. Moi je vais faire le mien ".

Puis, il se retourne et s'accroupit près de Petchy.

PETCHY (bégayant, à moitié inconsciente) :" F..... J... Aide moi.... ".

F-J (lui caressant la tête) :" Je vois que la drogue mise dans ton verre a fait son effet ".

Il saisit une poêle à frire sur une étagère et la frappe à la tête à cinq reprises avec une violence hors du commun. Les os se disloquent sous les coups de bottes du métal. Le sang jaillit et lui éclabousse ses chaussures. Il l'empoigne par le bras et la traine dans la chambre. Il soulève son lit et, caché sous la moquette soulève une trappe menant à une cave sombre. Il y descend en traînant Petchy avec lui dans l'escalier. Sa tête ensanglantée rebondit sur les marches en faisant un bruit atroce. Quatre énormes tonneaux trainent au milieu de la pièce tamisée surveillés par des vieilles poupées aux yeux arrachés, des outils rouillés au regard fantôme et des objets divers entreposés un peu partout.
Allongée sur le ventre le cadavre de Malika est posé comme une oeuvre d'art. Elle a le crâne rasé et dans son dos  il y a gravé sur sa peau écorchée " I LOVE DARKY ".

F-J  l'enjambe, ouvre un tonneau remplit de rhum et plonge le corps sanguinolent de Petchy dedans. Puis, il referme le couvercle, remonte l'escalier, tire sur un cordon qui éteint une ampoule au plafond et referme la trappe derrière lui. Soudain son téléphone portable sonne. C'était Anaelle à l'autre bout du fil.

ANAELLE (au téléphone) :" Bonjour FJ je ne vous dérange pas j'espère ? ".

FJ ( au téléphone) :" Non pas du tout j'étais en train de faire macérer mon rhum. En quoi puis je vous aidez ? ".

ANAELLE (troublée) :" C'est à propos d'un article à illustrer sur la mort d'un jeune policier au commissariat de Gambetta. Quand est-ce qu'on peut se voir ".

FJ (au téléphone) :" Pourquoi pas maintenant. Vous aimez le jus d'ananas j'espère ".



10H30 PLIANE GOSIER



Myriame était heureuse, Jonathan l'avait emmené faire du shopping pour son anniversaire. Il lui avait offert tout ce qu'elle désirait. De beaux vêtements, des bijoux, des parfums et une nouvelle montre. Sa carte de crédit avait ensorcelé les caisses enregistreuses de toutes les grandes enseignes de la ville. Jonathan avait les moyens mais surtout il était éperdument amoureux d'elle. Ils se baladaient tous les deux dans la ville main dans la main. Tenant chacun des sachets de marque prestigieuses. Myriame était une fille Trendy, Fashion et Hype. La coupe de cheveux tendance avec la frange épaisse, la robe dernier cri et la démarche électrique qu'ont certains mannequins lors des défilés haute couture. Jonathan lui,était très élégant. Chemise italienne grise à longues manches, pantalon près du corps, chaussures, montres et voiture de luxe.

Le dos appuyé contre le mur d'un bâtiment Pierre observait le couple au loin. Il fumait un joint de gandja à l'arôme enivrant et au conséquences malsaines. Le regard noir, les locks retombant sur son visage, comme les branches d'un saule pleureur, polo, casquette et jean large, il jette son spliff à terre et interpelle Myriame.

PIERRE (abordant Myriame) :" Eh chéwi, ça te dit pas de bouffer une bonne grosse bite? ".

Myriame regarde Pierre l'air choqué, sert sa main plus fort dans celle de Jonathan et le pousse à accélérer le pas. Mais celui ci lui fait lâcher sa main et se retourne en colère vers Pierre.

JONATHAN (hors de lui) :" Répètes un peu ce que tu as dit pour voir ?! ".

PIERRE (s'approchant de lui) :"J'ai dis chéri est ce que ça te dirait pas de bouffer une bonne grosse bite ".

A ces mots Jonathan lui balance un coup de poing au visage. Pierre recule ébranlé, passe la main sur ses lèvres, voit le sang sur ses doigts, pousse un cri de rage et se jette la tête la première sur Jonathan. Il lui attrape les jambes, le fait tomber au sol et commence à le frapper de toutes ses forces. Myriame prend la défense de son homme en lui donnant des coups de sac.

MYRIAME (hystérique):" Espèce de connard, lâchez le !! Lâchez le !!! ".

Elle saute sur le dos de Pierre et l'agrippe par le cou en le frappant avec ses petits poings. Ce dernier se relève et recule dos tourné  en cognant le dos de Myriame contre la porte du bâtiment. La tête de celle-ci se met à saigner sous la violence des coups. Jonathan ramasse une roche par terre et s'apprête à la balancer dans la gueule de Pierre quand une voix autoritaire l'en dissuade.

C'est un homme d'un certain age accompagné d'une femme.

HOMME (avec autorité) :" Lâches cette roche gamin, ça suffit maintenant ! ".

JONATHAN (enragé, continuant à menacer Pierre de sa roche)  :" Non, je vais tuer cet enculé !! Il s'en ai pris à ma copine et à moi. Alors qu'on ne lui avait rien fait !!! ".

HOMME (montrant sa plaque) :" Tu lâches cette roche immédiatement fiston où je t'envoies au trou. Je suis le commissaire Proto de la police de Pointe à Pitre ".

Il s'approche de Pierre et l'attrape par le col.

PROTO (menaçant) :" J'ai pas le temps aujourd'hui de m'occuper de ta petite gueule de con. Mais je peux t'assurer que toi et moi on va se revoir. Allez maintenant file ".


Puis il le lâche, Pierre part en courant de son coté.

MYRIAME (dégoutée) :" Quoi c'est tout ?! Une petite tape sur les doigts et vous le laissez partir ? ".

 
Proto ne répond pas. Myriame se réfugie dans les bras de Jonathan et ils repartent ensemble bras dessus, bras dessous.


Avec Audrey la jeune femme qui l'accompagnait Proto emprunte l'escalier direction l'appartement de Johanne. Sunny le témoin qu'ils recherchaient devait sûrement y être.

AUDREY (en souriant ironiquement) :" On joue les héros Proto ? ".


APPARTEMENT JOHANNE PORTE 222


Pendant ce temps, allongée sur le canapé Sunny se morfondait seule dans son coin. Elle n'arrivait pas à se remettre du meurtre de Pradel. Il lui manquait tellement c'était insupportable. Johanne, elle sortait de la douche délicieusement nue. Elle passe un short court et un débardeur puis va allumer West Indies Radio sa station favorite. Oh, la bonne surprise on passait sa chanson préférée "Everything Big", la bande originale du film "Retour au pays" avec Darky Day et Firmine Richard.
Elle commence à danser et chanter en tenant une brosse dans les mains comme si c'était un micro. Elle passe devant Sunny qui éclate de rire en la voyant faire le clown. Johanne lui prend  la main et la force à se lever. Elle n'en a pas très envie mais devant l'insistance de son amie, elle finit par céder.

JOHANNE (dansant, tirant Sunny vers elle) :" Allez copine, chante, danse avec moi !!! ".

Sunny se laissant enfin aller, se met à danser et chanter en choeur avec sa copine.

JOHANNE ET SUNNY (à tue-tête, brosse à la main imitant Darky)
:" Dark is back boug en mwin sa kay big (Dark est de retour ça va être big)
Poète assassin ka tchouyé fèy a coup'd bic (Poète assassin qui tue des feuilles à coups de bic)
En ka rapé sans capote asi des good beats (Je baise l'instru sans capote sur des good beats)
Pa inkiétéw mon pote si son la ni on gout de bite (T'inquiètes pas mon pote si le son à un goût de bite)
".

SUNNY (exténuée) :" C'est vrai qu'il chante super bien ce Darky ".



Au même moment Proto et Audrey arrivaient à l'étage de l'appartement de Johanne et se dirigeait vers sa porte.


PROTO (lisant les numéros des plaques) :" 220...221... 222 !! Ça y est, c'est là ".

Il fait signe à Audrey et lui demande de faire silence en mettant son doigt sur sa bouche. Il sort son arme et s'apprête à défoncer la porte mais dans l'appartement d'en face des cris fusent à travers la porte entrouverte. Un couple se dispute à gorges déployées.

PROTO (contrarié, renonçant à son geste) :" Putain mais qu'est-ce qu'ils ont tous ?! C'est la pleine lune ces jours-ci ou quoi ? ".

Audrey jette un coup d'oeil vers l'appartement du couple en question et voit à travers la porte un homme baraqué en jean, torse nu, la ceinture détachée. A genoux à ses pieds, une femme en nuisette rose, le maquillage défait, le mascara coulant semble terrorisée.

FEMME (en larmes) :" Je te jure Cédric ! J'ai travaillée tard hier soir, c'est pour ça que je suis rentrée à cette heure là !! ".

CEDRIC (hors de lui) :" Tu mens Cendrine !! Tu mens !! T'es qu'une grosse pute !!  Je vais te défoncer la gueule tu vas voir !! Salope !! ".

Il sort sa ceinture et commence à la frapper sur tout le corps jusqu'au sang. Cendrine se roule de douleur par terre et essaie de se relever pour s'enfuir. Elle se dirige vers la porte mais il la rattrape par un pan de sa nuisette qui se déchire et laisse apparaitre son corps recouvert de bleu. Ce n'était pas la première fois qu'il la tabassait. Cédric la fait tomber par terre et referme la porte avec perte et fracas. Juste avant, le regard de Cendrine avait eu le temps de demander de l'aide à celui d'Audrey.
Cette dernière avait regardé la scène sans broncher, le visage fermé comme transportée ailleurs pendant ce moment horrible.

PROTO (à voix basse se tenant face à la porte de Johanne): " Bon à trois on y va. Un... deux... Mais qu'est ce que vous faites ? ".

Audrey le bouscule pour aller défoncer la porte elle-même. Mais pas celle de Johanne, celle du couple en face.

À l'intérieur du dit appartement, Cédric, le genou posé sur le thorax de Cendrine était en train de l'étrangler en jurant.

CEDRIC  :"Je vais te tuer salope, je vais te tuer, tu m'entends ?! Tu me trompes j'en sûr !! j' t'avais prévenu !! Tu me prenais pour un bouffon!! ".


 Il sursaute de peur quand il voit la porte s'ouvrir violemment et Audrey se diriger vers lui arme à la main. Elle lui donne un coup de pied circulaire à la tête. Il s'écroule au sol en tenant son oeil.

CÉDRIC (hurlant de douleur) :" Putain mais c'est qu'elle m'a crevé l'oeil cette pute !! ".

 Audrey continue son oeuvre de destruction, s'approche de lui et commence à le frapper avec la crosse de son arme. Le sang gicle sur les murs et le visage de Cendrine. Cette dernière hurle à la mort, elle est terrifiée. Elle ne comprend pas ce qui arrive, ni qui est cette femme.

CENDRINE (en larmes) :" Je vous en supplie, arrêtez, arrêtez, laissez le !!! ".

Audrey frappait Cédric sans s'arrêter comme possédée par une transe criminelle. Elle avait des flashs qui lui revenait en mémoire. En cognant Cédric comme elle le faisait, c'est à son père qu'elle donnait une raclée. Jean-Marie, cet immonde salopard battait sa mère tous les soirs. Et quand il avait fini avec elle il s'en prenait à sa petite fille.

CENDRINE (lui agrippant le bras) :" Je vous en supplie madame !! Arrêtez !! Vous allez le tuer !! Ça suffit !! ".

En disant cela , elle réussit à sortir Audrey de sa démence. Celle ci regarde autour d'elle, la fixe droit dans les yeux, pousse un soupir, essuie son arme sur le jean de Cédric et s'en va. Cendrine se jette sur Cédric et le prend dans ses bras.

Audrey (dos tourné, avant de quitter la pièce) :" Quittez ce connard avant qu'il ne vous tue. Il ne vous aime pas ".

Sur ce, elle quitte la pièce et s'en va rejoindre Proto qui a assisté à toute la scène dans le couloir en veillant bien à ce que personne ne passe par là au même moment.

PROTO (impressionné, en souriant) :" On joue aux héros, Audrey ? ".

Audrey ne lui répond pas, met son silencieux, tire deux balles dans la poignée et fait sauter la serrure. A l'intérieur Johanne et Sunny restent clouées sur place, estomaquées.

JOHANNE (n'y comprenant rien) :" Mais c'est quoi ça? Qui êtes-vous? Putain ma porte ! Mais vous êtes fous ?! ".

AUDREY (la pointant avec son arme) :" Laquelle de vous deux est Sunny ? ".

Aucune des deux amies ne répond, elles se regardent pétrifiées de peur.

PROTO (visant Sunny) :" On s'en fout, on les tue toutes les deux ".

SUNNY (faisant un pas vers eux) :" C'est moi, c'est moi, laissez ma copine hors de tout ça. Je ne lui ai rien dit, elle ne sait rien ".

PROTO (souriant avec ironie) :" Mais bien sûr, elle peut s'en aller. Puisqu'elle ne sait rien, il n'y a aucun problème. Toi la sexy, fout le camp ".

Il indique la sortie à Johanne avec son flingue, celle-ci jette un dernier regard à Sunny et se précipite vers la porte, trop contente de pouvoir sortir de là vivante. Une détonation et un trou rouge dans la porte assassina sa courte joie. Une balle tirée par Audrey lui avait traversée le dos pour se loger dans le bois. Elle s'écroula  sur le sol morte sur le coup.

SUNNY (hystérique) :" Mais pourquoi ?!!! Elle ne savait rien !! Vous aviez dit qu'elle pouvait s'en aller !!! ".

PROTO (sourire aux lèvres)  :" Oui, s'en aller... Quitter ce monde ".

Il la vise et au moment de tirer une voix interrompt son geste.

DOMBRE (tenant deux flingues à la main, l'un braqué sur Proto, l'autre sur Audrey): " Tout le monde se calme. Proto, vous et votre copine aux magnifiques jambes, lâchez votre arme !"
PROTO (continuant à viser Sunny) :" Attendez Dombré, cette femme est une trafiquante de drogue très dangereuse. Regardez... ".

Il fait mine de prendre quelque chose dans sa poche et s'apprête à tirer sur Dombré. Seulement voilà son doigt n'a même pas le temps d'appuyer sur la gâchette que son crâne explose en vomissant sa cervelle sur le linoléum. Dombré avait été plus rapide.
Réagissant immédiatement à la mort de son acolyte Audrey attrape Sunny par les cheveux et la prend en otage en se servant d'elle comme bouclier humain.

AUDREY (posant le canon sur la tempe de Sunny) : " Maintenant jetez votre arme et poussez-vous, nous allons nous en aller ".

SUNNY (en larmes) :" Elle a tuée Johanne, butez cette salope, allez-y butez cette salope !! ".

Dombré continue de verrouiller Audrey avec son arme mais l'hésitation se lit sur son visage.

SUNNY (en pleine crise de nerfs) :" Butez cette salope je vous dis !!! Je m'en fous de vivre de toute façon. J'ai tout perdu, Pradel et ma meilleure amie ".

AUDREY (lui frappant la tête) :" Oh! C'est qui que tu traites de salope toi ?! Et les bonnes manières ? ".

DOMBRE (jetant ses deux révolvers au sol, avec calme) :" C'est vrai Sunny et les bonnes manières ? ".

SUNNY (complètement hystérique) :" Mais pourquoi avez vous jeté vos armes ?!! ".


Audrey vise Dombré et s'apprête à  tirer

AUDREY (tout sourire) :" Parce qu'il est trop bête ".

PWAROUJ (faisant son apparition) :" Non, c'est parce qu'il n'est pas venu seul ".

Sur ce, il lui tire deux balles en pleine poitrine. Audrey recule sous l'impact des ogives, se heurte à la vitre de la fenêtre du salon et bascule dans le vide.

DOMBRE (arrangeant ses vêtements, regardant le corps d'Audrey par la fenêtre) : " Tu en a pris du temps!! ".

PWAROUJ (rangeant son arme) :" C'est que je voulais, soigner mon entrée ".

SUNNY (se jetant dans les bras de Dombré en larmes) :" Oh merci, merci !!! ".

PWAROUJ (avec une pointe de jalousie, ouvrant les bras)
:" Oh ! Et moi alors ? ".




 

QUELQUE PART SUR LA ROUTE DE LA LÉZARDE À BASSE TERRE


A toute allure au volant de son 4/4 blanc, Harold était mort de peur. Il avait vu l'homme assis à ses cotés massacrer ses amis. Yolla, Loïs et Grégory étaient morts sous ses yeux dans des souffrances et une barbarie atroce. Comment un homme pouvait faire preuve d'une telle rage et d'une telle cruauté? Assis coté passager, le prototype semblait souffrir énormément, l'effigie des Homines Nocturni représentant un soleil vampire dévorant un croissant de lune scintillait sur sa poitrine dans un sceau de sang immaculé de feu. Ce dernier guidait Harold sur la route avec intuition et l 'instinct d'un oiseau migrateur retournant à son nid.
le prototype lui indiquait le chemin sans savoir où ça le mènerait. Mais en étant sûr d'une chose: il ne se trompait pas.


À QUELQUES KILOMÈTRES DE LÀ


Au même moment, sur la route de la Lézarde, Kévin conduisait le regard vitreux, les mains collées au volant, le visage sans expression, Darky et Nadine assit à l'arrière. Quelques minutes auparavant Daity assise côté passager avait appelé Désirée pour la tenir au courant de la situation. Kevin et elle avait tué l'hypnotiseur, récupéré Darky et rentraient au quartier général des Derniers. Seulement voilà, pendant que Daity parlait au téléphone, Nadine avait insufflé à Kevin l'ordre de l'abattre avec son arme et de la  jeter de la voiture en roulant. C'était elle l'Hypnotiseur en vérité. Et dans la maison bleue, elle avait mis tout le monde sous son contrôle y compris Bernard.
Elle s'était fait passer pour une victime prise en otage, afin de pouvoir  attirer la sympathie de Darky et tromper la vigilance de Kevin et Daity. Ainsi elle pouvait débusquer le quartier général des Derniers et éliminer Désirée.
Son plan diabolique avait fonctionné. Kévin était maintenant sous son contrôle et la menait droit chez les Derniers, ce n'était plus qu'une question de temps. Une fois Désirée morte et Darky complété, les Homines Nocturni pourraient enfin prendre leur revanche lors du Grand Partage.
Darky lui, avait assisté à toute la scène comme scotché à son siège sans pouvoir bouger. Nadine  lui avait sussuré des mots à l'oreille qui l'avait pétrifié.

NADINE (s'adressant à Darky) :" Le Maître avait tout planifié depuis le début et son plan est un succès. Une fois au quartier général des Derniers, j'hypnotiserai Désirée et... ".

Soudain Darky fut prit de violentes secousses, son corps s'agitait sur le siège arrière sous la violence de convulsions intenses. Il était encore en proie à des hallucinations.

NADINE :" La connexion s'amplifie d'heures en heures avec ta moitié. Vous serez bientôt complétés et alors tes pouvoirs te seront révélés ".

DARKY (pris de spasmes violents) :" L'accident !!! L'accident !!! ".

NADINE (intriguée) :" Quel accident Darky ?! Quel accident ?! Que vois tu ?! ".

Elle n'eut pas le temps d'entendre la réponse. Elle fut projetée de son siège vers l'avant. Kévin était mort sur le coup, la tête fracassée contre le pare-brise et Darky était envahi d'éclats de verre comme les griffes d'un tremblement de terre. La voiture avait percuté de plein fouet la voiture d' Harold et du prototype.
Leur véhicule à eux était complètement éventré saignant de l'essence et des étincelles de feu du moteur hurlant de douleur. Sa mécanique défigurée lui faisait souffrir le martyr. Harold avait la cage thoracique complètement broyée. Le volant lui avait défoncé le torse sous la violence du choc. Il était noyé dans une hémorragie interne, les côtes brisées, le sang inondant ses poumons. Les yeux grands ouverts, il regardait son âme s'échapper vers le ciel sans même dire merci et au revoir pour toutes ses années où il l'avait abritée dans sa chair.
Darky lui, avait réuussi à s'extirper tant bien que mal de la voiture en rampant. Il saignait abondamment et sentait sa vie fondre entre les pores de sa peau. Le visage balafré et les membres cassés, la souffrance le piétinait de ses sabots. Il avait trainé son corps décomposé à quelques pas de la voiture, quand soudain, la portière de l'autre véhicule se mit à voler en éclat pour atterrir quelques mètres plus bas. Un homme en sort torse nu, il est immense, la peau blême, la poitrine en sang, les yeux rouges et un éclat de verre planté dans la gorge. Son regard étranglé de douleur attrape celui de Darky et commence à l'étouffer. Il saisit le bout de verre et l'arrache de son cou d'un coup sec. Il laisse alors s'enfuir un cri qui transperce la nuit et tombe à genoux par terre.
Son sang chute en cascade sur le sol et se dirige en zigzaguant dans la direction de Darky.
Nadine elle aussi réussit à sortir du véhicule, elle est blessée au bras et elle boîte. Quand elle voit Darky et le prototype à quelques mètres l'un de l'autre, elle ne peut retenir sa joie.

NADINE (se tenant le bras) :" Vous vous êtes enfin retrouvés. Toi l'ombre humaine et toi Darky son hôte. Il est maintenant temps de vous réunifier ".

Pendant qu'elle disait cela, le sang du prototype avait trouvé celui de Darky et s'étaient embrassé tous les deux dans un rayon de lumière aveuglant découpant le sol sous leurs sillages. Un souffle puissant comme l'éternuement d'une tempête débordait de la faille creusée dans le sol par leur hémoglobine généreuse et magique. Le vent leur tirait les cheveux dans tous les sens et les gémissements des âmes enchaînées entre les deux mondes, celui des ombres et de la lumière tourbillonnaient dans les airs au-dessus d'eux.
Darky sentait son corps devenir de plus en plus froid, il allait bientôt mourir. En face de lui cet homme étrange aux yeux rouges et à la peau blême semblait vivre le même calvaire. Ils se regardèrent tous les deux une dernière fois dans un duel où les yeux les plus tristes gagnent à chaque fois. Poussés par une force et une émotion incontrôlable, ils se mettent à avancer tous les deux en rampant l'un vers l'autre. Les regards qu'ils échangent sont ceux de deux frères qui vont mourir tous les deux côte à côte. Il n'y a plus que quelques centimètres qui les séparent. Le prototype dans un dernier geste de désespoir tend sa main vers Darky. Celui ci répond en tendant la sienne vers lui.

LE PROTOTYPE (le souffle haletant) :" Je suis toi... ".

DARKY (exténué) :"... et toi tu es moi ".

Leurs doigts se touchent et soudain le tourbillon des âmes planant au dessus de leurs têtes se met à gémir encore plus fort, le vent s'amplifie, se déchaîne foudroyant. Toutes les étoiles présentent dans le ciel ce soir là, qu'elles soient amies ou ennemies se rapprochent les unes des autres afin de former la constellation la plus somptueuse qui soit. En reliant le contour entre elle, cela forme un soleil vampire qui dévore un croissant de lune. Un vol d'oiseaux effrayés puis, plus rien. Le sol se referme, la bourrasque rentre chez elle et le tourbillon d'âmes est aspiré dans les entrailles de la terre. Sur le sol il ne reste plus qu'un seul corps. Un homme nu, symbiose époustouflante des deux individus. Les membres sculptés par la colère du feu, le regard déchiré par la force, la peau hérissée par une toute nouvelle puissance. Il se relève lentement, regarde tout autour de lui et admire sa nouvelle enveloppe physique avec satisfaction.

Nadine, témoin privilégié de cette fusion entre les deux êtres est euphorique. Elle s'approche de lui et le dévisage des pieds à la tête.

Nadine (tournant autour de l'homme) :" Darky tu es parfait, ça y est, tu es enfin complété. Ta réactivation a été un succès, ta moitié, l'ombre humaine a rejoint son hôte. Ensemble avec les Homines Nocturni tes nouveaux guides. Nous allons faire de grandes choses. Tu m'entends Darky ?! De grandes choses !! De très grandes choses !!! ".

Elle éclate de rire dans un ricanement abjecte et diabolique.

Soudain l'une des deux voitures explose, l'essence ayant léché de trop près le moteur en feu, s'en suit une réaction en chaîne avec l'autre voiture. Le souffle envoie valser Nadine sur le sol. Un pneu enflammé s'envole dans les airs et retombe en direction de l'homme qui lui n'a pas bougé d'un iota. Comme si le souffle de l'explosion l'avait à peine effleuré. Encore quelques centièmes de secondes et le pneu va lui décapiter la tête quand l'homme lève les yeux. La roue reste alors comme figée dans l'air en lévitation constante enveloppée dans un halo d'énergie rouge et bleu. Nadine se relève et apostrophe l'homme avec enchantement.

NADINE (s'approchant de lui en boitant) :" Darky, tu as de grands pouvoirs maintenant. Tu va mener notre armée lors du Grand Partage. Et nous les Homines Nocturni deviendront les maîtres des mondes réels et irréels. Maintenant suis moi Darky, l'ascension vers la gloire est en marche ".

L'HOMME (se retournant vers Nadine) :" Darky n'est plus là, place au Darkman ".

Sur ce il fait un signe de tête en direction de Nadine. Le pneu enflammé suspendu  dans l'air comme un manteau de caoutchouc brûlé à un cintre invisible obéit à sa volonté et se précipite vers Nadine. Il lui éparpille ses bras, ses jambes et sa tête dans un horrible concert de feu.

DARKMAN (regardant le décor autour de lui, les voitures en flammes, le sang et les corps de Kevin et Harold déchiquetés lève les yeux vers le ciel et dit:

:" LE MONDE TEL QUE VOUS AVEZ CONNU A CESSÉ D'EXISTER ".



FIN DE LA SAISON I DE "MASSACRE SUR FACEBOOK" INTITULÉ " LA NUIT EST À NOUS "


Dans cet épisode : Bestmarijuana Petchy (articles), Jessy Seremes (articles), F-j Ousselin (articles), Beatrice Euxin (articles), Harold Cabald (articles), Yolla Lancrerot (articles), Loïs Méril (articles), Grégory Templet (articles), Ncee Nadine (articles), Daity Lauriette (articles), Kevin Arnaud (articles), Pascale Désirée Pascale (articles), Bernard Leclaire (articles), Sandy Pierre (articles), Myriame Merlo-cilirie (articles), Jonathan Louis (articles), Olivier Proto (articles), Audrey Torudu (articles), WestIndiesradio Assos (articles), Pascal Pradel (articles), Johanne BrownSugar (articles), Sun Sunny P Renoir (articles), Jémuel Jean-Marie (articles), Cendrine Dougniat (articles), Ana Elle (articles), Cedric Velin


Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.








PAGES FAN DE MASSACRE SUR FACEBOOK
http://www.facebook.com/pages/MASSACRE-SUR-FACEBOOK-By-DARKY/55350229029?ref=ts












mardi 31 mars 2009, a 14:40
EPISODE 21 - LES STATUES SE BRISENT POUR NE PAS PLEURER
 



RAPPEL: Dans un épisode précédent le commissaire Proto avait exécuté Jymmy et Pradel froidement, avant que ce dernier n'ait le temps de prévenir les inspecteurs Dombré et Pwarouj à propos de sa théorie sur une taupe dans leur service. Sunny la copine de Pradel a été témoin du meurtre et s'est enfuie sans se faire voir.






COMMISSARIAT GAMBETTA 08H00


Je ne connais aucune encre assez courageuse pour accepter d'écrire la tristesse et le sentiment de colère qui régnait ce jour là au coeur du commissariat de Gambetta. Du moins, c'est ce que je pensais au début jusqu'à ce que je trouve la plume avec laquelle on a écrit le petit point sur le "i" du mot "peine".
Dombré était arrivé comme à son habitude avec sa timbale en plastique de chocolat Martiniquais et une brioche au lait. Tout les flics qu'il croisait en allant à son bureau portaient un brassard noir et l'oeil terne. Pwarouj l'attendait dans son bureau assis à sa place, le regard grave, le visage fermé comme si son dernier sourire avait avalé la clé avant de s'en aller.

DOMBRE (regardant autour de lui) :" Qu'est ce qu'il y a Pwarouj ? Pourquoi vous faites tous cette gueule d'enterrement ? Medhy Custos a sorti un nouvel album ou quoi ? ".

PWAROUJ (le prenant par l'épaule) :" Dombré assied toi ".

DOMBRE (s'asseyant) :" Oh non, laisse moi deviner, c'est bien pire? Les Zouk Machine se sont reformé c'est ça? Je te parie qu'elles vont nous ressortir "ka sa y é missié bobo" en tektonik! Je vois bien la petite Joelle avec du gel dans son afro, des vêtements fluo, bouger ses bras et son p'tit bonda dans tout les sens ".

PWAROUJ (n'en pouvant plus) :" Dombré !!! Pradel est mort !! ".

DOMBRE (lâchant sa timbale de chocolat) :" Quoi ?!  Qu'est ce qui c'est passé ? De quoi est il mort ? ".

PWAROUJ (très affecté) :" Hier soir, le prévenu Jimmy Maugran s'étouffait dans sa cellule alors Proto lui a ouvert pour lui donner un verre d'eau. C'était une ruse, il l'a frappé, subtilisé son arme et prit la fuite. Pradel a tenté de s' interposer et Jimmy l'a tué. Juste après Proto l'a descendu à son tour ".

DOMBRE (la tête dans les mains, les coudes sur le bureau):"Pauvre gamin, il était si jeune ".

Dombré était effondré, Pradel le petit Einstein de la boite était mort. Alors que pas plus tard que hier, ils discutaient ensemble dans la même pièce.

PWAROUJ (tenant Dombré par l'épaule) :" Ça va aller Dombré ? ".

DOMBRE (profondément touché) :" Je vais prendre l'air, je repasse plus tard ".

Dombré accusait le choc difficilement. Pradel était encore un enfant à ses yeux. Il avait toute la vie devant lui. L' amertume qu'il ressentait était tellement lourde à porter que chacun de ses pas creusaient le sol. La haine le suivait à la trace depuis son bureau en espérant lui sauter à la gorge au détour d'un couloir. Mais au moment de l'attaquer elle s'écrasa le museau contre la porte de l'ascenseur.

DOMBRE (entrant dans l'ascenseur à voix basse) : "Je vais résoudre cette affaire pour toi Pradel ".

Stecy (les yeux rouges d'avoir pleuré) :" C'est ce que Pradel aurait voulu Dombré ".

Absorbé par ses pensées comme la fumée d'un cigare dans les palmes d'un ventilateur, Dombré était entré dans l'ascenseur sans remarquer la présence de Stecy. Elle était en larmes, la mort de Pradel lui avait déchiré le coeur.

Dombré (sort un mouchoir de sa poche et le tend à Stecy) :" Ça va aller toi ? ". 

STECY (se laisse aller à pleurer dans ses bras) :"Je suis tellement triste si tu savais. Il avait l'habitude de m'appeler au standard et de me faire des petites blagues. Pauvre Sunny, il était tout pour elle ".

DOMBRE (intrigué) :" Qui est Sunny ? ".

STECY (reniflant) :" Sunny c'est sa copine, elle est passée le voir hier soir. Je l'ai fait monter à l'étage comme Pradel me l'a demandé. Mais je ne l'ai pas vu repartir ".

DOMBRE (de plus en plus interloqué) :" C'est étrange non ? ".

STECY (se mouchant) :" Proto a dit de lui laisser du temps pour se remettre ".

DOMBRE (surpris) :" Ah ouais Proto l'a vu et n'a pas pris sa déposition ".

STECY :" Enfin... Oui et non. Il ne l'a pas vu, c'est moi qui lui ai dit. J'ai retrouver le sachet de crabe farci qu'elle avait emmené à Pradel dans le couloir ".

DOMBRE :" Ok et tu l'as dis à quelqu'un d'autre? ".

STECY :" Non, qu'à toi et Proto ".

La porte de l'ascenseur à peine ouverte, Dombré sort précipitamment.

DOMBRE (pressé) :" Merci Stecy. Tu peux garder le mouchoir ".


PLIANE APPARTEMENT JOHANNE  2H45


Si l'appartement de Johanne était une recette de cuisine, elle serait sans aucun doute Antillaise. Avec ses murs vert et jaune, son papier peint épicé, sa moquette rouge pimentée, son canapé kaki couleur canne à sucre et les meubles blancs comme de la pulpe de noix de coco. Johanne est une fille qui respire la joie de vivre, les joues rondes, le corps pulpeux, les atouts généreux, la malice dans les yeux et le gout prononcé pour les plaisirs sulfureux. Il y a deux soirs de cela, elle passait une nuit d'enfer avec Kevin, un de ces amants jetables. Ce livreur de pizzas  s'était trompé d'adresse et  n'aurait jamais cru avoir avoir un si bon pourboire. La pizza était froide, mais leurs corps étaient chaud. Ils firent l'amour dans toutes les pièces de la maison, du salon, à la salle de bain, en passant par le carrelage de la cuisine. Johanne adorait qu'on lui dévore les seins, ça la rendait ivre de plaisir et Kevin aimait rendre service. Déformation professionnelle probablement.  Ils étaient là à se donner en spectacle devant les meubles de la maison quand on sonna à la porte.

KEVIN (s'arrêtant en pleine action) :" On a sonné je crois ".

JOHANNE (les jambes enlacées autour de Kevin) :" Non c'est rien, t'arrêtes pas !! ".

Kevin recommence de plus belle à l'embrasser et à lui lécher le corps quand la sonnerie retenti de nouveau.

KEVIN (se relevant) :" C'est pas ton mec, un truc comme ça j'espère? Je veux pas d'ennui moi ".

Quelqu'un criait et tambourinait à la porte avec insistance.

VOIX (criant) :" Johanne ouvre ! C'est moi, c'est Sunny ! ".

Johanne repousse Kevin sans aucune délicatesse avec ses jambes, passe une robe de chambre transparente et va ouvrir.

JOHANNE (encore essoufflée de plaisir) :" Sunny, tu tombes très très mal copine, je suis en train de m'envoyer en l'air ".

SUNNY (en larmes) :" Il a tué Pradel Johanne !! il a tué Pradel !! ".

JOHANNE (lui prenant la main) :" Qu'est ce que tu racontes Sunny?".

SUNNY (hystérique) :" Pradel est mort, il s'est fait assassiner sous mes yeux !! ".

Johanne, se retourne et jette un regard désolé à Kevin.

KEVIN (remettant son pantalon) :" T'inquiète pas, j'ai compris. Je t'ai écris mon numéro sur la boite à pizza. Appelles moi quand tu as un petit creux ".

Sur ce, il l'embrasse en lui mettant la main aux fesses et quitte la pièce en déshabillant Sunny du regard. Johanne referme la porte derrière lui et fait assoir Sunny dans le canapé de la salle à manger.

JOHANNE (inquiète) :" Vas y, racontes moi tout depuis le début. Qu'est ce qui s'est passé ? ".

SUNNY (éclatant en sanglots) :" J'avais rendez vous avec Pradel au commissariat. Tu sais des fois quand il travaille tard, je lui emmène à manger et on passe un moment ensemble ".

JOHANNE (lui tendant un verre d'eau) :"Oui... continue. Tiens bois un verre d'eau ça va te faire du bien ".

SUNNY (en larmes, buvant une gorgée) :" Donc j'arrive sur la pointe des pieds pour lui faire une surprise et je vois son patron le commissaire Proto lui tirer dessus, lui et un autre homme. Il les a tué comme ça, de sang froid. J'ai paniqué et je me suis enfuie. Je suis tout de suite venue chez toi. J'ai peur, je ne veux pas rester seule ".

JOHANNE (la prenant dans ses bras): "Ma chérie tu peux rester ici autant de temps que tu le veux. Mais, il faut que tu le dises à quelqu'un ".

SUNNY (sanglotant encore plus fort) :" Mais c'est le chef de la police Johanne !! Personne ne me croira ! C'est sa parole contre la mienne ! ".



ANSE BERTRAND, SECTION ANSE MAURICE, DIMANCHE 10H16, CONCOURS DE BOEUFS TIRANTS



En ce dimanche matin, la chaleur était d'humeur rancunière, chimérique et agressive. Elle s'était réveillée du mauvais pied et n'avait pas du tout apprécié que la rosée vienne lui cracher au visage au petit matin. Ça, elle était bien décidée à le faire payer aux nombreux spectateurs présents à l' Anse Maurice. Les concours de boeufs tirants déplaçaient énormément de monde, funambule d'un jour se tenant en équilibre l'espace de quelques heures sur la même corde vocale. Criant, tapant des mains, hurlant pour encourager les athlètes bovins. Valeureux sportifs à cornes, la peau tannée par les coups de fouets, les boeufs tirants arrachaient la terre rocailleuse sous leurs sabots en tractant une charrette chargée de fonte ou de roches  sur quatre vingt dix mètres de pente raide. L'équipage étant constitué d'un chauffeur et de deux assistants chargés de caler la charrette. L'arbitre lui compte les moindres coups de fouet ne devant pas dépasser douze.
A une bonne dizaine de mètres de ce brouhaha populaire et roturier, un homme vêtu d'une longue tunique blanche, éventail à la main regardait le spectacle à l'ombre d'un fromager. Assis sur un transat en toile, se ventilant et pestant bruyamment, il semblait apprécier le spectacle mais détester les moustiques et les gens qui y participent. Debout à ses cotés une femme en lunettes noires. Audrey, lui tenait une ombrelle au dessus de sa tête au cas où un rayon de soleil plus hardi que les autres oseraient lui caresser la peau. Depuis qu'elle gérait ses affaires, la mort avait beaucoup moins de travail. En effet Audrey était une concurrente féroce. Elle était belle, jeune, envoutante, sexy, le poison absolu.
Quand Proto vint à leurs rencontres sous le fromager, il n'avait pas l'air fier. Il semblait angoissé et stressé.  Le visage emprunté à un musée des silences, Audrey le fixa avec son regard de pierre brisant le verre de ses lunettes noires pour aller fracasser les yeux du commissaire.


HOMME (d'une voix calme) :" Commissaire Proto, je suis très déçu. Je vous avais demandé un petit service et je me rend compte avec regret que vous n'avez pas été à la hauteur. Un témoin dans la nature, c'est impardonnable ".

PROTO (en sueur, bégayant de peur) :" Mais je compte bien réparer mon erreur Monsieur, je vous assure. Ce n'est qu'une question de temps. Le témoin s'appelle Sunny et elle est allée se cacher chez sa meilleur amie Johanne. Je m'en occupe dès aujourd'hui ".

HOMME :" Histoire de vous motiver, Audrey va vous épauler sur cette affaire. Audrey, je te présente le Commissaire Proto. Dis lui bonjour ".

Audrey tend la main à Proto. Au moment où il met sa main dans la sienne pour la saluer, elle lui fait une clé de bras et le projette au sol avec une balayette. Il s'écrase sur le dos dans la terre poussiéreuse. Puis elle pose son pied sur sa gorge en le fixant droit dans les yeux. Sa jambe nue envoutée par des bas transparent laisse alors apparaitre une arme de poing dissimulée sous sa jupe. Proto suffoque de douleur, il n'a rien vu venir.

PROTO (n'arrivant pas à respirer) :" Arrêtez !! Vous m'étouffez ! Je n'arrive plus à respirer !! ".

En guise de réponse Audrey appuie encore plus fort avec son pied sur sa gorge.

HOMME (se levant de son transat et se penchant sur Proto) :" Si jamais vous revenez sans avoir tué cette fille. Vous êtes un homme  mort ".

FIN DE L'ÉPISODE 21




Dans cet épisode : Jymmy Maugran (articles), Olivier Proto (articles), Stécy Toutoute-Fauconnier (articles), Sun Sunny P Renoir (articles), Johanne BrownSugar (articles), Audrey Torudu (articles), Kevin Hereson (articles), Pascal Pradel

Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.




RETROUVEZ DARKMAN TRES PROCHAINEMENT DANS "RETOUR AU PAYS" UN FILM DE JULIEN DALLE AVEC
FIRMINE RICHARD

lundi 30 mars 2009, a 08:17
EPISODE 2O " LES APPARENCES SONT TROMPEUSES"
 

RAPPEL: Dans un épisode précédent Darky et le prototype étaient entrés en connection dans la douleur avec de violentes hallucinations. Kévin et Daity avaient libéré Darky du joug de Bernard l'hypnotiseur et avaient tué ce dernier. Ils avaient aussi emmené avec eux Nadine une femme étrange habillée en rouge qui connaissait le vrai prénom de Darky qui est Pascal.




Le retard est un animal légendaire aux pouvoirs mystiques et extraordinaires connu depuis des millénaires. Il a survécu à toutes les épidémies, à l'extinction des dinosaures et à toutes les guerres.  Il se nourrit des heures piles qu'il déchiquette sous ses canines horaires. Ses armes sont les excuses minables, les embouteillages, les enfants à amener à l'école, le aaah j'avais pas compris et le désolé une urgence à régler. Pour l'invoquer c'est simple, il suffit juste de donner ou prendre rendez-vous avec quelqu'un à une heure précise et d'arriver un quart d'heure après. C'est au moment de vous justifier qu'il fera son apparition comme par magie. Juste quand vous direz < Pardon, je vous prie de m'excuser pour mon...  >

Tiens en parlant de lui, cette fois ci c'était Francesca la dernière à se connecter à la vision conférence. Son joli visage blond venait rejoindre celui de ses confrères des Homines Nocturni sur l'écran géant encastré dans le ventre d'un Bouddha. Immense statue en or et en jade trônant gracieusement dans le bureau de Chindéko. Ce Siddharta né dans du métal et des pierres précieuses avait avalé une boule de verre de travers et depuis ce jour son ventre était devenu énorme et transparent.

Les autres membres des Homines Nocturni faisant la pluie et le beau temps dans les plus grandes capitales du monde étaient présents. Claude pour l'Afrique, Marc Boye pour Washington, Nicolas pour la France, Abou Boukaka pour les Emirats Arabe, Olivia pour l'Inde.

FRANCESCA (confuse) :" Bonsoir tout le monde. Bonsoir Maître... ".

CHINDEKO (d'un ton sec) :" Le Maître n'est pas là aujourd'hui, c'est une réunion entre nous ".

FRANCESCA (étonnée) :" Entre nous ? ".

NICOLAS (d'un ton sarcastique) :" Je pensais qu'il n'y avait que le Maître qui pouvait nous convoquer ? ".

ABOU BOUKAKA (inquiet) :" Il ne sera pas content quand il apprendra que nous nous réunissons derrière son dos ".

OLIVIA (impatiente) :" Qu'est ce que vous mijotez Chindéko ? ".

FRANCESCA (avec un sourire malicieux) :" Un coup bas je suppose ".

CLAUDE (avec dédain) :" Ça ne m'étonne pas venant du descendant d'un traitre ".

CHINDEKO (avec mépris) :" Qui me parle ? Le lâche ou le descendant d'esclave ? ".

CLAUDE (se levant de son siège) :" Chindeko je ne vous permets pas !!  S'il ne tenait qu'à moi ... ".

MARC BOYE (frappant du poing sur son bureau) :" Stop this fucking childishnesses and don't make me waste my time !! (Arrêtez ces putains d'enfantillages et ne me faites pas perdre mon temps !! ) ".

OLIVIA (essayant de calmer tout le monde) : "Marc a raison, arrêtons-là les disputes faciles. Nous avons tous ici-présents été persécuteurs et persécutés à un moment donné de l'histoire et ce à chaque fois que ça nous arrangeait ".

ABOU BOUKAKA (s'enfonçant dans son siège) : "Chindeko venez en au fait. Pourquoi nous avoir convoqués dans de telles circonstances? ".

CHINDEKO (debout face à l'écran géant encastré dans le bouddha) :"Je vous ai demandé de vous connecter parce que le Maître nous cache des choses et que... ".

Soudain un septième visage vient se rajouter à l'écran de Chindéko. Tous les membres sont gênés et glacés d'effroi. Le corps baigné dans l'ombre ne laissant apparaître que sa bouche, le Maître fait son apparition.

LE MAITRE (d'un ton accusateur) :" Qui cache des choses à qui, je vous prie ? ".

 Personne ne répond. Prenant son courage à deux mains Francesca prend la parole.

FRANCESCA (bégayant) :" Personne Maître, nous allions justement vous appeler ".

CHINDEKO (bouffi d'insolence) :" Nous n'avons pas à nous justifier parce que nous défendons nos intérêts ".

CLAUDE :" Chindéko pense que vous nous cachez des informations capitales Maître. Nous savons tous que c'est faux. Mais nous voulions savoir ce que ce scélérat mâchait comme venin ".

MAITRE (d'une voix lourde de conséquence) :" Chindéko cela est-il vrai ? ".

CHINDEKO (ne se démontant pas) :" Oui cela est vrai Maître. Je les ai convoqués car je voulais qu'ils sachent quel cachotier vous êtes et quel danger nous courrons à cause de votre façon désastreuse de gérer la situation dès le début ".

NICOLAS (outré) :" Chindeko vous dépassez les bornes cette fois ! ".

CHINDEKO (faisant quelques pas dans son bureau) :" Mes chers amis, le Maître a oublié de nous dire que les Derniers avaient capturé Darky et que l'hypnotiseur était mort ".

ABOU BOUKAKA (se redressant sur son siège) :" Quoi ?! Ils ont Darky ?! ".

OLIVIA (le regard triste) :" Pauvre Bernard... ".

CLAUDE (angoissé) :" Maître, Chindéko dit-il vrai ? ".

MARC (soucieux lui aussi) :" Maître, si les Derniers ont Darky nous sommes perdus. Jamais nous ne vaincrons lors du Grand Partage ".

MAITRE (furieux) :" Silence !!! ".

Tous les membres se taisent.

LE MAITRE (reprenant son calme) :" Depuis quand les prédateurs ont-ils peur de la proie qu'ils chassent ? ".

CHINDEKO (le fixant sur l'écran) :" Quand la proie s'allie à d'autres proies et que devenues plus nombreuses elles se retournent contre le prédateur ".

FRANCESCA (anxieuse) :" Maître, c'est exactement ce qui va arriver si les Derniers ont Darky de leur coté, notre ordre est fini".

CHINDEKO :" Sans oublier l'ombre humaine, le prototype que vous avez perdu dans la nature. Vous le savez bien, je ne vous l'ai  jamais caché, je n'ai jamais cru en ce Darky. Il est lâche, faible, et surtout n'a jamais montré le moindre don. Comment avez vous pu être aussi bête pour croire qu'un petit guadeloupéen, un homme né sur une île si minuscule pourrait lever une armée et nous permettre de conquérir les univers réels et irréels ?! ".

LE MAITRE (d'un ton sec) :" Chindéko je ne tolère ni l'insubordination ni la lâcheté. Le doute est le poison des ignorants et vos veines en sont immaculées. Je ne vous ai rien dit parce que mon stratagème demandait l'élégance du silence et la beauté de la ruse. Mais pour votre gouverne sachez que mon plan fonctionne à merveille, Darky sera bientôt complété et nous prendrons enfin notre revanche lors du Grand Partage. Nous détruirons Désirée et son essaim de rebelles illuminés et nous enfermerons la puissance en notre sein ".

Chindéko baisse la tête humilié et se mord les lèvres de rage jusqu'au sang. Les autres membres se regardent les uns les autres avec enthousiasme. Le Maître a su les rassurer.




QUELQUE PART SUR LA ROUTE DES DEUX MAMELLES 2H00


La nuit et sa jungle d'étoiles détestent qu'on se mêle de leurs affaires. Ils connaissent les secrets pour fondre les rêves en espoir et les accrocher au cou des regards. La route est la seule qui ose leur désobéir. Ce grand serpent aux écailles d'asphalte qui se love dans les feuillages et les grains de sable de la Guadeloupe n'a d'ordre à recevoir de personne. Sa morsure est souvent impitoyable pour ceux qui boivent et se droguent au volant. Mais des fois quand la voiture est belle, mais vraiment très très belle, elle fait une exception. Elle ouvre grand ses draps de goudron et emporte le conducteur dans un tourbillon. Les moins poètes appellent ça le plaisir de la route.

A bord de leur 4/4 noir. Daity et Kévin emmenaient Darky voir Désirée. Endormie sur l'épaule de ce dernier, Nadine la femme en rouge était un bonus. Elle était l'ennemi des Homines Nocturni, c'était suffisant pour qu'elle soit l'ami des Derniers. Toutes les forces positives étaient les bienvenues dans ce combat fratricide et millénaire opposant le bien et le mal. Pendant que Kévin conduisait Daity décida d'appeler Désirée pour la tenir au courant du déroulement de la situation comme convenu. Elle compose le numéro...


AU MÊME MOMENT AU QUARTIER GÉNÉRAL DES DERNIERS


Pendant ce temps dans le quartier général des Derniers, Désirée veillait tard ce soir là. Assise dans un fauteuil en cuir marron, elle lisait les textes sacrés dans une immense bibliothèque aux livres curieux et usés s'ennuyant tellement qu'à chaque fois qu'un homme entrait dans la pièce, ils se battaient entre eux et se jetaient sur lui pour se faire lire en premier. Leurs couvertures et leurs papiers dataient de l'époque des sages et de leurs utopies.

DÉSIRÉE (lisant un passage clé à voix basse) :"

Et un jour viendra un homme fait de lumière et d'ombre, de sang et de chair.
Constamment en lutte contre lui-même, il sauvera le monde de la cruauté, de la misère et des guerres.
Cet homme comme tous les hommes sera sujet à la tentation, aux doutes et aux angoisses de l'âme.
S'il bascule dans le bien et ses charmes, l'humanité guérira. S'il plonge dans le mal, elle sombrera. Cela dépendra du guide qu'il aura ".


Désirée répétant la dernière phrase
(l'air inquiet) :" Cela dépendra du guide qu'il aura. Pourvu que ce soit nous".

Soudain, le téléphone peu enclin à la lecture, préférant l' audio et le numérique lui demanda de bien vouloir fermer son livre un instant et de parler dans son combiné.

DÉSIRÉE (décrochant le téléphone) :" Daity je vous écoute ".

DAITY :" Nous avons Darky avec nous madame ".

DÉSIRÉE :" Bien. Et qu'en est-il de l'hypnotiseur ? ".

DAITY :" Je l'ai tué personnellement Madame. Cet homme ne tourmentera plus jamais personne ".

DÉSIRÉE (intriguée) :" Comment ça cet homme ? ".

DAITY : "Oui, l'homme en bleu, Bernard, l'hypnotiseur, je l'ai tué ".

DÉSIRÉE (faisant un bond de son siège) :" Mais l'hypnotiseur n'est pas un homme !! C'est une femme !! ".

DAITY (au téléphone, se tournant vers Darky et Nadine): "Comment ça une femme ??! Ça voudrait dire que... ".

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase. A l'autre bout du fil Désirée entendit une détonation.

DÉSIRÉE: (hurlant au téléphone) :" Daity ?!! Daity ?!! Répondez !!!".

Une voix froide, gelée comme les cauchemars de Satan fit baisser la température à l'autre bout du fil.

NADINE (au téléphone) :" Bonsoir Désirée, Daity a dû... Comment dire..? Elle à dû quitter la voiture précipitamment ".

DÉSIRÉE (hors d'elle) :" Vous ne vous en tirerez pas comme ça vous m'entendez ??!! Vous ne vous en tirerez pas comme ça !!".

NADINE (avec ironie) :" Je sens que nos retrouvailles vont être chaleureuses Désirée. Je vous dis à très bientôt ".

Puis, plus rien, la voix glacée avait raccrochée. Complètement déconcertée  par l'appel, Désirée compose rapidement un numéro. Elle tape les touches avec violence et nervosité.
Le téléphone sonne, un homme répond.
 
DÉSIRÉE (au téléphone avec un homme) :" Finger ils ont Darky et ils savent où nous sommes. Prévenez les autres membres des Derniers. Dîtes-leur de se préparer pour l'affrontement final. Le Grand Partage risque d'avoir lieu plut tôt que nous le pensions ".



QUELQUE PART  À LA JAILLE 00H35




Les hallucinations avaient déchiré l'esprit du prototype. L'effigie des Homines Nocturni était apparue sur la peau de son torse. Il marchait avec peine en titubant sur la moindre parcelle de silence et de bruit comme une feuille morte vomie par l'automne.  La voix de Bernard résonnait encore et encore dans sa tête :< Ombre solitaire, rejoins ton hôte, abandonne ton errance et retrouve ta moitié > ".

Ses pas maladifs l'avaient emmené sans rien dire dans le parking d'une résidence pavillonnaire. Sa poitrine le faisait terriblement souffrir. Son souffle se bagarrait avec ses poumons dans une lutte sans merci pour décrocher la moindre respiration. Le goût de l'air étant un trophée, un antidote à son poison. Un nouveau spasme le jeta violemment au sol. L'état dans lequel le plongeait la connection était insupportable. Il fallait que cette douleur cesse. Il essayait de reprendre le contrôle de ses sens assis par terre, le dos appuyé contre le pare choc d'un 4/4 blanc. Quand soudain la voiture se mit à clignoter. Quatre jeunes débouchant d'un pavillon parlaient et riaient à haute voix. Harold, Gregory, Loïs et Yolla s'apprêtaient à sortir en boite ce soir-là histoire de fêter la réussite de leurs examens. Ils avaient réussi avec brio leurs études d'ingénieur.
Harold, habitué aux casquettes baggy avait fait l'effort pour l'occasion. Il portait un pantalon clair, une veste blanche sur une chemise avec des rayures rouge foncé et une paire de mocassins noirs. Les locks tressées terminées par des perles en bois, Gregory portait un pantalon noir, une chemise longues manches blanche avec des boutons de manchettes en or, une cravate fluo verte, le crâne rasé et les oreilles percées. Loïs sa copine était resplendissante dans sa robe en soie noire cousue avec des fleurs brodées en fil d'or. Petit sac Dior en cuir argenté et pailleté, les talons blancs. Yolla, elle, portait un short en velours rouge avec un petit haut en dentelle rose donnant un petit air coquin de lingerie. Un collier en diamant et un sac vert fluo assorti à la cravate de Grégory.  Ils avaient tous le sourire aux lèvres et l'envie de faire la fête. Ils allaient monter à bord de leur 4/4 quand Harold vit un homme aux vêtements déchirés et la poitrine en sang appuyé contre la voiture. Il sursauta de peur sur le moment puis s'en prit à l'individu.

HAROLD (s'adressant au prototype) :" Eh oh l'ivrogne! Va cuver ton rhum ailleurs !!! Décolle le bonda de ma caisse !! ".

L'homme ne répond pas. Il semble inconscient pourtant il a les yeux grands ouverts .

LOIS (choquée) :" Ne lui parle pas comme ça Harold, tu vois bien qu'il est mal en point ".

GREGORY (excité) : "Non Loïs, Harold a raison. Ces clodos n'ont pas à venir traîner dans notre résidence. Il a dû se bagarrer avec d'autres raclures de son espèce, c'est pour ça qu'il saigne ".

YOLLA (conciliante) :" Bon laissez tomber les garçons. Montons dans la voiture et allons nous en ".

LOIS (s'adressant au prototype) :" Monsieur partez maintenant, nous voulons démarrer la voiture ".

L'homme ne bronche toujours pas.

HAROLD (sourire aux lèvres) : "Attendez j'ai une petite surprise pour ce déchet humain. Alors comme ça, tu veux pas bouger ?!.Tiens l'ivrogne cadeau, lave toi avec ça ! Ahahah !! ".

Sur ce il lui crache dessus au visage.

YOLLA (morte de rire) :" Hihi ! T'es complêtement barge Harold. Allez viens, allons nous en maintenant ".

GREGORY (mort de rire lui aussi) :" Eh ! oh ! Attendez. Moi j'ai subitement comme une envie de pisser. Hahaha ! ".

Sur ce, il baisse sa braguette et se met à pisser sur le prototype.

LOIS (dégoutée par l'attitude des garçons) :" Oh le pauvre, arrêtez les garçons c'est plus drôle  !! ".

GREGORY (mort de rire) :" Non mais regarde le le con, il bouge toujours pas. Hahahaha !! ".

Ne supportant plus cette séance d'humiliation, Loïs bouscule Gregory qui se pisse dessus  et se baisse près de l'homme pour le convaincre de s'en aller.

LOIS (d'une voix douce) :" Il faut vous en aller maintenant monsieur. Si vous voulez je vous donne un billet de vingt euros mais partez, s'il vous plait ".

GREGORY (furieux, s'épongeant le pantalon) :" Putain un pantalon à huit cent euros !! Je m'en suis mis partout !! Fais chier Lois !! Franchement fais chier!! ".

HAROLD (se foutant de sa gueule) :" Oh putain le con !! Il s'est pissé dessus Hahaha !! La prochaine fois qu'on sort ensemble fait moi penser à t'amener des couches Hihihi !!  ".

GREGORY (le bousculant) :" Oh toi ta gueule !! ".

YOLLA (se mettant entre les deux garçons, avec un petit air coquin) :" Les gars ça suffit maintenant, allons nous en. J'ai envie de boire du champagne, de faire la folle et de me réveiller demain en ayant oublié tout ce que j'ai fait de mon corps cette nuit. Si vous voyez ce que je veux dire ".


Loïs, elle,  pendant ce temps s'approche du prototype en lui tendant un billet de vingt euros comme promis.

LOIS (lui tendant un billet) : "Tenez monsieur. Maintenant soyez gentil allez vous en ".

Il se retourne et la regarde avec ses yeux rouge sans bouger. Elle frémit en voyant son regard injecté de sang et n'ose pas s'approcher davantage. Alors elle lui lance le billet sur les jambes. Dans le délire paranoïaque et fantasmagorique dans lequel il nageait, le prototype prit comme une agression de plus ce geste de bienveillance.
 Il se leva  brusquement, attrapa Loïs pas le bras et le lui cassa d'un coup sec. Le coude fit un horrible bruit de squelette brisé. L'os de l'avant bras déchira la chair et montra son visage blanc pour la première fois, enrubanné dans un jet de sang. Le prototype l'arracha  et le lui planta en plein coeur. Yolla se mit à hurler de toutes ses forces. Elle était pétrifiée de peur. Quand le prototype se tourna vers elle, la seule solution qu'elle trouva pour ne pas souffrir était de s'évanouir. Peine perdue. Le prototype écrasa sa nuque en lui enfonçant la tête dans le sol à coups de pied. Et ce à trois reprises jusqu'à ce qu'elle ne respire plus.

GREGORY (se jetant sur le prototype) :" Espèce d'enculé !!  Je vais te tuer !! ".

Il lui resta suffisamment de sang dans la tête pour voir son corps projeté sur une dizaine de mètres s'embrocher dans un portail. Le prototype lui avait arraché le cou et maintenant s'acharnait sur Harold en le frappant avec le crâne encore bouillant de son meilleur ami.


HAROLD (rampant par terre) :" Ne me tuez pas, je vous en supplie!! Tenez prenez les clés de la voiture, je vous la donne!!".

Le prototype releva Harold par le col et approcha son visage du sien. Harold aurait donné quinze ans de sa vie pour s'évaporer, mais rien n'y faisait. Il restait là et voyait tout.

LE PROTOTYPE (le souffle haletant) :" Conduis-moi à mon hôte".

HAROLD (paniqué, en sang, n'y comprenant rien) : "Quoi ?! Qui ça? Ton hôte?!!".

En guise de réponse le prototype lui cogna la tête contre la voiture. Une des vitres arrière se brisa sous la violence du choc. Le sang d' Harold s'agrippa comme une toile d'araignée rouge sur les éclats de verre .

LE PROTOTYPE (d'une voix cadavérique qui laissait peu d'espoir à la vie, reformula sa requête) : "Conduis-moi à mon hôte !!! ".

HAROLD (en pleurs) :" D'accord, d'accord,  je te conduis!! Mais il faut que tu me dises où".

LE PROTOTYPE  (lui faisant signe de la main) : "Roule!!!".

Ils montèrent tout les deux dans la voiture et s'en allèrent dans la nuit.



Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.




FIN DE L'ÉPISODE 20


Dans cet épisode : Claude Rivier (articles), Marc Boye (articles), Grégory Chindéko (articles), Garry 'Pépé' Boukaka (articles), Finger Gwada (articles), Yolla Lancrerot (articles), Loïs Méril (articles), Harold Cabald (articles), Pascale Désirée Pascale (articles), Kevin Arnaud (articles), Daity Lauriette (articles), Ncee Nadine (articles), Bernard Leclaire (articles), Grégory Templet (articles), Olivia Losbar



MASSACRE SUR FACEBOOK A L'HONNEUR AU  JT DE  RFO



jeudi 26 mars 2009, a 04:32
ÉPISODE 19 IL FAUT BRISER LE COEUR DES FEMMES
 




RAPPEL: Dans un épisode précédent Anaelle apprenait de la bouche de Laëtitia qu'elle avait couché avec Adé. Anaelle était furieuse, blessée et folle de jalousie. Régine avait pris la fuite de la grotte secrète cachée sous la cave à vin de la maison de ses parents en emmenant Géraldine avec elle. Cette dernière était dans un sale état. Régine était bouleversée, elle ne reconnaissait plus son père.



8H00 AU GUILIGUILI CAFÉ



Assise à sa table, Anaelle buvait son café aromatisé à la goyave avec plaisir et délectation. Elle serrait la tasse fort entre ses mains en cherchant l'apaisement dans les volutes de fumée et leur génie de l'évaporation. Son parfum à l'hibiscus et celui de l'arôme torréfié s'enlaçaient tous les deux dans une parade nuptiale amoureuse, langoureuse et hautaine. Se moquant effrontément du regard des cuillères et des morceaux de sucre se roulant à leurs pieds, comme des amants déchus jetés du haut d'une tour de porcelaine.
 Il y avait beaucoup de monde à la cafétéria ce matin-là. Les hommes d'affaires, les étudiants, les coursiers venaient tous ici à cette heure de la matinée rendre hommage à la déesse café et ses serviteurs dévoués : croissants, chaussons aux pommes et pains au chocolat, tous à genoux derrière une vitre glacée attendant qu'on les choisisse pour le rituel impitoyable du petit déjeuner. Le visage d'Anaelle respirait la quiétude, mais au fond d'elle son coeur battait la chamade à chaque fois qu'une aiguille cannibale coupait une des douze têtes de l'horloge. C'est vrai on ne sait jamais, à tout moment un crocodile déguisé en chagrin pouvait sortir de sa tasse et lui sauter à la gorge.
Juste en face de l'autre côté de la rue, elle contemplait presque avec crainte l'énorme édifice du "Maco Magazine". Elle n'avait aucune envie d'aller travailler. Encore moins de croiser Laëtitia et Adé. Comment avait-il osé coucher avec elle et la trahir à ce point ? Ça elle ne pourra jamais lui pardonner. Elle était là à se morfondre et à chercher du courage dans des gorgées d'or noir. Quand la voix chaude et grave 
d'un homme vint cueillir ses pensées et les poser sur la table, dans le vase d'un sourire doux et amical.

HOMME (journal et tasse de café à la main) :" Bonjour mademoiselle, cette place est-elle prise ? ".

ANAELLE (redescendant de son nuage) :" Euh pardon, vous me parliez ? ".

HOMME (sourire aux lèvres) :" Oui je vous demandais, est-ce que la place est libre ? ".

ANAELLE (confuse) :" Oui, oui, je vous en prie, asseyez-vous. J'allais m'en aller de toute façon ".

HOMME (s'installant confortablement) :" Vous allez bien ? Vous me paraissez préoccupé ".
 
Anaelle lui projette un regard étonné au visage, genre de quoi je me mêle.

HOMME (se confondant en excuse) :"Oh je vous prie de pardonner  mes familiarités, je ne me suis pas présenté. Je m'appelle F-J ".

Il lui tend la main.

ANAELLE (lui serrant la main, avec une pointe d'ironie) :" Enchanté moi c'est Anaelle et oui, je suis un peu préoccupée en ce moment, des ennuis au boulot. Vous vous appelez F-J comme  Fitzgerald John Kennedy c'est ça ? ".

F-J ( souriant) :" Non beaucoup mieux, F-J comme  François-Joseph pour vous servir ".

Anaelle retient mal un sourire conquis. F-J était plus que charmant. Il était grand, le regard profond, les yeux bâtis pour abriter la beauté. Un jeune homme élégant et raffiné ne serait-ce que par sa façon de s'asseoir et d'offrir les mots dans un coffret. Une chemise en soie beige venant s'infiltrer comme une espionne dans son pantalon blanc aux ourlets violets.
D'habitude elle n'aimait pas les moustaches, mais celles-ci se posaient comme une couronne sur ses lèvres. Son sourire étant le roi d'une folle envie d'embrasser.

ANAELLE (se levant de table) :" Je dois vous laisser F-J, mais contente de vous avoir connu. Vous m'avez remonté le moral pour la journée ".

F-J (se levant aussi) :" Tout le plaisir fut pour moi Anaelle. Nous continuerons notre conversation disons au hasard d'une prochaine rencontre ".

ANAELLE (se faisant désirer) :" C'est cela, au hasard d'une prochaine rencontre ".

Elle s'en alla sourire aux lèvres encore toute émoustillée. Lui, repris la lecture de son journal en buvant son café. L'article qu'il lisait était intitulé "Bavure policière, Proto ridiculisé " Signé Ana Elle.


Quelques instants après, cette dernière franchissait les portes de la rédaction du Maco Magazine remontée à bloc. Adé était en train de parler avec son collègue Jérôme, assis sur le rebord de son bureau comme à leur habitude.

JÉROME (excité) :" Alors Adé, c'est vrai que tu t'es tapé Laëtitia ?! On ne parle plus que de ça au bureau. Oh la la, mon salaud, tu te fais les plus bonnes, t'es vraiment un madragè, un putain de Dom Juan !! ".

ADÉ (sourire géné) :" Le truc Jérôme, c'est que je ne me rappelle de rien, j'étais complètement bourré ".

JÉROME (n'en revenant pas) : "Quoi ?!! Tu ne t'en rappelles pas ?!! Moi j' peux t'assurer que si j'avais eu la chance de glisser ma petite langue entre ses seins dodus, que je ne me brosserais pas les dents pendant au moins un an ".

ADÉ (faisant la grimace) :" Oh putain t'es écoeurant ti mal ! ".


Soudain Anaelle passe à coté d'eux sans leur adresser la parole. Adé se lève pour l'intercepter.

ADÉ (se levant) :" Anaelle, je voulais t'expliquer ... ".

ANAELLE (poursuivant son chemin sans même le regarder): "Pas le temps ! ".

JÉROME ( taquinant Adé) :" Alors là compè, je crois qu'elle t'en veut. Hihi !! Ça va être chaud pour ta petite gueule ".

ADÉ (vexé) :" Jérôme rend moi service s'il te plait, ferme-là !! ".

Il suit Anaelle du regard, cette dernière entre dans le bureau du rédacteur en chef et referme la porte derrière elle.


TINVAL (assis à son bureau, le nez plongé dans les dépêches) :" Ah tiens, comment vas-tu Doudou ? Je pensais à toi justement, félicitations pour l'article sur Proto et l'arrestation foirée à Petit- Canal ".

ANAELLE ( d'un ton décidé) :" Papa, je ne veux plus travailler avec Adé, je veux un autre photographe ".

TINVAL (retirant ses lunettes, prenant l'air grave) :" Anaelle, tu vas devoir apprendre à grandir ma fille et à régler tes problèmes toute seule. Adé sort avec Laëtitia, tu es jalouse c'est ça ? ".

ANAELLE (déstabilisée) :" Non, c'est pas ça, c'est que ... ".

TINVAL (avec ironie) :" Je suis le directeur en chef du plus grand magazine de l'île, tu pensais tout de même pas que je n'étais pas au courant de ta relation avec Adé ? ".

Anaelle baisse la tête, génée.

TINVAL (reculant son siège du bureau) :" Allez viens t'asseoir ".

ANAELLE (faisant la moue) :" Papa, j'ai un peu passé l'âge de sauter sur tes genoux, non? ".

TINVAL (souriant, tapotant ses genoux) :" Allez viens t'asseoir,  j'ai dit ".

Anaelle s' exécute et vient s'assoir sur les genoux de son père.

TINVAL (ému) :" J'ai toujours été fier de toi mon coeur. Ça n'a pas toujours été facile à la mort de Nouma, ta délicieuse mère. Mais tu as su devenir une jeune femme dynamique, ambitieuse et promise à un bel avenir. Tu dois arrêter de venir pleurnicher dans mes pattes ."

ANAELLE (d'un air capricieux) :" Mais papa... ".

TINVAL (lui mettant le doigt sur la bouche) :" Je n'ai pas fini. Les photographes ne sont pas des jouets. Tu ne peux pas venir me voir comme ça, papa j'ai cassé ma poupée, j'en veux une autre ".


Pendant ce temps dans la salle de rédaction, les jeunes femmes travaillant au journal commençaient toutes à chuchoter et à piailler entre elles. Un très bel homme avait fait son entrée dans la boite et le soleil l'avait suivi. Elles étaient toutes sous le charme. Laurence, la réceptionniste n'en pouvait plus.

LAURENCE (à elle même) :" Oh la la, qu'est ce qu'il est beau !! ".

La vingtaine, femme tronc cachée derrière  un comptoir à l'entrée, elle enleva rapidement ses lunettes à la monture libellule, défit son chignon d'un revers de la main et se mit en travers de la route du charmant inconnu. Bien décidée à se mettre sur la liste des futures favorites et à montrer ses atouts.


LAURENCE (s'adressant au jeune homme avec sa voix la plus  sensuelle)  :" Bonjour, Je peux vous aider ? ".

HOMME :" Oui je veux bien merci, je cherche le bureau de monsieur Tinval ".

De leurs bureaux,  Jérome et Adé avaient suivi l'entrée du nouvel arrivant et les réactions qu'il suscitait parmi la gente féminine.

JEROME (tapotant Adé du coude) :" Tiens regardes, y'a un nouveau coq dans la basse cour ".


Dans le bureau du directeur Anaelle et Tinval eux, continuaient leur discussion père-fille avec tendresse et sincérité. Ça faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas parlé à coeur ouvert.

TINVAL : "Tu veux un autre photographe ? D'accord. Mais c'est la dernière fois que j'interviens. Tes affaires de coeur n'ont pas à affecter le journal. J'espère que c'est clair Ana ? ".

ANAELLE (contente, le serrant dans ses bras) :" Oui papa, promis. Alors je voudrais ...  ".

Laurence frappe à la porte et interrompt leurs élans de tendresse. À  travers les persiennes de la vitre Tinval la voit accompagnée d'un homme.

TINVAL (se redressant, la faisant se lever) :" Anaelle tu ne m'as pas bien compris, je ne te laisse pas le choix. Ton nouveau photographe vient d'arriver. Laisse tomber les papa et appelle moi monsieur Tinval en public, je te l'ai déjà dit ".

ANAELLE (vexée) :" Oui monsieur Tinval. Bien compris monsieur Tinval ".

LAURENCE (frappe et ouvre la porte, très respectueusement) :" Bonjour monsieur le rédacteur, vous avez un visiteur ".

En s'en allant elle dit un dernier mot au jeune homme.

LAURENCE (s'adressant au jeune homme) :" N'oubliez pas si je peux faire quoi que ce soit pour vous... ".

HOMME(lui faisant un clin d'oeil) :" Je ne manquerais pas de faire appel à vous promis ".

Tinval  enthousiaste va accueillir le nouvel arrivant à la porte.

TINVAL (ouvrant grand les bras) :" Laurence laissez nous maintenant. Cher ami, je vous souhaite la bienvenue dans notre journal. Votre réputation et vos clichés vous ont précédés.  (Puis se tournant vers Anaelle)
 Laissez moi vous présenter une de nos plus grandes journalistes. Vous allez travailler ensemble
".

F-J (souriant) :" Rebonjour Anaelle ".

ANAELLE (lui rendant son sourire) :" Rebonjour F-J ".


QUELQUE PART SUR LA ROUTE DU MOULE, RÉGINE ET GÉRALDINE


Dans la voiture, les vitres étaient mortes de honte. Le pare brise était là, à jouer au gendarme et au voleur en empêchant le vent de passer, alors que les caresses de ce dernier aurait pu sécher les larmes de Régine. L'amour est une gorge malade qui à trop crié sa joie de vivre et la déception est son angine. C'est pour ça que Régine roulait à vive allure en essayant de mettre le plus de distance possible entre elle et la maison maudite de ses parents. Elle ne savait pas trop où elle allait, mais elle savait qu'elle devait aller loin. Plein d'images et de questions lui revenaient en tête. Les émotions lui parvenaient dans le désordre comme les pièces d'un puzzle cruel et sonore. Son père Victor, un homme si doux, si charmant, si calme, si prévenant comment avait-il pu commettre de telles atrocités sur cette Géraldine ?  Pourquoi l'appelaient-ils Docteur Hans ? Qui était ce Mozar ?
Géraldine endormie à sa droite coté passager était sacrément amochée. Ça faisaient plusieurs jours qu'elle n'avait ni bu, ni mangé, torturée à vif sans pitié. La punition avait été sévère mais c'est ce qui arrivent aux anges quand ils n'ont pas prié de la journée. Elle avait la fièvre et les pétales flétries. Et ses blessures fières de défiler sur  sa peau meurtrie racontaient à qui voulait bien les entendre qu'elles recommenceraient sans soucis.

REGINE (en larmes) :" Mon père est un homme bien, un  philanthrope, quelqu'un de respectable. Tout ça a forcément une explication. Vous devez être quelqu'un de sacrément vicieux et détestable pour qu'il s'en prenne à vous ".

GERALDINE (se redressant sur son siège avec difficulté) :" L'explication est que votre père est un psychopathe. Et oui, je confirme je suis vicieuse mais seulement au lit ".

REGINE (se tournant vers elle,évitant une voiture de justesse) :" Qu'est ce que David va lui faire ? ".

GERALDINE  : "Le tuer".

Régine freine la voiture brusquement d'un coup sec sans prévenir. Comme si le futur lui avait chuchoté à l'oreille: "Arrête toi maintenant tu n'as plus d'avenir" . Les automobilistes arrivant derrière elle évitent de justesse l'accrochage. Ils manifestent leurs colères en la klaxonnant et en l'insultant lorsqu'ils la doublent avec rage. Régine complètement déconnectée de la route, enfermée dans son monde d'angoisse et de doute, s'effondre en larmes sur le volant, le regard trouble.

REGINE (en pleurs) :" Mais pourquoi tout ça m'arrive  ? Qui est vraiment mon père ? Qui êtes-vous ? D'abord je reçois des photos de tatouages Homines Nocturni. Le lendemain je me fais agresser chez moi par mes étudiants Sohan et Shawn. Puis ils se font tuer tous les deux sous mes yeux par ce David et voilà que je vous trouve dans une grotte secrète cachée dans la cave à vin, enchainée et torturée. Qu'est ce que tout ça veut dire? ".

GERALDINE (respirant avec difficulté) :" Votre père est un membre imminent des Homines Nocturni, il est le responsable du projet P.R.O.T.O.T.Y.P.E   ( Processus Rétablissant l' Ordre de la Terreur et des Ombres sur la Terre par l' Infamie, la Peur et l' Envoûtement). Ils ont donné forme humaine à l'ombre d'un homme unique, afin de les aider à vaincre la lumière et à prendre le pouvoir sur la terre lors de la prochaine cérémonie du "Grand Partage ".
 
REGINE :" Une ombre humaine ? Le grand partage ? Vous êtes encore plus cinglé que je ne le pensais. Ma mère est en danger, il faut absolument que je l'appelle et que je la prévienne ".

GERALDINE :" Vous ne devriez pas faire ça, vous croyez vraiment que votre mère a pu vivre aux cotés de votre père toutes ces années sans être au courant ? ".

REGINE (au bord de la crise de nerf) :" Vous, taisez vous ! Je ne vous connaissais pas il y a encore une heure ! Je vais appeler ma mère que ça vous plaise ou pas ".

Elle compose le numéro en enfonçant les doigts violemment dans le visage boutonneux du téléphone. Chelda décroche.

REGINE (paniquée) :" Allo maman ?! ".

CHELDA (d'une voix inquiète) :" Oui ma chérie c'est moi. Ta voix est bizarre. Qu'est ce qu'il y a ? ".

REGINE (hystérique, parlant vite) :" Maman, je n'ai pas le temps de t'expliquer, tu es en danger. Quitte la maison immédiatement ! ".

CHELDA (d'une voix angoissée) :" Mon ange calme-toi, je ne comprends rien à ce que tu racontes. Je suis en train de tailler mes rosiers, le seul danger que je risque c'est de me faire piquer par une abeille. Écoute, je vais passer te voir avec ton père plus tard. On va parler tranquillement, tu n'as pas l'air dans ton assiette ".

GERALDINE (à Régine qui parle au téléphone) :" N'insistez pas. Raccrochez le téléphone ".

REGINE (à Géraldine, en collant le combiné contre elle) :" Vous la ferme ! Je n'ai pas d'ordre à recevoir de vous ! ".

Puis elle reprend la conversation.

REGINE (de plus belle) :" Maman écoute-moi, je ne veux pas que tu le  dises à papa. N'essaie pas de le voir. Je t'en supplie, fais ça pour moi. Quitte la maison immédiatement ! ".

CHELDA (tentant de la rassurer) :" D'accord Régine je quitte la maison, mais je veux te voir, tu m'inquiètes. Où es tu ? ".


REGINE (regarde autour d'elle et voit un panneau "Moule") :" Rejoins moi à la station service du Moule. Je t'attends dans le parking. Je suis dans une voiture noire. Maman fais vite s'il te plait ! ".

CHELDA :" Je suis là dans une demi-heure ".

Régine prend la direction de la station service et se gare dans le parking.

GERALDINE (regardant dans le rétroviseur si on ne les suit pas): "Vous n'auriez pas dû faire ça. Allons nous-en d'ici, ramenez moi chez Désirée. Là bas nous serons en sécurité,  "Les Derniers" nous protègeront ".

REGINE (d'un ton ferme) :" Je vous le répète, j'irai nulle part sans ma mère ! ".

Trois quart d'heure après, la voiture de Chelda arrive enfin dans le parking de la station service du Moule. Elle téléphone à sa fille.

CHELDA (au téléphone) :" Allô mon ange ? Je suis dans le parking, mais il y a trois voitures noires dans laquelle es tu ? ".

REGINE (au téléphone) :" Attend je fais clignoter les phares ".

La voiture de Régine  se met à faire des clins d'oeil dans le parking en faisant scintiller ses phares.

CHELDA (au téléphone) :" Ok, c'est bon chérie, je la vois. Ne bouge pas, j'arrive ".

Couché sur le siège arrière, Mozar se redresse, il descend de la voiture de Chelda et se précipite  vers celle de Régine et Géraldine. Il ouvre la portière brusquement et leur tire dessus. Il vide tout son chargeur, puis revient dans la voiture de Chelda. Cette dernière a observé toute la scène sans sourciller en fumant une cigarette. Mozar vient s'assoir à coté d'elle.

CHELDA (lui passant une cigarette) :" Voilà une bonne chose de faite ".

MOZAR (allumant la cigarette) :" Je ne crois pas, non"

CHELDA (se tournant vers lui) :" Comment ça ? ".

MOZAR (lâchant une bouffée de cigarette, en regardant autour de lui): "Il n'y avait personne dans la voiture ".


Cachées dans les buissons de l'autre coté de la route, Régine était en larmes dans les bras de Géraldine. Cette dernière l'avait convaincue d'attendre sa mère ailleurs que dans le parking. Quand Chelda leur à téléphoné, Géraldine a fait clignoter les phares à distance avec l'ouverture automatique.

REGINE (effondrée) :" Elle n'a pas hésité à vouloir me tuer. Mais pourquoi ? Pourquoi ?! ".

GERALDINE :" Elle aussi doit travailler pour eux. Mais je dois aussi te dire que si Mozar est encore en vie, c'est parce que ton père et David sont sûrement mort à l'heure qu'il est ".



FIN DE L'ÉPISODE 19


Dans cet article : F-j Ousselin (articles), Ana Elle (articles), Laetitia Dubroeucq (articles), Jihel Tinval (articles), Laurence Salibur (articles), Adéola Bambé (articles), Jérôme Patrick (articles), Lanteri Géraldine (articles), Régine Hierso (articles), Olivier Mozar (articles), Victor Andirin (articles), Chelda Nessal (articles), Nouma Benassi


Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.





Darkman vous souhaite à sa façon la bienvenue dans son île



mardi 24 mars 2009, a 06:10
ÉPISODE 18 "LA CONNECTION"
 

RAPPEL: Dans un épisode précédent Darky se réveillait dans une maison étrange et toute bleue, seuls sa chambre et lui étaient habillés de couleur jaune. L'hôte de ces lieux un dénommé Bernard semblait bien connaitre Darky et détenir les clés du mystère.



DEUX MAMELLES  19H00


Le ciel est un clown au nez bleu, quand il fait beau comme aujourd'hui il ne peut s'empêcher de faire son cirque. Il fait des grimaces aux nuages, il chatouille les rayons du soleil, il se roule dans les cheveux de la mer, il rigole avec tout le monde, les vieux comme les enfants. Mais quand la nuit vient s'asseoir dans le public et qu'il croise son regard sombre au premier rang, il perd confiance et son sourire meurt dans d'atroces souffrances rouges et marines. Le crépuscule ferme le chapiteau et lui demande de s'en aller sans le payer. Alors des fois il se révolte, il se met à injurier et à cracher des éclairs partout. L'ennui c'est que la nuit connait du monde et à chaque fois le tonnerre le roue de coup. Les comètes se moquent de lui et les chauves souris applaudissent comme des commères. Puis c'est au tour de la lune de venir présenter son spectacle. C'est comme ça tous les soirs et à chaque fois elle joue à guichet fermé devant des étoiles assoiffées de ténèbres aphrodisiaques. Pendant ce temps le ciel bleu malheureux comme les pierres se saoule de tristesse comme un clochard ivre au détour d'une ruelle.
Dans cette grande maison bleue Darky était angoissé, il ne comprenait rien à ce que disait Bernard, ni ce qu'il faisait là. Mais malgré toutes ses craintes, l'envie de fuir passait à coté de lui sans le voir. Bernard était tellement charismatique, sa voix, sa tenue, son calme, Darky était impressionné. Il fallait qu'il en sache plus.

Les deux hommes marchent sur la véranda.....

DARKY (se mettant face à Bernard) :" Comment ça me réactiver ? Qui est Le Maître dont vous parlez ? ".

Bernard reste silencieux , se retourne et regarde le ciel pensif.

DARKY (se remettant face à lui) : "Toute ma vie, j'ai essayé de comprendre à quoi je servais. Enfant je me suis toujours senti inutile. J'ai toujours essayé d'attirer l'attention soit en faisant le comique à l'école, soit en faisant rigoler les filles, soit en écrivant ou en chantant sur scène. J'ai toujours eu l'impression que personne ne pouvait me comprendre. Plus d'une fois j'ai vu l'amour au fond de moi monter sur une chaise pour essayer de se pendre. L'espoir se disait mon ami mais la solitude est la seule qui ne m'ai jamais trahie. J'ai attendu que quelque chose d'extraordinaire m'arrive toute ma vie et aujourd'hui je suis au seuil d'une nouvelle existence, je le sens. Ne me laissez pas comme ça dans le vide et le silence. J'ai le droit de savoir. Bernard que voulez vous dire par " me réactiver" ? ".

BERNARD (fixant Darky droit dans les yeux) : "Marchons un peu si tu le veux bien. (ils marchent dans le jardin bleu).
Ce que tu dois savoir c'est que tu es unique. Tu es le seul représentant d'une espèce endémique qui ne vit qu'à la frontière des ombres et de la lumière. Dans un territoire sujet aux sentiments et aux émotions les plus extrêmes. Tu ne peux survivre ailleurs. Si tu as ressenti ce malaise toute ta vie c'est parce qu' il te manquait une partie de toi même, tu es incomplet
".

DARKY (intrigué) : "Incomplet, vous dîtes? ".

Des hurlements provenant de la maison s'échappent dans l'air en battant des ailes dans tous les sens comme des oiseaux à qui on à ouvert la cage. En passant ils attrapent la conversation entre leurs pattes et se sauvent avec. Ces cris sont ceux d'une femme. Darky se précipite à l'intérieur et voit deux hommes habillés en bleu emmener une femme vêtue de rouge dans une chambre. Ce sont deux frères jumeaux, les épaules carrées comme les cauchemars d'un rectangle. Ils portent leurs noms sur leurs blouses. Yvan porte un fouet à la ceinture, la corde noire est agressive comme la fiancée jalouse d'un serpent de cuir. Steeve lui, a une matraque hérissée de pics attachée à la cuisse par une sacoche bleue. La femme en rouge a une vingtaine d'années, les yeux révulsés par les crises de nerfs, les dents serrées comme le portefeuille d'un crocodile affamé. Elle se débat de toutes ses forces comme une lueur d'espoir dans les mains d'un pauvre. Darky monte les escaliers et s'en prend aux hommes.

DARKY (poussant Yvan et Steeve) :" Lâchez immédiatement cette femme espèce de Schtroumph psychopathes !! Laissez-la !! ".

Yvan sort son fouet, lui balance la corde dans les jambes et la tire vers lui brusquement. Il a été tellement rapide que Darky n'a rien eu le temps de voir. Il est déjà par terre. Il essaie de se relever quand Steeve à son tour lui donne un coup de matraque dans l'estomac. Darky se trainait au sol le souffle coupé, les jambes lacérées, la chemise déchirée, le torse griffé par le métal aux doigts de tigre.

FEMME ROUGE (se débattant) :" Au secours !! Au secours !! ".

DARKY (au sol) :" Laissez-la salopards !! ".

Juste avant que la porte se referme. Darky vit la femme lui jeter un regard suppliant.

FEMME (suppliante) : "Pascal ne me laisse pas, je t'en supplie !!"

Puis la porte se referme en étouffant dans sa poignée les cris de la jeune femme en rouge.

Bernard arrive et tend la main à Darky pour l'aider à se relever.

BERNARD (d'un ton calme)  :" Laissez moi vous aider ".

Darky repousse sa main d'un geste brusque et se redresse seul en se tenant l'estomac. Il essaie d'ouvrir la porte, elle est fermée.

DARKY (essayant de reprendre son souffle) :" Ne me touchez pas! C'est quoi ça ?! Qu'est ce que vous allez faire à cette femme? Elle m'a appelé Pascal! Comment connait-elle mon vrai prénom ? Qui est-elle ? Vous allez me répondre bordel !! ".

BERNARD (toujours aussi calme) :" C'est une personne dangereuse pour les membres de mon organisation ".

DARKY (se redressant avec difficulté) :" C'est vous qui êtes dangereux mon pauvre vieux ! Tout ce bleu a dû vous monter à la tête. Je me casse d'ici et je préviens la police !! ".

Darky se dirige vers les escaliers.

BERNARD (le regardant s'en aller sans réagir) :" Si vous retournez au Raizet, vous irez en prison pour les meurtres de Marylou Blue et Gaëlle. Si vous restez, je vous aiderai à vous compléter et à découvrir vos dons. C'est vous qui voyez ".

Darky fait une pause à un mètre de la sortie et se retourne en direction de Bernard.

BERNARD (descendant l'escalier lentement) : "Vous vouliez des réponses, je les ai. Vous vouliez ne plus être seul, savoir quel est votre rôle à jouer sur cette terre, quelle est votre destinée, je le sais. C'est ici et maintenant que ça se joue. Soit vous quittez cette maison comme un lâche, soit vous restez et vous affrontez vos peurs et vos craintes. C'est vous qui voyez. Je ne vous retiendrez pas contre votre volonté. Vous êtes votre propre prison ".

DARKY (prenant à nouveau la direction de la porte) : "C'est tout vu Grand Schtroumph ! ".

Sur ce, il s'apprête à sortir la main sur la poignée de la porte quand soudain, il est pris de douleurs horribles  et de violentes hallucinations. À genoux, la tête entre les mains tout tourne autour de lui.

DARKY (à genoux la tête entre les mains) :" Oh non! Ça recommence ! Aaaaahhhh!!! ".

BERNARD (se précipite vers Darky) :" Qu'est ce qui se passe ?".

DARKY (larmoyant) :" Je suis dans une ruelle sombre, je vois un homme s'en prendre à une femme. Elle à peur, elle hurle et il ne cesse de la frapper. Oh mon dieu il m'a vu ! Il s'approche de moi avec son couteau et approche la lame de mon oeil !".

BERNARD (d'une voix calme et reposante) :" Calmez-vous respirez profondément. Continuez à me décrire ce que vous voyez ".

DARKY (mettant la main devant ses yeux comme pour se protéger d'une attaque) :" Oh mon Dieu, c'est horrible tout ce sang! Je lui ai pris son couteau et lui ai ouvert le corps du crâne à l'abdomen. L'homme est mort en tenant ses intestins entre les mains !! ".

Darky vomit de dégoût. Il souffre énormément, la douleur est insupportable. Son sang cogne dans ses tempes comme s'il voulait se battre avec ses veines, la sueur lui griffe la peau et sa respiration s'accélère.

BERNARD (s'accroupissant au sol aux côtés de Darky) : "Vous êtes en connection
avec votre reflet dans le miroir des ombres, nous n'avons que très peu de temps. Vous allez faire exactement ce que je vous dis ".

Il tape des mains, deux hommes sortent  par une porte du couloir, prennent Darky par dessus leurs épaules et l'emmène dans une pièce spéciale. Elle est tapissée de miroirs du sol au plafond. On fait asseoir Darky au milieu de la salle dans un fauteuil en cristal. Les accoudoirs et le siège sont transparents.

DARKY (se tordant de douleur) :" Je vous en supplie, faites que cela cesse !! ".

Bernard revêt une grande cape bleue, l'intérieur est argenté représentant des étoiles assassines plantées dans le coeur de la nuit. Le revers montre un soleil vampire qui mord un croissant de lune. Bernard se tient debout face à Darky, celui ci est retenu par deux hommes qui l'empêchent de se débattre. Il croit devenir fou, les images qu'il voit le traumatise.

Bernard ôte une chaine de son cou, le médaillon tout comme la cape, représente un soleil avec des dents de vampire qui mord un croissant de lune. Il le fait osciller entre ses doigts devant les yeux de Darky.

BERNARD (faisant tournoyer le médaillon) :"
Nox noster sed dius adversia est
 (la nuit est à nous, le jour est ennemi).
 Dormitaus sol nox sarcophagis saltim
(le soleil s'endort, la nuit sort de son cercueil)

Détendez vous, vous êtes en sécurité. Je suis à vos cotés; Vous ne risquez rien
".

DARKY (se voit fracasser le crane d'une jeune femme contre une poubelle) : "Oh mon Dieu ! Nooooon ! Noooon ! ".

BERNARD (d'une voix calme et envoutante) :"Que voyez vous?".

DARKY (les yeux fermés, secouant la tête dans une sorte de transe) :"Je me vois arracher les membres de ce méchant homme et donner ses bras, ses jambes et ses viscères à manger aux rats. Mais ce ne sont pas mes mains".

BERNARD (tentant de le rassurer) :" Vous êtes entré en connection. Vous voyez ce que fait et ressent votre reflet dans le miroir des ombres. Je vais m'adresser à lui à travers vous. Il est temps que vous vous rejoigniez tout les deux. L'un ne saurait vivre sans l'autre ".

Bernard met la chaîne autour du cou de Darky. Le pendentif se met à briller. Quelque part à la Jaille le prototype est subitement pris de spasmes violents. Des images étranges l'assaillent. Il se dirige en titubant dans l'ombre d'une ruelle. Il ressent une forte douleur à la poitrine et entend des voix dans sa tête. Son cri est celui d'un animal blessé. Il arrache son sweat noir et l'effigie du médaillon apparait en sang sur son torse. Comme si le tatoueur du Diable en personne avait dessiné sur sa peau blême avec une lame de feu. Tout ça sous le contentement malsain et amusé des étoiles. Des voix en latin résonnent dans son crâne ulcéré.
" Nox Noster sed dius adversia est. Dormitaus sol nox sarcophagis saltim
".
Tout autour de lui des miroirs lui crachent au visage son image déformée et torturée. Soudain, il entend la voix de Bernard qui s'adresse à lui.


BERNARD (d'une voix autoritaire) :" Ombre solitaire rejoins ton hôte, abandonne ton errance et retrouve ta moitié ".

PROTOTYPE (hurlant de douleur, comme envouté) :" Je me mets en marche ".

Darky lui est en transe et semble sous le contrôle total de Bernard. Il a les yeux fermés et secoue la tête dans tout les sens. Soudain, les deux hommes qui le maintiennent fermement immobile s'écroulent.

DAITY (menaçant Bernard de son arme) :" Bonsoir tout le monde, alors comme ça il y a un bal masqué. Si j'avais su j'aurais mis ma tenue de Catwoman. Maintenant vous allez lâcher Darky et reculer bien gentiment ".


 Kévin lui se précipite vers Darky et l'aide à se relever. Ce dernier semble sonné, mais revient peu à peu à lui. Kévin le porte bras dessus bras dessous.

BERNARD :" Vous ne savez pas ce que vous faites. Il est rentré en connection avec son reflet, c'est une bombe à retardement . La réactivation est amorcée, ce n'est qu'une question de temps".

DAITY (le menaçant avec son arme) :" Je ne sais pas si je te l'ai dit en entrant mais j'adore ta cape. Franchement sympa, y a un petit coté catcheur américain j'aime bien. Kévin fait sortir Darky".

DARKY (encore dans les vapes) :" Qui êtes vous ? ".

KÉVIN (le portant à l'épaule) :" On est la cavalerie mon pote. On va te sortir de là  ".

BERNARD (d'un ton autoritaire) :" Vous n'irez nulle part. Vous ne pouvez pas bouger. Vous êtes des arbres, vos racines s'enfoncent dans le sol, vos bras sont des branches. Votre sang est une sève boueuse. Le sol vous absorbe comme une éponge. Regardez autour de vous, la végétation se nourrit de vos cris ".

Daity et Kévin regardent autour d'eux effrayés. Les miroirs se cassent en mille morceaux. Chaque éclat se transforme en feuillage et en branchage vorace. Des lianes de verres leur enlacent les jambes et le corps. Elles les serrent de plus en plus fort, leur entaillant la peau de leurs canines végétales et avides de chairs.

KÉVIN (paniqué) :" Daity!!  Je n'arrive plus à bouger!! Mes pieds sont en bois. Je n'arrive plus à respirer!!  Les plantes me dévorent. Fais quelque chose !! Tire sur cet enfoiré !!!! ".

Mais Daity est comme paralysée. Bernard s'approche lentement de Kévin, ce dernier est sous hypnose et ses hallucinations sont en train de le tuer à petit feu. Il le regarde se torturer tout seul, puis il fait le tour de Daity en souriant.

BERNARD (s'adressant à Daity dans le creux de l'oreille) :"
Darky reste ici avec moi, maintenant qu'il est en connection permanente avec son reflet, ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils ne se rejoignent tous les deux. Je veux que tu te retournes et que tu tues ton collègue, vise le coeur
".


DAITY se retourne vers Kévin en le pointant avec son arme, elle semble complètement sous la domination de Bernard. Kévin lui, est paniqué et la supplie de ne pas le tuer.

KÉVIN (mort de peur) :" Non Daity !! réveilles toi !! ".

Les supplications de Kévin n'y font rien, Daity tire. Kévin s'écroule par terre en hurlant de douleur , la main sur la poitrine.

DAITY (donnant un coup de pied à Kévin) :" Arrêtes ton cinéma, tu n'as rien ".

KÉVIN (se touchant la poitrine) :" Hein, comment ça je ne suis pas mort ?! ".

DAITY (avec ironie) :" J'aurais bien aimé ".

Sur ce Kévin se relève et voit Bernard allongé sur le sol, la poitrine en sang.

KÉVIN (perturbé) :" Comment t'as fait pour sortir de son emprise ? ".

DAITY (ôtant des boules quiès de ses oreilles) :" C'est simple, je ne l'ai jamais été. Je savais que c'était l'hypnotiseur. C'est avec sa voix qu'il nous plonge dans ses hallucinations ".

KÉVIN (vexé) :" Pourquoi tu ne m'as rien dit. Je croyais qu'on faisait équipe ".

DAITY :" Il fallait que ça reste crédible. Bon on reste là à jouer à Macomè Alfred ou on se casse d'ici ".

Kévin et Daity aident Darky à se relever et quittent la pièce.

DAITY :" Allez Darky on y va, ça va aller ".

DARKY (revenant peu à peu à lui) :" Non attendez il y a une femme à l'étage. Il faut la sortir de là ".

KÉVIN :" On n'est pas la croix rouge mon pote. Notre mission est de te ramener sain et sauf c'est tout ".

DARKY (insistant) :" Ils l'ont enfermée là haut à l'étage dans une pièce rouge. Elle connait mon nom. Emmenons-la avec nous, je vous en prie. Je dois savoir ce qu'elle sait. En plus il a dit qu'elle était dangereuse pour son organisation ".

DAITY (mettant un nouveau chargeur) :" Bon ok on y va, montre nous la chambre ".

Soudain toutes les portes du couloir s'ouvrent. Des hommes et des femmes vêtus de bleus se mettent à courir dans tous les sens. Ils ne sont plus sous l'emprise de Bernard et se demandent ce  qu'ils font là .
Daity, Kévin et Darky eux prennent la direction de la chambre rouge. Sur leur chemin Daity et Kévin placent des explosifs un peu partout.
Ils arrivent finalement à l'entrée de La chambre rouge, après s'être fait bousculer dans le couloir par les fuyards. La porte de la chambre s'ouvre brusquement, Yvan et Steeve, les deux hommes qui retenaient la femme prisonnière sortent fouet et matraque à la main attirés par le vacarme. Ils n'ont pas le temps de faire quoi que se soit que les hommes et les femmes habillés en bleus leurs sautent dessus. Ils se font tous les deux massacrer à coups de pied, de poing et d'objets décrochés sur les murs. Steeve finit la matraque enfoncée dans le crâne et Yvan pendu par le cou au le rebord de l'escalier par la corde de son fouet.

Darky entre dans la pièce rouge, La jeune femme est attachée. Il la délivre, elle le serre dans ses bras.

FEMME EN ROUGE(serrant Darky dans ses bras) :" Contente de voir que tu es en vie Pascal. C'est bon de te revoir tu m'as tellement manqué si tu savais ... ".

DARKY (la fixant droit dans les yeux) :" Qui êtes vous? Comment connaisez vous mon vrai prénom ? ".

FEMME EN ROUGE :" Je m'appelle Nadine et... ".

DAITY (leur coupant la parole) :" Bon c'est pas tout mais j'aimerais bien me casser de cette maison de fou. Vous fêterez vos retrouvailles un peu plus tard, si vous n'en voyez pas d'inconvénients ".

Nadine prend la main de Darky avec la douceur d'un enfant. Ils quittent la maison escortés par Kévin et Daity. Les désenvoutés fuient tous vers la sortie. Kévin est obligé d'en abattre quelques uns sur la route pour leur frayer un passage. Une fois dehors dans leur voiture, Daity sort une sorte de télécommande de sa poche.

DARKY (se redressant sur son siège) :" Mais qu'est ce que vous faîtes  ?!! ".

KÉVIN (en riant) :" Ahaha !! On fait tout sauter !! ".

DARKY ( essayant de prendre la télécommande) :" Mais vous êtes fous et tous ces gens à l'intérieur ?! Ils vont tous mour.. ".

Trop tard, Daity appuie sur le bouton. Une série d'explosions excitées comme des charognards de braises se met à déchirer la maison bleue dans un gigantesque feu d'artifice de flammes, de sang et de hurlement. La fumée emporte vers les cieux les cris des pauvres victimes dans un navire brumeux et incandescent, les morts étant les seuls acceptés à bord. Le capitaine est un marin habitué à naviguer sur les mers de la douleur, ne tolérant aucun clandestin. Daity, elle, démarre la voiture, impassible. Darky lui est horrifié par cette orgie incendiaire brûlante et sanglante. Kévin à l'avant coté passager est mort de rire, quant à Nadine elle serre fort la main de Darky entre les siennes.

NADINE (le visage collé sur la vitre) :" S'en est fini de l'hypnotiseur et de sa maison de fou ".


FIN DE L'ÉPISODE 18 LA CONNECTION



Dans cet épisode : Ncee Nadine (articles), Steve Minos (articles), Yvan Cimadure (articles), Bernard Leclaire (articles), Marylou Blue (articles), Gaëlle Gimer (articles), Kevin Arnaud (articles), Daity Lauriette


Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.









PAUSE MUSICALE Darkman et sa bande vous invite on the beach à partager un moment oriental façon sauce créole:très épicée




vendredi 20 mars 2009, a 05:50
EPISODE 17 QUAND LE SILENCE PLEURE, LE DÉSORDRE BOIT SES LARMES
 





RAPPEL: Dans un épisode précédent Jymmy avait été arrêté, soupçonné d'avoir envoyé un message à Dombré depuis son ordinateur. Au début on l'avait pris pour Darky, mais force était de constater que ce n'était pas lui, en plus Darky le vrai avait envoyé un nouveau message à Dombré alors qu'il était au poste. Le pauvre Jymmy était quand même resté en garde à vue ce soir là, histoire d'élucider cette affaire qui restait louche. Kévin lui, avait reçu de Désirée l'ordre de se débarrasser de Shemshey et de faire équipe avec Daity.


ÉPISODE 17 QUAND LE SILENCE PLEURE, LE DÉSORDRE BOIT SES LARMES









Le commissariat de Gambetta est comme le Sahara. La journée, la chaleur y est insupportable mais la nuit la fraicheur prend sa revanche. D'ailleurs la climatisation boude souvent dans son coin se plaignant de ne servir à rien. Je ne sais pas si les grains de sable et les faits divers sont amis mais à Pointe-à-Pitre ils sont tout aussi nombreux. Dans ce désert d'humanité, la justice est une oasis aux cellules desséchées et aux bras arrachés. Les fauves et les prédateurs ont tout bu, tout dévasté. Quant à la justice, des vautours ont fait leurs nids dans les deux plateaux de sa balance et quand leurs petits sont venus au monde ils ont dévoré le coeur de l'homme. Les avocats eux se cachent à l'ombre des dunes attendant qu'on les appelle à l'aide. Mais si tu t'enfonces dans les sables mouvants et qu'ils te tendent la main, un conseil méfie-toi des scorpions et de leurs rancunes. Le commissariat ne dort jamais, mais des fois il ferme un oeil à l'étage et reste jouer à la belote avec ses collègues au rez-de-chaussée.
Dans son bureau au deuxième, Pradel lui, travaillait tard ce soir-là. Trop de questions restaient sans réponse. La pièce était plongée dans le noir, seul étaient allumés sa lampe et son écran d'ordinateur. En regardant par la vitre, on aurait dit un écolier révisant ses leçons pour le contrôle de demain. Le coude sur la table, la main sur le front il semblait très préoccupé.



PRADEL (à lui-même) :" Le premier message de Darky venait bien de l'ordinateur de Jimmy. Donc, soit c'est Jimmy qui l'a écrit et il ment. Soit c'est quelqu'un d'autre chez lui dans la matinée qui l'a tapé. Ça c'est clair, l'adresse I.P ne ment pas.
 Le problème c'est que le deuxième message de Darky vient d'un autre ordi et celui-là je n'arrive pas à le repérer . Tous ces pare feux, ces codes...aaaaahh putain ça m'énerve !!!
".
 
Furieux contre lui même, Pradel balança son crayon dans la salle et recula son siège du bureau en le faisant rouler. Il mit les mains derrière la tête, regarda le plafond et s'en voulu d'être aussi bête. Il avait passé la journée entière ventousé à son écran, cloué à son siège. Mais la solution avait refusé de lui ouvrir ses portes. Soudain une idée lumineuse lui fit faire un bon de sa chaise.


PRADEL (à lui même) :" Eurêka! Mais bien sur! C'était logique! La voila la solution. Faut que je le dise à Dombré et Pwarouj ".


Le téléphone portable de Pradel se mis à sonner et le coupa dans son élan. C'était sa copine Sunny.


SUNNY (au téléphone) : "Bonsoir mon coeur, j'avais envie de te voir. J'ai acheté des crabes farcis ça te dit ? ".

PRADEL (tout excité, au téléphone) : "Oui bien sûr, quand t'arrives tu montes à l'étage. Je suis tout seul. Je dis à Stecy de te laisser passer. À tout à l'heure ".

Pradel raccrocha son portable et appela Stecy au standard avec le téléphone du bureau. Stecy standardiste, la vingtaine, jolie brin de fille mais garçon manqué dans l'âme, les cheveux coupés courts, passionnée de mécanique et de sport automobile était le souffle de douceur dans un monde d'homme et de macho patentés. Elle était sûrement trop belle pour ces connards de misogynes, mais suffisamment dure pour affronter la noirceur humaine qui venait à se déverser chaque jour comme du pétrole dans les couloirs du commissariat.
Quand le téléphone sonna elle était en train de lire un magasine de boxe thaÎ, son sport préféré. En couverture Rodness " Le Tigre du Ring"  triple champion du monde de Ultimate Fight se confiait :

INTERVIEW DE RODNESS (dans le magazine) :<< Ce que j'aime moi c'est pulvériser mes adversaires. Voir leur sang couler et entendre leurs os craquer >>.

Il avait des tatouages bizarres sur tout le corps de la tête aux pieds. Certains représentaient des mâchoires de tigres sur les bras, des sabres buveurs de haine plantés dans les jambes, une horloge cassée dans le dos, les aiguilles étant des têtes de morts et une longue cicatrice allant du cou au torse. Le souvenir maudit d'une bagarre de rue qui avait dégénérée dans un bar. Mais malgré ça Stecy l'admirait et le trouvait beau.

STECY :" Commissariat de Gambetta en quoi puis-je vous aider ? ".

PRADEL (souriant au téléphone) :" Allô Stecy c'est Pradel. Ça  va copine ?! ".

STECY (au téléphone,feuilletant son magazine) :" Oui copain, et toi ? ".

PRADEL (au téléphone) :" Je travaille tard ce soir je suis à l'étage.  Sunny va passer me voir tout à l'heure laisse la monter s'il te plait ".

STECY :" Y'a pas de soucis. Dès qu'elle est là je te l'envoie ".

Au moment où Pradel raccrochait avec Stecy, Proto rentra dans la pièce. Il avait oublié des dossiers important.

PROTO (à Pradel, en souriant) :" Ça c'est un bon flic. Vous travaillez jour et nuit sans compter. On a besoin de plus d'hommes comme vous dans la police ".

PRADEL (reconnaissant) : "Merci commissaire. Vous savez, j'ai peut être trouvé la solution à notre affaire concernant Darky et Jymmy Maugran ".

PROTO (tirant une chaise pour s'assoir) :" Allez y, je vous écoute. Ça a un rapport avec les adresses I.P dont vous parliez, c'est ça? ".

PRADEL (excité) :" Non, en fait je me suis creusé la tête toute la journée pour essayer de comprendre comment ils avaient fait. Et la réponse était toute simple ".

PROTO (intrigué) :" Comment ça ? Expliquez vous ".

PRADEL (de plus belle) :" Quand on communique sur Facebook, entre internautes on a l'habitude de s'écrire de mur à mur ou par mail et aussi par... ".

PROTO (lui coupant la parole) :" Pradel il est tard, je voudrais allez me coucher. Venez en au fait, je vous prie ".

PRADEL (ne se démontant pas) :" J'ai remarqué que Darky ne nous parle que sur le tchat et à chaque fois c'est quand Dombré est là. Il peut se passer des jours sans nouvelle et dès que Dombré est là, il nous parle en tchat ".

PROTO (s'impatientant) :" Oui, et alors ? ".

PRADEL (baissant d'un ton) :" Et alors? Commissaire, ça veut dire qu'il y a quelqu'un ici qui le renseigne sur les allées et venues
de Dombré ".

PROTO (se levant de sa chaise) :" Quoi ?! Qu'est ce que vous insinuez Pradel ? ".

PRADEL (se levant à son tour, à voix basse) :" Commissaire je suis en train de vous dire qu'il y a une taupe au commissariat. Ce Darky est en train de nous mener par le bout du nez ".

PROTO ( prenant l'air grave) :" Je vois, je vois. À part moi vous en avez parlé à quelqu'un? ".

PRADEL : "Non, je ne l'ai dit qu'à vous pour le moment. Mais je vais immédiatement le rapporter à Dombré et Pwarouj ".

PROTO (le prenant par l'épaule) : "Non écoutez, je m'en charge. N'appelez pas nos chers inspecteurs à cette heure ci, ils ont besoin de repos. Demain vous leur direz tout. Mais pas un mot aux autres. Il faut qu'on démasque cette taupe sans qu'elle s'en doute, ok ? ".

PRADEL (se rasseyant) : "Oui commissaire, je ferai comme vous dites ".

PROTO (le félicitant) : "En tout cas bon boulot Pradel, ça mérite une promotion. Bon, je vais chercher mes dossiers, je vous dis à demain et n'oubliez pas. Pas un mot de tout cela à quiconque ".

PRADEL (tout fier) : "Oui commissaire, je serais muet comme une tombe ".

Sur ce le commissaire Proto ramasse un dossier sur son bureau et quitte la pièce. Il croise un officier dans le couloir, le salue et se dirige vers la cellule de garde à vue. Il entre et réveille Jymmy.

PROTO (tapant dans ses mains) :" Eh! Oh debout la dedans ! ".

JYMMY (se réveillant en sursaut) :" Commissaire ?! Vous m'avez fait peur! Si c'est encore pour me poser les mêmes questions, je vous le répète pour la énième fois, je suis innocent. Je n'ai jamais envoyé de message à l'inspecteur Dombré en me faisant passer pour Darky. ça doit être un bug informatique, un truc comme ça. Je ne sais pas moi ... ".

PROTO (le faisant sortir) :" On sait que c'est pas toi Jymmy, on a trouvé le coupable. Tu es libre, il faut juste que tu signes quelques papiers et tu pourras sortir ce soir ".

JYMMY (reconnaissant) :" Oh merci, merci. Je promet de ne pas vous faire d'ennui. Quand je disais que je voulais porter plainte c'était sous le coup de la colère. Moi tout ce que je veux c'est rentrer chez moi et oublier cette journée ".

PROTO (le prenant par le bras) :" Si tu veux bien me suivre ".

Proto revient avec Jymmy  à l'étage des fichiers informatiques là où travaille Pradel. Ils ne croisent personne dans le couloir, mais on peut entendre des officiers au rez-de-chaussée blaguer entre eux.

PROTO (tenant Jymmy par le bras) :" Pradel vous connaissez déjà Jymmy ? ".

PRADEL (serrant la main à Jymmy) :" Euuh.. oui. Je l'ai rencontré lors de sa déposition ".

JYMMY (pressé de s'en aller) :" Alors c'est où que je signe ? ".

PROTO (le faisant passer devant lui) :" Par ici Jymmy ".

Jymmy précède Proto qui sort une arme de sous sa veste et l'exécute froidement d'une balle derrière la tête. Son sang et des bouts de chair crachent au visage de Pradel, qui est horrifié.

PRADEL (se levant paniqué de sa chaise) :" Mais pourquoi avez vous fait ça ?! ".

PROTO (visant Pradel) :"J'étais obligé de le tuer Pradel, il venait de vous abattre ".

PRADEL (n'y comprenant rien) :" De m'abattre ?...Comment ça ?! ".

Il parait qu'on n'entend jamais la balle qui nous tue parce que l'ogive est plus rapide que le son. Dommage Pradel ne pourra pas nous dire si c'est vrai. Il était apparemment trop occupé à faire des bulles et nager dans son sang .

Attiré par les deux coups de feu, tous les policiers présents dans le bâtiment étaient montés à l'étage voir ce qui s'y passait armes à la main. Quand ils arrivèrent, ils trouvèrent Proto en train de faire un massage cardiaque à Pradel, mais sans succès. Jymmy  lui, était mort depuis longtemps, la cervelle étalée un peu partout.

PROTO (hurlant) :" Appelez une ambulance !!!  Appelez une ambulance!! Vite bordel !! ".

STECY (arrivant en trombe) :" Commissaire, que s'est il passé ? ".

PROTO (fermant les yeux de Pradel) :" J'ai entendu Jymmy dans sa cellule se plaindre qu'il s'étouffait, alors je lui ai ouvert pour qu'il boive un verre d'eau. Le fourbe m'a frappé en traitre , m'a pris mon arme et a tenté de s'enfuir. Pradel s'est interposé et s'est pris une balle dans la poitrine. J'ai ramassé son arme et j'ai abattu Jymmy.

STECY (la voix lourde de tristesse) :" Vous avez bien fait commissaire, ce pourri méritait la mort. Pauvre Pradel c'était un bon flic et un ami génial. Il nous manquera à tous ".

UN OFFICIER (entre dans la pièce) :" Commissaire, on a trouvé ça dans le couloir ".

PROTO (se redressant) :" Qu'est ce que c'est ? ".

L'officier montre à Proto un sachet avec des crabes farcis.

STECY (génée) :" C'est sûrement à sa copine ".

PROTO (croyant s'étouffer) :" Comment ça à sa copine ?!! ".


QUELQUE PART SUR LA ROUTE DE MORNE-À-L'EAU

Courant à toute vitesse sur la route hérissée de goudron, la peau en caoutchouc écorchée, les pneus hurlant de peur, le volant n'obéissant qu'à l'envie de fuir, la voiture de Sunny emmenait sa conductrice loin de ses cauchemars. Elle était en larmes et complètement traumatisée par le double meurtre auquel elle venait d'assister. Elle emmenait à Pradel de quoi manger, pensant passer une soirée sympa quand elle vit Proto l'exécuter lui et un autre homme. Sous le choc, elle avait lâché les crabes farcis et s'était enfuie sans se faire voir.

SUNNY (en larmes, à elle même tapant du poing sur le volant): "Oh mon Dieu Pradel !! Jamais on ne me croira. Ce salaud est le chef de la police ! ".



GRAND BAIE 3H05 DU MAT MOTEL DE MAT


Debout derrière son comptoir Mat discutait avec Marcia une entraineuse du quartier. Elle était affolante, hyper-sexy. Ses vêtements agrippés à son corps ondulé avaient le don d'accélérer le rythme cardiaque. Si on donnait sa tenue de ce soir à étudier aux scientifiques, sûr qu'ils trouveraient le remède au cancer et autres mots de la planète. Elle avait ce regard vicieux qui guérit toutes les peines quand elle vous fixe. C'est la séduction elle-même qui l'a envoyée sur terre pour nous ravager. Impossible de résister. Elle portait une combinaison noire fondue à même la peau avec des petits trous partout. Comme des centaines de fenêtres montrant tour à tour ses seins, ses hanches, ses fesses et ses jambes.

MAT (d'une voix suave) :" Dans quoi tu m'as dit que tu travailles déjà ? ".

MARCIA (avec un sourire coquin) : "Je travaille dans les relations publiques ".

MAT (lui caressant le visage) :" Ah ouais... ".


Daity fit irruption dans le motel et interrompit leur petit jeu. Elle marchait d'un pas décidé, la silhouette acide et aiguisée.

DAITY (à Mat) :" Je cherche la chambre de deux hommes qui sont venus dans la soirée, deux armoires à glaces ".

MAT (la dévisageant de la tête aux pieds) :" Ah oui les deux homos, ils sont dans la chambre 212. Quand t'as fini avec eux viens me voir mon ange ".

DAITY ( d'un ton sec) :" Je ne suis pas ton ange. Et tu veux me voir pour faire quoi ? ".

MAT (s'approchant d'elle)  : " Tu sais bien...
".

DAITY :" Non je ne sais pas. Dis moi ".

MARCIA (embrassant Mat à pleine bouche et la regardant droit dans les yeux): "On pourrait se faire un truc à trois ".

DAITY (sortant son flingue) :" Ok mais ça ne vous dérange pas si j'amène mon ami en métal?  Comme ça on sera quatre. Plus on est de fous, plus on rit n'est ce pas ? ".

Sur ce, elle frappe Marcia au visage avec la crosse de son arme, cette dernière s'écroule par terre. Puis elle attrape Mat par le col et lui fracasse la tête à deux reprises contre le comptoir. Ensuite tranquillement elle arrange sa frange dans le miroir du couloir et monte à l'étage.

MAT ( se tenant le nez) :" Oh putain elle m'a pété le nez la salope !! Elle m'a pété le nez!! ".

MARCIA (se relevant  en se tenant la tête) :" Mais elle est complètement malade cette pouffiasse!! Ça va toi ? ".

MAT ( gémissant) :" Mais putain tu vois pas qu'elle m'a pété le nez!! Elle m'a pété le nez !!!! Bien sur que non ça ne va pas !!".

Pendant ce temps à la chambre 212, Kévin s'était endormi devant << La pire rate des Caraïbes>> un film porno avec Nathalie son actrice préférée. Il rêvait de luxure, d'orgie au rhum vieux, et de femmes voluptueuses. Il se voyait avec elle dans des positions obscènes de quoi faire rougir le Kama Sutra.
Il s'était assoupi bière à la main devant la télé alors quand Daity frappa à la porte il se réveilla en sursaut et s'en mis plein les draps et le pantalon. Il s'essuyait avec une feuille de sopalin quand lasse d'attendre, elle ouvrit la porte.

DAITY (avec ironie, le voyant s'éponger) :" Je vois que je dérange. Quand t'auras fini de te branler rejoins-moi dans la voiture. Je sais où est Darky ".

KÉVIN (s'épongeant le pantalon) :" Attends ce n'est pas du tout ce que tu crois. Je ne me branlais pas... ".

DAITY (regardant l'écran) : "Tu sais moi je ne te juges pas. Mais dépêche toi, je t'attends dans la voiture. Et n'oublie pas de te laver les mains je te prie tu seras gentil, merci ".

Kévin alla dans la salle de bain se passer de l'eau sur le visage en grommelant. Shemshey était allongé mort dans la baignoire dans une mare de sang fatiguée d'être toujours là où il y avait un crime. C'est vrai pourquoi est-ce qu'on ne l'invitait jamais aux mariages et aux anniversaires ?

KÉVIN (s'adressant au cadavre de Shemshey) :" Elle à pas l'air commode la nouvelle. Dès que j'en ai l'occasion , je la supprime elle aussi. Bon c'est pas tout mais je dois y aller mon pote. N'oublie pas d'éteindre derrière toi en sortant ".

Sur ces quelques mots il éclata de rire et quitta la pièce pour aller rejoindre Daity dans la voiture.


FIN DE L'ÉPISODE 17


Dans cet épisode : Sun Sunny P Renoir (articles), Stécy Toutoute-Fauconnier (articles), Marcia Huchette-Valérius (articles), Mat Cerato (articles), Daity Lauriette (articles), Pascale Désirée Pascale (articles), Kevin Arnaud (articles), Nathalie Franchinard (articles), Pascal Pradel (articles), Just Rod (articles), Fugitf Shemshey (articles), Jymmy Maugran (articles), Dombré Ézigniam (articles)


Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.



mercredi 18 mars 2009, a 07:11
ÉPISODE 16 LES SCORPIONS DANSENT AUX BRAS DES ROSES
 



Ayez des espions partout, soyez instruit de tout, ne négligez rien de ce que vous pourrez apprendre. Mais, quand vous aurez appris quelque chose, ne le confiez pas indiscrètement à tous ceux qui vous approchent.
Punissez sévèrement, récompensez avec largesse, multipliez les espions, ayez-en partout, dans le propre palais du prince ennemi, dans l'hôtel de ses ministres, sous les tentes de ses généraux. Ayez une liste des principaux officiers qui sont à son service, sachez leurs noms, leurs surnoms, le nombre de leurs enfants, de leurs parents, de leurs amis, de leurs domestiques. Que rien ne se passe chez eux sans que vous n'en soyez instruit.
Vous aurez vos espions partout, vous devez supposer que l'ennemi aura aussi les siens. Si vous venez à les découvrir, gardez-vous bien de les faire mettre à mort; leurs jours doivent vous être infiniment précieux. Les espions des ennemis vous serviront efficacement, si vous mesurez tellement vos démarches, vos paroles et toutes vos actions, qu'ils ne puissent jamais donner que de faux avis à ceux qui les ont envoyés.

SUN TZU, L'ART DE LA GUERRE (entre 443 et 221 avant Jésus-Christ)






ÉPISODE 16 " LES SCORPIONS DANSENT AUX BRAS DES ROSES"



DIMANCHE 15 MARS 18H00 CHINE
 LA VILLE DE NANJING, CAPITALE DU JIANGSU



Le crépuscule a de drôles de goûts. Il met des robes oranges avec des dentelles violettes, se maquille les paupières de rouge et il s'étonne que le ciel se moque de lui.
Dans l'immense propriété de Chindéko  au coeur de Nanjing, il apparaissait toujours à la même heure. Il dansait dans le jardin, caressait les gingkgo bilobas, soufflait dans les branches des azalées, chuchotait des mots doux aux magnolias et s'en allait sur la pointe des pieds en marchant sur la tête des toits. La maison de Chindéko était d'allure traditionnelle, construite en bois, en briques et torchis. Avec les charpentes aux poutres arrondies soutenant des tuiles capricieuses avec les jupes relevées en cornes.

Le crépuscule, c'était l'heure à laquelle Chindéko aimait à méditer et s'entrainer. Assis en tailleur dans son jardin, les yeux fermés, prisonniers dans leurs coffre-forts de paupières, il semblait plongé dans une profonde méditation. Les battements de son coeur, le vent, le chant des oiseaux, le frissonnement de l'herbe, tout ne faisait qu'un. Vêtu d'un hadjime rouge et de chaussons noirs, il était l'homme et la nature en même temps. En arc de cercle autour de lui, cinq épées plantées dans le sol semblaient tenir en équilibre sur le fil de sa pensée. Sa concentration était telle, que vu des cerisiers on aurait dit un  mage assis au creux d'une serre de fer. Complice de la nuit, cinq hommes se rapprochaient, leurs pas glissaient sur le sol comme des ombres sur un toboggan de lumière pâle. Ils arrachèrent les épées du sol et foncèrent sur Chindéko. Les lames s'embrassèrent dans le vacarme du vide et la confusion   en jetant leurs cris d'acier dans le néant. Chindéko avait disparu. Les attaquants se regardèrent les uns les autres avec crainte, où était il ?
Le son lancinant d'une épée sortant de son fourreau leur somma de se mettre en garde. Chindéko se tenait debout derrière eux, sabre à la main dans une posture guerrière uniquement connue des animaux, des cicatrices et des maitres d'armes ancestraux.

CHINDEKO (traçant une ligne sur le sol avec son sabre) :" Votre respiration vous a trahis ".

Les cinq hommes l'encerclèrent à nouveau et décidèrent d'un commun accord de l'attaquer en même temps.

Sylvain porta l'attaque le premier, habillé d'un kimono blanc attaché par un obi noir et des  zooris en paille de riz.

SYLVAIN (lui fonçant dessus, épée au dessus de la tête) :" Aaaaaaaaaaaaah!!!! ".

Il fut le premier à mourir, la lame cassée en deux, le sabre de Chindéko planté dans le ventre.
Olivier, le deuxième homme eut la chance de respirer un peu plus longtemps. Il frappait de toutes ses forces mais chaque attaque était parée avec grâce et souplesse, jusqu'au mouvement de trop. Chindéko lui coupa le bras d'un coup sec. Il ramassa son épée  et maintenant armé de deux sabres, il ne lui restait plus que trois hommes à affronter: Midgy, Steeve et Faya.

MIDGY ( s'adressant aux autres) :" Allons y tous en même temps ".

Les épées pleuraient des larmes de fer, elles étaient voraces et avides de chair. Ce sont des traitresses qui ne sont fidèles à aucun maitre. Elles acceptent sans réticence les charmes de ceux qui les nourrissent le plus. Et ce soir, elles étaient toutes tombée amoureuses de Chindéko. Midgy et Steeve emportés dans un tourbillon de violence tranchante furent stoppés net dans leurs élans. Chindéko avait planté ses deux sabres dans leurs poitrines.
Faya en profita pour donner un coup de pied sauté à Chindéko et lui mit la lèvre en sang.
Malgré le fait qu'il soit désarmé, ce dernier avait les traits détendus, le visage sombre et apaisé. En face Faya avait les dents serrées, les mains comme cousues à son sabre.  
Les deux hommes se dévisageaient des pieds à la tête, impassibles et immobiles. Une bonne minute passa ainsi,  profitant pour ramasser quelques secondes mortes de patience sans qu'ils ne bougent.
La vie, elle, attendait sagement dans son coin que le gagnant de cet affrontement la prenne dans ses bras et l'emmène loin de ces épouvantails de sang et de chair agonisant sur le sol. Puis subitement le reflet de la lune sur l'épée de Faya donna le signal de la charge.

FAYA (tournant autour de Chindéko) :" Tu n'es pas armé, c'est fini Chindéko.Tu vas mourir ici ".

Faya fit tournoyer son épée au dessus de la tête et lança ses dernières forces dans l'assaut en utilisant sa botte secrète. Un enchainement de coups de pied, de coups de poing et de sabre. Chindéko fit un saut périlleux en virevoltant au dessus de lui, l'attrapa par le cou et lui brisa la nuque. Faya s'écroula au sol, mort sur le coup.
Chindéko se courba pour saluer ses adversaires déchus quand il fut interrompu par Rony un de ses serviteurs .

RONY (la tête baissée) :" Zu shi yé, Ninjah est ici. Il vous attend dans la chambre de soufre ".

CHINDEKO (se mettant torse nu) :" C'était trop facile ce soir. Demain envoyez moi huit hommes au lieu de cinq ".

RONY (acquiesçant de la tête) :" Oui Zu shi yé, je me charge de les choisir personnellement ".

La chambre de soufre était une salle obscure éclairée par des bougies du sol au plafond, léchant la pièce  comme des lucioles de cire. Creusé à même la dalle, au milieu de la pièce un bassin de soufre ouvrait grand sa bouche jaune en attendant qu'on lui donne à manger. Chindéko aimait à s'y plonger jusqu'au cou après l'entrainement et la méditation afin d'y nettoyer sa peau, soigner ses plaies et se revigorer. Ninjah l'attendait à genoux devant une boite en bois. Les vapeurs étaient insupportables mais ne semblaient pas le gêner . C'est un personnage discret, il a un samui noir, le regard froid et les cheveux longs attachés en arrière.

CHINDEKO :" Je t'avais demandé les têtes de ce dissident et de sa famille ".

NINJAH (ouvrant la boîte) :" Les voici Seigneur, celles de Fred, Priscilla, Jessie et Alain ".

CHINDEKO (rictus aux lèvres):" Il ne faut jamais laisser les enfants survivre à leurs parents. Ils grandissent avec l'esprit de vengeance et peuvent s'avérer être des ennemis dangereux. Tu as bien fait de tous les éliminer ".

NINJAH (se prosternant) :" Je n'existe que pour vous servir Seigneur. Cet homme avait trahi votre confiance il méritait la mort ".

CHINDEKO (sortant du bain de soufre) :"Je pensais que la trahison et la confiance étaient des notions inconnues aux Ninjas. Vous êtes une caste d'assassins qui ne respectent aucune règle du Bushido. Vos armes sont la manipulation, la ruse, le poison, la diversion et l'illusion. Depuis les provinces d'Iga au 12ème siècle jusqu'aux recoins des villes de Shangaï et Pékin de nos jours, vous êtes restés des mendiants, des criminels et des vagabonds. Mais pourtant j'ai de l'admiration pour toi, car malgré la noirceur de ton âme, je sens la lumière qui déborde de ton coeur. Tu n'as rien à voir avec tes parents.
Tu n'existes que pour me servir dis-tu ? Je t'offre une nouvelle occasion de me le prouver. Sur la chaise derrière toi, il y a une enveloppe, ouvre-la. Je veux que tu ailles en Guadeloupe dans les Antilles françaises et que tu tues cette personne ".


NINJAH (regardant les photos) :" Mais je pensais que le Maître des Homines Nocturni voulait la garder en vie ? ".

Soudain le bain de soufre se mit à bouillir et les flammes des bougies à vaciller comme si elles voulaient s'enfuir. Chindéko en un geste vif avala la distance qui le séparait de Ninjah et lui mit un poignard sous la gorge.

CHINDÉKO (lui tenant la gorge)  :" Oserais tu contesté mes ordres mendiant ? ".

NINJAH :" Non Seigneur, il en sera fait selon votre volonté. J'irai en Guadeloupe et je l'exécuterai... ".





MARDI  12H00  PETIT CANAL  MAISON DU SUSPECT





PROTO (aux journalistes) :" Le danger était partout là-dedans, mes hommes étaient sur le qui vive, à n'importe quel moment ça aurait pu dégénérer. Mais n'écoutant que mon courage, j'ai attrapé Darky et sauvé mon équipe d'une mort certaine. C'est dans ces moments que je suis fier d'être policier ".

ANA ELLE (jouant des coudes avec ses confrères) :" Bonjour commissaire, Anaëlle pour Maco Magazine. Commissaire Proto, vous êtes sans doute très très courageux mais vous avez aussi la vue très très mauvaise. Cet homme n'est pas Darky. Peut on parler de bavure policière? ".

Tous les journalistes présents commencèrent à s'exciter et à poser des questions dans un brouhaha incompréhensible.


PROTO (gêné, retournant Jimmy vers lui) :" Heuu...c'est à dire que..  ".

JYMMY (les mains menottées dans le dos) :" Je m'appelle Jymmy Maugrand. Je porte plainte contre la police de Pointe à Pitre, je suis innocent !! Tout le monde me connait dans le quartier. La police m'a brutalisé, vous êtes tous témoins ".

PROTO (se déchargeant de l'affaire)  :" Euuh... c'est l'inspecteur Dombré qui l'a arrêté. Je n'ai fait que vous le présenter ".

LAETITIA (se frayant un chemin parmi les autres journalistes) :" Mais vous disiez à l'instant l'avoir attrapé vous-même ".

PROTO (géné) :" Vous m'avez mal compris. Et puis ça suffit pour aujourd'hui. On a du travail. Maintenant dispersez vous ".

Un officier emmène Jymmy, Proto lui  monte dans sa voiture et s'en va vexé sous les rires et les quolibets.


Pendant ce temps dans la maison de Jymmy, Pwarouj et Dombré continuaient leur investigation. L'intérieur était coquet, bien rangée, aucune arme, aucune trace de stupéfiant. Dans les placards les vêtements étaient tous bien pliés. Dans la salle de bain, des peignes, des ciseaux, du gel, de la laque et des rasoirs. Dans le frigidaire, du lait, de l'eau minérale, des jus de fruits, des légumes, des oeufs, tout laissait supposer une alimentation bien équilibrée.

PWAROUJ (souriant) :" Pourquoi as-tu laissé Proto se faire ridiculiser publiquement? ".

DOMBRE (avec un petit air pincé) :" Il aime trop  faire son show auprès des journalistes, ça lui servira de leçon ".

PWAROUJ (fouillant le bac à légumes) :" Attends-toi à ce que ça te retombe dessus. Oh tiens donc! Dombré, viens voir ce que j'ai trouvé ".

DOMBRE (intrigué) :" Qu'est ce qu'il y a ? ".

PWAROUJ : "Regarde, un bocal bizarre avec des cheveux. Il est peut-être pas si ridicule que ça notre Proto. Je te parie que ce sont les cheveux de Marylou Blue. On l'avait retrouvée entièrement chauve, tu te souviens? ".

Dombré prend le bocal dans ses mains et le met face à la lumière du jour pour voir ce qu'il y a dedans.

DOMBRE (se tournant vers un officier) :" Envoyez moi ça au laboratoire pour analyse ".


1H PLUS TARD AU COMMISSARIAT DE GAMBETTA


Au commissariat de Gambetta, tous les flics étaient devant la télévision de la cantine. Une journaliste disait que :
<< L'incompétent Commissaire Proto avait arrêté quelqu'un par erreur croyant que c'était Darky >>.

PROTO (en colère,surprenant ses hommes devant la télé) :" Allez au boulot !! Eteignez moi cette merde !! Arrêtez de regarder des conneries !! ".

Tous les hommes se levèrent d'un seul bond et reprirent leurs activités comme si de rien n'était. Mais beaucoup avait du mal à s'empêcher de rire et de se moquer du grand patron. Ce qui avait le don de l'énerver au plus haut point.
Dombré et Pwarouj eux avaient déjà commencé l'interrogatoire du suspect Jimmy.

PWAROUJ (à Jimmy) :" On a analysé les cheveux dans ton frigo et c'est bien les cheveux de Marylou Blue. Tu l'as tuée et tu lui as rasé le crâne c'est ça ? Vas y parle ! ".

JYMMY (en larmes) :" Non! Non ! Je suis innocent. Comme je vous l'ai dit je m'appelle Jymmy, je suis coiffeur. Tous les jours je voyais Marylou passer devant mon salon et je la coiffais tous les samedis. J'étais fou d'elle, je l'aimais. Jamais je ne lui aurais fait de mal ".

DOMBRÉ (tapant du poing sur la table) :" Alors qu'est ce que ses cheveux faisaient dans un bocal au fond de ton frigo. Ils étaient mélangés à de la boue, du sang et de l'huile ".


JIMMY (en larmes) :" C'est Leila qui m'a dit de faire ça ".

JIMMY (effondré) :" Oui Leila est une puissante  Gadè de zafè (sorcière) qui m'a dit pouvoir jeter un sort d'amour à Marylou pour qu'elle m'aime. Je lui ai pris une mèche de cheveux en la coiffant. Je lui ai donné et elle m'a fait une potion avec du sang de zandoli et de l'huile de coco. C'est ce que vous avez trouvé dans mon frigo. Jamais je ne lui aurai fais de mal, Je vous le jure !! je l'aimais !! ".

DOMBRE (maintenant la pression) :" Et pourquoi te faire passer pour Darky sur Facebook? ".

Pradel entre avec une feuille à la main tout excité et interrompt la conversation.

PRADEL (géné) :" Vous vous trompez de bonhomme. Ce n'est pas lui l'assassin. Je veux dire...la connexion ne venait pas de son ordi ".

PWAROUJ (s'en prenant à Pradel) :" Comment ça petit génie? Et son adresse Pipé de mes couilles ? ".

PRADEL (géné mais ne se démontant pas) :" Elle venait bien de son ordi, mais ce n'est pas lui ".

DOMBRÉ (se tournant vers Pradel) :" Bon là tu commence à me saouler avec ton charabia. La connexion venait de son PC donc c'est lui oui ou merde ?!! ".

PRADEL : "Au moment où l'on parle Darky est connecté et nous envoie un message ".

PWAROUJ (énervé) :" Mais putain Bozo pourquoi est-ce que tu ne l'as pas dit plus tôt !! ".

Ils se lèvent pour voir l'ordinateur de Pradel.

En effet Darky parlait sur le tchat en s'adressant à Dombré    << Les meurtres vont continuer Dombré, vous ne m'attraperez jamais >>.

DOMBRE (furieux) :" Ah ouais il veut jouer !! Laisse lui un message sur son mur à cette pourriture. Que tout ses contacts sachent quel enfoiré il est !! ".

DOMBRE (sur le mur de Darky) :
<< Je t'aurai salopard! Tu n'auras nulle part où te cacher. Je te traquerai au bout de l'enfer s'il le faut !! >>

PWAROUJ : "N'empêche que le premier message venait bien de l'ordinateur de Jymmy. Donc Darky à forcément utilisé son PC. Dombré, ils sont complices tous les deux, c'est ça l'explication. Il est là à pleurnicher à jouer les amoureux malheureux, mais lui et son pote rappeur sont deux psychopathes en puissance ".

DOMBRÉ (se penchant sur Jimmy) :" C'est vrai ce qu'il dit mon collègue, ton histoire de marabout et de potion à la con n'enlève rien au fait que le message venait bien de ton ordi ".

PRADEL : "Mais c'est pas moi je vous dis. Je ne le  connais pas moi ce Darky. En plus je préfère le compas ".

PWAROUJ : "Dombré on perd notre temps avec lui. Foutons le au trou. Cette série de meurtre est la plus sanglante qu'ait jamais connue la Guadeloupe. Le procureur voudra faire un exemple. C'est partie pour au moins quarante ans sans voir le soleil mon gars ".


DOMBRÉ (à Jymmy) : "Je suis désolé Jymmy, mais tu ne veux pas m'aider alors moi je ne peux rien pour toi ".



Assis devant son ordinateur, en lisant le message de Dombré, une silhouette absorbée par la lueur de l'écran laissa échapper un rire sombre et rauque de sa cage de dent et d'ivoires.

SILHOUETTE (riant à gorge déployée) :" Ahahah Dombré, bientôt ton tour viendra.Ton tour viendra ".

Il faisait jour dehors, mais les rideaux tirés plongeait la pièce dans la noirceur absolue. Une chanson de Darky "Vision Morbide" en écoute sur son myspace passait ses doigts sur le mur à la recherche d'un interrupteur qu'elle ne trouvait pas. La silhouette se leva de devant  son écran d'ordinateur et se dirigea vers la cuisine. Elle prit deux souris dans une boite en carton et les lâcha dans un vivarium en verre. Les pauvres bêtes finirent dévorées par un  serpent au venin jaloux et tordant.

LA SILHOUETTE (tapotant sur la vitre du vivarium) :" Bon appétit mon ami ".

Une fois assurée que son compagnon à la fourrure d'écailles ait été bien nourri, la silhouette  se dirigea vers une chambre avec des photos et des posters de Darky partout. Elle  poussa le lit et sous le sommier, cachée par une moquette, elle souleva une trappe menant à un sous sol sombre. La silhouette descendit quelques marches et alluma la lumière.
Dans la pièce des vielles poupées aux yeux arrachées, des jantes de voitures, des tableaux poussiéreux et des outils de bricolage retenaient leurs souffles pour qu'elle ne les remarquent pas. Trois énormes tonneaux en bois trônaient au milieu de la pièce, elle les ouvrit et fit apparaitre trois femmes noyées dans du rhum. Shayane une hôtesse de l'air, la peau bonbon, le sourire caramel, les cheveux vanillés. Élodie une femme d'affaire brune aux grand yeux verts, la chevelure rousse. Et Malika une physionomiste en boite de nuit, une femme passionnée au regard décidé, les traits fins et le corps écrit avec la plume des dieux de la beauté. Elles étaient toutes les trois différentes dans la vie, mais ici elles étaient pareilles: Mortes. La silhouette plongea ses mains dans un des fûts et  prit une gorgée de punch aux cadavres. Puis elle extirpa Shayane d'un des tonneaux, l'allongea sur le sol et commença à lui raser la tête avec un couteau. Elle la retourna sur le ventre et lui grava " I love Darky" dans le dos.
La victime avait le corps fripé et la peau brulée par le rhum. ce qui se mariait très bien avec la lame brûlante de rage de son bourreau. Soudain, venant d'un des tonneaux des gémissements craintifs attirèrent l'attention de la silhouette. Malika respirait encore. En essayant de s'échapper elle avait fait tomber le tonneau par terre et le rhum macéré s'était répandu dans la pièce. Malika rampait sur le sol en suffoquant dans la boue alcoolisée. La silhouette l'attrapa par la jambe et l'attira vers elle.

MALIKA (en hurlant) :" Pitié!!  Pitié!! Ne me tuez pas !! Mais pourquoi faites vous ça?!!!! ".

Pour seule réponse, la silhouette ramassa un marteau et lui fracassa la tête à dix reprises dans une rage folle et incontrôlable. Puis elle lui rasa la tête et lui grava "I love Darky" dans le dos.

FIN DE L'ÉPISODE 16

Dans cet article : Grégory Chindéko (articles), Ninjah Shaolin (articles), Steeve Apens (articles), Midgy Balon (articles), Sylvain Beaubois (articles), Showdem Faya (articles), Olivier Loulendo (articles), Fred Premel (articles), Priscilla Riemer (articles), Jessie Polka (articles), Alain Thorinius (articles), Jymmy Maugran (articles), Rony Dankers (articles), Leila Laurent (articles), Malika Jean Francois (articles), Elodie TyBoune Ggdb (articles), Shayane Lacash (articles)


Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.





PETIT MOMENT DE DETENTE AVEC LE SHOWGUN DE GWADA by JULIEN DALLE

Retrouvez DARKMAN prochainement  dans le téléfilm de Julien Dalle " RETOUR AU PAYS"  plus d'infos sur http://www.retouraupays-lefilm.com/




lundi 16 mars 2009, a 06:16
ÉPISODE 15 "QUAND LES CARTES POSTALES ET LE GHETTO SE MARIENT"
 

RAPPEL: Dans un épisode précédent Kévin et Shemshey s'étaient rendus aux urgences pour rien. L'ambulance qui avaient emmené Darky sous leurs yeux n'y était jamais allée. Le docteur Guillaume, l'infirmière Melissa et l'anesthésiste Joël l'avaient emmené ailleurs dans une maison aux Deux Mamelles à Basse-terre.




GRAND BAIE 1H00 DU MATIN


Kévin et Shemshey avait roulé jusqu'à Grand-Baie. "Grand B" comme "Grand Bordel" ou "Grande Benne". Quand une carte postale et un ghetto se marient ça donne ça: Un peuple qui fait des grands sourires pour cacher une grande peine. Des murs délabrés, des routes écorchées, la misère qui fait fortune et la mer juste en face qui se moque de tout. Le quartier était animé ce soir là, les ruelles étaient tatouées de monde et la violence dansait nue. La chaleur était palpable, la musique coupable et les regards fuyant de travers comme des crabes. La communauté Dominicaine aimait à s'y retrouver pour célébrer ensemble les souvenirs du pays, de l'exil comme des fous de soleil et de bières fraiches enfermés dans le même asile. Bachata, Meringue et Reggaeton s'accouplaient sur des notes latines, emportées par les voix de Daddy Yankee, Juan Luis Guerra et Calderon. Les filles faisaient du charme aux passants et se noyaient dans des rires exquis à faire les démons de la nuit sauter au plafond.
Kevin et Shemshey décidèrent de prendre une chambre dans un motel afin de cogiter sur les évènements de la nuit. Cela faisait la deuxième fois qu'ils perdaient la trace de Darky et ils angoissaient  à l'idée d'annoncer la nouvelle à Désirée. Elle ne tolérait aucun échec et ils craignaient son courroux.
Le motel était miteux, la moquette avait fait son deuil de ses belles boucles rouges et portait depuis de jolies mèches noires faites aux mégots de cigarettes, de vomi et de sang séché. En entrant Shemshey se fit bousculer par une fille en pleurs, le soutif déchiré, se cachant les seins avec les mains, poursuivie par un type complètement saoul qui s'écroula dans l'escalier en grouinant comme un porc. Shemshey lui marcha dessus en l'écrasant avec sa semelle noire et Kévin l'enjamba.
Le gérant du motel un dénommé Mat somnolait les pieds sur le comptoir, un chapeau jaune enfoncé jusqu'au menton. Le diable aussi avait le droit de se reposer et quand il le faisait, c'était ici dans le bruit et le béton.

SHEMSHEY (poussant les pieds de Mat) :" Une chambre pour deux ".
MAT (réveillé en sursaut) :" Pour les couples homo, c'est prix compte double ".

KÉVIN (vexé) :" Eh ! oh! On n'est pas homo du con ! ".

MAT (ironiquement) :" Mais vous aimez bien dormir ensemble comme deux copains c'est ça. Moi vous savez j'ai rien contre les homos c'est des gens comme nous. Du moment qu'ils payent double ? ".

SHEMSHEY (perdant patience) :" Bon tu vas nous la donner cette chambre où il faut que je fasse le tour du comptoir pour t'enfoncer ton chapeau dans le cul ".

MAT (lui balançant les clés) :" Chambre 212 deuxième étage. Éclatez vous bien les mecs  mais je ne veux pas trouver de traces de foutre dans les draps, c'est bien compris ? ".

SHEMSHEY (à Kévin) :" Fais moi penser à lui éclater sa tronche de con en partant ".

 Après avoir prix quatre bières dans le distributeur à pièce du couloir, les deux compères entrent dans la chambre. Il y avait deux lits, une télé, deux lampes de chevet et une salle de bain. Kévin sauta sur une des deux couches, ouvrit une bière, et se mit à zapper sur la télé pourrie de la chambre. Il tomba sur un chaine classé X, le programme le captivait comme un singe devant une banane, mais l'image sautait . Shemshey, lui, était hors de lui. Il craignait pour l'avenir de l'équipe.

SHEMSHEY (furieux, frappant du poing sur un mur) :" Putain de putain! De putain! de languèt, de cougnia, de bonda, de bordel de merde !!! ".

KEVIN (lui lançant une bière) :" C'est clair y a de quoi avoir les nerfs, ça passe mal, fais chier ! En plus c'est avec Nathalie, j'adore cette actrice porno. J'ai vu tous ses films de  "James Bonda " à  "La Baise des Flamboyants"  sans oublier l'incomparable  " Plus de sirop sur mon Snawball s'il vous plait" . Elle a un corps parfait. J'adore ses jambes, oh la la et ses seins ! T'as vu ses seins ?! Ils sont ronds comme des pastèques. Je sais pas ce que je donnerais pour.. ".

Excédé par ses divagations, Shemshey lui balança une bière dans sa direction. Elle éclata sur le mur au dessus de sa tête et  l'aspergea de mousse.

KEVIN (s'épongeant le visage avec les draps) :" Mais qu'est ce qui t'arrives Shem? Y'aura une rediff t'inquiètes ".

SHEMSHEY (hors de lui) :" Je m'en bats les couilles de ton porno de merde. On a perdu Darky et toi tu me parles de Nathalie. Putain mais t'es con ou t'es con!! ? ".

KEVIN (penaud) :" Tu ne devrais pas m'insulter comme ça Shemshey. C'est pas bien de dire des gros mots, ma mère m'a toujours dit que ... ".

SHEMSHEY (dans une rage folle) :" Ta gueule! Ta gueule! Ta gueule! Je m'en fous de ta mère, de ta grand-mère, de ta belle-mère !! Mais putain c'est pas vrai, qu'est ce que j'ai fait pour faire équipe avec un demeuré pareil !! C'est pas possible, tu t'es échappé d'un dessin animé ! Tous les soirs quand tu rentres chez toi, y'a quelqu' un qui te dessines dans son carnet, ton père c'est Walt Disney, c'est ça ?! ".

KEVIN (en riant) :" C'est vrai que les dessins animés de Walt Disney sont bien, mon préféré c'est Dingo et... ".

SHEMSHEY ( hors de lui) :" Mais putain, fermes ta ... ".

La sonnerie d'un téléphone lui mit la main sur la bouche et l'empêcha de finir sa phrase. C'était le portable de Shemshey.

SHEMSHEY (bégayant au téléphone) :" Oui madame... Non madame... On l'a perdu madame. Je fais mon possible mais avec Kévin ça ne marche pas. Il est totalement incompétent. Oui madame... Merci madame... Mes respects madame ".

Complètement décontenancé par l'appel, Shemshey  passa le téléphone à Kevin.

Shemshey (donnant le téléphone à Kévin) :" Désolé l'ami, rien de personnel. Mais là je suis à bout, on n'arrive à rien tout les deux ".

KEVIN (prenant le téléphone) :" Bonsoir Madame... Oui madame... J'accepte votre décision madame... Tout de suite madame ".

Il raccroche et se tourne vers Shemshey, celui ci boit une bière allongé sur son lit. Il met un chaine sportive et demande à Kevin de se pousser  de devant l'écran.

SHEMSHEY :" Alors, qu'est ce qu'elle t'a dit Désirée? ".

KEVIN :" Elle m'a dit qu'à partir de maintenant je ferai équipe avec  Daity ".

SHEMSHEY (se redressant sur son lit) :" Hein ?! Comment ça ? Et moi ? ".

KEVIN (sortant son arme) :" Ben toi, tu restes là ".

Sur ce, il lui explose le crâne avec une balle en pleine tête. Il lui prend sa bière des mains, reprend la télécommande, se couche sur le lit et remet sa chaine porno avec Nathalie.

KEVIN (buvant une gorgée de bière) :" Elle est vraiment bonne cette Nathalie. Aaah ce que je donnerais pour avoir une nuit avec elle ".




 VERNOU 2H26  APPARTEMENT DE GUILLAUME


Guillaume rentrait chez lui en sifflotant, il avait acheté une délicieuse pizza aux lambis et une canette de jus de goyave. Il faisait frais à Vernou à cette heure de la nuit et une légère brume enfumait le quartier. Sûrement la condensation qui fumait le calumet de la paix avec la chaleur accumulée durant la journée et l'humidité. Il arriva devant la porte de chez lui, prit la boite à pizza et la canette en équilibre d'une main et de l'autre chercha les clés dans sa poche. Il trouva enfin le passeport de ferraille et d'acier,  le glissa dans la serrure vorace et rentra en poussant la porte avec son pied. Avec son coude il alluma l'interrupteur,  posa les commissions sur la table de la salle à manger et s'en alla chercher un verre dans la cuisine.
Mais là, il s'arrêta net et poussa un cri. Joël était allongé par terre, la gorge tranchée baignant dans un magma de sang. Melissa était assise en pleure à côté de lui, les mains attachées derrière le dos et la bouche scotchée. Il s'agenouilla dans la vomissure sanguinolante pour la libérer, mais elle devint complètement hystérique.

GUILLAUME (lui enlevant le scotch de la bouche) :" Mais qu'est ce qui s'est passé Melissa? ".

MELISSA (en hurlant) :" Guillaume derrière toi !!! ".

Guillaume se retourna et prit un coup sur la tête. Il perdit connaissance et se réveilla quelques instants plus tard, ligoté sur une chaise de la cuisine. Assise tranquillement à table, une femme mangeait sa pizza en sirotant son jus de goyave. Elle était grande, brune, les cheveux courts avec une longue frange taillée en biais lui retombant sur l'oeil gauche. Pantalon, chemise et  gants noirs. Belle, dangereuse et élégante comme une panthère noire.

DAITY :" Bonsoir Guillaume, ça ne t'embête pas si je te prends une part de ta pizza et  un peu de jus ? Mais ça fait une petite heure que je t'attends et torturer tes amis m'a creusée l'appétit ".

GUILLAUME (revenant peu à peu à lui) :" Mais qui êtes vous ? Pourquoi vous en prendre à mes amis et moi ? ".

DAITY :" Ce soir, vous avez embarqué un homme dans votre ambulance. Je voudrais savoir où vous l'avez emmené ? ".

GUILLAUME :" Nous l'avons emmené à l'hôpital, aux urgences ".

Daity tire une balle dans l'épaule de Melissa qui se met à hurler. Sa bouche laisse échapper un râle de douleur qui s'écrase sur le scotch, sans même avoir connu la lumière, comme un spermatozoïde faisant la course à la vie se heurtant au mur en plastique d'un préservatif.

GUILLAUME (hurlant) :" Mais putain! Vous êtes malade ! ".

DAITY (buvant une gorgée de jus) :" Vraiment délicieux ce jus de goyave. Pas trop de sucre, pas trop de pulpe comme j'aime. Oups, je l'ai fini, excuse-moi... Guillaume, ton ami Joël a voulu jouer les cowboys, maintenant il fait du rodéo en enfer. Tu as une chance de sauver ta vie et celle de Melissa. Je suis une fille très gentille mais je n'aime pas qu'on se foute de moi. Je vais donc te reposer la question, où est Darky? ".

GUILLAUME (en larmes, se pissant dessus): "Je ne peux pas vous le dire. Ils ont dit qu'ils allaient me tuer moi et ma famille ".

DAITY (tirant une balle dans la gorge de Mélissa) :" Quand tu dis tuer, tu veux dire comme ça ? ".

Mélissa s'écroula sur le carrelage, en s'étouffant dans son propre sang. Dans des spasmes douloureux et violents.

GUILLAUME (se débattant sur sa chaise) :" Oh mon Dieu! Melissa! ".


Daity se lève de sa chaise et vient s'assoir à califourchon sur Guillaume. Elle lui tire les cheveux en arrière et lui colle le canon brulant de son arme sur la tempe.

DAITY (lui léchant le visage) :" Guillaume, mon petit chéri je t'écoutes ".

GUILLAUME (en larmes) :" On nous a demandé de récupérer un accidenté à Ste Rose. Il avait fait un crash de dingue contre un poteau électrique. On l'a réanimé et emmené aux Deux Mamelles ".

DAITY (lui tirant les cheveux plus fort) :" Où ça aux Deux Mamelles? ".

GUILLAUME :" Dans une maison toute bleue dans les bois. Elle est facile à reconnaitre, même le gazon et les arbres sont bleus. Le propriétaire est complètement obsédé par cette couleur ".

Daity l'embrasse sur la bouche, lui donne une petite claque sur la joue et se relève.

DAITY (sourire aux lèvres) :" Tu vois, ce n'était pas difficile Guillaume ".

Puis elle s'en va dans le salon et revient avec un jerricane d'essence. Elle asperge les corps de Melissa et Joël puis Guillaume qui se débat comme un forcené. Ensuite tranquillement, elle sort un paquet de cigarettes de sa poche.

DAITY (s'allumant une cigarette) :" T'en veux une? ".

GUILLAUME (suppliant) :"Je vous ai tout dit, pitié! Pitié!!! ".

DAITY (rangeant son paquet dans sa poche) :"Je crois comprendre que tu n'en veux pas. Tu as bien raison, fumer tue ".

Sur ce, elle jette sa clope par terre et s'en va. Les étincelles se mettent à bailler et à s'étirer comme sorties d'un grand sommeil de feu et de cendre. Elles ouvrent les yeux, voient l'essence et piquent une tête dedans en crépitant.

En s'en allant dans sa voiture teintée noire, Daity regarda dans le rétroviseur les flammes et la fumée dévorer l'appartement.



FIN DE L'ÉPISODE 15

La structure générale, la présentation, la forme et le contenu des présents articles constituent ensemble, une œuvre protégée par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des législations française et internationale.

copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)

Dans cet article : Daity Lauriette (articles), Mat Cerato (articles), Nathalie Franchinard (articles), Joel Faider (articles), NicOlas Guillaume (articles), Kevin Arnaud (articles), Fugitf Shemshey (articles), Pascale Désirée Pascale (articles), Maurin Melissa (articles)


Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.















vendredi 13 mars 2009, a 21:54
EPISODE 14 INTITULÉ "LA CAVE"
 

RAPPEL: Dans un épisode précédent Régine surprenait  Mozar et son père dans la cave à vin en train de discuter sans se faire voir. Pendant ce temps on avait fouillé et chamboulé son appartement à la recherche des photos. David avait tué la femme de ménage qui s'avérait être une Homines Nocturni .





Les idées se bousculaient dans la tête de Régine. Elle avait roulé pendant une bonne heure en repensant à son père et à cet homme à la bague en or représentant un soleil vampire qui mord une lune. De quoi parlaient-ils ? Que faisaient-ils dans la cave à vin ? Qui était cet homme étrange et pourquoi son père lui avait-il menti ?

En arrivant chez elle, qu'elle ne fût sa surprise en découvrant l'état de son appartement. C'était incroyable, les livres, les dossiers, les revues, les vêtements, tout avait été rangé et classé soigneusement. Les meubles étaient époussetés, les rideaux tirés et la pièce parfumée. Ses lunettes de soleil qu'elle pensait avoir perdu depuis deux ans étaient rangées dans un tiroir. Non, franchement rien à dire,  la femme de ménage avait fait du bon boulot. Il fallait vraiment penser à l'augmenter. Comme d'habitude dès qu'elle avait des soucis, Régine se préparait un thé chaud vanille caramel et des petits biscuits à la cerise pays. Pendant que l'eau bouillait, elle en profitait pour prendre une douche. À chaque fois qu'elle entrait dans la salle de bain, le miroir s'asseyait confortablement dans son fauteuil de verre pour admirer son corps. Il adorait la voir nue les cheveux mouillés, la peau embaumée, caressée par le savon et ses bulles coquines. Elle arrivait intello à lunettes, elle ressortait sirène et déesse au formes félines. S'il n'était pas encastré dans un mur, cela ferait belle lurette qu'il lui aurait sauté dessus. Mais malheureusement les contes où les fées transforment les miroirs en princes n'existent pas et aucun écrivain n'a jamais songé à en inventer.
La rêverie de notre ami donneur de reflet fut interrompue par un bruit sourd. Quelqu'un frappait à la porte. Régine sortit de la douche comme un rêve sort des bras du sommeil. Elle enroula une serviette autour d'elle et alla ouvrir.

REGINE (sortant de la douche)  :" Oui un instant s'il vous plait  ".

VOIX HOMME (derrière la porte) :" Professeur Hierso, c'est le facteur. Il y a un colis pour vous, j'aurai besoin d'une signature ".

REGINE (ouvrant la porte) :" Je signe où? ".

SOHAN (poussant la porte violemment, suivi de Shawn) :" Bonsoir professeur on a à parler. Au fait joli p'tit cul au passage ".

REGINE (reculant,n'y comprenant rien) :" Mais qu'est ce que ça veut dire Sohan ? ".

SOHAN (la menaçant d'une arme) :" ça veut dire que vous plongez le nez dans des affaires qui ne vous concernent pas. Maintenant, vous allez me donner les photos des tatouages que votre amie Joëlle vous a envoyées ".

REGINE (se dirigeant vers la cuisine) :" Je les ai mises ici, mais que voulez vous en faire? ".

SOHAN (la suivant dans la cuisine) :" Les détruire ".

Régine laisse tomber sa serviette ce qui déconcentre Sohan. Elle prend la casserole, lui balance l'eau bouillante au visage et fonce vers la porte. Sohan hurle de douleur en se tenant la tête. Shawn dans le salon à ce moment là, la rattrape sans difficulté avant qu'elle n'atteigne la sortie.

SOHAN (se tenant la tête) :" Putain la salope !! Elle m'a brulé la gueule !! ".

Shawn la tenant bien solidement dans ses bras. Sohan laisse aller sa rage et la frappe sauvagement à coup de crosse.

SHAWN (hors de lui) :" Où sont les photos salope ?! Où sont elles ?!! ".

RÉGINE (en larmes) :" Je ne les ai plus, je m'en suis débarrassée ".

SOHAN (la pointant avec son arme) :" Alors crève salope !! ".

Deux coups de feu retentissent. Shawn et Sohan s'écroulent par terre, chacun une balle dans la tête. Un petit cadeau de David. Il attendait le retour de Régine en planque dans sa voiture et avait suivi les deux lascars. Régine était complètement hystérique. Elle était morte de peur et suppliait  David de l'épargner.

RÉGINE ( lui tendant son sac) :" Je vous en supplie ne me tuez pas. Tenez, prenez mon sac, il y a cinquante euros dans le porte feuille ".

DAVID (fouillant les deux corps) :" Si j'avais voulu vous tuer, vous seriez morte depuis longtemps. Je vais vous poser la même question qu'eux, où sont les photos des tatouages? ".

REGINE (tremblante) :" Mais je ne mens pas, je ne les ai pas ".

DAVID (la pointant avec son arme) :" Vous ne m'êtes donc plus d'aucune utilité ".

REGINE (hystérique) :" D'accord !! d'accord !! elles sont chez mon père à St François ".

DAVID :" Habillez vous, on y va. Au fait, joli p'tit cul au passage ".




Dans la voiture noire et teintée de David en route pour St François, Régine s'en voulait d'avoir donné l'adresse de ses parents. Mais cet homme à l'oeil crevé la terrorisait. Cette exécution brutale dans son salon l'avait toute retournée. Elle avait juste eu le temps de mettre un jean, un t-shirt et des baskets. Dès qu'elle le pourrait, elle s'enfuirait.

REGINE (à bout de nerfs) :" Je ne suis qu'un professeur d'université, pourquoi s'en prendre à moi ? Pourquoi ces photos sont elles si importantes ? ".

DAVID :" Les hommes qui ont essayé de vous tuer sont les Homines Nocturni. C'est une société secrète, une confrérie d'âmes damnées. Leur but est la domination et l'asservissement de tous les univers rattachés à l'homme et à l'esprit. Ils sont la plaie béante de l'humanité d'où coule injustice, infamie et cruauté. Ils détestent qu'on s'immisce dans leurs affaires. Vos recherches sur les photos, votre passion pour l'ésotérisme et les sociétés secrètes risquaient de révéler leur existence. Ils ne pouvaient pas l'accepter ".

REGINE (se tournant vers lui) :" Et vous, qui êtes vous? Les gentils ? ".

DAVID :" Je fais partie des Derniers. À l'origine nous étions des êtres puissants et  nobles unis par le même idéal d'amour et de justice. Notre mission était d'oeuvrer pour le bien de tous sans distinction de races, de couleurs ou de religions. Nous avions la permission des Dieux, la confiance des anges, mais nous n'étions que des hommes. Certains ont trouvé que cela ne suffisait pas. Alors enivrés par notre propre orgueil, la vanité, la cupidité et les luttes internes pour le pouvoir, nous nous sommes déchirés. Deux camps ont vu le jour. Ceux qui pensent qu'un jour la lumière va gagner et ceux qui croient que la nuit a créé l'homme à son image. Nous, les Derniers voulons rétablir l'ordre initial et redonner à l'humanité son harmonie ".

RÉGINE ( à voix basse) :" Les premiers seront les derniers... ".

DAVID (en la regardant avec son oeil crevé) :" Et les derniers seront les premiers ".

REGINE :" Alors, je crois que mon père est en danger. Je l'ai vu parler avec un homme qui a une bague en or avec le symbole du soleil vampire qui mort une lune ".

DAVID :" C'est le symbole des Homines Nocturni. Mais ils n'approchent que les gens qui leur sont utiles. Qu'est ce que votre père fait dans la vie? ".

REGINE :" Il est anthropologue ".

DAVID (le regard pensif) :" Je vois ".




David et Régine arrivent enfin à la maison de Victor et Chelda. La propriété est baignée dans le noir sauf une fenêtre à l'étage respire encore. Régine a le double des clés et suivie de David, elle se met à chercher dans le bureau de son père les précieux documents à la lueur d'une lampe torche. Soudain la lumière du couloir glisse un oeil sous la porte, elle reconnait les voix de son père et sa mère qui parlent à voix basse.

CHELDA (inquiète) :" Ce Mozar me fait peur Victor, il me met mal à l'aise. Son visage n'a aucune expression. Il disparait parfois pendant des heures et réapparait comme une ombre en longeant les murs. Je veux qu'il s'en aille ".

VICTOR (l'embrassant) :" Je te demande d'être patiente ma chérie, il n'y en a plus pour longtemps. Maintenant va te coucher mon ange, je te rejoins dans quelques minutes ".

Ils se séparent et quittent le couloir. Une fois seul, Victor passe un coup de fil.

VICTOR (au téléphone) :" Mozar où êtes vous? Dans la cave... Bien. J'arrive, il faut qu'on parle ".

Dans la pénombre du bureau, David et Régine ont tout entendu.

DAVID :" De quelle cave parle t il ? C'est ce Mozar qui a la bague dont vous parlez ? ".

REGINE :" Oui c'est lui je pense. Ils parlent de la cave à vin, c'est là que j'ai surpris leur conversation ".

DAVID (l'invitant à passer devant lui avec son arme) :" Emmenez moi à cette cave ".

Ils sortent discrètement du bureau et emboîtent silencieusement les pas de Victor jusqu'au cellier sans se faire voir. Victor déplace une bouteille de Bordeaux sur une étagère et une porte dérobée s'ouvre. Il l'emprunte et disparaît derrière les murs. David attend quelques instants, profite pour changer son chargeur et vérifier son arme. Régine le supplie de ne faire aucun mal à son père.

RÉGINE (suppliante) :" Je vous en prie laissez mon père en dehors de tout ça ".

DAVID (abaissant la bouteille de vin) :" ça dépendra de ce que je trouverai là dedans ".

Ils empruntent à leur tour le passage secret. Dans un décor caverneux hérité de l'âge de pierre, ils descendent un escalier tortueux taillé à même la roche. Des flambeaux montrent le chemin en pointant leur bras de feu dans la direction à suivre. Plus ils descendent les marches et plus l'essaim de voix se rapproche. Il y a celle de Victor mais aussi celle d'un autre homme et d'une femme. Cachés derrière un énorme bloc de granit, David se risque à jeter un oeil et n'en revient pas de ce qu'il voit.

DAVID (estomaqué, à voix basse) :" Nom de Dieu !!  Le Docteur Hans et Géraldine !! ".

REGINE (regardant à son tour) :" Mais de qui parlez vous ? ".

DAVID :" Baissez la voix, vous allez nous faire repérer ".

REGINE( à elle même) :" Mon père serait le Docteur Hans... ".


Pendant ce temps Victor et Mozar


DR HANS/VICTOR (à Mozar) :" Alors, elle a parlé? ".

MOZAR :" Non, toujours pas ".


DR HANS/VICTOR :" Géraldine pourquoi continuer à lutter ? Notre clan est le plus fort. Rien ne pourra arrêter notre marche vers la gloire. Vous les Derniers, êtes impuissants face à cela. Allez sois gentille, dis moi où est Désirée et je tâcherai d'abréger tes souffrances dans la dignité ".

GERALDINE (enchainée, le corps lacéré, le visage en sang) :" La dignité ?! Pffff, vous ne savez pas ce que c'est. Je vais mourir ici mais mon âme survivra à vos péchés ".

DR HANS/VICTOR (irrité) :" Bon, j'en ai marre !! Mozar tue la qu'on en finisse !! ".

MOZAR(s'approchant de Géraldine) :" Sans rancune ma belle ".

Il lève son arme et s'apprête à lui tirer dessus quand David surgit de sa cachette et le somme de lâcher son flingue.

DAVID (le tenant en joue) :" Lâche ton flingue Mozar et recule ".

Mozar s'exécute, il lâche son arme et recule aux côtés de Victor.

GERALDINE (relevant la tête avec peine) :" Tu en a pris du temps David, tu ne m'en voudras pas si je ne te fais pas la bise. Mais mon maquillage a un peu coulé ".

DAVID :" T'inquiète pas Gégé, je vais te sortir de là ".

REGINE (déboussolée) :" Papa, qu'est ce que ça veut dire ? Pourquoi est ce que tu séquestres et tortures cette fille ? Et pourquoi t'appellent-ils docteur Hans ? ".

DR HANS/VICTOR (s'approchant d'elle) :" Je vais tout t'expliquer ma puce. Ce que tu dois savoir c'est que j'oeuvre pour le bien. Cet homme et cette femme sont diaboliques, ne crois pas un mot de ce qu'ils disent ".

DAVID (tenant Victor et Hans en joue) :" Régine, détachez Géraldine et sortez d'ici. Dépêchez vous !! ".

REGINE (Détachant Géraldine) :" Qu'allez vous faire de mon père? ".

DAVID :" On a un vieux compte à régler lui et moi. Maintenant, sortez toutes les deux ".

Géraldine est très affaiblie et s'accroche à Régine pour marcher. Elles prennent toutes les deux l'escalier et sortent de la grotte. David ordonne à Hans et Mozar de se mettre à genoux.

DR HANS/VICTOR ( se mettant à genoux) :" David tu n'es pas obligé de faire ça. Tu as encore ta place parmi nous. Tout pourrait être comme avant ".

DAVID :" La dernière fois que je vous ai fait confiance, j'ai perdu un oeil ".

MOZAR (refusant de s'agenouiller) :" Le borgne tu aurais dû accepter la proposition du docteur. Il est trop tard maintenant ".

DAVID (remontant la gâchette de son arme) :" Ah ouais, tu crois? ".

MOZAR(en souriant) :" Retourne toi tu vas comprendre ".

CHELDA (ayant ramassé l'arme de Mozar):" Bonsoir David ".

Elle l'exécute froidement d'une balle dans la tête puis elle se retourne vers Hans et Mozar.

DR HANS/VICTOR (se relevant) :" Bien joué ma chérie..."

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'elle lui tira deux balles, une dans chaque jambes.

DR HANS/VICTOR (se tordant de douleur) :" Mais qu'est-ce que tu fais Chelda ?!! ".

Elle s'approche de lui et l'achève d'une balle en plein milieu du front. Puis, elle se tourne vers Mozar.

CHELDA :" Alors, tu attends quoi pour partir à leur poursuite !! ".

MOZAR :" Et pour votre fille Madame ? ".

CHELDA (fixant le cadavre de Hans/Victor) :" Elle a choisi son camp ".


FIN DE L'EPISODE 14





La structure générale, la présentation, la forme et le contenu des présents articles constituent ensemble, une œuvre protégée par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des législations française et internationale.

copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)

Dans cet article : Régine Hierso (articles), Joëlle Hierso (articles), David Datil (articles), Sohan Soukai (articles), Shawn-p Collot (articles), Victor Andirin (articles), Chelda Nessal (articles), Olivier Mozar (articles), Lanteri Géraldine (articles), Pascale Désirée Pascale (articles)


Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.




MAKING OF DU CLIP VISION MORBIDE EN EXCLU



vendredi 13 mars 2009, a 01:35
EPISODE 13 "LE RAT MAGICIEN"
 

COMMISSARIAT DE GAMBETTA  9H00 MARDI


La semaine est comme un berceau où dorment sagement  les septuplés lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. Et puis on ne sait pourquoi, il y en a un qui se réveille et se met à pleurer, alors tous les autres pleurent aussi. Ce matin-là au commissariat de Pointe-à-Pitre, la routine se promenait dans les couloirs en traînant avec elle son lot d'infamie, de misère et de drame. Les braquages, les vols à mains armées, les petits dealers, les toxicomanes et les prostituées dansaient sur la musique des plaintes et des comparutions comme dans une discothèque du crime où chacun faisait la queue pour avoir une consommation.
Les inspecteurs Dombré et Pwarouj étaient les DJ de cette boîte horrible où les clients finissent complètement ivres leur soirée désabusée en prison.

PWAROUJ (taquin) :" Alors raconte et ta soirée ? ".

DOMBRE (aux anges) :" ça c'est très bien passé. Le resto était bon, le vin était bon, le dessert était bon... ".

PWAROUJ (s'impatientant) :" Oui, d'accord, mais Anaelle ? Est ce qu'elle était bonne ? ".

DOMBRE (irrité) :" Putain, mais y a que la fesse qui t'intéresses ! ".

PWAROUJ (en riant) :" Oh tu sais, moi je dis ça pour toi. La dernière fois que t'as touché une femme, les dinosaures n'étaient pas encore en voie d'extinction ".

DOMBRÉ (piqué au vif) :" Pwarouj je t'emmerde ! ".

Pradel rentre dans la pièce

PRADEL(tout excité) :" Excusez moi de vous déranger Charlie et Lulu, mais ça y est ! ".

DOMBRE (intrigué) :" ça y est quoi ? T'as fini ta collection de mille pattes ? ".

PWAROUJ (mort de rire,lui tapant dans les mains) :" Oh putain Dombré, elle était bonne celle-là. Alors, qu'est ce qu'il y a l'intello ? ".

PRADEL :" Bon, vous allez m'écouter Jack and Pat. ça y est... Darky a accepté l'invitation de Dombré sur Facebook... ".

PWAROUJ (se levant d'un bond de sa chaise): "Malade, on le tient ! C'est du bon boulot tortue géniale ".

DOMBRE : "Vas y, fais moi voir ça."

PRADEL (pianotant sur son ordi) :" Albé et Léon, j'avais pas fini de parler. Donc, je disais, J'ai vérifié, il est connecté en ce moment même. On peut essayer de parler avec lui sur son mur et s'il reste connecté assez longtemps le repérer grâce à son adresse IP ".

DOMBRE (n'y comprenant rien à l'informatique) :" Hein ?! Adresse pipé ?! C'est quoi ça ?! ".

PRADEL : " Sur Internet, les ordinateurs communiquent entre eux grâce au protocole IP (Internet Protocol), qui utilise des adresses numériques, appelées adresses IP, composées de 4 nombres entiers (4 octets) entre 0 et 255 et notées sous la forme xxx.xxx.xxx.xxx. Par exemple sur mon ordi 194.153.205.26 est une adresse IP donnée sous une forme technique.Ces adresses servent aux ordinateurs du réseau pour communiquer entre-eux, ainsi chaque ordinateur d'un réseau possède une adresse IP unique sur ce réseau.

PWAROUJ (n'ayant rien compris à tout ce charabia) :" Bon arrête ton blablabla  Screech et viens en au fait ".

PRADEL (perdant patience)  :" Pif et Hercule vous ne connaissez vraiment rien. Il faut vous mettre à l'ère numérique les gars ".

DOMBRE :" Bon c'est pas grave mon petit Steve Urkel. Maintenant, entame la conversation avec lui".

PRADEL  " Vous voulez que je dise quoi ? ".

PWAROUJ (se grattant la tête) :" Ben je sais pas moi. C'est un chanteur de rap, un petit jeune à locks et tatouage. Il faut parler comme lui. Je sais pas, tu mets un truc branché style:
<< Eh Yo darky! C'est cool?! Moi c'est Dombré le bien membré, pas la peine de trembler, la musique à fond j'aime entendre la basse vibrer >>
".

PRADEL (se foutant de sa gueule) :" Bon laisse tomber Benny.B  je vais m'en charger. On va tout simplement lui dire : Ka i ni darky, ki jen aw? Comment ça va Darky. J'adore ton dernier album ".

DOMBRE :" Il ne répond pas ? ".

PRADEL :" Oui mais via le tchat, attend... ".

PWAROUJ (qui lit par dessus l'épaule de Pradel) :" Merci Dombré ça fait plaisir. Content que l'album te plaise ".

DOMBRE (à Pradel) :" Génial ça marche. Maintenant demande lui où il est ".

PRADEL :" C'est un peu brusque comme question. Il va se braquer, faut être malin. Attend, j'ai une idée. On va lui dire:
<< Moi j'habite au Raizet, y a rien à dire c'est la plus belle ville du monde. Jamais je ne pourrais la quitter. T'habites toujours là-bas toi ? >>
".

PWAROUJ (qui lit) :" << Oui, je suis toujours là bas, moi non plus je ne pourrai jamais la quitter >> ".

DOMBRE: "Bon, si il est connecté c'est qu'il est chez lui. On a pas de temps à perdre, il faut y aller."

PRADEL (se retournant vers un collègue) :" Attendez Boule et Bill, c'est pas aussi simple. Sébastien, tu as l'adresse IP? ".

Sébastien, les cheveux gominés, lunettes de vue aux verres épais, cravate jaune à petits pois marrons et pantalon à pinces vert retraçait la connection sur son écran d'ordinateur.

SÉBASTIEN :" Oui, c'est bon. C'est une adresse à Petit Canal ".

PRADEL: " Vous voyez l'adresse IP ne ment jamais. Darky n'est pas au Raizet, il est à Petit Canal ".

DOMBRE (prenant sa veste) :" Merci ..................., on y va. Pwarouj, on fonce ".

PWAROUJ :" Au fait les gars vous seriez pas frères jumeaux tous les deux ? Je demande ça parce que putain vous avez la même gueule de con ".

DOMBRÉ :" Pwarouj !! On y va merde !! ".




QUELQUE PART À PETIT CANAL 11H00




A l'école des arbres en fleurs, à l'ombre d'un manguier professeur des fruits, la maison du suspect se tenait assise sur un morne, l'air de suivre attentivement la leçon. Les cours du jour portaient essentiellement sur les rayons du soleil et les gouttes de pluie qui dessinent des arcs-en-ciel. La rue était barrée dans les deux sens. Le Maire Luidji était intervenu personnellement auprès du procureur pour accélérer le mandat de perquisition et l'intervention de la brigade tactique. Les hommes des forces de l'ordre encerclaient la petite maison en tôle et les passants étaient priés de rentrer chez eux dans le calme et le silence. Deux petites filles Ti Lel et Tité jouaient à la marelle dans le parc. Elles chantaient une comptine pour enfants:
Twa piti cochon ka joué domino (Trois petits cochons jouent aux domino)
 Yon pété, tous volé (il y en a un qui pète et tous s'envolent)

Leurs uniformes d'école primaire rose avec des petits pois vert, les rubans dans les cheveux et leurs perles de toutes les couleurs contrastaient singulièrement avec les uniformes, les cagoules, les gilets pare-balles et les casques noirs des policiers.
À  se demander à quel moment quitte-t-on le royaume enchanté de l'enfance pour se plonger dans l'univers obscur des adultes.
Le commissaire Proto menait l'opération en personne et bien sûr comme par hasard, la presse était là. Anaelle est arrivée dès qu'elle a su, rejointe par Laëtitia et Adé. Dombré et Pwarouj au loin réglaient les derniers détails de l'opération. Quand Anaelle croisa le regard de Dombré, elle lui fit un signe de la main et lui envoya un baiser enrobé dans  un grand sourire cadeau pour lui souhaiter bonne chance.

PWAROUJ (tapant Dombré dans le dos) :" Ti maaaal fem la réél !! T'en a de la chance mon salaud, elle est trop bonne ".

DOMBRE (faisant signe de la tête à Anaelle) :" Pwarouj, on est pas à la cour de récrée. Nous sommes des policiers en mission ne l'oublie pas. Ça risque de chauffer grave dans quelques instants ".

Adé avait assisté aux échanges de regard entre Anaelle et Dombré sans rien dire, en bouillant de colère. Il était dévoré par la jalousie. Laëtitia voyant son émoi décida d'en profiter.

ADE:(froidement à Anaelle) :" Alors c'est avec lui que tu sors maintenant. Comme ça, du jour au lendemain, sans aucune explication. Tu as pensé à moi dans tout ça ? ".

ANAELLE (voyant qu' Adé était triste) :" C'est juste un ami Adé, c'est pas ce que tu crois ".

LAETITIA (se mettant entre eux deux, embrasse Adé à pleine bouche) :" Encore merci pour cette nuit mon amour, on ne m'avait jamais fait ça ".

ANAELLE (en colère) :" De quoi est-ce qu'elle parle Adé? ".

ADE (gêné) :" Je ne sais pas, je ne me rappelle pas. Quand je me suis réveillé c'était le trou noir, j'avais la gueule de bois. J'avais bu parce que j'avais pas supporté de te voir avec l'autre schnock ".

ANAELLE (furieuse) :" Ah ouais? Et tu t'es réveillé où Adé ? ".

LAETITIA: (En serrant Adé contre elle) :" Dans mes draps, au petit matin. Oh mon Dieu, quel nuit! ".

ANAELLE: "Quoi tu as couché avec ce soucougnan (sorcière) ?! Adé, je ne veux plus jamais avoir affaire à toi ".

ADE :" Mais Anaëlle laisse moi t'expliquer.. ".

LAETITIA (lui prenant le bras) :" Laisse tomber cette connasse Adé. Ce n'est pas le moment l'assaut va être donné ".

En effet, une fois tout les médias sur place et les projecteurs braqués sur lui, Proto encadré ou plutôt caché par quatre agents lance l'assaut.

PROTO (prenant la pose) :"  Messieurs on va peut-être mourir là-dedans. Mais c'est notre devoir de protéger le citoyen. Allons arrêter ce dangereux psychopathe ".

Un policier défonce la porte avec un bélier, les agents s'engouffrent à l'intérieur comme une bourrasque de fer et d'acier. Un homme assis devant son écran d'ordinateur prend peur et tente de s'échapper. Dombré lui saute dessus et l'immobilise avec un genou sur le plexus solaire. Proto passe devant lui, attrape l'individu et sort avec lui sous le feu des médias.

PROTO (à Dombré): "Félicitation pour l'arrestation Dombré, mais c'est à moi que revient l'honneur."

Proto sort un peigne de sa poche, se coiffe, puis se vaporise du spray buccal à la menthe dans la bouche avant de s'adresser aux journalistes.

PROTO (aux journalistes) :" Voilà Darky, l'assassin de Marylou Blue, de nouveau entre les mains de la justice ".





MARDI 3 MARS 22H00 DANS UN LOCAL À POUBELLE ABANDONNÉ CITÉ LA JAILLE



Le prototype avait passé la journée dans le local à poubelle, accroupi et prostré dans le noir. La nuit et sa chapelle d'étoiles chantaient des prières qui parlaient de pleine lune, de comètes et de nuages repentis. À ses pieds, un étrange rat magicien faisait disparaître des cafards, des restes de fastfood et des miettes de pain dans sa bouche aiguisée.  Le ronflement d'un moteur de voiture et le crissement de ses pneus agacés vint  tirer le prototype de sa léthargie. Il se redresse, écrase le rat sous ses pieds sans le faire exprès et regarde par les persiennes du local à ordures qui sont les étranges personnages qui osent troubler sa retraite. Dans la voiture un couple se dispute. Charlie, l'homme a l'air très en colère. Il a les cheveux permanentés, un brushing laqué, d'énormes lunettes à la monture dorée, un chapeau en fourrure violet, un manteau à plumes de couleur mauve, de nombreuses chaînes et bagues en or.
Il sort de la voiture en hurlant comme une furie, fait le tour et en extirpe Nelly la jeune femme en l'attrapant par les cheveux. La perruque rouge de la malheureuse lui reste dans les mains et laisse apparaître des petites nattes blondes oxygénées. Elle porte une mini jupe extra courte, de longues bottes noires qui arrivent aux genoux avec de hauts talons. Son bustier blanc très serré à la taille fait exploser ses seins. Elle porte une chaîne en or avec un médaillon écrit "Fuck Me". Charlie la frappe violemment au visage avec une canne qu'il avait sur la banquette arrière.

CHARLIE (en colère) " Espèce de petite salope, je t'ai ramassé dans la rue, tu n'étais rien. Je t'ai habillée, nourrie et toi tu voles mon argent !! ".

NELLY (se tenant la joue) :" Je te jure Charlie, je t'ai donné tout ce que j'ai ".

CHARLIE (la frappant à coup de canne) :" NE TE FOUS PAS DE MA GUEULE !! . Tu as eu cinq clients dans la soirée. A cent euros la passe, je devrais avoir cinq cent euros. Il n'y en a que deux cent !! Où est le reste ? T'as acheté de la came avec, c'est ça ?!! ".

NELLY (en larme, à genoux à ses pieds) :" Non Charlie, je te le jure, j'ai décroché. Je ne touche plus à cette merde. Ma fille Maréva était malade, c'était pour payer le médecin et les médicaments ".

CHARLIE (sarcastique) :" Ah ouais, Maréva était malade ? Eh ben, tu sais quoi ? Cette petite chieuse à dix ans, je vais la mettre elle aussi sur le trottoir. J'ai des clients qui adorent la chair fraîche ".

NELLY (se jetant sur lui et le frappant avec ses mains) :" Non pas ma fille!! Si tu la touches je te tue, tu m'entends ? Je te tue !! ".

CHARLIE (la frappant à nouveau dans les côtes): "Fermes ta gueule salope ! Maintenant déshabilles toi. Tu vas m'en donner pour mon argent ".

Charlie sort un couteau de sa poche, pousse Nelly sur le capot de la voiture et commence à lui caresser le visage avec la lame. Il lui lèche le cou et  arrache un à un les boutons de son bustier. Il passe le couteau sous sa jupe et lui arrache son string. Elle le supplie d'arrêter mais il est comme en transe. Soudain un bruit venant du local à poubelle attire son attention.
Un homme se tenait debout, immobile à quelques mètres de lui, vêtu de noir, la capuche sur la tête, seul deux yeux rouges triomphaient de l'obscurité. Comme deux épées baignées de sang plantées au coeur de la nuit.

CHARLIE (menaçant) :" Qu'est ce que t'as ? Tu veux ma photo clochard ?! Allez fous le camp sinon je t'égorge comme un porc ".

L'homme ne bougeait pas et continuait à le fixer avec ses deux yeux incandescents .

NELLY (en larmes) :" Aidez moi monsieur s'il vous plait, je vous en supplie, aidez moi !! ".

CHARLIE (la frappant au visage) :" Toi fermes ta gueule salope! Quand à toi le clodo, fous le camp, t'entends ?! Je ne vais pas me laisser emmerder par un voyeur et un mangeur de poubelles ".

Voyant que l'homme sombre ne bronchait pas, Charlie s'approche de lui avec sa canne et son couteau.

CHARLIE (approchant la lame de son oeil) :" Comme ça tu veux jouer au con. Eh ben on va jouer alors. D'abord, je vais t'arracher les yeux, enculé, avec ma lame après je vais te les faire bouffer. Ça t'apprendra à t'occuper de tes couilles !! ".

En un geste vif comme la pensée d'un éclair, l'homme attrape Charlie par la main et lui écrase les doigts. Les os craquent et il hurle. Il prend le couteau, le lui enfonce dans le front et lui ouvre le crâne puis la gorge puis la poitrine jusqu'au ventre. En faisant glisser la lame du haut vers le bas comme dans du beurre. Puis il lui arrache les yeux et les lui met dans la bouche. Nelly est morte de peur devant un tel déchaînement de violence mais heureuse en même temps parce que son bourreau est mort. Son visage ne sait plus s'il doit rire ou pleurer, alors elle fait un mélange des deux et ça ressemble à un gloussement difforme. Elle a le mascara qui coule, l'arcade, le nez et les lèvres en sang.

NELLY (crachant sur le corps de Charlie et le frappant à coup de pied) :" Tiens ! Tiens mange ça vermine! Merci, oh merci, cet enfoiré n'a eu que ce qu'il méritait ".

Elle lui fait les poches, prend une liasse de billets et toutes ses chaînes et bagues en or.

NELLY (à l'homme) :" Tiens, si tu veux on partage moitié-moitié ".


L'homme avance vers elle lentement en la fixant avec ses yeux rougeoyant, muet comme la tombe d'un grain de poussière. Nelly a peur mais elle est excitée en même temps. Elle détestait tellement Charlie que le sentiment d'être enfin libérée de lui, l'emplissait de gratitude. L'envie de remercier était aussi forte que l'envie de s'enfuir.

NELLY (reculant tremblotante, jusqu'à se retrouver dos à un mur) :" Anw, je vois tu veux autre chose. D'accord tu l'as bien mérité, je vais te faire la totale ".

Sur ce, elle se baisse et commence à lui défaire son pantalon. L'homme l'attrape par les nattes et lui arrache la peau du crane. Elle se met à hurler, elle a le sang qui lui inonde le visage. Il lui fracasse la tête contre une poubelle à trois reprises et la traîne par les pieds jusqu'au local à ordures. Nelly s'écorche les ongles par terre à demi-inconsciente.
À l'intérieur, la famille du rat magicien était en deuil, alors pour les consoler, il leur offrit à tous les bras, les jambes, la cervelle et les viscères de la prostituée.

Fin de l'épisode 13




La structure générale, la présentation, la forme et le contenu des présents articles constituent ensemble, une œuvre protégée par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des législations française et internationale.

copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)

Dans cet article : Pascal Pradel (articles), Sébastien Tinvak (articles), Ana Elle (articles), Laetitia Dubroeucq (articles), Adéola Bambé (articles), Charlie Leydier Fauvel (articles), Nelly Monza (articles), Ti Lel (articles), TiTé Reyel (articles), Olivier Proto (articles), Luidji Dollin (articles)




Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.



DARKMAN AFFRONTE TOUT LES DANGERS POUR PREVENIR SES LECTEURS






vendredi 13 mars 2009, a 01:32
ÉPISODE 12 INTITULÉ "BLEU COMME LE SANG"
 


RAPPEL:

 Dans un épisode précédent: Adé piqué au vif s'en va avec Laëtitia quand il voit l'inspecteur Dombré donner sa carte à Anaëlle. Darky après son accident a été amené par une ambulance dans une demeure cachée au fond des bois aux Deux Mamelles dans la région de Basse Terre.




LUNDI  09 MARS ,19H12  DAMPIERRE GOSIER  APPARTEMENT ANAELLE



ANAËLLE (au téléphone avec un homme) :" Ce sera avec plaisir. Je suis prête dans dix minutes, à tout à l'heure ".

Dans son joli duplex à Dampierre,  Anaelle se préparait pour son rendez vous.  Dans son appartement à la décoration très design, les murs blancs cachaient leurs oreilles avec des motifs peints sur les murs de couleurs rouge et or, un peu comme une liane gigantesque faisant le tour complet de la maison en passant du sol au plafond. Les canapés quant à eux avaient sûrement bu trop de café un soir de pleine lune sale car ils étaient noirs comme le sourire d'un bout de charbon. La table du salon était vert fluo et de forme triangulaire, la moquette était blanche avec des gros cercles violets et n'aimait pas qu'on lui marche dessus avec des chaussures, elle ne supportait que la caresse et le doux velours des pieds. Il ne manquait à Anaëlle plus qu'à trouver le bon sac parmi la centaine qu'elle entassait dans son dressing et elle était fin prête. Finalement, elle opte pour le blanc avec la boucle Louis Vuitton en or. Comme ça il se mariera très bien avec sa robe moulante dorée et ses talons blancs. Son miroir amoureux d'elle comme un fou était le seul à connaitre le secret de son parfum, qui était un savant mélange de plusieurs arômes qu'elle apposait délicatement sur sa peau. Des essences de jasmin, de rose et d'hibiscus qu'elle embrasse avec ses doigts avant de les laisser s'évanouir de plaisir sur son cou et ses bras. Ses doux cheveux relevés laissaient apparaitre une nuque fine et des épaules enlacées tendrement par un collier en or. Soudain la porte sonne, c'était celui qu'elle attendait. Alors elle arrange ses seins devant le miroir une dernière fois, fait un tour sur elle-même pour voir si tout est en place et va ouvrir.

ANAELLE (sourire aux lèvres) :" Deux secondes, j'arrive ".

Elle ouvre la porte et là son visage change.

ANAELLE (déçue) :" Ah, c'est toi, qu'est ce que tu veux? ".

Adé était devant la porte, bouquet de fleurs à la main. Il voulait se faire pardonner son comportement.

ADÉ (lui tendant le bouquet) :" Chérie c'est trop bête toutes ces prises de têtes. Je voudrais qu'on se retrouve. J'ai réservé une table pour deux ce soir... ".

ANAELLE (prend le bouquet et le jete sur la table) :" Tu n'as qu'à y aller avec ta Laëtitia? ".

ADÉ :" Tu sais bien qu'il n'y a rien entre nous, c'est purement professionnel. C'est toi que j'aime ".

ANAELLE  :"Ce que je vois moi, c'est qu'elle siffle et tu accours. Enfin, tout cela n'a plus d'importance... ".

On sonne à la porte.

ADE (intrigué) :"Comment ça, ça n'a plus d'importance? Tu attends quelqu'un ? Pourquoi t'es habillée comme ça ".

ANAELLE (sans lui répondre, ouvre la porte) :" Bonsoir vous avez trouvé facilement? ".

DOMBRE (lui offrant un énorme bouquet) :" C'était la plus belle maison du quartier, c'était facile ".

ANAELLE (humant le parfum des fleurs) :" Oh, elles sont magnifiques, j'adore les roses. Il ne fallait pas... ".

DOMBRE :" De jolies fleurs pour une jolie femme. Mais... Je vous dérange peut être? ".

ANAELLE :" Non, Adé allait justement s'en aller ".

ADE (énervé,reprenant son bouquet) :" Je vois que tu n'as pas perdu de temps ".

Sur ce, il s'en va.

DOMBRE :" Un ami à vous? ".

ANAELLE :" Non, c'est juste un photographe de la boite ".

Sur ce, ils partent tous les deux en voiture pour aller diner.


20H00 GOSIER CENTRE  RESTAURANT VOL CRÉOLE


Le restaurant Vol Créole était le lieu de rencontre favori des gens fortunés de l'île, de la jet-set et des amateurs de cuisine antillaise, une gastronomie quatre étoiles exquise et raffinée, dans un cadre idyllique et somptueux. La bible des gourmands dit que le dernier Dieu qui y a mangé, nous a envoyé son fils pour le féliciter. Avoir une table au Vol Créole était tout aussi difficile que rester sans mentir pendant une semaine. La décoration rappelait les îles et les différents voyages du couple dans le monde. Un magnifique aquarium dictait sa loi au centre de la salle, renfermant en son sein des mélanotaénias, des poissons arc en ciel rares et multicolores.
Le chef Mikaël était un grand chef français de renommée internationale tombé amoureux de la Guadeloupe, de sa chaleur, de ses charmes et de ses femmes. Il avait rencontré Valérie dans une réception chez le maire du Gosier et depuis ce jour, ils ne s'étaient plus jamais quittés. Il était jeune, la trentaine, des rêves plein la tête, le talent au bout des doigts, elle était sa muse, son inspiration, créature séduisante au pouvoir étrange, qui transforme l'homme en diamant. Ensemble, ils avaient ouvert le Vol Créole et depuis une quinzaine d'années connaissaient un vif succès.

ANAELLE (ravie) :" J'adore ce restaurant, le cadre et les personnes qui le fréquentent ".

DOMBRE (très gentiment) :" Quand je vous ai donné ma carte, je n'espérais pas que vous m'appeliez aussi vite. J'avoue que votre coup de téléphone m'a autant surpris que ravi. Vous êtes une femme délicieuse et ce soir vous êtes tout simplement incroyable ".

ANAELLE :" Enfin un homme qui a du goût ".

Le serveur  Laurent apporte la carte. Il porte une chemise blanche et un pantalon blanc. Présentation impécable et sens de l'accueil très appréciable.

LAURENT :" Bonsoir, bienvenue au Vol Créole. Je suis Laurent pour vous servir. Si vous me le permettez j'aimerais vous suggérer en entrée un feuilleté de saumon à la crème de citron, suivi d'un Châteaubriand de boeuf sauce béarnaise, pommes Pont-Neuf et comme dessert, une salade de fruits frais, avec un sirop de champagne ".

DOMBRE (voyant le prix sur la carte) :" Euuh nous allons plutôt prendre des accracs à la morue suivi d'un Di riz et Colombo et comme dessert un sorbet coco, cela vous ira ma chère? ".

ANAELLE (un peu surprise par le choix ) :" J'adore les hommes qui prennent des initiatives ".

Soudain sortis des quatre coins de la salle, des chuchotements se mettent à courir de table en table comme un enfant turbulent après son jouet. Luidji le maire de la ville avait fait son apparition dans le restaurant. Le chef Mikael était venu l'accueillir en personne. Après l'avoir présenté à quelques invités, il le conduit à sa table où l'attend un homme.

ANAELLE (toute excitée) :" Ah tiens, le Maire nous honore de sa présence. Vous connaissez l'homme avec qui il dîne ? ".

DOMBRE (intrigué) :" Non, je ne l'ai jamais vu. Personnage intéressant, il aime le bleu en tout cas ".


À la table du maire...

LUIDJI (en s'asseyant) :" Bonsoir Bernard, comment allez vous? ".

BERNARD (buvant un verre de vin) :" On ne peut mieux, mais je vous en prie asseyez vous. Je me suis permis de commander en vous attendant, ils ont ici un excellent Château Pétrus ".

LUIDJI :" Trêve de politesses inutiles, si vous m'avez ordonné de venir, c'est pour des raisons, je vous écoute. Qu'est ce que les Homines Nocturni attendent de moi? ".

BERNARD :" Détendez vous voyons.Vous vouliez gagner les élections n'est ce pas? C'est ce que nous avons fait. Aujourd'hui il est temps d'honorer votre part du marché ".

LUIDJI :" Vous parlez d'un marché, c'est plutôt un pacte avec le Diable ".

BERNARD :" Laissez notre serviteur le Diable où il est, il a suffisamment de travail comme ça à Wall Street. Vous voyez la table au fond derrière vous? ".

LUIDJI (en se retournant discrètement) :" Oui je la vois, il y a un homme et femme qui dinent ensemble. Et alors? ".

BERNARD :" C'est l'inspecteur Dombré de la police de Pointe à Pitre et mademoiselle Anaelle. Je voudrais que vous fassiez cesser les poursuites contre Darky et que vous orientiez la police et la presse sur une autre piste ".

LUIDJI (perturbé) :" Je ne comprends plus rien, vous m'avez demandé vous-même il y a un mois de tout faire pour mettre Darky en prison et de salir sa réputation alors que vous savez tout comme moi qu'il est innocent ".

BERNARD (le regardant fixement dans les yeux) :" Je ne vous demande pas de comprendre mon cher, je vous demande d'obéir. Les élections vont et viennent et un maire ça se remplace ".

LUIDJI :" Mon Dieu, qu'ai-je donc fait ? Je n'aurais jamais dû me compromettre avec votre organisation. Combien de temps encore allez vous continuer à me le faire payer? ".

BERNARD (en se levant de table) :" Aussi longtemps qu'il en plaira au Maître. Ne m'en veuillez pas, je dois vous laisser. Prenez donc un verre de Château Petrus à ma santé, il est excellent ".

Pendant ce temps, Adé,  bouquet de fleurs et  bouteille  de Rhum à la main tentait de noyer sa jalousie et sa déception dans les tourments de l'alcool et ses démons. Il montait l'escalier avec difficulté et s'en voulait d'avoir été aussi con. Arrivé au troisième étage, il sonne à la porte, personne n'ouvre. Il se met à tambouriner, finalement la lumière s'allume à l'intérieur et une femme ouvre enfin. Elle était sûrement en train de dormir. Elle porte un déshabillé en dentelle noir transparent.

LAETITIA (passant la main devant son visage) :" Mais qu'est ce qui t'arrive Adé? Tu es complètement saoul, tu pue l'alcool! ".

ADE (la tête basse) :" Anaëlle voit quelqu'un d'autre, je n'avais pas envie d'être seul ce soir ".

LAETITIA (lui prenant la main) :" Je ne sais pas pourquoi mais ça ne m'étonne pas. Je n'ai jamais eu confiance en cette fille. Allez rentre, ne reste pas  planté là ".

Adé entre, Laëtitia referme la porte derrière lui. Il se retourne brusquement sans dire un mot et la coince contre la porte d'entrée. Il l'embrasse à pleine bouche et la soulève du sol comme une plume avec ces bras puissants. Elle s'accroche à lui et l'enlance avec ses jambes.

LAÉTITIA (la voix tremblante de désir) :" Elle ne te mérite pas Adé ".

À ces mots Adé lui arrache les bretelles de son déshabillé et commence à lui lécher le corps avec sa langue chaude et brulante. Laëtitia se défait de son étreinte et l'entraine dans sa chambre en continuant à l'embrasser. Elle pousse Adé sur le dos et commence à lui détacher sa ceinture lentement, puis elle lui enlève son pantalon. Elle monte sur lui et commence à l'embrasser langoureusement le torse en lui caressant le corps avec ses cheveux doux et parfumés. Elle était folle de désir et avait envie de lui. Quand soudain, le ronflement caverneux d'Adé la fit descendre de son extase. Il s'était endormi, complètement saoul sur son lit, les jambes et les bras écartés et la bave à la bouche.

ADÉ (endormi) :"Anaëlleeuuhh.. ".



QUELQUE PART AU DEUX MAMELLES



Darky se réveilla en prenant une grande respiration comme un noyé qui sort enfin la tête de l'eau. Il avait beau se fouiller la mémoire avec les ongles de son esprit, rien à faire ses souvenirs étaient comme engloutis dans les sables mouvants de l'oubli. Il avait beau leur tendre  la main pour essayer de les sauver, rien à faire il était trop tard, il ne savait pas où il était. Il était allongé dans une chambre  aux murs pauvres, sans habits, sans tableaux, sans décoration, entièrement peinte en jaune. La lumière du jour chantait à travers une fenêtre pendue au plafond, la tête transparente balançant au cou d'une vitre. Le lit, les draps, les oreillers, les chaises, la table, la moquette tout était jaune. Les objets portaient tous cette couleur jaune, comme si l'or était mort ici même dans cette pièce. Sur une table devant lui, un bokit au poulet, jambon, fromage, saucisse comme il les aime. Un bokit de chez Yannick le magnifique, il en était sûr. Etait ce encore un rêve? Si tel était le cas, il préfèrerait se trouver au Complexe le People pour voir la fin du striptease de Malika. Il mourait de faim alors il lança ses dents dans le délicieux bokit. En se levant, il passa devant un miroir et se rendit compte qu'il était lui aussi habillé en jaune de la tête au pied, pantalon et chemise.
Il sort de la chambre et là, changement de couleur, on passe du jaune au bleu absolu. L'hôte de ses lieux semblait avoir un goût prononcé pour les couleurs uniformes cela va sans dire.
Il traverse un long couloir bleuté froid et silencieux, comme si le silence avait interdit au moindre bruit d'entrer sous peine de se faire dévorer. Pas un souffle, pas un bruit, personne. Toutes les portes qui habitaient à cet étage semblaient fermées. Curieux et effrayé à la fois il  descend un immense escalier aux marches sombres et glacées comme la langue d'un je ne t'aime pas. En mangeant son bokit il laisse malencontreusement tomber un bout de poulet par terre. Immédiatement une des fameuses portes s'ouvrent et une femme lugubre au teint blême habillée en bleu, balai brosse et pelle à la main ramasse le bout de nourriture et s'en retourne par où elle est venue.

DARKY (la suivant): "Eh oh, madame, ne jetez pas mon bout de poulet, je vais le manger et où suis je?"

Le femme referme la porte derrière elle sans un mot. Darky essaie de l'ouvrir, mais il n'y a pas de poignée de l'extérieur. Il se dit qu'il était dans une maison de fou et continua sa visite de l'étrange demeure. Tout ce bleu lui faisait penser au village des schtroumpfs. Il aimait bien les schtroumpfs, ce n'était pas trop ça le problème. Ce qui le dérangeait, c'était la taille de ces petits personnages et surtout qu'il n'y ait qu'une seule femme, la schtroumpfette. Enfin tant qu'il y avait des bokits.

DARKY (crie, la main en porte voix) :" Eh oh, y a quelqu'un?! ".

Voyant que personne ne répond, cette fois il jette volontairement un bout de poulet par terre. Une autre porte s'ouvre et un homme tout de bleu vêtu, tout aussi lugubre, les yeux vitreux, la peau ridée vient ramasser le bout de viande.
Darky cette fois ci attrape l'individu par le bras.

DARKY :" Eh oh, Michou, c'est quoi cette baraque toute bleue, où suis je ? Je ne vous lâcherai pas si vous ne me répondez pas ".

Soudain la silhouette d'un homme se dessine dans le faux jour de la porte d'entrée.

HOMME :" Ca ne sert à rien Darky, ils ne peuvent pas parler. Ils sont tous sous hypnose ".

DARKY ( se mettant la main devant les yeux) :" Grand schtroumpf c'est toi? ".    

HOMME :" Je suis Bernard. Vous êtes ici chez moi. Vous êtes mon invité ".

DARKY (de plus en plus inquiet) : " Ok d'accord je vois le délire. Bon ben tu sais quoi, je vais aller me recoucher dans ma jolie chambre jaune et je me réveillerai demain au Raizet.  Je prendrai un bon petit déjeuner et je tâcherai d'oublier ce cauchemar bizarre ".

BERNARD :" Vous ne rêvez pas Darky. Vous êtes bel et bien éveillé. Si vous voulez bien me suivre ".

DARKY (n'en croyant pas ses yeux) :" Mè zô cé dé gwo malad' les ga!! Mais vous êtes complètement barges les mecs?! Grand schtroumpf faut que t'ailles te faire soigner ti mal!! ".

En effet, non seulement toutes les pièces de la maison étaient bleues mais le gazon et les arbres aussi. En les touchant Darky se rendit compte qu'ils avaient été peints en bleu.

DARKY :" Mais pourquoi tout ce bleu? ".

BERNARD :" C'est ma couleur préférée, elle m'apaise et me permet de rester concentré ".

DARKY :" Ok je vois le délire, t'es une sorte de fétichiste un truc comme ça. Moi j'aime bien collectionner les strings de mes conquêtes et les congeler au frigo. Tu vois je te comprends mec, chacun son délire. Mais si le bleu est ta couleur préférée pourquoi est-ce que la chambre où je me suis réveillé était entièrement jaune? ".

BERNARD :" Ca c'est parce que le jaune est la couleur qui me dégoute le plus. Sinon j'espère que votre bokit de chez Yannick le magnifique vous aura plu ? ".

DARKY :" Oui merci, Mais comment savez vous pour le bokit? ".

BERNARD :" Comme je sais pour ton enfance au Raizet, tes années baskets, tes premières radios, tes premières scènes, ton premier album, ton premier clip. De l'assistante maternelle madame Albert, à l'école primaire Raizet mixte III, en passant par le collège du Raizet, le lycée de Baimbridge, Fouillole. Tes différents groupes de rap le Karukéra Crew, la Horde Noire, N'O Clan, Ghost Project ".

DARKY :" En effet grand schtroumpf vous êtes très bien renseigné. Mais qu'est ce que je fais ici. Dans mes souvenirs, Gaëlle mon ex mourait sous mes yeux à cause de moi et je fonçais dans un poteau. D'abord il y a eu le meurtre de cette Marylou Blue dont on m'a accusé à tort, la case prison où j'étais enfermé avec cette alcoolo puant de Jérémie, puis maitre Willo Adeans qui meurt dans une explosion, Géraldine qui se met à tirer partout, ce Mozar complètement disjoncté qui me balance du plomb dans le bonda, je me fais poursuivre par deux psychopathes enragés et pour couronner le tout, maintenant y a toi le grand schtroumf et ta maison de cinglés. Putain mais pourquoi moi? C'est pour la télé c'est ça? C'est pour l'émission de Didier <>, hein ? Il va sortir de derrière une de ces portes bleues en applaudissant, c'est ça? C'est bon les gars j'ai tout pigé vous pouvez vous montrer ".

BERNARD :" J'ai bien fait de te donner le sens de l'humour. Ça t'a aidé à tenir ".

DARKY(révolté) :" Comment ça vous m'avez donné le sens de l'humour ? Qu'est-ce que vous voulez dire grand schtroumpf ? ".

BERNARD :" Tu comprendras bien assez vite Darky. Bientôt tout sera clair ".

DARKY: "Ah non vous n'allez pas vous en tirer comme ça avec une jolie phrase. Je veux savoir ce que je fous ici et qui vous êtes. Sinon je me barre c'est clair ".

BERNARD :" Je suis l'hypnotiseur et ma mission est de te réactiver avant l'arrivée du Maître ".


FIN DE L'ÉPISODE 12



La structure générale, la présentation, la forme et le contenu des présents articles constituent ensemble, une œuvre protégée par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des législations française et internationale.

copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)

Dans cet article : Laetitia Dubroeucq (articles), Ana Elle (articles), Adéola Bambé (articles), Jérémie Malice (articles), Willo Adeans (articles), Marylou Blue (articles), Valérie de Grégoire (articles), Mickaël Macabi (articles), Luidji Dollin (articles), Laurent Erlong (articles), Bernard Leclaire (articles), Vol Creole (articles), Malika Maulois (articles), Complexe Le People (articles), Yannick Abaul (articles), Lanteri Géraldine (articles), Gaëlle Gimer (articles), Didier Mounien







Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.




vendredi 13 mars 2009, a 01:23
ÉPISODE 11 INTITULÉ "LES RÊVES SONT DES VAMPIRES QUI BOIVENT LE SANG DES CAUCHEMARS"
 


Note de l'auteur:

La bouche est une mère ignoble. À chaque fois qu'elle accouche, les mots ses enfants malheureux sont obligés de s'accrocher aux lèvres pour ne pas tomber dans le précipice sans fond d'une phrase idiote. Si c'est vrai que le sang est bleu, pourquoi est- ce que le ciel qui coule dans nos veines, jamais ne se révolte. À quel moment est-ce que les rêves et leurs tatouages à la craie deviennent réalité ? À quel moment est-ce que la réalité avoue ses fautes à genoux et dit la vérité ? La seule façon de répondre à ces questions est de lire cet épisode.



RAPPEL: Dans l'épisode précédent Darky était poursuivit par Kévin et Shemshey. Il s'était enfui à bord de la voiture de Gaëlle son ex qu'il avait vu mourir sous ses yeux. En proie à de violentes hallucinations, il avait perdu le contrôle de son véhicule pour aller s'encastrer dans un poteau électrique.



RETOUR À L'ÉPISODE 11 "Les rêves sont des vampires"



Ce soir là, Miami avait mis sa plus belle robe pour sortir à mon bras. Les lumières de la ville faisaient des clins d'oeil aux étoiles et les étoiles leur répondaient en leur envoyant des baisers argentés. Les rues étaient excitées, maquillées et vêtues de leurs plus jolies vitrines. Les ruelles étaient saouls et cachaient leur timidité dans les sachets de drogue des dealers et les strings pailletés des prostitués. Les caniveaux privés de sortie transportaient dans leurs corbillards d'eaux sales et usées, les seringues, les capotes déchirées et les mégots écrasés.

A travers les vitres de la Maybach, je regardais cette déesse de verre et de béton se faire draguer par les gyrophares et les lampadaires sans sourciller.
Defkis conduisait la voiture, le visage fermé, le moteur silencieux . Il me jeta un coup d'oeil dans le rétro et je sus tout de suite qu'il allait y avoir un drame. Aurélie ma rappeuse préférée dite "Mama Madras" assise à mes côtés semblait impatiente de passer à l'acte. Elle me tendit un verre de Rhum en me disant "Vive Damoiseau et Boulogne, Fuck le Champagne et le Cognac."
J'étais content d'être là mais je ne comprenais pas pourquoi c'était la fête dehors et la guerre à l'intérieur. J'avais l'impression d'être dans un tank roulant dans un champ de fleurs. Après avoir essuyé ses pneus poliment sur le goudron avant d'entrer, notre voiture se gara devant le hall d'arrivé  du Tropik's, un immense hôtel casino. Un bâtiment lacté au jambes immenses d'au moins cent étages.
Un portier vient nous ouvrir la porte, Defkis lui lance les clés et lui dit bien que si jamais la voiture est éraflée, il faudra payer des fourmis maçons et architectes pour le reconstituer.
Il portait un costard cravate vert comme le dollar, sa couleur préférée, des lunettes noires et une mallette à la main. Aurélie  avait mis sa tenue des grands soirs et des grands crimes. Un pantalon en satin noir et brillant aux lignes sensuelles et malignes, un chemisier rouge avec le col madras et les locks tressées lui retombant sur les épaules avec élégance et sobriété. Aurélie était à la tête des gwadayouth, un gang de femmes puissantes, dangereuses, venimeuses et charmantes. Cynthia et Célia deux de ses plus fidèles soldats nous attendaient. Cynthia portait une robe de soirée bleue fendue sur le côté laissant apparaître une jambe musclée et tatouée de la cuisse au pied représentant une rose guerrière. Les épines étant des sabres et chaque pétales symbolisaient un ennemi qu'elle avait tuée. Célia portait une mini jupe noire et des talons aiguilles blancs, un bustier gris argenté et les cheveux attachés en chignon, sexy, sulfureuse et élégante en même temps.

Ce soir là il était question de signer un accord et un traité de paix avec Johana la chef d'un autre gang de femmes les "Pétéy siw". Les deux femmes de fer se disputaient le contrôle de Miami depuis dix ans maintenant. Leurs filles s'entretuaient et se déchiraient entre elles, il était temps que cela cesse. Aujourd'hui la trêve allait être signée.
Dans la grande salle de réception, les applaudissements donnaient la fessée à la musique du casino. Mister Verger le magicien était en représentation devant un parterre de retraités brésiliens. Il portait une cape rouge, un chapeau haut de forme noir et de longues moustaches frisées. Son assistante la féline Céline était nue, les vêtements dessinés à la peinture à même le corps, dans un sublime bodypainting. Elle était enfermée dans une boîte que Mister Verger transperçait avec des épées.

Le casino était un temple dédié aux plaisirs de l'or, de l'argent et des plaisirs inavoués. Faîtes une prière, demandez la richesse et peut-être que le dollar va  vous exaucer. Les yeux cousus aux machines à sous, les espoirs de toute une vie joués sur un numéro fétiche, la crème et le crime de la société se mélangeaient dans le ventre de la bête. Toujours plus avide, toujours plus assoiffée. Les tables de poker montraient leurs jambes pour attirer les clients et les poussaient hors de la table quand ils n'avaient plus de quoi payer. C'était la loi du casino: On gagne on est un roi, on perd on n'est rien.
Après avoir longé les cuisines qui sentaient bon le homard et l'escargot mijotés au Porto. Mama Madras, Cynthia, Célia, Defkis et moi arrivâmes dans l' entrepôt du casino. Là où l'on range les caisses d'alcool, les couverts neufs et les produits frais ...
Johana nous attendait assise autour d'une table de jeu en fumant un cigare à la fumée tendre et vorace comme un rapace amoureux d'un autre rapace. Elle aussi avait fait honneur à la soirée. Elle portait une magnifique robe avec le décolleté échancré jusqu'au ventre, piercing au nombril et cheveux ondulés. Caroline et Stéphanie les deux amazones qui  l'accompagnait étaient aussi belles que le diable est borné. Caroline avait les cheveux courts et plaqués, une croix en diamant et platine accompagnant un tatouage allant du cou au seins, un pantalon marron brillant et une chemise en dentelle noire coupée aux manches. Stéphanie, elle était envoutante comme un mauvais sort, avec le regard jaloux des volcans quand ils voient une étoile plus belle qu'eux. De longs cheveux rouges qui lui arrivent au bas des reins, une robe sombre et des talons couleurs sang comme si elle avait marché sur un cadavre en arrivant.

Defkis et moi, nous nous sommes regardés comme deux mouches entourées de mygales se demandant à quelle sauce barbare ils allaient être mangés. Tout le monde était là, une fois fouillé, la transaction allait pouvoir commencer.

AURELIE (en s'asseyant autour de la table): "Bonsoir Johana, j'ai envie que toutes ces tueries et que tout ces affrontements cessent dans nos rues ".

JOHANA: "Moi aussi, il y a déjà eu beaucoup trop de morts et trop de sang versé. C'est pour cela qu'en guise de bonne foi je t'offre ceci."

Sur ce Stéphanie pose une mallette noire sur la table et la pousse vers Aurélie. Cynthia l'ouvre avec précaution et esquisse un sourire.

JOHANA: " Il y a dans cette mallette les contrats immobiliers des deux plus gros hôtels de la ville, je te les offre, tu pourras en faire et y faire ce que tu veux."

AURELIE: " C'est un très beau geste Johana, il t' honore. Mais moi non plus je ne suis pas venue les mains vides."

Sur ce Defkis me regarde et me dit à voix basse: " Tiens toi prêt."
Il s'approche de la table et pose une mallette chromée . Caroline l'ouvre, elle est remplie de billets.

JOHANA (souriante) : " Je vois que nous partons sur de bonnes bases."

AURELIE (en s'enfonçant dans son fauteuil): " Je t'avais amené ce présent en me disant qu'il te toucherait. Je voulais que tu saches que de mon coté la hache de guerre était enterrée."

JOHANA (intriguée): "Pourquoi "était" enterrée?"

AURELIE (le regard grave): " Parce que j'ai changé d' avis entre temps."

Sur ce, elle plonge sa main dans les billets, sort un flingue et exécute Johana d'une balle en pleine tête. Cynthia sort un couteau à cran d'arrêt de sous sa robe et le lance dans le cou de Caroline qui s'écroule en se tenant la gorge. Defkis retire le couteau du cou de Caroline et poignarde Cynthia à son tour dans le dos.

Célia saute sur Stéphanie et lui balance un coup de poing au visage, Célia tombe sur une caisse de vin, le nez en sang. Elle ramasse une bouteille de Bordeaux année 1807, la fracasse par terre et la plante dans le ventre de Stéphanie. Aurélie me demande de la suivre et dit à Defkis d'aller chercher la voiture. Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que Defkis la frappe en pleine tête avec la mallette de billets.

AURELIE (au sol se tenant le visage): "Mais qu'est ce que tu fais Defkis? Ki rol aw? À quoi tu joues ?".

DEFKIS: " Maintenant que Johana est morte, une fois débarrassé de toi je vais devenir le nouveau maître de Miami. Je dirai aux autres que nous sommes tombés dans un piège et que ça a mal tourné ".

DARKY (apeuré): " Euh je vois que vous êtes occupés alors je vais vous laisser. Bon ben on s'appelle, on ira manger un bokit ensemble chez Yannick le magnifique. Ok ? On fait comme ça ?".

DEFKIS (à darky): " Toi darky-kyky le rigolo t' iras nulle part ".

Sur ce, il me tire deux balles dans la poitrine. Hercule m'aurait donné deux coups de poing que ça aurait été pareil, la douleur et le choc étaient atroces. Les éclairs avaient jailli de son arme et la foudre s'était jetée sur moi pour me dévorer le torse. Mon corps s'était changé en cathédrale de sang soutenue par des vertèbres. J'étais dans les ténèbres, le noir complet, j'entendais des bruits bizarres et des gens s'agiter autour de moi. Puis une voix plus forte que les autres attrapa mon ombre par le bras et me sortit de la nuit dévorante du coma.

VOIX: "Vite, vite! Encore! Nous sommes en train de le perdre. Joël rebalance lui des électrochocs ".

Puis de nouveau cette douleur à la poitrine. Mais cette fois ci, ce n'était pas Defkis qui m'avait tiré dessus.




Darky avait été trouvé inanimé dans sa voiture. Elle était complètement désossée comme si le poteau électrique l'avait machée avant de la recracher. Le goût n'était pas assez sucré probablement, vu toute l'essence et l'huile qu'elle ingurgitait.
Dans l'ambulance le Docteur Guillaume et son équipe faisait tout pour le réanimer. Mélissa l'infirmière lui faisait un massage cardiaque et Joël l'anesthésiste s'occupait du masque à oxygène. Il fallait faire vite, les minutes étaient comptées.

DARKY (inconscient) :" Non Defkis! Nooon!! Je ne dirais rien je le jure !!

JOÊL : "Qu'est ce qu'il raconte?"

MÉLISSA:" Il doit surement être en train de rêver. C'est fréquent dans ce genre de traumatisme ".

DOCTEUR GUILLAUME: "Mélissa, mets moi 0,9% de chlorure de sodium en intraveineuse! Jérémie envoie un débit d'oxygène de 6 L/mn. C'est bon, nous l'avons récupéré."

MÉLISSA: "C'est incroyable malgré la violence du choc, il n'a pratiquement rien."



Une bonne heure après l'accident, Shemshey et Kevin investissaient les couloirs des urgences à la recherche de Darky. Ils étaient arrivés trop tard sur les lieux du choc, au moment où l'ambulance emportait son corps ensanglanté. La police avait barré la route pour cause de sécurité et leur avait fait perdre un temps considérable. Ils avaient perdu l'ambulance de vue, mais c'était clair qu'elle était allée au CHU de Pointe à Pitre. Maintenant il fallait le retrouver et vite. Ils poussaient sans ménagement les portes de toutes les chambres et les salles d'opération sans succès. Jusqu'à tomber au détour d'un couloir sur Katya, une infirmière qui prenait sa pause tranquillement, en écoutant l'album de Kraken dans son mp3 , en fumant une clope.
Shemshey l'attrape par les cheveux, la plaque contre le mur et lui arrache le casque des oreilles.

SHEMSHEY (menaçant): "Il y a un homme qui est arrivé inconscient, il y a une heure environ, un accident de voiture, où est il?"

KATYA (apeurée): "Il est dans la salle C12 mais je ne crois pas qu'il survivra, il a de multiples contusions, les côtes cassées, les poumons perforés et une grave hémorragie interne."

KEVIN (s'approchant d'elle): "Ne vous inquiétez pas pour lui."
Sur ce, il lui tire une balle dans l'oeil, ramasse son lecteur MP3, met le casque sur ses oreilles et hausse le volume à fond".


KEVIN (chante, le casque sur les oreilles): "Wouléy! Wouléy! pou nou fiméy (Roule le! Roule le! Pour qu'on fume!)..."

SHEMSHEY ( lui donnant une claque derrière la tête): "Timal, ou comencé fè moun chié. Putain, tu vas arrêter de faire le con!"

KEVIN (se frottant la tête): " Eeeh, mais j'adore cette chanson, ce Kraken il est trop puissant."

SHEMSHEY (lui confisquant le lecteur): "T'écoutera ça après, avant on a du boulot ".
Les deux compères décident de se rendre à la salle C12 en empruntant les escaliers.



Le chirurgien Lydwine et son équipe pratiquaient une opération à coeur ouvert sur un patient arrivé il y a une demi-heure. Ce dernier avait fait un grave accident et était fort mal en point. Il fallait faire vite l'opération était délicate et le patient avait une forte hémorragie. Au moment d'inciser le coeur pour enlever les caillots de sang, l'instant le plus délicat de l'intervention, la porte s'ouvrit brusquement et deux hommes entrèrent armes aux poings.

LYDWINE (prise au dépourvu) :" Mais qu'est ce que vous faites? C'est quoi ce bordel ? ".

KÉVIN (la pointant avec son arme) :"Docteur, veuillez reculer et lâcher votre scalpel. On s'occupe du reste ".

LYDWINE (ne se laissant pas faire):" Mais vous êtes complètement cinglés. Cet homme va mourir si je ne l'opère pas dans les secondes qui suivent ".

KÉVIN (avec ironie): " Lui ne peut pas mourir mais vous oui."

Lydwine lâche son scalpel et recul de la table d'opération, Kevin et Shemshey s'approchent du patient.

SHEMSHEY (furieux): "Mais ce n'est pas Darky! Où est la salle C12?"

LYDWINE (morte de peur en bégayant): "C'est bien ici, c'est bien la salle C12."

SHEMSHEY (attrapant Lydwine par le col de sa blouse): "Mais alors, l'accident de voiture au Lamentin, où est le malade?"

LYDWINE (ayant du mal à parler) :"  Je ne sais pas de quoi vous parlez, mais celui ci c'est Joel, il a fait un accident au Gosier. Il faisait la course à moto avec des copains quand un camion l'a heurté de plein fouet."

Shemshey se rendant compte de son erreur le lâche, il est complètement perdu, il ne comprend plus rien. Darky était forcément quelque part dans le bâtiment.

KEVIN (tout penaud): "Shemshey je sais que ça ne va pas te plaire mais peut être que l'ambulance n'est jamais allée à l'hôpital ".

SHEMSHEY (se tapant le front avec la main): "Oh putain ça voudrait dire que..."



QUELQUE PART DANS LA REGION DE BASSE TERRE AUX DEUX MAMELLES


Pendant ce temps l'ambulance qui transportait Darky se garait dans une étrange demeure perdue dans les bois. Bernard, un homme d'une quarantaine d'années attendait son arrivée avec impatience.

BERNARD (s'adressant à Nicolas): "Transportez le dans la chambre prévue à cet effet."

Plus tard dans le secret d'une pièce sombre Bernard passait un coup de téléphone.

BERNARD: "C'est fait Maître, nous avons récupéré Darky."

LE MAITRE: " Je veux que vous le protégiez et que vous gardiez le secret sur sa capture jusqu'à mon arrivée. Les autres membres d' Homines Nocturni ne doivent pas être au courant."

BERNARD: "Il en sera fait selon votre volonté Maître."



FIN DE L'EPISODE 11




La structure générale, la présentation, la forme et le contenu des présents articles constituent ensemble, une œuvre protégée par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des législations française et internationale.

copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)


Dans cet épisode : Kevin Arnaud (articles), Fugitf Shemshey (articles), Gaëlle Gimer (articles), Aurelie Bredent (articles), Lionel Defkis Lincy (articles), Cynthia Vince (articles), Célia Desgalier (articles), Johana Morvan (articles), Jimmy Verger (articles), Caroline Joly (articles), Stephanie Rotin (articles), NicOlas Guillaume (articles), Maurin Melissa (articles), Kraken Krakenmc (articles), Ktya Divadesiles (articles), Lydwine Deblaciat (articles), Bernard Leclaire (articles), Discothèque Le Tropik's (articles), Joel Faider (articles), Céline Rollé




Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

vendredi 13 mars 2009, a 01:09
EPISODE 10 "LE TOIT DU MONDE"
 


19H00 QUELQUE PART AU MONT KAILASH DIT LA MONTAGNE SACRÉE AU TIBET



Dans la bourgade du Mont kailash dans le monastère de la montagne sacrée. Fred et sa famille avaient été recueillis par les moines Tibétains. Ils vivaient tous cachés dans une simple maison en bois de style rustique avec du feu dans la cheminée, sans eau, ni électricité. Eux qui vivaient dans le luxe en Chine dans leur grande maison familiale à Pékin étaient habitués aux grandes villes et aux galas mondains. Ils étaient complètement perdus dans cette vie de montagnard à manger de la soupe et du pain. Mais au moins ils étaient en vie et ensemble, c'est ce qui comptait.
En effet, Fred dissident chinois rallié à la cause Tibétaine avait dû fuir le régime chinois avec sa femme Priscilla et ses deux enfants Alain et Jessie. Cela faisait bientôt deux mois qu'ils vivaient tous les quatre sur le toit du monde dans la neige et le froid. Loin de tout, loin des hommes cupides et de leurs faux rois. Ils soupaient comme à leur habitude en se racontant des histoires et en inventant des jeux. De quoi rassurer les enfants et repousser au plus profond de leurs coeurs la peur et ses précipices dangereux. Ils étaient  assis autour de la table sur des tabourets en bois et mangeaient sans se presser leur maigre repas, des nouilles de Tsampa et du chura.  Alain était un petit garçon de dix ans vif et intelligent. Il ne comprenait pas encore tout mais savait que son papa avait fait quelque chose de courageux. Ce qui le mettait au même rang dans son estime que Kelly son héroïne manga. Une justicière masquée aux jambes bariolées qui chevauchait les arc-en ciel dorés à la conquête de l'amour et de la vérité.
Sa petite soeur Jessie agée à peine de cinq ans était assise sur les genoux de sa mère. C'était une jolie petite fille avec le plus beau sourire que le soleil n'ait jamais vu sur terre. Du moins c'est ce qu'il disait quand ils parlaient aux fleurs d'elle. Elle chantait une petite comptine chinoise Le petit bateau blanc  accompagnée de ses parents en tapant des mains.


JESSIE :" Lan lan de tiankong yinhe li (Dans la voie lactée bleue)
 you zhi xiao bai chuan         (Il y a un petit bateau blanc)
chuan shang you ke gui hua shu (Sur le bateau pousse un laurier)
bai ku zai you wan              (Et à bord il y a un lapin blanc)
".
 


Fred lui est un homme d'une trentaine d'années, les cheveux noirs, une mèche grise. Il est habillé chaudement avec un manteau en peau de Yak parce qu'il fait froid à l'intérieur comme dans les cauchemars de la banquise. Toute sa vie il a mélangé les coups et la rage et ça a fini par lui donner du courage par surprise.
Pour sa femme Priscilla, le changement de vie était vraiment difficile. C'est une jeune fille issue de la bourgeoisie pékinoise, la vingtaine, les yeux couleur volcan et la peau douce comme la vanité des diamants. Malgré les conditions, elle a su rester élégante et raffinée. Des cheveux brossés et attachés avec une cordelette ont remplacé ses brushings hors de prix, mais elle ne regrettait rien. Elle aime Fred de toutes ses forces et tous les jours elle prie Bouddha de leur venir en aide et de veiller sur leur destin.
La famille malgré tous ces évènements était heureuse, ils avaient le sourire aux lèvres serties au coin de la bouche comme une pierre précieuse. Comme quoi, la pauvreté est une sorcière bien pâle face aux couleurs de l'amour. Fred était sur le point de se resservir du Qingkejiu (bière Tibétaine à base d'orge) quand il sursauta et retira sa main vite fait. Le contact avec la bouteille était gluant et désagréable. En effet, elle était enveloppée d'une toile d'araignée qui remontait jusqu'en haut. Fred suivit le fil du regard et au plafond une tarentule immense d'au moins trois mètres de long les observaient. Elle avait des mandibules hérissées comme des milliers de couteaux. En la voyant il tomba à la renverse de son tabouret et lança sa fourchette au plafond en hurlant de terreur.

FRED (en hurlant) :"Oh mon Dieu! Sale bête! Faites attention, sortez de table vite! ".

Le reste de la famille reste immobile et se regarde avec étonnement.Puis ils éclatent de rire.

PRISCILLA (en souriant) :"Qu'est ce qu'il y a Fred ? C'est une blague? ".

FRED (mort de peur)  :" L'araignée géante au plafond, vous ne la voyez pas ?!! ".

PRISCILLA (sidérée) :" Mais non il n'y a rien du tout. Chéri arrêtes s'il te plait tu fais peur aux enfants ".

JESSIE (en pleurant) :" Papa,  j'ai peur! ".

ALAIN (éffrayé) :" Papa où est elle? Je ne la vois pas" ".

FRED (en bégayant)  :" Oh non, si vous ne la voyez pas, c'est que... ".

Soudain un bruit de verre qui éclate et les flammes de la cheminée  vacillent. Un poignard traverse la vitre de la fenêtre et vient se planter sauvagement dans le coeur de la table. Le pommeau scintille à la lueur des bougies. Il représente un soleil vampire en or dévorant une lune en argent au corps de femme.

FRED (tenant sa femme et ses enfants dans les bras) :"Oh mon Dieu! Ils nous ont retrouvés ! Priscilla emmène les enfants, met les en sécurité ! vite !!!!  courrez!! ".

Sur ce ils s'enfuient tous en direction de la porte. Mais une horde de serpent leur bloque la sortie. Leurs sifflements sont insupportables comme la mort d'un éclair dans le salon.

PRISCILLA (Morte de peur) :" Fred , il y a des serpents partout! ".

FRED :" N'ayez pas peur ce n'est qu'une illusion ".

Sur ce, il défonce la porte en marchant sur les serpents qui disparaissent dans des volutes de fumées tremblotantes. Il embrasse sa femme et ses enfants une dernière fois. Il leur dit en larmes qu'il ne les oubliera jamais et qu'il les aiment plus que tout au monde. Puis il les fait sortir rapidement. Sur ce, il referme la porte derrière lui et fait face à la fenêtre en tenant un couteau d'une main et un tisonnier de l'autre .

FRED :" Montres toi Ninjah, je sais que tu es là ".

Une bourrasque de vent glacé comme le rot d'un iceberg s'engouffre par la fenêtre. Fred se met la main devant le visage pour se protéger des gifles du vent armé de poussière et de brindilles. Et quand il les retirent, Ninjah se tient face à lui masqué et drapé de noir, une ombre humaine carnassière et silencieuse comme le désespoir.

NINJAH (d'un ton calme et implacable) :"Nul n'échappe aux Homines Nocturni ".

Il frappe Fred avec un coup de pied retourné au menton et l'envoie s'écraser contre un mur. Puis il s'approche de lui lentement comme pour ne pas gâcher son plaisir trop vite, le relève et se met à le balader dans toute la pièce en le balançant sur la table, les tabourets et le sol. Comme une poupée de chair devenue folle entre les mains d'un marionnettiste envouté qui aurait perdu le contrôle

FRED (en se relevant péniblement la bouche en sang) :"Je suis prêt à mourir, vas y. Mais épargne ma famille, ils n'ont rien à voir la dedans ".

Ninjah le regarde fixement comme s'il prenait les mesures de son cercueil, porte la main délicatement à sa bouche  et esquisse un baiser qu'il envoie dans les airs. Quand il retombe il se transforme en deux loups noirs, aux crocs acérés et aux canines tranchante comme la morsure du diable. Ninjah s'accroupit, leur caresse la tête et les bêtes malfaisantes s'en vont dans la neige à la poursuite de Priscilla, Alain et Jessie.

FRED (se jetant sur Ninjah avec ses dernières forces) :" Nooon pas eux !! ".

Ninjah esquive ses coup de coups de couteaux et de tisonnier, insaisissable comme la respiration d'un au revoir. Jugeant que le jeu avait suffisamment duré à son goût, il lui donne un coup de poing à l'abdomen, les os craquent, Fred tombe à genoux et crache du sang. Il essayait de reprendre son souffle quand il entend les hurlements déchirants de sa femme et ses enfants tacher la nuit et son ignoble drap blanc. Puis plus rien.

FRED (effondré) :" Salopard tu ne m'auras pas vivant ".

Il ramasse un éclat de verre brisé dans la boue rouge et marron et se le plante dans la gorge. Le sang s'évade de sa jugulaire en riant comme un corbeau perché dans un arbre à l'enterrement. Mais en coagulant dans la terre froide et sanguinolante, il se rendit compte avec regret que c'était mieux avant, quand il gambadait dans ce corps chaud et tremblotant. Ninjah s'approche de lui et le regarde avec dédain en posant le pied sur son corps agonisant.

NINJAH (avec mépris) :"Vous les Derniers vous me répugniez avec vos valeurs, vos origines putrides, votre arrogance au fil des siècles et votre honneur pitoyable de chevalier ".

Sur ce il sort un sabre de son fourreau dissimulé derrière son dos. La lame est affamée comme un fauve resté en cage trop longtemps enfermé. Puis tranche la tête de Fred d'un coup sec. Les loups ayant finis leur mission diabolique, ils reviennent dans la maison les babines baignées d'hémoglobine. Ils s'asseyent à ses pieds le souffle haletant. Ninjah les caressent pour les remercier, alors ils font un bond et lui sautent à la poitrine. Au contact de sa chair, ils s'évaporent et retournent dans leur univers magique, invisible et sanguinolant.






LUNDI 2 MARS COMMISSARIAT DE GAMBETTA 10H15


La journée s'annonçait irrespirable. La température extérieure était caniculaire comme dans le frigo de Satan. Le corps de Moon's avait été retrouvé sans vie et dévoré par les rats dans la décharge de Grand-camp et le policier Lilian était introuvable. Dans son bureau en apprenant la nouvelle le commissaire Proto était furieux. En plus la climatisation ne fonctionnait pas et les palmes du seul ventilateur tournaient au ralenti, comme pour se foutre de leurs gueules.

PROTO (en colère, s'épongeant avec un mouchoir) :" Comment ce fait-il que vous ayez laissé mourir la seule témoin dans cette affaire ? Hein ?! Pwarouj je ne sais pas ce qui me retient de vous enlever l'affaire ".

PWAROUJ (ne se laissant pas faire) :" Peut- être le fait que nous soyons de bons flics Dombré et moi. Et qu'en vingt ans dans la police on n'a jamais échoué dans nos enquêtes. On courraient déjà après les bandits alors que vous étiez encore sur les bancs de la fac ".

PROTO (vexé) :" Pwarouj je ne vous permet pas. N'oubliez pas à qui vous vous adressez ".

Interrompant leur dispute de commères, l'inspecteur Dombré entre dans le bureau du commissaire et interpelle Pwarouj. Il a le regard illuminé des grands jours. Celui qui crache des éclairs quand il est sur le point de résoudre une affaire.



DOMBRÉ (tout excité):"Pwarouj, J'ai besoin de toi. J'ai une théorie et je veux en avoir le coeur net ".

Il se dirige vers l'ascenseur et descend au troisième sous sol là où on range les pièces à convictions.
Francine, la préposée aux pièces à convictions était assise derrière une vitre blindée et grillagée. Dans cette cage de verre et d'acier, il y avait juste suffisamment  d'espace pour laisser passer les cartes d'identités et certains documents privés.
Le lieu était bien sécurisé et pour cause, c'est ici qu'on range les armes, la drogue et l'argent retrouvés lors des perquisitions. Francine regardait sur un petit poste de télé, Lesly sa chanteuse préférée. Elle chantait "Chéri, c'est parti toute la nuit" le dernier tube de l'été. Elle était vraiment splendide, une robe très courte en cuir noir moulant, des bottes rouges, les locks mi courtes, de longs cils et une bouche à damner un ange pour un baiser.
Pairle la présentatrice américaine, une ancienne Miss Monde n'avait pas à rougir de sa beauté. Elle était tout aussi ravissante, elle portait une combinaison blanche, dégrafée jusqu'au nombril et de longues jambes croisées enlacées comme les regards de deux amoureux.
Dombré arriva au moment où Pairle  interrogeait une fan dans le public. Yohann une adolescente très fashion avec des vêtements très colorés pour ressembler à son idole.

A la télé =====>  PAIRLE(à Yohann) :" Vas y, poses ta question à Lesly ".
          
                             YOHANN (toute excitée) :"J'adore ce que vous faites mais comment faites vous pour être aussi belle? ".

                             Lesly (avec un grand sourire) :" J'essaie d'avoir une bonne hygiène de vie, pas d'alcool, pas de tabac, pas de chocolat. ".

Dans le public tout le monde acquiesce et applaudit.


DOMBRÉ (à Francine) :" Et puis quoi encore, y'a pas plus camé que ce genre de meuf  dans ce milieu. ".

Francine (en éteignant la télé) :" Ah, comme j'aimerai être comme elle. ".

DOMBRÉ (d'une voix douce) :" Mais tu es très bien comme ça ma Doudou. Tu as de grands yeux marrons clairs, des cheveux doux comme la caresse d'une rivière et un corps magnifique ".

FRANCINE (rougissant) :" Ouh la la que de compliments. Bon,  j'ai compris tu veux quelque chose... Je t'écoute flatteur ".

DOMBRÉ :" Je voudrais récupérer l'ordinateur de Christophe Beaugrand le leader des "Empereurs des cicatrices" qu'on a trouvé dans sa loge ".

FRANCINE :" Ok, je vais te chercher ça ".

Quelques minutes après, elle revient avec le fameux PC portable. Dombré la remercie et retourne à son bureau. Il demande à Pwarouj d'aller chercher Pradel une jeune recrue douée en informatique qui s'occupe du fichier des empreintes.

DOMBRÉ (en branchant l'ordi): "Comme je te le disai Pwarouj, j'ai une théorie. Pradel, connecte moi sur la page facebook de Darky ".

PWAROUJ (curieux) :"Je t'écoute , quelle est cette fameuse théorie? ".

DOMBRE: "Voici la liste de toutes les personnes mortes depuis deux semaines : Marylou Blue, Willo Adeans, Isabelle Urgin, Vincent Bistoquet et j'en passe... "

PWAROUJ (contemplant la liste) :" Oui et alors? Où veux tu en venir? ".

DOMBRÉ :" Tu vas comprendre. Pradel, fais nous voir les amis de Darky ".

Pradel s' exécute en pianotant les touches du clavier comme un chef d'orchestre électronique jouant une partition binaire et métallique

DOMBRÉ :" Pwarouj, tu ne remarques rien ? ".

PWAROUJ (n'en revenant pas) :" Nom de Dieu! Cougnamaman sa! ".

Tous les morts de la liste faisaient partie des amis Facebook de Darky, Pwarouj était scotché.

DOMBRE (jubilant) :" J'en étais sûr ! ".

PWOUAROUJ :" Mais il y a sept cent contacts, on ne pourra jamais faire surveiller tout ce monde. En partant bien sûr du principe que tout ses contacts soient en danger de mort ".

PRADEL: "C'est clair, ça demanderait un déploiement de force de police considérable ".

PWAROUJ :" Et puis, il n'y a pas d'ordre. Ils les tuent tous de façon aléatoire. Qui sera le prochain on ne sait pas ".

DOMBRE (avec un sourire malicieux) :" Moi j'ai une idée "


PWAROUJ: "Vas y je t'écoute, c'est quoi ton idée pour attraper le tueur ? ".

DOMBRE :" Pradel fais moi une page Facebook et invite Darky dans mes contacts afin qu'il me mette aussi dans ses amis. Comme ça je n'aurai plus qu'à attendre qu'il vienne s'en prendre à moi et là on lui tombe dessus ".

PRADEL (tout excitée) :" Génial, malade comme idée!! Rien à dire ! ".

PWAROUJ (le visage fermé) :" Non, c'est du suicide. Tu as vu dans quel boucherie sont mortes toutes ses personnes?. Egorgées, éventrées, poignardées, décapitées, membres arrachés... Je ne veux pas que tu fasses ça. C'est trop dangereux ".

DOMBRE :" C'est la seule solution qu'on a pour le moment, ce que je veux c'est sauver le maximum de vie. Pradel, fais moi une page  et invite le.
Pradel s'exécute et lui fait une page en à peine dix minutes. Avec les informations suivantes:

NOM: DOMBRÉ ÉZIGNIAM
NÉ LE 04/12/63
SITUATION: CELIBATAIRE
CROYANCES: ATHÉ

DOMBRÉ :" L' appat est lancé. Maintenant il ne reste plus qu'à attendre ".

FIN DE L'ÉPISODE 10 LE TOIT DU MONDE

PROCHAIN RENDEZ VOUS DIMANCHE SOIR POUR L'ÉPISODE 11 BONNE LECTURE ET BON WEEK-END MES AMIS



La structure générale, la présentation, la forme et le contenu des présents articles constituent ensemble, une œuvre protégée par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des législations française et internationale.

copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)


Dans cet article : Kelly 'Kyky' Gustarimac (articles), Olivier Proto (articles), Ninjah Shaolin (articles), Fred Premel (articles), Priscilla Riemer (articles), Alain Thorinius (articles), Jessie Polka (articles), Moon's Curly (articles), Francine Thezenas (articles), Lesly Lapilus (articles), Pairle Ursulet (articles), Pascal Pradel (articles), Christophe Beaugrand (articles), Lilian Losbar (articles), Marylou Blue (articles), Willo Adeans (articles), Isabelle Urgin (articles), Vincent Bistoquet




Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
 

vendredi 13 mars 2009, a 01:04
EPISODE 9 " LES HOMINES NOCTURNI"
 


HAMBURG  22H00 DEMEURE DU MAÎTRE

Assis confortablement dans un fauteuil en cuir noir face à un écran géant, le maitre se préparait à la visio conférence avec les autres chefs des Homines Nocturni présent dans les plus grandes capitales du monde. Son corps est plongé dans la pénombre et la caméra est dirigée sur lui de façon à ce qu'on voit ne voit que sa bouche quand il parle. Il appuie sur un bouton encastré dans l'accoudoir de son siège et l'écran se sépare en huit cadres.
En Inde dans son palais de Jaipur la ville rose, Olivia est la première à se connecter. Elle porte un sari rouge et or de princesse, un bindi au milieu du front et ses long cheveux noirs s'embrassent les uns les autres pour former une longue natte.

OLIVIA (Inde): "Shukria maitre (bonjour maitre) "

Francesca est la deuxième à se connecter. Elle est dans un des bureaux du Kremlin en Russie.  Elle a les cheveux blonds avec des reflets roux comme un crépuscule à l'horizon. Le regard bleu et perçant comme une lame baignée dans les laves glaciales de la séduction. A travers la fenêtre, derrière son dos, on voit la neige tomber comme si le ciel crachait des larmes de coton.

FRANCESCA (russie): " Zdravstvouytié " (Bonjour à tous)

Un troisième écran s'allume et c'est Nicolas le français qui apparait. Il est à Paris dans son bureau au dernier étage de la tour Montparnasse. Il porte un costard cravate marron avec des rayures blanches. Il a le regard grave en perpétuel lutte contre son sourire charmant.

NICOLAS (france) " Bonsoir mesdames, vous êtes toujours aussi ravissantes. Maitre, je vous salue "

Dans son luxueux appartement à Hong Kong, sabres accrochés aux murs, masques de dragons et statuettes de jade. Chindéko le chinois porte un trois pièces sombre , élégant et sobre et des lunettes de vue dorées. En arrière plan on peut voir le drapeau national rouge agenouillé devant cinq étoiles d'or.

CHINDÉKO (chine) (avec ironie):"Ni aho bonjour Nicolas, toujours aussi séducteur, le charme français je suppose... "

Représentant la branche américaine, Marc Boye se place dans le cinquième écran. Il est sénateur républicain et parle depuis son bureau. Un portrait de Abraham Lincoln accroché au mur et une copie de la constitution mise sous verre. Il fume un cigare cubain.

Marc Boye (Washington) "Good morning or good night everybody "

Le sixième membre et non le moindre. Le prince Abou Boukaka pour les émirats arabe se connecte. Il porte une barbe noire épaisse comme les rêves d'un prisonnier, un tobe  et un goutrah blancs sur la tête attaché par un egaal noir.

ABOU BOUKAKA (émirats arabe) "Salam Alékoum, je vois que tout le monde est présent "

Claude le septième et très attendu membre de l'union africaine  est le dernier à se connecter. Les autres membres sont ravit par sa présence. Il porte un faké-hi bleu marine brodé de fil d'or et un gblo-fan bleu sur la tête. Dans son bureau des têtes de lions et des cornes d'antilopes trônent fièrement sur les murs. Les accoudoirs de son fauteuil sont des défenses d'éléphant.

CLAUDE (afrique) "Akwaba chers compagnons bonjour chers compagnons

Une fois tout le monde réuni. Le maitre prend la parole. Dans leurs postes respectifs les autres membres se voient les uns les autres et voient sa silhouette au centre de leur écran.

Le MAITRE (d'un ton calme et impérieux) : " Mes amis, nous sommes les décideurs de la planète. Nous influençons l'économie, la politique, les courants religieux, l'humanité toute entière et tout ce qui vit et respire dans cette atmosphère. Mais à quoi nous servent toutes ces richesses et ces pouvoirs matériels prisonniers dans nos corps d'homme voués à la putréfaction et à la poussière? Je vous avais promis la puissance et l'immortalité, je tiendrai parole.  À la prochaine cérémonie des masques d'or, nous serons sacrés définitivement les maitres de cet univers de terre, de sang, d'eau, d'air et de chair. Pour s'élever au rang des Dieux "

Les autres membres connectés accueillent tous la nouvelle avec enthousiasme. Ils manifestent leur contentement par des applaudissements. Ils applaudissent tous sauf Chindéko le chinois.

CHINDÉKO (chine): "Excusez moi de troubler votre plaisir mais moi j'ai d'autres informations plus inquiétantes "

OLIVIA( lnde): "De quoi parlez vous Chindéko? "

FRANCESCA (Russie) "Oui, de quoi parlez vous? "

Le sultan arabe Abu Boukaka et le sénateur Marc Boye se redressent sur leur siège et écoutent attentivement la réponse de Chindéko  .Le maitre lui ne montre aucune émotion sur son visage.

CHINDÉKO (chine): "Vous avez oublié de nous dire que le prototype s'était échappé. Que plusieurs de nos hommes ont été tués. Et que par dessus tout Darky est introuvable.
Vous semblez persuadé que ce chanteur de rap créole fasse partie de notre destinée. Je reste convaincu que cet homme n'est pas celui dont parle nos textes sacrés. Je cite: << À la neuvième année du dixième mois du troisième millénaire. Un homme vomi par les ombres, fouetté par la lumière amènera sur la Terre le réconfort pour les faibles et la désolation pour les méchants. Un homme de la nuit, un Homines Nocturni cherchant la lueur d'espoir au bout du tunnel de la vie. Huit hommes venus au monde dans l'esprit de vaincre et de dominer prépareront son arrivée. Chacun de ses mots et de ses paroles seront des coups d'épée parce qu'il connait le langage pour parler aux ombres et aux éclairs déchainés>>. J'ai bien observé celui que vous décrivez comme étant notre guide et je ne vois pas en quoi chanter "Mi la sa ka bay" peut faire de lui le général de notre armée
"

NICOLAS (france) :"C'est vrai ce qu'il dit!"

FRANCESCA (russie) "D'autant plus que tout ces morts commencent à attirer l'attention sur nous ."

OLIVIA (Inde): "Notre confrérie est puissante parce qu'elle vit dans le sceau du secret depuis des millénaires. Tout ce désordre pourrait nous être fâcheux "

CLAUDE (Afrique): "Si la police et les médias commencent à s'en mêler, c'est mauvais signe "

ABOU BOUKAKA (Émirats arabe) :"Je ne suis pas d'accord, ses derniers textes comme "La nuit est à nous "ou "l'île des morts vivants" montrent une profondeur d'âme insondable comme l'océan "

LE MAITRE :" N'ayez crainte mes amis tout se passe exactement selon mon plan "

CHINDÉKO (chine): "Je tiens quand même à vous envoyer un de mes hommes sur le terrain Maître. Il s'appelle Ninjah Shaolin, il est discret comme le clignement d'oeil d'une fourmi et tout acquis à notre cause "

LE MAITRE: "Si cela convient aux autres membres, ça ne me dérange pas. Sur ce mesdames, messieurs, je vous donne rendez vous en Guadeloupe pour la soirée de Gala "

Il appuie sur le bouton encastré dans l'accoudoir de son siège et les écrans s'éteignent les uns après les autres en fermant leurs yeux de lumière comme pour aller dormir.



RETOUR EN ARRIÈRE  VENDREDI 27 FÉVRIER STE-ROSE 3H00 DU MAT



En s'enfuyant de chez Gaëlle, Darky avait eu la présence d'esprit de prendre ses clés de voiture. Il avait descendu l'escalier de sécurité en trombe comme si il avait dix jambes et vingt pieds dans les même chaussures. Il était maintenant dans le parking de la cité. Le porte clé portait le logo Citröen mais il y en avait plusieurs, impossible de savoir laquelle. Pendant ce temps, Kevin et Shemshey se rapprochaient dangereusement. Heureusement c'était un système à ouverture centralisé. Il appuie sur le signe déverrouiller" de la clé et la bonne voiture clignote enfin. Kevin lui hurle en courant de s'arrêter, qu'ils veulent juste lui parler.
Mais Darky démarre la voiture de Gaëlle et leur fonce dessus. Shemshey à juste le temps de plonger sur Kevin pour lui éviter le choc. Dans sa fuite Darky heurte le 4/4 d'un habitant du quartier, l'alarme se déclenche et Patrice le bonhomme sort ulcéré.

PATRICE (hors de lui): " Vous avez rayé la peinture de ma voiture, vous allez me rembourser l'éraflure, vous entendez? "

KEVIN (lui tirant une balle dans la tête): "Tiens, la monnaie cette année c'est le plomb, gardes tout "

SHEMSHEY: " Cougniamanman sa! Putain de merde, on l'a encore laissé filer "

Darky a l'adrénaline qui lui dévore les veines, il n'a jamais eu aussi peur de sa vie, ni aussi mal. Il avait le coeur brisé en mille morceaux et la douleur jouait au puzzle avec. Son coeur battait de plus en plus fort comme si son sang jouait de la batterie.
Il appuie à fond sur l'accélérateur comme quand on enfonce la tête d'un chiot dans l'eau pour le noyer. L'asphalte courait encore plus vite que la voiture et les phares étaient exténués. Darky revoyait les images de Gaëlle assassinée, de Adeans carbonisé, les balles qui sifflaient. Son pouls s'accélérait, il avait de plus en plus de mal à respirer.
La sueur s'essuyait les pieds sur ses yeux et la paranoïa le suivait. Les conducteurs, les passants, tous des traitres qui voulaient le tuer.
Soudain, des flashs et des images horribles commencèrent à assaillir son esprit, il voyait des membres arrachés, un homme éventré, un autre avec un chandelier planté dans la bouche. C'était une vision insupportable, il avait beau se taper la tête avec les mains, ce cauchemar éveillé ne s'arrêtait pas. Il voyait tout de manière subjective comme s'il était un autre. Jusqu'à cette vision atroce où il se voit faire l'amour à une femme assise sur un lavabo à la tenue sombre et maquillée de noir. Il ne sait pas où il est. Mais il a du mal à respirer, du mal à réfléchir. Il se fait klaxonner et évite une voiture de justesse. L'espace d'un instant ça le ramène à la réalité. Mais le trouble est trop fort et il replonge dans les hallucinations. Cela tourne à la boucherie morbide quand il enfonce ses doigts dans les yeux de la jeune femme et lui arrache la tête. Il y a un miroir face à lui, il se regarde dedans mais c'est quelqu'un d'autre. Il perd connaissance, quitte la  route et fonce dans un poteau électrique.





Pendant que Régine dinait chez son père, David en a profité pour fouiller son appartement à la recherche des photos envoyées par Joëlle. Il insère une clé USB avec un virus dans la tour et détruit toutes les informations de son ordinateur. Il est sur le point de s'en aller quand Stéphanie la femme de ménage entre sans frapper. Elle porte dans ses bras une pile de draps et deux oreillers qui lui cachent la vue.
David se cache de justesse derrière la porte, son arme à la main au cas où, mais en pensant l'épargner. La jeune femme voyant le bordel dans la pièce, sous le coup de la surprise, lâche le linge de maison. Elle sort un téléphone portable de sa blouse et compose un numéro.
David se dit que c'était la merde et qu'elle allait sûrement appeler la police.

STÉPHANIE (au téléphone): " J'arrive trop tard. Ils sont passés avant nous "

Sur ces quelques mots, la jeune femme raccroche et s'apprête à sortir. David sort de sa cachette, arrive par derrière, lui donne un coup de crosse et la fait tomber. Une fois au sol, pour l'empêcher de bouger il pose son pied sur ses cheveux et  plaque son arme sur sa tempe. Elle continue de se débattre, il lui arrache son chemisier, elle a un tatouage H.N sur le sein gauche. Il en était sûr, elle faisait partie des Homines Nocturni ".

DAVID (d'un ton menaçant) : "Où est Régine? Que lui voulez vous? "

STÉPHANIE (le défiant du regard) : " Notre existence doit restée secrète, alors on veux s'assurer qu'elle reste muette.Tout comme vous "

DAVID:" Nous n'avons pas le même but, ni les même dessins pour l'humanité. Où est elle en ce moment vipère? "

STÉPHANIE (en riant aux éclats) : " Même si je vous le disais, il est trop tard. C'est sa dernière journée sur terre "

À ces mots David ramasse un oreiller par terre, le lui pose sur la tête et tire deux balles à travers. Les plumes s'envolent dans la chambre heureuses d'être enfin libérées de leurs prison de fils et de coton.


RETOUR EN ARRIÈRE LUNDI 2 MARS  6H00 DANS UN LOCAL À POUBELLE ABANDONNÉ  DANS UNE CITÉ DE LA JAILLE

Le prototype avait erré toute  la nuit.  Dans cette boite gothique, il croyait avoir trouvé une famille, des gens comme lui, mais tout cela n'était que comédie et mascarade. Il avait une fois de plus été le monstre de foire d'un cirque abominable. Il était enragé comme il ne l'avait jamais été. Tout ces mensonges, toutes ces trahisons, ce sentiment d'abandon étaient un poison insupportable. Dans la pénombre du local à poubelle vide et puant, ses yeux rouges éteints en voulaient à la nuit de l'avoir abandonnée. Soudain une nouvelle série de flashs et d'images vinrent lui balafrer l'esprit. Drogue de la haine, illusion de la colère ou magie des remords ? Même l'écho ne saurait quoi dire. Il se voyait dans une voiture conduire vite, sa peur et son envie de vengeance étaient l'essence qui faisait tourner le moteur. Il était poursuivi par je ne sais qui, je ne sais quoi. Il jette un regard bref dans le rétroviseur pour voir qui est à ses trousses mais dans le reflet ce n'est pas lui, c'est quelqu'un d'autre. Dans sa vision l'instant d'après, la voiture qu'il conduisait s'écrase...

FIN DE L'ÉPISODE 9



La structure générale, la présentation, la forme et le contenu des présents articles constituent ensemble, une œuvre protégée par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des législations française et internationale.

copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)


Dans cet article : Patrice Abaul (articles), Stéphanie Annicette (articles), David Datil (articles), Kevin Arnaud (articles), Fugitf Shemshey (articles), Francesca Petit (articles), Garry Boukaka (articles), Claude Rivier (articles), Nicolas Leydier (articles), Marc Boye (articles), Olivia Losbar (articles), Grégory Chindéko (articles), Régine Hierso (articles), Ninjah Shaolin (articles), Joëlle Hierso




Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

vendredi 13 mars 2009, a 00:55
ÉPISODE 8 INTITULÉ "MÊME LE FEU À BESOIN DE CARESSE"
 


Accrochée à la falaise comme un aigle tenant sa proie entre ses serres. La luxueuse demeure de Victor et sa femme Chelda trônait sur les hauteurs de St-François comme une couronne de  marbre et de verre. Ils attendaient avec impatience leur fille Régine à diner.  La table était mise dans le jardin face à la mer. Le vent était fier de les connaitre et passait souvent frimer dans les arbres de la propriété montrer à quel point il était beau et populaire.
Victor était un anthropologue de renommé respecté dans la profession. Aujourd'hui il n'enseignait plus et aimait à lire son journal tranquillement dans son rocking chair en fumant un bon cigare. C'est un gentil monsieur au regard calme et apaisant. Les cheveux grisonnants, sourcils et moustache grises comme la cendre d'un volcan. Il a vécu toute sa vie comme si se lever le matin était une surprise, en ne sachant pas à qui dire merci. Il porte une chemise et un pantalon en lin blanc avec des sandales en cuir marron. Il admire la vue enivrante des nuages flottant sur l'océan  en sirotant un jus de carambole et citron.
Sa femme Chelda, avocate d'affaires à la retraite est une femme d'une cinquantaine d'années, élégante et raffinée . Un large chapeau en osier sur la tête, elle s'affaire à tailler et arroser ses rosiers.Une voiture se gare dans la cour de la propriété.

CHELDA (exclamation de joie): Victor, ça y est, Régine est là!"

En effet Régine était arrivée rayonnante. C'est en imitant son sourire ce jour là que le printemps a  appris le langage magique pour parler aux fleurs et aux papillons.  Elle prit son père et sa mère dans ses bras et les couvrit de baisers comme un soleil de tendresse les aspergeant de rayons.

VICTOR: "Tu es magnifique ma chérie. Viens t'asseoir, tu veux un verre de jus de goyave ?"
REGINE: "Avec plaisir papa. Vous allez bien tous les deux ?"
CHELDA: "À merveille, j'adore m'occuper de ton père et de la maison. Mais ce qui me ferait le plus plaisir, c'est d'avoir des petits enfants et de les voirs gambader dans le jardin."
REGINE:" Maman, je viens à peine d'arriver..."
VICTOR (se voulant conciliant): "C'est vrai Chelda, laisse la diner en paix"

La journée se déroulait tranquillement. Ils parlaient de la pluie et du beau temps. En prenant soin d'éviter le sujet des enfants, et des potentiels amants.

REGINE: "Papa, mon amie Joëlle qui travaille à la morgue m'a envoyé des photos de tatouages assez étranges. Je voulais avoir ton avis la dessus".
MAMAN: "Régine on est à table, comment oses tu parler de mort. En plus cette Joëlle je ne l'ai jamais aimée. C'est vrai Victor, c'est elle qui l'a fait fumer des joints et boire des bières au collège.."

VICTOR: "Je m'en rappelle très bien Chelda, mais laisse la parler. Vas y régine, je t'écoutes".

Régine lui montre les photos des tatouages prises sur le dos de Stanley à la morgue.

REGINE: " Un soleil avec des dents de vampire qui mord un croissant de lune au corps de femme et la phrase Homines Nocturni. ça te dit quelque chose ?"

VICTOR (examinant les clichés): "Je crois que tu perds ton temps ma chérie. Il n'y a rien d' intriguant la dedans. Ce sont juste les tatouages d'un chanteur de Hip Hop ou de raggamufin quelque chose dans le genre. Rien d'ésotérique la dedans je te rassures."

REGINE: "Tu es sur? J'ai fait des recherches et Homines Nocturni veut dire Homme de la nuit en latin. Peut être que...

Son père l'interrompt d'un geste de la main. Sur la véranda, un homme lui fait signe de la tête. Il s'excuse, quitte la table et part le rejoindre.

REGINE (à sa mère): "Tiens je ne savais pas que vous aviez un invité".

MAMAN: "C'est un collègue de ton père, ils travaillent sur un projet ensemble".

REGINE: "Ah ouai, quoi?"

MAMAN: "Je ne sais pas trop... Quelque chose en rapport avec des fouilles à Anse-Bertrand, un truc comme ça".

Pendant ce temps, Victor et l'inconnu se dirigent vers la cave à vin de la maison. Une fois dans le cellier Victor déplace une bouteille de bordeaux avec sa main et déclenche un mécanisme coulissant. Une porte dérobée camouflée derrière une étagère s'ouvre. Les deux hommes l'empruntent.

VICTOR (en allemand): " Dann sie in gesprochen Alors, elle a parlé?

INCONNU (en allemand):" Sie ist zäh, aber das sollte nicht zögern Elle est coriace mais ça ne devrait tarder".

Victor enflamme un flambeau avec son cigare et le plonge dans un bénitier. Les flammes se propagent et éclairent toute la caverne. Une femme est suspendue dans les airs, attachée par des chaines. Elle a le visage tuméfié, la jambe lacérée et les cheveux ébouriffés.

VICTOR: "Alors Géraldine, comme ça on fait des cachoteries?"

GERALDINE (exténuée, relève la tête et lui crache en pleine figure): "Docteur HANS! Bomboclat! Salopard! J'aurai du m'en douter. Mozar est votre nouveau toutou!"

C'est à ce moment qu'on découvre qu'en fait l'honorable Victor Andirin le père de Régine est en fait le Docteur Hans.
VICTOR(alias DOCTEUR HANS):"Ici en guadeloupe je m'appelle Victor Andirin"

Victor(alias Docteur Hans) essuie  la salive sur sa joue avec la main et se lèche les doigts.
Mozar lui donne un grand coup de poing au visage. Elle crache du sang.

VICTOR (s'approchant d'elle en lui soufflant le cigare au visage): "Géraldine, allez sois gentille, dis moi ou je peux trouver Désirée".

GERALDINE: "Je préfère encore mourir".

VICTOR(en riant): "Oui mais avant, on va te torturer un peu.Tu veux bien?".

Sur ce, il approche le flambeau de sa jambe. Sa peau commence à sentir le brûlé et elle se met à hurler.







L'heure était venue, Régine devait s'en aller, elle avait encore tout un tas de copies à corriger.

REGINE: "Ma chère maman, je t'embrasse.  Je te dis à une prochaine fois. Je vais dire au revoir à papa".

Sur ce, elle se lève et commence à chercher son père dans la maison. Le connaissant il devait surement être dans son bureau ou en train de faire goûter son vin. Il était nulle part. Elle remontait les marches du cellier quand elle entendit une conversation à voix basse. Elle redescendit alors dans la cave à vin et surprit son père et l'inconnu sortir derrière la porte dérobée. Elle allait les rejoindre quand elle remarqua la bague en or de l'homme que son père appelait Mozar. Elle représentait le soleil vampire qui dévore la lune. Le signe des Homines Nocturni. Il était évident que son père les connaissait et qu'il avait menti.
Elle remonta l'escalier  sans un bruit comme un chat courant après une souris et s'en alla toute bouleversée en se promettant de revenir voir ce qu'il y avait derrière cette porte secrète.

VICTOR (rejoignant CHELDA à table): "Où est Régine ?"

CHELDA: "Tu ne l'a pas vue ? Elle te cherchait, elle a dû partir."

VICTOR (d'un air suspicieux): "Elle serait partie sans dire au revoir à son petit papa..."




BERGEVIN 5H DU MAT APPARTEMENT ADÉ (PHOTOGRAPHE)


Allongés sous les draps, Anaelle et Adé se réconciliaient sous l'oreiller.

ANAELLE: "Quand je t'ai vu parler avec cette garce, j'étais folle de rage. Je crois que j'aurai pu la tuer sur place. Elle est prétentieuse, hautaine, je la déteste. Elle me fait penser à une limace."

ADE: "C'est une fille très gentille, il faut juste que tu apprennes à la connaitre".

ANAELLE: "Ah ça non! D'ailleurs, je ne veux pas que tu travailles avec elle ! Tu entends ?!"

ADE: "Aux dernières nouvelles mon patron est monsieur Tinval, pas toi".

Leur chamaillerie amoureuse fut interrompue par un coup de téléphone.
Adé répond, c'est Laëtitia, elle vient d'avoir une info sur un crime atroce perpétré dans une boite du Lamentin. Elle a besoin d'un photographe.
Adé accepte, enfile un caleçon et un jean, passe un t-shirt et prend son appareil photo.

ANAELLE: "Eh oh, qu'est ce que tu fais? Qui c'était?"

ADE: "C'était Laëtitia, elle a besoin d'un photographe".

ANAELLE(d'un ton menaçant): "Mais envoie la chier, putain! Je te préviens Adé, si jamais tu t'en vas..."

ADE: " Si t'es la quand je rentre, tant mieux. Sinon, tant pis".

Anaelle voyant que Adé ne plaisante pas, s'habille elle aussi et décide de l'accompagner.

ANAELLE( rentrant dans l' ascenseur avec adé): "Eh ben quoi? Moi aussi je viens. Tu me l'as dit toi même, faut travailler en équipe, non?"


Pendant ce temps, les inspecteurs Dombré et Pwarouj découvraient les lieux du crime. Dombré avait mal dormi, il buvait un café noir comme la langue d'un démon et était d'humeur massacrante.
Pwarouj, lui, était sur l'estrade, il tenait le bras de Christophe dans ses mains. Il s'approche de Dombré qui est dos tourné et lui tapote le dos avec. Celui ci se retourne et quand il voit le bras arraché, il se met à hurler. Tous les flics présents sur le lieu du crime se foutent de sa gueule. Il le prend très très mal...

PWAROUJ (mort de rire): "Oh putain Ti mal, t'es trop marrant!! hihihi!!  Tu verrais ta tête!"

DOMBRE (en colère): "Pwarouj, couniamamaw! Va te faire foutre! ça ne me fait pas délirer tes conneries."

Il s'en va interroger le manager du groupe dans la loge où on a trouvé Christophe. Pwarouj, lui, interroge le patron de la boite un dénommé Mario dit le Boss. Un petit maigrichon à lunettes.

PWAROUJ: "Comment est ce possible que l'on ait trouvé quatre morts dans votre boite sans que personne ne s'en aperçoive?"

MARIO: "Vous savez ce que c'est, la musique est forte, les gens sont bourrés. Ils chantent, ils dansent, voilà quoi".

De son côté Dombré, toujours aussi enragé interrogeait Francky le manager du groupe.

DOMBRE: "Alors vous seriez le dernier à lui avoir parlé? C'est vous qui l'avez appelé?"

FRANCKY: "Non, on tchatait sur facebook".

DOMBRE: " Fesses bouc? C'est quoi, un site porno?"

FRANCKY: (amusé, s'approchant de l'ordinateur de Christophe) : "Non, c'est un site pour rester en contact avec ses amis. Regardez par exemple ici la page fan des empereurs des cicatrices. Ici, on voit leurs amis, leurs commentaires, leurs photos et leurs vidéos.

DOMBRE (mettant ses lunettes): " Et tous les artistes ont une page fan?"

FRANCKY: "Je ne sais pas mais c'est devenu primordial dans le marketing musical de nos jours".

DOMBRE : "Vous savez si Darky Day en à une?"

FRANCKY (déplacant le curseur de la souris et tapotant sur les touches): " Non, mais il a une page perso avec 700 amis".

DOMBRE: "Maintenant, regardez pour moi s' il a une Isabelle Urgin dans ses contacts".

FRANCKY: "Attendez... Heu, oui... Elle y est."

DOMBRE: "Et Marylou Blue?"

FRANCKY: "Oui, elle y est aussi".

En tapant le nom de tous les derniers morts depuis une semaine, Dombré constate avec effroi qu'ils sont tous dans les contacts de Darky. Sur ce, il demande a un agent d'emporter l'ordinateur comme pièce à conviction.






Pendant ce temps, Adé et Anaelle était arrivés à la boite "Au coeur des ténèbres". Les journalistes étaient interdits d'entrée, mais Laëtitia grâce à ses charmes avait convaincu un ambulancier de les aider à passer.

LAETITIA: "Ah tiens donc, Anaelle? Adé tu veux bien me prendre quelques clichés de la boite, des différents corps et des membres arrachés, s'il te plait. Tu seras un amour."

ADE: "Pas de problème Laëtitia, j'y vais tout de suite".

ANAELLE (à Laëtitia): "Tu sais, on dormait tout les deux quand tu as téléphoné. La prochaine fois, appelles un autre photographe, tu seras gentille."

LAETITIA: "Mais je n'ai aucune envie d'être gentille Annaelle.  (en la bousculant)Tu permets, j'ai du travail".

Une femme retenue par un flic poussait des cris. Elle s'appelait Moon's, K'wol était sa meilleure amie.

MOON'S(en larmes,se débattant dans les bras du flic): "Je suis sure que c'est l'autre enfoiré qui a fait ça".

Les coeurs de Dombré, Pwarouj, Anaelle et Laëtitia ne firent qu'un bond. Pour les uns, un éventuel suspect, pour les autres un scoop en or.

LAETITIA (à Moon's en sortant son magnéto): "Laëtitia Dubroeucq pour Maco Magazine.Vous savez qui a fait ça?"

MOON'S: "Oui, c'est le prototype".

ANAELLE: " Vous avez dit quoi? Le pauvre type?"

LAETITIA: " Non, elle a dit:< le prototype>. Les oreilles c'est comme le cul, ça se nettoie ma fille".

ANAELLE: " Quoi, tu te nettoies le cul avec des coton tige toi?"

Dombré qui déteste les journalistes s'en prend aux deux chipies.

DOMBRÉ:"Bon ça suffit maintenant, allez vous en. Prenez votre photographe avec vous et foutez le camp".

DOMBRE (à Moon's): "Mademoiselle, un policier va vous emmener au poste pour prendre votre déposition."

Sur ce Dombré fait signe à Lilian un des flics sur les lieux.Celui ci repart avec la fille dans une voiture de patrouille direction le commissariat.

PWAROUJ (à Anaelle): "Veuillez excuser mon collègue, il est un peu surmené ces jours ci. Je suis l'inspecteur Pwarouj, si je peux vous aider en quoi que se soit, n'hésitez pas. Je vous laisse ma carte".

ANAELLE: "Je m'appelle Anaelle, merci pour votre sollicitude. Je n'y manquerai pas".

Laëtitia et Adé assistent à la scène au loin en dehors des barricades de la police.

LAETITIA (à Adé): "Eh ben, elle perd pas de temps la petite. T'as vu comment elle le regarde".

ADE (jaloux):"Bon on a nos photos, on peut rentrer maintenant".

Sur ce, ils s'en vont tous les deux et laissent Anaelle se démerder pour rentrer.

Moon's était défigurée par les larmes.La rivière de tristesse qui lui coulait des yeux semblait inarrêtable. Dans la voiture de police qui l'emmenait au commissariat , Lilian le policier essayait de la consoler.

MOON'S: "Je n'arrive pas à croire que K'wol et Styllee soient morts tout les deux. Ils étaient mes meilleurs amis".

LILIAN: "Donc vous avez vu qui les a tués?"

MOON'S: "Oui, je suis sûre que c'est le prototype".

LILIAN: "Et vous sauriez le reconnaitre si vous le voyez?"

MOON'S: "Ah ça oui alors, sans hésiter".

LILIAN (freinant la voiture,avec ironie): "Je vais devoir vous tuer alors"

Le lendemain les rats en faisant leurs courses dans la décharge de Grand Camp furent ravis de voir qu'il y avait promotion sur la viande d'humain. En effet le corps de Moon's pourrissait dans les ordures deux balles dans la poitrine.

FIN DU  8èME ÉPISODE




La structure générale, la présentation, la forme et le contenu des présents articles constituent ensemble, une œuvre protégée par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des législations française et internationale.

copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)


Dans cet article : Victor Andirin (articles), Chelda Nessal (articles), Régine Hierso (articles), Ana Elle (articles), Adéola Bambé (articles), Jihel Tinval (articles), Bazo Amon Mokonzi (articles), Lanteri Géraldine (articles), Francky Brown (articles), Lilian Losbar (articles), Mario DjMars Guiolet (articles), Olivier Mozar (articles), Isabelle Urgin (articles), Marylou Blue (articles), Christophe Beaugrand (articles), Styllee L'Ambianceur (articles), K'wol Mawy (articles), Moon's Curly (articles), Helium Hanga (articles), Joëlle Hierso (articles), Laetitia Dubroeucq




Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

vendredi 13 mars 2009, a 00:46
ÉPISODE 7 L'EMPEREUR DES CICATRICES"
 



CAMPUS DE FOUILLOLE  LUNDI 2 MARS 9H00

L'université de Fouillole était réputée dans toutes les Antilles-Guyane, la Caraïbe et le reste du monde comme étant un haut centre d'études et de recherches.
L' amphithéâtre "Boulogne-Damoiseau" (du nom de ces fameux inventeurs Guadeloupéens qui en cherchant un vaccin contre le cancer inventèrent le Rhum) avait l'estomac vide ce matin. À peine une vingtaine d'étudiants à se mettre sous la dent, à croire que le cours du professeur Régine Hierso sur les sociétés secrètes ne déchainait pas les foules. Elle avait réussi de brillantes études, le bac en poche à quinze ans, cette jeune femme passionnée d'histoire et d'ésotérisme avait travaillé dans les plus grands musées, voyagé aux quatre coins du monde avant de revenir enseigner dans son île natale. Son père Victor , un très grand anthropologue se plaisait souvent à dire: "Le passé est un miroir cassé dans lequel le futur agacé et le présent se reflète. L'histoire n'est rien d'autre qu'un chiffon qu'on passe dessus pour remettre tout au net. Pour lui un historien se devait de travailler sur du concret. Des fouilles, des documents, des témoignages. Les tigres ne faisant pas de chatons, Régine avait le même goût pour les vestiges passés, oubliant parfois de s'occuper d'elle. Le nez plongé tout le temps dans les bouquins, sa vie sentimentale se résumait à un rendez vous "pizza, punch au coco, glace maracudja", seule avec la télé.

RÉGINE (s'adressant aux étudiants): "Voila on peut donc dire que les sociétés secrètes ont toujours fait partie de l'équation inhérente de la société".
SOHAN (d'un ton moqueur): "Mais si elles sont si secrètes que ça. Comment faites vous pour être au courant madame, alors qu'on n'arrive même pas à connaitre la formule chimique complète du Coca-Cola?".
La salle éclate de rire et  son pote Marvyn assis juste à coté, lui tape dans les mains et se marre aussi.

RÉGINE (ne se démontant pas): "Pour une raison toute simple monsieur SOHAN. Parce que la vanité, l'orgueil, l'arrogance, et les peines de coeur sont des marteaux bien plus épais que les secrets en clous de verre plantés par l'homme. Le besoin animal de conquérir le territoire de l'autre, la jalousie, l'envie d'être le chef à la place du chef créent des traîtres. Et c'est bien connu, les traîtres vendent leurs âmes et révèlent les secrets".
SOHAN et le reste des étudiants restent muets. La sonnerie qui achève la fin des cours retentit. Plus tard, on voit SOHAN monter dans une voiture noire venue le chercher. Il jette ses livres de maths à l'arrière alors qu'il était en cours d'histoire, allume une cigarette et mes ses lunettes noires. SHAWN sirotant un jus de canne à la paille, regarde les jolies filles du campus.

SHAWN (faisant du bruit avec sa paille en aspirant les dernières gouttes de jus): "Rien à dire elles sont vraiment bonnes à cet age là".
SOHAN: "C'est clair, t'as pas idée".
SHAWN: "Alors la Hierso, elle va poser problème tu crois?".
SOHAN ( lâchant une bouffée de cigarette): "Je crains que oui".






DIMANCHE 1 MARS, QUELQUE PART AU LAMENTIN...1H00 DU MAT


"Au coeur des ténèbres" la célèbre boite gotique du Lamentin fêtait son dixième anniversaire. Il y avait une queue monstre devant l'entrée du club. Le groupe "L'empereur des cicatrices" était à l'affiche ce soir. Les fans étaient au rendez vous et avaient sortit leurs tenues les plus bizarres.Tous habillés de rouge et noir. On aurait dit une soirée pour corbeaux, croque-morts et corbillards. Un groupe de jeunes NEDU, MOON'S, STYLEE, K'WOL remontaient la rue  accoutrés comme des princes de l'ombre pour se rendre à la soirée. NEDU portait un chapeau haut de forme noir, un peu comme celui des magiciens. Mais au lieu de sortir des colombes et des lapins. On l'imagine bien sortir des vautours et des crapauds morts. Il a les yeux, la bouche et les ongles fardés de noir. Des lentilles blanches, lui donnant un regard de possédé, un long manteau en velours noir tombant sur des bottes noires pour ne pas changer, complété par une chemise en dentelle et un pantalon en cuir, devinez la couleur. Je vous le donne en mille: "Noir!!".
STYLEE lui avait la tête rasée avec un tatouage représentant un serpent ailé sur tout le crâne. Il portait une robe de pasteur sombre et une bible dont il arrachait les pages sur la route, les jetant aux passants en disant:
"La pluie est mon amie, quand je pleure elle m'applaudit.
Elle noie ma rage dans ses nuages gris, se met en colère quand je ris".


MOON'S avait opté elle pour un style de princesse du 17ème siècle, ressuscitée d'entre les morts. Une longue robe en dentelle mauve, violette et rouge. Un noeud coulant autour du cou, la peau blanche et poudrée. Une mouche au coin des lèvres. Un pendentif en or et fermoir en porcelaine. Une longue perruque ébouriffée avec de grosses boucles grises. K'WOL lui tenait la main comme deux mariés se rendant à la chapelle du mal pour épouser Satan. Elle avait un corset bleu marine, avec les plumes  noires de je ne sais qu'elle ange déchue, une longue jupe en soie, des mitaines et les yeux cerclés de violet comme un oeil au beurre noir. Sûrement le dégout de la vie qui avait dû la frapper en pleine poire.
Si on en croit l'expression "La beauté est ce qui choc". Nous pouvons sans hésitation dire que tout ce beau monde s'en allait faire la fête. Comme une famille endeuillée suivant le cercueil.
NEDU fut le premier à remarquer cet homme à l'allure hantée, les observer du trottoir d'à coté.
Il était très grand, les vêtements noirs et une capuche enfoncée jusqu'au front. Les mains dans les poches se déplaçant avec majesté comme un héritier de la douleur et des ombres.

NEDU (l'interpellant):"Eh ti mal tu cherches la soirée je suppose ?"
L'homme en capuche le regarde furtivement, ses yeux rouges scintillant comme de la braise dans les vapeurs de la nuit, il accélère le pas comme pour ne pas s'enfoncer dans les sables mouvants en goudron noir du trottoir.  

NEDU (l'interpellant de l'autre coté de la rue):
"Waaouah j'adore les yeux mecs, où tu les a trouvés ? Ils sont supers et ils brillent en plus. C'est malade on dirait des vrais"

MOON'S (prenant NEDU par la main): "Il est peut-être timide tu sais".
La  joyeuse bande traverse la rue et marche à ses cotés.
STYLEE (se penchant pour regarder le visage de l'inconnu sous la capuche): "Trop génial les yeux ti mal!! Allez viens avec nous. Je te ferai boire mon cocktail préféré: "Don d'organes". Tu vas adorer. En plus y'a le groupe " Empereur des cicatrices" qui chante ce soir.
Dix mètres plus loin la silhouette de la boîte apparaissait enfin avec cette queue immense de personnes devant la porte. Le groupe d'amis entraine l'inconnu avec eux dans la boite en passant pas l'entrée V.I.P. Rony le videur de la boite était habillé en demoiselle d'honneur vampire, les épaules larges, de longues bottes noires, des piercing sur tout le visage, des cercles, des perles et de pointes barbares. Ses cheveux longs et  défrisés éclaircis par une mèche blonde lui tombaient devant le visage. Il embrasse MOON'S sur la bouche avec la langue et leur ouvre la porte.
Méchant (à l'inconnu): "Très bien faits les yeux, passez une agréable soirée, vous êtes ici chez vous dans l'antre de la terreur."
STYLEE (s'adressant à l'inconnu): "Ah au fait, tu ne nous a pas dit comment tu t'appelles mec?"
L'INCONNU (levant la tête, le fixant avec ses yeux rouges): "Je m'appelle Prototype."
MOON'S (lui faisant la bise): "Le Prototype! J'adooooore!"


Sur ce, ils entrèrent dans la boite accueillis par les accords sanglants et hurlants des guitares électriques se jetant sur leurs oreilles, comme des cannibales de son et de lumière.
Le prototype passait inaperçu à l'intérieur de la salle. Les jeux de lumières rouge et or et les stroboscopes argentés faisaient une compétition de qui sera le plus gore. Le prototype lui n'était qu' un mort-vivant de plus dansant dans ce carnaval macabre et horrorcore. C'était comme une réunion de famille et c'était lui l'enfant le plus sage. Ces frères et soeurs d'un soir défigurés par le maquillage, la peau arrachée par les vêtements sombres semblaient comme lui être nés dans le même désespoir.
Sur scène, le groupe "Empereur des cicatrices", composé de quatre artistes Dimitri, Pierre, Nicolas et Christophe témoignait par leur musique assassine et heavy métal de l'existence manifeste et odieuse du mal.
Dimitri le batteur officiel du diable, torse nu aux multiples tatouages, représentant une pluie de chauves souris dévorant les nuages, se déchainait sur la batterie en la frappant de toute ses forces avec ses baguettes comme des coups de hache. Ses locks épaisses et tortueuses comme les racines d'un arbre s' accrochaient à son visage comme une araignée sur sa toile.
Pierrele guitariste préféré des anges maudits connaissait le secret pour transformer les notes de musique écorchées en mélodie. Il portait un masque en vynil rouge avec des épines noires. Peu importe la princesse qui les toucherait, aucun baiser de prince charmant ne pourrait la réveiller de son cauchemar.
Nicolas au clavier, pianotait sur les touches d'un piano aquarium en verre ou des aiguilles et des serpents dansaient amoureusement en se moquant de la beauté et de sa colère. Il était habillé en docteur, blouse blanche tachée de sang, masque sur la bouche et gants blancs.
Mais le plus fascinant était Christophe. Ce chanteur de l'enfer avait les cheveux longs et blonds lui mordant les épaules comme une cascade d'eau. Ses yeux rouges, ses cicatrices sur tout le corps, ses dents longues et acérées comme des canines magnifiaient ce coté morbide. On aurait dit une tête de loup sur un corps d'homme. Emprisonné dans une camisole  laissant passer juste un bras , il tenait un micro en forme de tête de mort et s'adressait à la foule en ses mots tranchants et tordants aiguisés par le désordre.

CHRISTOPHE (hurlant à la foule):"Amis et créatures de la nuit ! Bienvenue dans l'antre de la bête au spectacle de l'empereur des cicatrices. La vie est une puanteur ou la mort s'est déguisée en parfum. Criez Aouuuuuuuuh si vous en voulez encore car c'est loin d'être la fin !"
A ce moment là, comme une gigantesque gorge humaine, unie par la même corde vocale la foule se mit à hurler:
"Aouuuuuuuuuuuuuh !"


Le prototype était bouleversé. Enfin il n'était plus seul. S'il avait su comment faire il aurait creusé au fond de ses yeux avec son bonheur pour faire sortir une larme. Mais à la place il ne pu expulser qu'un rire rauque et blafard. Une forme de joie qui a profité de l'occasion pour s'enfuir de sa bouche comme un cafard de son placard.

MOON'S (s'adressant au prototype): "Alors tu aimes ? Tu t'amuses ?"
NEDU (verre de Rhum à la main): "Je connais Christophe personnellement je te le présenterai à la fin du concert.

Le prototype en guise de remerciement lui offre son regard rouge comme on pose une nappe de poussière sur un diamant.

K'WOL (le prenant par la main): "Mais avant le prototype et moi on va danser."

K'WOL l'entraine au milieu de la piste et commence à l'allumer en dansant langoureusement et sensuellement comme un papillon de nuit autour du feu. Cette parade amoureuse était nouvelle pour le prototype. L'excitation se mêlant  au rythme de la musique, il a des flashs qui lui viennent en tête. Il se voit allongé sur une dalle en pierre encerclé par les Homines Nocturni, des hommes masqués lors d'une cérémonie.
L'homme qu'il était jadis ne comprend pas où il est. Le décor est ridé comme les souvenirs d'un vieillard. La lune lui jetait de brefs regards par dessus les épaules de ses hommes encapuchés, vêtus de noirs. Dans la boite, la musique était de plus en plus forte. CHRISTOPHE hurlait, la foule se muait comme une immense marée de corps soûls et drogués. K'WOL lui caressait le torse en se frottant à lui comme un chat sur les jambes de son maitre. Il était de plus en plus excité, les images se bousculaient dans sa tête lui suppliant de se rappeler. Mais, à travers le brouillard moite de sa mémoire embuée, la seule chose qui ressortait était cette voix qui chantait :" Nox  noster sed dius ad versia est" (la nuit est à nous, le jour est ennemi).
Dormitaus sol nox sarcophajis saltim (le soleil s'endort, la nuit sort de son cercueil)

L' adrénaline lui tapotant la tempe, il devient fou et se met à serrer K'WOL de plus en plus fort dans ses bras à presque lui briser les os et le souffle tout entier. Mais au lieu de lui faire mal et de l'effrayer le comportement étrange et brutal du prototype excite K'WOL de plus en plus. N'en pouvant plus, elle lui mord les lèvres au sang et l'entraine dans les toilettes pour femme de l'établissement. Sur leur chemin dans le couloir, ils croisent deux filles qui s'embrassent en se passant une pilule d'excta sur la langue. K'WOL met le doigt sur sa bouche et en refermant la porte des toilettes derrière elle, elle leur dit: "Chuuut". Elle s'assoit sur le rebord du lavabo, déboutonne son corset et attrape le prototype entre ses jambes comme une mante religieuse serrant un scorpion dans ses pattes. Quel est l'animal le plus dangereux, je ne sais pas. Elle soulève son sweat à capuche et pousse un cri félin en voyant son torse musclé comme les pierres. Il a la peau blême et les veines bleues apparentes comme le jet d'encre d'une pieuvre dans un océan de lait. Elle commence à lui lécher le ventre et à déboutonner son pantalon. Suivant l'instinct des crocodiles qui se dévorent entre eux quand l'un des leurs meurt, il la pénètre avec force dans une baise bestiale et orgasmique. Les ongles de K'WOL plantés dans son dos comme le coeur de deux amoureux gravés au couteau dans l'écorce d'un arbre. Les flashs et les images bizarres rebondissaient comme une balle de ping pong sur les murs de son plaisir. Il revivait la scène en ce moment même, il est allongé et un homme avec un masque d'or s'approche de lui en tenant au dessus de sa tête un glaive tranchant comme les canines d'un cancer. Les Homines Nocturni en cercle autour de lui, confrérie des ombres maudites, psalmodiaient en choeur les mêmes paroles encore et encore: " Nox noster sed dius adversia est, Nox noster sed dius adversia est". Puis, l'homme au masque d'or plante son glaive dans son torse. Il se met à hurler. Et cette image plus forte que les autres le sort de l'état second dans lequel il était. Dans le miroir en face de lui, il voit le reflet de sa cicatrice sur le ventre et le monstre qu'il est devenu. Envahi par des instincts meurtriers assis au premier rang de ses peurs râlant que le spectacle n'était pas à la hauteur, il enfonce ses doigts dans les yeux de K'WOL et lui arrache la tête. Il laisse son corps tremblotant sans vie par terre, la tête dans les chiottes. Sur son chemin, il croise STYLEE.

STYLEE (hurlant parce que la musique est forte):"Tu n'aurais pas vu K'WOL? Eh mais tu saignes ti mal, t'en a plein les doigts".
Pour seule réponse, le prototype ramasse un cierge en forme de gargouille sur une table et le lui enfonce dans la bouche. La statuette lui transperce le crâne et s'encastre dans le mur. La cire de bougie lui dégouline sur le bord des lèvres comme la salive du diable après le baiser d'un vampire mort de fièvre. STYLEE est debout raide mort, le cierge encore allumé comme un chandelier humain. Fabien qui passait par là complètement défoncé se met à rigoler en le voyant.

FABIEN (foncedé,mort de rire):"Hihihi!!hohoho!!Trop génial mec!! Je veux fumer la même chose que toi putain!! Hihihi"

Le prototype lui, retourne dans la salle au moment où les "Empereurs des cicatrices" quittent la scène. Il décide de les suivre en coulisses. Sur son chemin il croise une cohorte de fans qu'il traverse comme l'aileron d'un requin fend une vague. Arrivée devant la porte de la loge, Vincent un grand black, aux épaules larges et au cou de taureau lui interdit  l'entrée. Crâne rasé, lunettes noires et débardeur serré. On voyait ses chaines en or et ses tatouages dépasser.

VINCENT (d'un ton ferme, faisant non de la tête): "Les empereurs sont fatigués, pas d'autographe ce soir. Va t'en bonhomme. Et au passage, stylé les yeux, j'aime bien".


CHRISTOPHE était seul dans la loge. Ses camarades du groupe l'attendait dans la limousine pour aller dans une autre boite. Il était en train de se démaquiller devant le miroir en tchatant sur son ordinateur portable avec  Francky son manager. Quand soudain la porte s'ouvre violemment et Vincent s'écroule éventré par terre en tenant ses intestins entre les mains. Comme un enfant ne voulant pas prêter ses jouets. Un homme sombre au regard rouge se tenait juste derrière lui.

CHRISTOPHE (se levant brusquement de sa chaise):"Oh putain! mè ki rol sa?! Qu'est-ce qui se passe?!!".

LE PROTOTYPE (la voix haletante):"Calme toi mon frère. J'étais obligé. De toute façon il n'était pas comme nous".

CHRISTOPHE (tremblant comme une feuille):"Putain mais t'es complètement taré ti mal!! Regarde ce connard tu lui as vidé le ventre. Mais c'est quoi ton problème mec ? Comment ça il n'était pas comme nous?!!".

LE PROTOTYPE (s'approchant de lui en piétinant VINCENT): "Tu sais bien, nous sommes des prototypes tous les deux. Ta peau, ton visage, tes cheveux, tes yeux.Tu es comme moi".

CHRISTOPHE enlève sa perruque, ses faux ongles et ses fausses dents. C'est un jeune homme imberbe, androgyne au regard d'enfant. Il a du mascara qui lui coule sur les yeux. Il est mort de peur. Le prototype le regarde avec étonnement.

CHRISTOPHE (lui balançant sa perruque au visage):"Tout ça n'est qu'un jeu mec. Les gens veulent du sang, du gore, du spectacle alors je leur en donne. Tu comprends !! Ce n'est que du spectacle!!"

LE PROTOTYPE (se jetant sur lui): "S'ils veulent du spectacle, je vais leur en donner".

Quelques instants plus tard les bras et les jambes de CHRISTOPHE roulaient sur scène. Croyant à une mascarade et à un retour sur scène le public se met à scander le nom des empereurs des cicatrices. Jusqu'à ce qu'une fan au premier rang aspergée par le sang se mette à hurler.

FAN (hurlant à la mort): "C'est du vrai sang!! C'est du vrai sang!! CHRISTOPHE est mort!!".

Prise de panique la foule se précipite vers la sortie. Dans leur limousine garée devant l'entrée, DIMITRI, PIERRE et NICOLAS voient les gens sortir en hurlant comme des fous. Une heure plus tard quand la police arriva, le prototype était déjà loin.

Fin de l'épisode 7



La structure générale, la présentation, la forme et le contenu des présents articles constituent ensemble, une œuvre protégée par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des législations française et internationale.

copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)

Dans cet article : Sohan Soukai (articles), Shawn-p Collot (articles), Dimitri Francis (articles), Nicolas Suret (articles), Styllee L'Ambianceur (articles), Moon's Curly (articles), K'wol Mawy (articles), Jean Nedu (articles), Vincent Bistoquet (articles), Francky Brown (articles), Fabien Fontes (articles), Christophe Beaugrand (articles), Rony Libro (articles), Régine Hierso (articles), Victor Andirin



Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

vendredi 13 mars 2009, a 00:42
ÉPISODE 6 "RIVALITÉ"
 


VENDREDI 27 FÉVRIER 7H00...BERGEVIN APPARTEMENT D'ADÉ OLA (PHOTOGRAPHE)


Quand elles s'ennuyaient, les sirènes de police aimaient venir se promener dans le quartier de Bergevin. Comme un clochard mort de faim qui passe de voisin en voisin, frapper à la fenêtre demander:"Eh! oh! y'a quelqu'un ?" . Après une longue nuit d'amour et d'ivresse arrosée  de petits mots doux, de caresses et de vin, Adé et Anaelle se préparaient à aller travailler après un dernier calin.
Adé était un homme d'une vingtaine d'années, brun, les yeux marrons, bien fait, le corps bouillant, les muscles saillants, le regard pétillant. Il était nu sous les draps, ne laissant dépasser que son torse musclé et encore tout brûlant. En appui sur le menton avec sa main, il regardait Ana s'habiller d'un air souriant et coquin. Dos tourné à lui, les fesses rebondies, string rose et portes-jaretelles en dentelles assorties, les seins à l'air, les cheveux noirs et bien brossés, retombant délicatement sur ses épaules élancées. Anaelle, la peau satinée, maquillée tout en délicatesse et subtilité, semblait pressée de s'en aller. Comme une princesse prisonnière sur terre, pressée de retrouver son château de fleurs en papier dans un livre de conte de fées.

ADÉ: "Ana dis moi on va continuer ce jeu encore longtemps? Tu ne penses pas qu'on devrait officialiser notre relation? Je ne te parle pas de mariage, mais bon  je ne sais pas moi, on pourrait déja commencer par vivre ensemble, non?".

ANAELLE (s'appliquant une dernière touche de mascara devant le miroir): "Adé franchement je ne sais pas comment tu fais pour vivre dans ce taudis. Et à te contenter de si peu. Moi j'ai d'autres ambitions dans la vie. Tu sais bien que je t'aime mais ce n'est pas le meilleur moment pour nous deux. Je suis journaliste, j'ai ma carrière en jeu, toi tu n'es qu'un petit photographe et...
ADÉ (vexé):"...et je ne suis pas assez bien pour ton cercle d'amis fortunés et prétentieux, ni pour ton gentil papa c'est ça?" .
ANA ELLE  (se retournant pour l'embrasser): "Adé je te promet qu'un jour tout va s'arranger mais s'il te plait pas maintenant. Je suis en retard. On en reparlera plus tard, ok?".

Soudain un bruit sourd à la porte interrompt leur conversation. Adé se lève nu pour aller voir. En passant devant elle, Anaelle lui mord les fesses. Il rigole. Il regarde par le judas, personne. Alors il ouvre la porte et trouve posé sur le paillasson le journal du jour. Il le ramène à l'intérieur et le tend à Anaelle.

ADÉ (se dirigeant dans la salle de bain): "Je crois que tu ne vas pas être contente".
ANAELLE  (ouvre le journal à la première page et s'écrie): "Non mais je rêve?!!!"
ADÉ (se savonnant sous la douche, l'eau excitée  lui caressant la peau avec ses doigts liquides): "Je te l'avais bien dit que tu ne serais pas contente".



RETOUR EN ARRIÈRE UN JOUR PLUT TÔT... QUELQUE PART SUR LES HAUTEURS DE ST-BARTHELEMY



Dans une magnifique propriété sur les hauteurs de l'île aux milliardaires, Désirée debout les yeux rivés face à la baie vitrée, contemplait ses chevaux, ses champs de cannes et ses hectares de terres. Des hommes armés jusqu'aux sourcils, veillaient sur la propriété et sa sécurité comme des cerbères. C'était une femme d'âge mur, les cheveux gris comme un ciel en colère, coiffés en tresses plaquées à l'arrière. Elle vous toisait avec ce regard profond et envoutant qu'ont les hypnotiseurs qui vous cassent des plaques de béton sur le ventre. Elle porte un costard noir avec des rayures grises, tombant sur des chaussures noires. Un chemisier blanc, une cravate en soie noire, un pendentif en or, avec des émeraudes et des turquoises. À la main elle tient une tasse de café prisonnière dans le donjon de ses longs ongles gris, commandés par une bague en argent. Sa quiétude fut subitement interrompue par l'arrivée de Shemshey venue lui apporter une nouvelle de la plus grande importance.
SHEMSHEY (qui entre sans frapper): "Madame nous avons localisé Darky. Il est à Ste-Rose chez son ex Mlle Gaëlle "
DÉSIRÉE (sans se retourner): "Et Géraldine? Vous avez repris contact elle?"
MACHIN (tête baissée): "Non madame, nous ne l'avons toujours pas localisée".
DÉSIRÉE  (sans se retourner les yeux rivés à la fenêtre):
"Ramenez moi Darky ici. Ne laissez pas les Homines s'en emparer. Je compte sur vous Shemshey".

SHEMSHEY (inclinant la tête): "Oui Madame, je m'en charge personnellement".




LA VEILLE AU SOIR, STE-ROSE,
JEUDI  26 FÉVRIER...22H00....APPARTEMENT DE GAËLLE


L'appartement de Gaëlle ressemblait à une crêche de maternelle. Il était relativement spacieux. La moquette  rubicolore hérissée de jouets  faisait des sourires moqueurs au plafond avec ses ampoules prétentieuses donneuses de leçons. À croire que quand ils avaient sommeil c'est ici que venaient dormir les arc-en-ciel et leurs chapelets de couleurs. Des photos de Gaëlle et d'une petite fille parfumaient le salon avec leurs sourires complices et joueurs. La gamine devait avoir dix ans pas plus. Sur certains portraits elle suçait encore le pouce. Elle était ravissante, de somptueux cheveux chatains attachés par un ruban fin, un regard candide et enfantin allongé sur de grands yeux attentifs et félins. Comme un détective du bonheur cherchant des traces de joie un peu partout dans les coins. Gaëlle elle était toujours aussi belle, les années n'avaient eu aucun impact sur elle, sauf celui de l'avoir endurcie. Elle qui avait les rêves sucrées et le coeur tendre comme du caramel. Visiblement elle allait dormir. Elle portait un t-shirt blanc, des sandales et un short en cachemire.

DARKY (tenant un portrait dans la main): "C'est ta petite fille je suppose? Elle est vraiment magnifique. Elle à l'air d'etre très gentille et de beaucoup t'aimer. Mais je dois dire qu'elle ne ressemble ni à toi ni à moi".
Gaëlle revenant de la salle de bain avec une trousse de secours, le fait s'asseoir dans un fauteuil et commence à le soigner.

GAËLLE (lui tapotant ses plaies au visage avec du coton et de l'alcool): "C'est normal elle ressemble à son père".

DARKY (faisant sa chochotte): "Aïïeeeeuuh!!! Mais ça fait mal!! Doucement!! Comment ça elle ressemble à son père. Depuis que j'ai mis les pieds dans le quartier, on n'a pas arréter de me dire que c'était moi ".
GAËLLE ( lui lançant le coton au visage):"Tu reviens comme si de rien n'était et tu veux des explications. C'est plutôt moi qui devrait en avoir. C'est moi qui devrait savoir pourquoi t'es parti comme un lâche".

Gaëlle se met à lui frapper le torse avec ses petits bras, alors Darky l'attrape par les mains et la serre fort contre lui pour la calmer, elle se débat, elle résiste un peu, puis se laisse faire, avant de s'effondrer en larmes.

DARKY( ému): "Je suis parti parce que j'avais peur de tes rêves Gaëlle. Vivre dans une île, faire de la plongée en cage avec les requins, nager avec les dauphins, donner à manger aux pandas, c'était ton truc, tu n'avais que ces mots là accrochés aux lèvres. Moi je trouvais ça mignon pour les vacances et la retraite. Mais pas pour une vie. Moi j'avais des envies de capitales, de grosses soirées, de grandes tournées, de belles voitures, de villa, de champagne . Je voulais à tout prix faire carrière dans la musique et le showbusiness. Si je suis parti c'est pour t'épargner cette vie superficielle, basée sur le paraitre et les plaisirs matériels.  Alors que toi tu étais une âme douce comme le miel. Je n'avais pas le droit de t'enlever de ton milieu naturel. Aussi vrai que je préfère voir un papillon sur une fleur que sur un lampadaire".

GAËLLE ( en larmes): "Mais je t'aimais moi! Après ton départ j'étais complètement perdue. Je trainais mon ombre partout avec moi comme une ancre jetée dans l'océan de mes larmes tordues. Jusqu'à ce que je rencontre quelqu'un. Il était tout le contraire de toi. Il était élégant, cultivé, romantique, il m'emmenait dans les plus beaux restaurants, les plus beaux hotels, les plus beaux musés.Il me faisait la cour, m'offrait des fleurs..."
DARKY (vexé):"C'est bon j'ai compris, un rampant plein de tunes quoi".
GAËLLE (ne relevant pas): "Six mois après notre rencontre je suis tombé enceinte de lui. Quand je lui ai annoncé la nouvelle, il m'a rejetée".
DARKY: "ça n'a pas du être facile pour toi poupoune. Mais pourquoi tout le monde pense que je suis le père de la petite alors?
GAËLLE  (prenant la direction de la chambre de sa fille):
"Entre dans sa chambre tu vas comprendre".


La chambre de Bianca  était rose bonbon du sol au plafond, une étagère avec ses poupées montaient la garde à l'entrée. Des personnages célèbres de Walt Disney gambadaient joyeusement sur la couette en coton, de laine brodée. Un ordinateur portable sifflotait sa lumière diffuse dans la pièce. C'était une vraie petite chambre de princesse. Sur tous les murs des posters de Darky, sur le bureau des pochettes, des articles de journaux.

DARKY (perturbé):"Je ne comprends pas".

GAËLLE (émue): "Depuis toute petite elle est fan de toi, de tes chansons, de tes disques. De "Mi la sa ka Bay" avec la Horde Noire, en passant à "Boss Boss" avec Fuckly jusqu'à ton dernier album "Darky le jour,Darkman la nuit". Elle a tout de toi. Je lui dis qu'on avait été ensemble toi et moi. Alors comme elle ne connaissait pas son vrai père, elle s'est mise à rêver que c'était toi. Elle l'a répété à ses camarades de classe, qui l'ont répété à leurs parents, qui l'ont répété aux voisins. Et voila comment c'est arrivé..."
DARKY (touché par cet aveu): "Et elle est là Bianca?"
GAËLLE (s'essuyant une larme): "Non elle est chez sa Grand-mère Amélie à Trois Rivières".





 VENDREDI 27 FÉVRIER, À LA REDACTION DU "MACO MAGAZINE"...8H00 DU MAT

Chacun ayant pris sa voiture pour aller au boulot. Anaelle et Adé, arrivent tous deux dans les bureaux de la rédaction en faisant comme d'habitude semblant de s'être rencontré par hasard dans l'ascenceur. Une fois arrivée à l'étage du grand patron Anaelle entre comme une furie dans le bureau de Mr Tinval, le rédacteur en chef du journal. En tenant l'édition du jour à la main intitulée <<"DARKY LE BOUCHER DE GWADA COURT TOUJOURS", après avoir tué son avocat et un homme non identifié, il tue Exxos jeune manager dans un magasin d'électroménager>>".
Mr Tinval est un homme de caractère, cheveux grisonnants, le regard d'aigle commun à ces hommes qui ont survolés toutes les difficultés, lunettes de vue design avec la monture torsadée savant mélange d'or et de bois doré, chemise bleue retroussée jusqu'au manches, pantalon coton beige. Un trophé Pullitzer 1988 trônant fièrement sur une étagère. C'est un homme qui flirte avec la cinquantaine qui aime à parler fort comme si tout le monde était sourd, comme si les hurlements étaient un instrument de musique et les cris une note de solfège.

ANAELLE  (en lui balancant le journal sur son bureau): "Papa qu'est ce que ça veux dire? Qui est cette Laëtitia.D qui signe mon article? Je pensais que j'avais l'exclusivité concernant les affaires criminelles"
REDACTEUR: "Ah tiens mon ange te voila, tu tombes bien, je pensais à toi justement. Je voudrais te présenter la charmante Laëtitia Dubroeuq, elle nous vient de .  Désormais elle travaille avec nous. Elle a couvert l'élection d'Obama aux Etats Unis, et révélé au grand jour le scandale du chloredécone aux Antilles.  Elle va nous apporter son expérience et cette touche de maturité qui manque à notre journal. En attendant, elle va partager ton bureau. Je te prierais d'être gentille et professionnelle avec elle. J'insiste sur le ".éole>

Anaelle était tellement en colère qu'elle n'avait même pas remarqué la présence de Laëtitia au fond du bureau derrière elle qui admirait les différentes récompenses amassées par son père tout au long de sa carrière. C'est une très belle jeune femme, la vingtaine, les yeux en amande marrons clairs, serties commes des pierres précieuses dans un visage fin, la peau métissée nacrée comme des perles. Ses cheveux coiffés par la douceur et ses doigts experts habillaient comme une robe blonde d'or et de lumière son magnifique corps sculpté par  le désir torride des hommes et de l'enfer. Elle portait un chemisier  blanc, dont les boutons s'étaient sauvés de justesse pour laisser sa poitrine conquérante prendre le contrôle du monde. Une jupe mi-longue cousue à même les jambes finissait de donner à sa silhouette cette interrogation discrète: "Était-elle, journaliste, actrice, mannequin ou bien vedette?".

ANAELLE  (dévisageant Laëtitia avec dédain de la tête au pieds): "C'est une blague, j'espère?".

Le téléphone sonne Mr Tinval prend la communication et s'éclipse de la pièce un instant.
MR TINVAL:(s'adressant aux filles la main sur le combiné):
"C'est un appel important. Je reviens dans quelques instant. On a besoin de moi à la presse. Profitez pour faire connaissance.

LAETITIA (ironiquement, une fois Mr Tinval sorti): "Moi aussi je suis contente de faire votre connaissance. J'ai beaucoup entendu parler de vous en faisant mon marché. Mais je dois rectifier une légère erreur de votre part. Je n'ai pas signé votre article, c'est le mien. Il était temps que ce journal prenne une autre dimension, de la profondeur et du sens critique. Il ne faut pas confondre les ballons météo et les astéroïdes. Sous votre plume ce journal avait perdu son sens de l'investigation pour basculer dans le voyeurisme écoeurant des tabloïdes. Aujourd'hui on passe à autre chose. Maintenant si ça ne vous dérange pas, je vais vous laisser, j'ai un article à écrire pour demain".

Sur ce, Laëtitia quitte le bureau en emportant avec elle toute la lumière de la pièce. Comme ces mamans lionnes dans la jungle qui transportent leurs petits dans leurs crocs avec délicatesse.

ANAELLE  (en colère): "Mais Papa !! C'est ma  rubrique, ça fait plus de cinq ans que je m'y consacre. J'ai quand meme mon mot à dire là dessus je pense. Si maman était encore là...

MR TINVAL (lui coupant sèchement la parole): "Ta mère Nouma, paix à son âme, était une femme de valeur et de bon sens. On a fondé ce journal ensemble et travaillé dur jour et nuit pour l'élever au rang auquel il est aujourd'hui. Si elle était encore là, elle te dirait de ravaler ton orgueil et de te mettre au travail. Parce que l'information et le plaisir du lecteur passe avant tout. Allez sors de mon bureau maintenant, j'ai du boulot. Et une dernière chose Anaelle... "
ANAELLE: "Oui papa?"
MR TINVAL (sur un ton ferme): "Ne m'appelle plus jamais papa devant les autres employés. Ici c'est Monsieur Tinval pour tout le monde".

Anaelle l'amour propre fouettée jusqu'au sang par les paroles acérées de son père, quitte à son tour la pièce en la rallumant avec les foudres de sa colère. Elle lui lance un regard noir et part sur les talons de Laëtitia qui se dirige vers SON bureau.

ANAELLE  (s'adressant à Laëtitia sur un ton agressif):
 " Je ne sais pas à quoi vous jouez ma p'tite mais ici c'est moi qui commande".


LAETITIA ( la langue enflammée d'ironie): "Ah ça tombe bien puisque c'est vous qui commandez, prenez moi un décaféiné et un beignet au sucre allégé s'il vous plait. J'ai pas envie de finir comme vous avec des bouées sur les hanches."

ANAELLE (piquée au vif): "Je préfère avoir des bouées sur les hanches qu' une bouche en forme d'aspirateur à b..."

LAETITIA (lui coupant la parole et pointant Adé du doigt): "Waouaw, c'est qui celui là ? Hmmm, Joli morceau. Je le mangerai bien avec de la crème de banane et de la confiture de goyave."

Adé et son collègue Jérome  se servant un soda dans le distributeur automatique de la boite étaient justement en train de parler de la nouvelle. Adé ne l'avait pas encore vu. Mais Jérome  lui, était déja fan. C'est un petit bonhomme très drôle et très taquin. Pas très grand, la tête sympa du bon copain, celui à qui on dit bonjour en donnant une claque dans le dos, le regard franc, le visage rieur. Tenue décontractée jean et basket. C'est le genre de pote avec qui on se marre bien en soirée. Toujours partant pour raconter une blague de cul et des histoires coquines toutes les plus incroyables les unes que les autres avec des femmes toujours somptueuses, à  qui il brise le coeur parce que son amour du métier l'emporte.

ANAELLE (jalouse et déconcertée, répond à Laëtitia): "Euuh...lui c'est personne, c'est juste un photographe  Mais si tu cherches une proie à dévorer vampire, je te suggère les égouts du Raizet, en dessous y'à plein à manger pour toi, c'est le genre de restaurant que tu devrais apprécier".

LAETITIA (ayant remarquée l'émoi de Anaelle, interpelle Adé): "Bonjour moi c'est Laëtitia, je suis la nouvelle reporter en chef".

ANAELLE  (de plus en plus jalouse, lui coupant la parole):
"La deuxième reporter en chef, la deuxième!!".


ADÉ (avec un grand sourire, sentant la tension ambiante):
 "Enchanté moi c'est Adé, je suis un des cameramen de la boîte. Si je peux vous aider en quoi que ce soit ça sera avec plaisir".

LAETITIA (avec un petit sourire malicieux): "Alors quand j'aurai besoin de clichés pour agrémenter mon article, je ferai appel à vous".

ANAELLE ( de plus en plus irritée par les minauderies de Laëtitia):
"Désolé mais ça ne va pas être possible. Adé est MON photographe. Il va falloir vous en trouver un autre très chère".

LAETITIA (prenant l'air surpris):"Il faut savoir Ana, tu viens pourtant de me dire que c'était personne".

Anaelle reste bouche bée. Devant son silence coupable, Adé décide de se servir de la rivalité qu'il y a entre les deux femmes, pour donner une leçon à Anaelle.

ADÉ (avec un grand sourire, tendant la main à Laëtitia):
"Laëtitia c'est avec un plaisir non dissimulé que j'accepte votre proposition. Je serai heureux de travailler avec vous".


LAETITIA (le regardant droit dans les yeux):
 "Justement j'ai quelques idées pour mon reportage de demain. On pourrait en discuter autour d'un café."

ANAELLE (confuse et au bord de l'implosion): "Adé puis-je vous parler en privé deux minutes s'il vous plait".
ADÉ (d'un ton sec et sarcastique): "Je vais d'abord emmener Laëtitia déguster le meilleur café de l'île. Comme vous le dites si bien Anaelle, on en reparlera plus tard. Ok?"

Sur ce, Laëtitia le prend par le bras et quitte la pièce avec lui en direction de l'ascenceur, laissant Anaelle congelée sur place de honte et de rancoeur.

Laëtitia (à Adé, en lui pelotant le biceps): "Waouh vous avez les bras durs comme du béton Adé. Vous faites de l'exercice ça se voit. J'adore les hommes qui s'entretiennent".

Anaelle les regardant s'éloigner explose de rage et donne un grand coup de pied dans la photocopieuse. Jérome au première loge dans son bureau, jonglant avec son crayon entre les doigts a vu toute la scène.

JEROME (se parlant à lui même): "Ohlala comme j'aimerais être et ne pas être à ta place, mon salaud".





STE-ROSE 22H00... ABRIS BUS



Comme tous les soirs, Larry, Sylvio, Jimmy et Freddy jouaient au dominos sous l'abri bus. En se chahutant les uns les autres comme d'habitude. Sauf que cette nuit là, la partie durait plus longtemps que d'habitude parce qu'ils pariaient de l'argent. Les spliffs de ganja couraient de main en main pour essayer de rattraper les bouteilles de rhums passées juste avant. Et leurs rires gluants se collaient à la cité comme une paire de gants. Soudain s'approchant d'eux lentement comme un lion s'approche des antilopes se désaltérant  dans une mare d'eau,. une berline noire aux vitres teintées vient s'arréter moteur ronflant près d'eux. Leurs yeux se mirent tout de suite à genoux pour accueillir cette déesse de tôle et d'acier au charme merveilleux.
Shemshey coté passager, baisse la vitre.Il tend le bras et montre aux lascars la photo de Darky.

SHEMSHEY (poliment) :"Bonsoir messieurs, excusez moi de vous interrompre je ne serai pas long. Auriez vous vu cet homme dans la cité par hasard?".
LARRY:"Eeeeh ti mal!!..Elle est belle ta caisse frangin. Tu l'as payé combien?".
FREDDY: "L'argent c'est pas un probleme pour toi hein?"
SHEMSHEY (d'un ton calme): "Je l'ai payé effectivement assez chère. Mais je suis assez pressé. Je vous repose donc la question:" Auriez vous vu cet homme dans la cité?".
JIMMY (se lève et fait le tour de la voiture): "Tu sais ce qui me ferait plaisir ti mal ? C'est de la conduire".
SYLVIO (sort un flingue de sous son t-shirt):" Allez descendez de la caisse les mecs. Dépéchez vous. Moi et mes potes ont a envie de faire une petite ballAdé en berline. Pas vrai les mecs. Hahahaha".

À ce moment précis Kévin l'acolyte de Shemshey assis coté chauffeur, descend de la voiture arme à la main. Il porte un uniforme de chauffeur, le costard noir et la casquette. Il tire deux balles et tue Sylvio et Jimmy net une balle en pleine tête. Shemshey à son tour loge une balle dans le dos de Freddy qui s'enfuyait en courant. Larry lui, lève les bras en l'air et se met à pleurer.

SHEMSHEY (lui posant le canon encore chaud sur le front): "Dois je vous reposer la question?".

LARRY (s'étant carrément chié dessus):
"Il est chez une dénommée Gaëlle, Batiment "A" dernier étage. Je vous en supplie ne me tuez pas".

Il n'eut pas le temps d'entendre la réponse. La communication via l'enfer passe trop mal.

Pendant ce temps dans la chambre de Bianca, Darky allume l'ordinateur. À peine connecté, il reçoit un nouveau message du Justicier de Facebook disant:
"ILS SAVENT OU TU ES. VA T'EN IMMÉDIATEMENT!!".
DARKY (paniqué): "Gaëlle prend quelques affaires faut qu'on s'en aille".
GAËLLE (surprise): "Comment ça faut qu'on s'en aille ? Pour aller où ?".

Soudain on frappe à la porte. Darky dit à Gaëlle de ne pas ouvrir. Mais c'est monsieur Vanoukia, le vieillard d'à coté, il dit avoir besoin d'aide, qu'il a une attaque. Elle regarde par le judas et elle le voit mal en point. N'écoutant que son grand coeur elle ouvre la porte.
GAËLLE (paniqué, ouvrant la porte):"Ca va aller Andy?".

Elle eut pour seule réponse une détonation de calibre neuf millimètres. C'est un alphabet qu'elle ne devait sûrement pas connaitre. Puisqu'elle s'écroula sur le sol avec une balle dans la tête.

DARKY (fou de rage):"Noooooooon! Pourquoi elle ?!!"

Caché derrière le vieux monsieur, Kévin avait tué Gaëlle de sang froid. Totalement impuissant devant ce meurtre horrible, Darky regarde Gaëlle une dernière fois, grave son image dans sa mémoire, saute par la fenêtre et s'enfuit par l'escalier de sécurité.
SHEMSHEY (s'adressant à Kévin):" Mais qu'est ce que t' attends? Pars à sa poursuite!"
Kevin s'engouffre par la fenêtre et prend l'escalier de sécurité.
ANDY (en pleurs, à genoux devant le corps de Gaëlle):"Oh ma petite  Gaëlle!!.Salopard, vous m'aviez dit que vous ne lui feriez pas de mal".
SHEMSHEY (tirant une balle dans la nuque de Andy):"Eh ben on a menti. Bonne nuit papi".


FIN DE L'EPISODE 6




La structure générale, la présentation, la forme et le contenu des présents articles constituent ensemble, une œuvre protégée par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des législations française et internationale.

copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)

Dans cet article : Fugitf Shemshey (articles), Pascale Désirée Pascale (articles), Bianca Caroline (articles), Ana Elle (articles), Jihel Tinval (articles), Nouma Benassi (articles), Jérôme Patrick (articles), Larry Géromégnace (articles), Silvio Gatibelza (articles), Freddy Eustache (articles), Jimmy Maj Trafyk Jabbour (articles), Adéola Bambé (articles), Kevin Arnaud (articles), Gaëlle Gimer (articles), Laetitia Dubroeucq



Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

vendredi 13 mars 2009, a 00:32
ÉPISODE 5 INTITULÉ LES LARMES D'UN GÉANT
 


Dans l'épisode précédent
Darky s'enfuit de justesse à travers bois pour échapper à Mozar. Loic un paysan qui passait par là en camionnette lui donna un stop jusqu'à Ste-Rose. Là bas Darky espérait que Gaëlle l'une de ses ex  puisse l'aider. L'inspecteur Dombré lui partit à la poursuite de Kristofer, ne pu l' empêcher de se tuer accidentellement en heurtant  une voiture. Il était l'assassin présumé de la belle Isabelle.Géraldine quand à elle reprenait peu à peu connaissance après l'explosion de la voiture,elle avait une jambe cassée.Mais Mozar l' empêcha de ramasser son arme en l'écrasant la main avec son pied.







QUELQUE PART À ST-FRANCOIS, POINTE DES CHATEAUX...... LEVER DU SOLEIL


Bercée tendrement par la douceur des oreillers en soie, à demi nue sous les draps,  Géraldine se réveillait doucement en s'étirant lascivement  dans un lit immense, comme un chat. La chambre était bien aérée, le vent poussait les rideaux avec délicatesse et laissait entrevoir la mer à perte de vue sur des kilomètres. Un rayon de soleil plus malin que tous les autres avait escaladé la  fenêtre pour venir lui dire je t'aime et lui caresser la tête.
La chambre elle était décorée avec luxe et goût, objets d'art, matières nobles et tableaux du treizième siècle.
Ses fleurs préférées,des hibiscus blancs, trônaient fièrement dans un vase en argent posé sur une table en verre transparent. Où était-elle donc? En essayant de se lever, une douleur à la jambe lui rappela son accident. La voiture en flamme et la mort d'Adeans dans les tourments. Il fallait qu'elle trouve ses vêtements, qu'elle s'habille et s'en aille d'ici immédiatement. Elle avait une mission et se devait de retrouver Darky rapidement. Elle en était sure il était encore vivant. Le drap enroulé autour des hanches, elle commença à chercher ses habits dans la pièce. Quand soudain Mozar fit irruption dans la chambre. Il portait dans ses mains un plateau en argent contenant du café, du lait écrémé, du jus d'orange, des oeufs aux plats avec de l'estragon et de la coriandre.

MOZAR (à Géraldine): "Tu ne vas tout de même pas t'en aller sans avoir pris ton petit déjeuner".
Géraldine (s'asseyant à table): "Alors garçon pour moi ça sera un croissant et..."
MOZAR: "... deux sucres dans ton café.Jamais de lait, je sais.je n'ai pas oublié".
GÉRALDINE (trempant son croissant dans son café):
"Je vois avec enchantement que tu ne m'as pas tué.  Quand je serais partie d'ici je n'oublierai pas de te faire parvenir une carte et un joli présent".
MOZAR (lui servant un verre de jus d'orange): "Ah mais je te rassure tout de suite tu vas mourir aujourd'hui. Mais je ne tue jamais personne avant d'avoir pris mon chocolat au lait avec un sik a coco. C'est sacré".
GÉRALDINE (laissant glisser le drap le long de ses jambes): "Alors faisons en sorte que ce petit déjeuner dure très très longtemps".

Sur ce elle s'approche de lui et l'embrasse à pleine bouche. Mozar la tire  par les cheveux violemment, plonge son regard noir dans ses jolis yeux verts et la jette comme un fétu de rose sur la couche. Il enlève sa chemise, laisse apparaitre un tatouage HOMINES NOCTURNI puis va la rejoindre dans le lit.


PENDANT CE TEMPS À  STE-ROSE

L'ascenseur ne marchant pas, Darky emprunta les escaliers du batiment "A". Gaëlle habitait au dernier étage. Ils s'étaient rencontré au lycée tous les deux pendant leur jeune âge. Elle qui adorait la peinture,les dauphins,les papillons, la nature. Lui qui adorait la musique,les filles, les sensations fortes, les filles, la musique, les filles, la musique et l'aventure. Ils s'aimaient passionnément comme deux oiseaux prisonniers dans la même cage. Les aléas de la vie leur tournant autour,comme les éclairs tournent autour de l'orage. Ils étaient restés quatre ans ensemble et à l'époque parlaient même de mariage. Jusqu'au jour où il y eut ce fameux dérapage. Absorbé dans ses pensées Darky se tenait maintenant devant la porte d'entrée de chez Gaëlle. Apparement elle avait encore de la rancoeur et de l'amertume en elle. Les retrouvailles allaient surement se fêter dans les sourires forcés, les larmes glacées et les étincelles.

DARKY (frappant à la porte):   "Gaëlle ouvre ,c'est Darky"
GAËLLE (derrière la porte): "Qu'est-ce que tu me veux?"
DARKY: " Poupoune, je suis dans la merde des mecs essaient de me tuer. Je ne sais plus où aller, j'ai besoin d'aide."
GAËLLE (ouvrant la porte violemment et lui donnant une gifle): "Je te trouve plutôt culotté. Tu reviens dix ans plus tard comme si de rien n'était, la bouche enfarinée et tu me demandes de t'aider? !! Je cites <>?!!

Alerté par le vacarme dans l'escalier, Andy un vieux monsieur d'au moins une centaine d'années, tout ridé, tout recourbé. Les cheveux gris, la voix enraillé, en pyjama rouge rayé sortit avec sa canne sur le palier.
ANDY(la voix chevrotante):   "ça va ma petite Gaëlle? Ce petit voyou t'embête? Tu veux que je lui donne une correction avec ma baguette?"

DARKY(se frottant la joue): " Écoutes moi père Fouras ou papy quénette(arbre fruitier), peu importe comment tu t'appelles. Pour commencer je ne suis pas un voyou et je n'embête pas Gaëlle. Je suis son ex et je veux juste avoir une discussion amicale avec elle."
ANDY (commençant à le frapper avec sa canne):   "Quoi c'est toi le petit sacripan qui l'a abandonnée alors qu'elle attendait un enfant. Tu vas goûter de ma baguette, saperlipopette. Tiens prend ça."
DARKY (le repoussant en lui posant une main sur la tête): "Aïe, aïe mais calme toi papy ravèt'(cafard). Je t'en prie Gaëlle dis lui d'arrêter et laisse moi rentrer qu'on parle tranquillement en tête à tête."
GAËLLE ( avec un sourire non dissimulé,le raccompagnant à sa porte):   "Allez ça suffit monsieur Vanoukia. Il vous faut rentrer maintenant ce n'est rien je m'en charge."
ANDY (pestant contre Darky):   "D'accord ma toute belle, mais s'il y' a un problème tu m'appelles. Ma baguette et moi on se fera  un plaisir de lui botter son p'tit bonda s'il te harcèle".
GAËLLE (à darky): "Allez rentre."
DARKY (offusqué,une fois à l'intérieur):   "Mais qu'est ce qu'ils ont tous à me dire que je t'ai abandonné avec un enfant?"

BAIE-MAHAULT 3H DU MAT.........2 JOURS PLUS TÔT

Kristofer et Isabelle s'étaient disputés assez violemment.Les mots avaient été durs. Elle avait perdu un ami fidèle qui croyait en elle et un tèbè chez qui elle pouvait consulter ses mails. La jeune femme accroupi au sol était en pleurs, inconsolable. Et tentait de ramasser dans le noir les différentes pièces cassées, et éparpillées de son portable. Axel son petit ami étant par la force des choses sur répondeur. Il devait se faire un sang de tous les diables. Heureusement un inconnu, habillé tout de noir, capuche sur la tête, passait par là. Il était très grand et sa silhouette semblait être taillée dans la tristesse que vomissent les larmes des géants.

ISABELLE (en larme,se mettant en travers de sa route):
"Monsieur est ce que vous auriez des unités s'il vous plait, mon portable s'est cassé."
L'inconnu fait un pas de coté pour l'éviter,et continue son chemin sans lui parler. La capuche enfoncée jusqu'aux yeux, la tête baissée.
ISABELLE (se remettant en travers de sa route, se faisant insistante): "S'il vous plait monsieur, je voudrais juste passer un coup de fil à mon ami Axel pour le rassurer afin qu'il ait l'esprit tranquille".
L'inconnu immobile face à elle relève lentement la tête, laissant apparaitre ses traits.
ISABELLE (ne pouvant réprimer un cri de terreur): "Oh mon dieu votre visage!!Vous allez bien monsieur?!"
L'inconnu l'attrape par les cheveux et la balance contre un mur de la ruelle. La jeune femme tombe à moitié inconsciente,se met à ramper par terre.
ISABELLE (la voix tremblotante,morte de peur): "Je vous en supplie laissez moi"
L'inconnu se baisse attrape la malheureuse par le cou, ramasse son téléphone portable et le lui plante dans la gorge. La pleine lune seule témoin de cette tragédie ignoble ferme les yeux et part se cacher immédiatement derrière un nuage, de peur que le diable l'interroge. L'inconnu lui enfonce sa capuche jusqu'au yeux et s'en va dans la nuit, comme un artiste à la fin du spectacle retourne à sa loge.




Le prototype déambulait dans les ruelles de Baie-Mahault, avec la peau encore toute hérissée par l'excitation du meurtre qu'il venait de commettre. Isabelle cette jeune femme pleurnicheuse et bavarde s'était retrouvée malencontreusement sur sa route sinueuse et macabre, avant de s'écraser comme un insecte, sur le pare brise de sa rage et de sa colère aveugle et malade. Ses pas l'avait amené en lui tenant son ombre par la main jusqu'à la devanture d'un magasin de hi-fi. À travers la vitre on pouvait voir, les machines à laver dernier cri, des téléphones bluetooth et des ordinateurs wifi. De magnifiques écrans géants rediffusaient en boucle un film d'époque gloque et extrême: <>. Le prototype arriva à la scène où le Docteur Frankenstein délivre le courant à travers le corps recousu et sans vie du monstre. Celui ci prit de spasme et de convulsion, ouvre les yeux et bouge avec difficulté son corps mou et froid créé à partir de plusieurs cadavres. Et le docteur de crier:<>
LE PROTOTYPE (caressant la vitre du magasin, d'une voix émue et rauque):   "Pauvre animal blessé, toi aussi tu es un prototype ".

Exxos lui avait fini très tard ce soir pour cause d'inventaire. Le magasin avait reçu de nouvelles gazinières et des modèles récents de frigidaires qui te donnes de l'eau fraiche ou de la glace pilée dans ton verre.Il avait les locks attachés en arrière,la casquette de l'établissement et son uniforme vert. En fermant la devanture de la boutique il remarqua la présence du prototype qui regardait la télé d'un air triste et amer.
EXXOS (s'adressant au prototype): "Sacré film hein mec? Ça m'avait foutu les chocottes quand j'étais petit. Si tu repasses demain dans la boutique, je l'ai en dvd. Pas de problème j'te fais un prix".
LE PROTOTYPE (ne quittant pas l'écran des yeux): "Où est-il ?"
EXXOS (ne comprenant pas la question): "Comment ça où est-il?"
LE PROTYPE (se retourne dans sa direction l'attrape par le col et le soulève du sol):   "Où est-il?!! Où est le monstre de Frankenstein? Où est le Docteur Frankenstein?!!"

EXXOS (se pissant dessus): "Mais tu débloques à fond mec!! C'est un film, ce sont des  personnages de cinéma. Les monstres comme ça  n'existent pas".
LE PROTOTYPE(plongeant ses yeux rouges dans le regard terrifié de Exxos): "Ah oui et moi je suis quoi?!!

En disant cela il le projette à travers la vitre du magasin. Exxos finit la tête encastrée dans un écran de télé plasma cristallin .Il mourut sur le coup électrocuté comme une tranche de pain.L'alarme se mit à hurler et à clignoter de toutes ses force pour qu'on vienne le secourir. Mais quand la police arriva, le prototype était loin et il flottait dans l'air une étrange odeur d'humain rôti, qu'on avait laissé trop frire.


Joëlle adore travailler tard, elle a l'impression que c'est seulement quand la nuit à étalé son drap sombre sur la ville que les morts parlent. Les tatouages bizarres de cet homme l'intriguant au plus haut point.Elle décida d' appeler son amie Régine chercheur et professeur d'histoire à la faculté de Fouillole. Elles avaient fait leurs études ensembles et avaient fait connaissance dans un cours de créole. Dans son appartement mal rangé de Ste-Anne , des cahiers raturés,des souvenirs de voyages et des livres d'histoire un peu partout jonchaient la table. Régine elle assise à son bureau dans ce décor digne de Jules Verne, ricanait toute seule en corrigeant les copies de ses premières années bêtes comme des ânes. La sonnerie du téléphone l'a tira de sa copie alors qu'elle riait aux larmes.

JOËLLE(d'un ton amusé): "Allô bonsoir,pourrais je parler au professeur Hierso?"
RÉGINE(sur le même ton): "ça dépend qui le demande? Si c'est encore pour me vendre une encyclopédie sur les salamandres. Je vous le dis tout de suite vous risquez de finir à la morgue découpé en petites tranches comme un bout de viande"
JOËLLE(morte de rire): "ça tombe bien je travaille à la morgue hi hi. Tu vas bien ma chéri, ou couyon tou bolmen ou sav"
RÉGINE(elle aussi morte de rire): "Oui jojo ça va bien ma fille,je suis en train de corriger le devoirs d'histoire d'un dénommé Marc qui veut être archéologue comme Indiana Jones plus tard.Tiens écoute celle là<<À la question citez un grand homme de religion.Il répond:<< le pâpe Ibo Simon>>".
JOËLLE(qui éclate de rire) :"Putain! Oh le con!! Ma fille si j'avais su que tu me ferais rire autant.Je t'aurais déjà appelé depuis longtemps.Mais plus sérieusement je voudrais que tu te penches sur un cas que tu trouveras je n'en doute point très intéressant.
RÉGINE(intriguée): "Je t'écoutes dis moi en plus"
JOËLLE: "Il s'agit d'un tatouage et d'une inscription trouvé sur le corps d'un de mes patients.Un soleil en forme de tête avec des dents de vampires,ses rayons lui retombent sur le visage comme des locks.Il tient dans ses bras un croissant de lune en corps de femme,qu'il mort à pleine dent. Accompagné d'une phrase <>.ça te dis quelque chose?
RÉGINE: "Waouaw c'est jolie en tout cas.Mais non là comme ça,ça ne me dit...allô??..Joëlle? allôôô?!

Soudain dans les couloirs vides de la morgue,Joëlle ne parlait plus au téléphone.Elle avait entend un bruit de pas et une porte  grincer et restait là le combiné dans la main crispée.

JOËLLE(d'un ton peu rassuré): "Il y a quelqu'un?"

Soudain un plateau avec un cervelet tombe sur le sol.Deux cafards filent se cacher sous l'encablure d'une porte.Joëlle pousse un cri et sursaute.

RÉGINE(angoissée): "Joëlle qu'est-ce qui se passe?
JOËLLE(se moquant d'elle même): "Hihihi plus de peur que de mal,c'est juste une bande de joyeux cafards qui étaient venus se régaler dans un reste de moelle.Bon je t'envoies le scanner des tatouages par mail.Tu regardes et tu me donnes tes conclusions c'est pour une enquête".
RÉGINE: "Ok pas de problème, je te rappelle".

Après avoir raccrochée Joëlle décida de faire un peu de ménage,quand elle entendit dans la chambre froide une porte grincer de plus belle. Elle se dit qu'elle ne l'avait pas bien refermée.Au  moment où elle pose sa main sur la poignée, David un homme armée surgit derrière elle et lui met deux balles dans la tête.Il traîne son corps jusqu'à la chambre froide, la referme et baisse la température au maximum du thermomètre. Puis il va sur son écran d'ordinateur pour tenter d'interrompre l'envoi du mail.Il porte un long manteau fermé jusqu'au cou et des gants noirs.La lumière de l'ordinateur se reflétait avec dégout dans sa moitié de regard.Il avait un oeil crevé,l'autre rempli de hargne.
DAVID (au téléphone,parlant à une femme mystérieuse de dos)
: "Je suis arrivé trop tard. Madame. Elle à envoyé les photos du tatouage de Stanley à une dénommée Régine Hierso professeur d'histoire à la faculté de Fouillole".

FEMME MYSTÉRIEUSE(juste avant de raccrocher):
"Vous savez donc ce qui vous reste à faire très cher"

 
FIN DU 5ÈME ÉPISODE. 
PROCHAIN RENDEZ VOUS DIMANCHE À MINUIT POUR LE 6ÈME ÉPISODE DE "MASSACRE SUR FACEBOOK"



La structure générale, la présentation, la forme et le contenu des présents articles constituent ensemble, une œuvre protégée par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des législations française et internationale.

copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)


Dans cet article : Andy Vanoukia (articles), Exxòs Mètkakola (articles), Marc Bergame (articles), David Datil (articles), Régine Hierso (articles), Joëlle Hierso (articles), Isabelle Urgin (articles), Axel Couchi (articles), Olivier Mozar (articles), Lanteri Géraldine (articles), Jean-Marc Thibaudier (articles), Steeve Calvo (articles), Kristofer Vainqueur (articles), Gaëlle Gimer (articles), Willo Adeans

 

Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

jeudi 12 mars 2009, a 23:09
EPISODE 4 "VOLCAN DE SANG"
 

RAPPEL DE L'ÉPISODE PRÉCÉDENT

Maître Willo Adeans est venue sortir Darky de prison. Dans la BM noire qui faisait route vers basse-terre, la mystérieuse Géraldine s' apprétait à révéler le nom du meurtrier de Marylou à Darky.

DARKY (estomaqué): "Vous voulez dire que vous savez qui a tué Marylou Blue?
GÉRALDINE(d'un ton hésitant): "Oui Darky, je sais qui c'est. Le meurtrier est...."

    

MASSACRE SUR FACEBOOK ÉPISODE 4 "VOLCAN DE SANG"


DARKY: "En tchou aaaaaaaayy!!(ooh putin!!!)

Soudain Darky et Géraldine furent projetés en avant de leurs sièges par un choc violent. Adeans rétablit la trajectoire de la BM de justesse avec un coup de volant.  Un grand Hummer noir aux vitres teintées leur fonçait dessus, ses pneus voraces enflammant l'asphalte comme de la braise.  S'en suivit une course poursuite pare choc contre pare choc dans les rues de Baillif, longeant une falaise. Les occupants du monstre d'acier semblaient bien décidé à précipiter la BM dans le vide. Enfoncé dans son siège, après avoir mis sa ceinture de sécurité, Darky était livide.

MAÎTRE ADEANS (appuyant sur 'laccélérateur): "Accrochez vous,nous sommes attaqués".
DARKY(paniqué):   "Mais qu'est ce qui se passe?  Comment ça nous sommes attaqués?  Par qui?

GÉRALDINE (sort une arme de poing de sous son tailleur et le charge):
"Eux ce sont les Homines Nocturni, une puissante société secrète qui à pris naissance en 400 avt J-C. Ils ont des hommes partout dans la politique, l'église, la police, l'état, les marchés financiers" .  
DARKY (n'y comprenant rien): "Et vous qu'est ce que vous avez à voir là dedans? Pourquoi ils s'en prennent à vous?

GÉRALDINE (baissant sa vitre et tirant sur les poursuivants):
"Ils s'en prennent à nous parce que nous les combattons depuis des millénaires et parce que nous vous avons retrouvés les premiers".

DARKY (se bouchant les oreilles à chaque coups de feu):  "Comment ça vous m'avez retrouvé les premiers? Qu'est ce que j'ai avoir la dedans?

GÉRALDINE:"Vous êtes le Prototype Delta"

Soudain la vitre avant éclate,  Adeans se prend une balle dans l'épaule, la voiture perd le contrôle  et tombe dans un ravin finir sa course folle.  Après plusieurs tonneaux la Bm s'écrase dans une cocoteraie.  À chaque fois que le danger paye le prix fort,  la peur lui rend la monnaie.  La carcasse défoncée,  la tôle froissée,  une forte odeur d'essence se dégageait  de l'habitacle.  Adeans avait eu son compte, Géraldine elle était inconsciente , mais vivante.  C'était un miracle.  Darky,  lui, tentait tant bien que mal de détacher sa ceinture de sécurité,  alors que le moteur prenait feu à proximité.  L'essence se rapprochant dangereusement des flammes.
Il arriva finalment à tirer Géraldine vers lui et à lui prendre son arme. Un coup de feu dans une vitre, il réussit à la faire sortir en la portant sur son dos.  Une seconde plus tard la voiture explosait  en milles morceaux.  Le souffle de l'explosion les projeta au sol, au moins 5 mètres. Impuissant Darky regarda Adeans disparaitre carbonisé dans un volcan de sang, de feu  et d'acier, lui dévorer sa silhouette.  Une pensée lui vient en tête, le vent allait pouvoir jouer au devinette.  Adeans où as tu mis toutes tes miettes?
Au sommet du ravin avec un ton suave et gentil,  la voix de Mozar retentit.
MOZAR  (se voulant rassurant):   "Darky c'est toi que nous cherchions.  Peu importe ce qu'ils ont pu te raconter,  ils sont nuisibles comme des scorpions.  Nous ne te voulons aucun mal,  au contraire nous sommes venus te sauver de leurs griffes. Ils allaient te tuer et jeter ton corps dans les récifs.
 On peut régler ça gentiment.  Allez viens il est temps de rentrer à la maison maintenant".


DARKY (se méfiant): "Écoutez vous faîtes erreurs,  moi je suis un chanteur.  Un chanteur de Rap très doué c'est vrai. Je dois d'ailleurs sortir mon double-album à la fin de l'année.   Si vous me laissez partir je promets de vous offrir un CD et un autographe pour pouvoir vous la péter avec vos amis en soirée.  Mais je ne veux rien à voir dans vos histoires de société secrète , prototype,  machin truc.  Tout ce que je veux moi,  c'est retrouver une vie normale,  un bokit de  Yannick le magnifique , un snowball à l'orgeat et un beignet plein de sucre."

MOZAR  (faisant mine de baisser son arme):
"Alors suis moi Darky je te promets de te rendre ta vie d'avant.  Si tu veux on ira au restaurant en rentrant".

Après s'être assuré que Géraldine allait bien.  Darky se décida à suivre Mozar.  Il en avait marre, en plus son ventre commençait à faire des bruits bizarres.
Il sortit du cocotier derrière lequel il s'était caché et s'avança les mains en l'air.  Dès qu'il fut dans sa ligne de mire Mozar se mit à lui tirer dessus,  mais les balles le ratèrent.
DARKY  (se jettant au sol):   "EH mè ki rol aw ti mal, putain mais qu'est ce tu fous mec?!!"
STANLEY (baissant l'arme de Mozar):"   Mais qu'est ce que vous faîtes pauvre type!!  Le Maître à dit de réactiver Darky pour nous aider à attraper le Prototype. Pas de l'éliminer. Il va être furieux quand il saura que vous avez essayé de le tuer".

MOZAR  (pointant son arme sur la tête de Stanley):
  "C'est pour cela qu'il ne faut rien lui dire".
Sur ce il lui explose le crâne avec son Uzi et éclate de rire.
DARKY (s'enfuyant à travers bois, apeuré et déboussolé):
"Ces mecs sont complètement malade, drogués à l'excta, voir bourré. Putain mais dans quelle merde est ce que je me suis encore fourré?  Je ne vais devoir compter que sur moi même.
Et me sortir de là par n'importe quel stratagême".


Géraldine reprenant  peu à peu connaissance se mit à chercher son arme de la main,en rampant dans la boue, la jambe cassée.  Au moment où elle allait l'attraper , Mozar lui écrasa la main avec son pied et commença à la caresser..
MOZAR  (avec ironie,d'un ton suave):
" Alors Géraldine tu ne m'embrasses pas?"

Darky avait couru à bout de souffle dans la foret jusqu'à la tombée de la nuit. Arrivée au bord de la route sous la pluie,  il se mit à faire du stop,mort de fatigue,  au bord de la syncope.
Au loin une voiture tunning avec de grosses jantes et du gros son fit son apparition.Dans ce théatre de goudron, ce gros quatre/quatre fit irruption comme un oasis d'espoir dans la désolation.
 Le conducteur Rodrigue dit le Tigre s'arrêta au niveau de Darky .
RODRIGUE: "Je peux vous aider?"
DARKY:   "Oui, emmenez moi loin d'ici,je vous en prie, je suis poursuivi par des hommes armés".
RODRIGUE: "Des hommes armés?!!  Woyy papa!! A pa pou mwin my Pee!!! Débrouilles toi tout seul mec".

Darky était dégouté et continuait à longer le trottoir, le regard hagard. Quand soudain, une autre voiture trancha la nuit chocolat avec la lumière aveuglante et laiteuse de ses phares. Tentant le tout pour le tout Darky se mit en travers de la route en agitant les bras.  Le chauffeur de la camionnette Loic,un paysan de la Dominique ne parlait pas un mot français, sirotait une bouteille de gin tonic.
LOIC: "Ola en ka jétéw boug en mwin? Poouu uu ni on sal gèl mon pote,ou vlé ay lopital??"
(Où est-ce que je peux te déposer? Tu as une sale gueule l'ami , tu veux aller à l'hopital?)"
DARKY: "Non ça ira merci. Mais déposez moi à Ste-Rose si c'est sur votre route je vous en serai gré"
LOIC (en lui ouvrant la portière) :"Pa ni pwoblem ti mal,baké en didan la(y'a pa'd probleme mon pote.Vas-y monte".



Sur la route le conduisant à Ste rose Darky se dit que les Homines Nocturni iraient surement le chercher à l' hôpital et chez lui au Raizet. Ils ne pouvait pas y retourner. À Ste-rose il connaissait une de ses ex Gaëlle, elle allait pouvoir l'aider. Ils s'étaient quitté sur un léger malentendu,il y a quelques années".

LOIC (freinant devant un panneau écrit Ste-rose):
"ça yè boug en mwin nou rivé Ste-rose"(ça y'est mon pote nous sommes à Ste-rose)
DARKY:"Encô mèsi pou fôs la.Kimbé rèd (Encore merci pour tout)".

Loic avait déposé Darky dans un quartier relativement tranquille de Ste-rose,ça faisait bientôt cinq ans qu'il n'y avait plus mis les pieds dans ce poème de béton aux escaliers moroses. Dans un abri bus éclairé par des lampadaires, quatre jeunes gens jouaient au dominos sur une table en bois remplie de poussières. Et se chambraient entre eux, comme des enfants dans un gouter d'anniversaire . Ils avaient tous une moyenne d'âge de dix neuf ans.  Larry la grande gueule de la bande, n'était très grand, dans les un mètre soixante. Métisse, les yeux clairs, mais le regard noir. Il portait un jean bleu,des baskets jaunes et un débardeur à trou rouge-jaune-vert. Silvio lui tout aussi exorbitant que son camarade était un gros gaillard, aimant les femmes et la bonne chair. D'origine sois-disant italienne, il se prenait pour un parrain de la mafia avec son cigare, son chapeau à rayures et ses lunettes de soleil, défiant l'astre lunaire. Fredy lui , sortait tout juste de prison, la justice lui avait ôté deux ans de sa vie, mais ne lui avait pas apportée la raison. Tout ça parce qu'il avait crevé les yeux de Gary  un copain de classe à coup de crayons. Jimmy lui était spécial comme disent ses copains. Dès qu'il se mettait en colère il s'écorchait lui même le visage avec les mains. Il avait une grande cicatrice sur la joue droite et aimait jouer avec un canif dans ses mains moites. Une chose était sure. Ces types étaient une race de serpents dont valait mieux éviter la morsure.
LARRY (frappant un domino sur la table): "Double-six et ta mère ouvre les cuisses".
SILVIO:  "Six-quatre et ta soeur je la prend à quatre pattes"
FRÉDY: "Quatre-blanc et ta mère me lèche le gland"

JIMMY (frappant bruyamment son domino sur la table):
"Fermez vos gueules bandes de macomè.
"Double-blanc et vous traîner au sol comme des rampants".


DARKY (s'avançant lentement vers eux): " Euuh excusez moi de vous interrompre les jeunes. Je vois que vous jouez au domino c'est fun. Mais je cherche où habite une dénommée Gaëlle. Brune, grand yeux verts, très belle".
SILVIO(à Larry): "Mais c'est de ta soeur dont il parle ce clochard".
LARRY(à darky): "Oui sa se pourrait qu'est-ce que tu lui veux?"
DARKY (du bout des lêvres): "C'est mon ex".
FRÉDY (se levant d'un bond de sa chaise et lui sautant à la gorge):  "Quoi c'est toi l'enfoiré qui l'a abandonnée alors qu'elle attendait un gosse?!".
DARKY (Ayant du mal à parler):"   Non c'est pas moi je le jure.  Je suis stérile.  Je pourrais coucher avec vos mères,  vos soeurs et vos meufs, dans une grande orgie de bière, de zeb, qu'il n'y aurait aucun risque.  J'ai le spermatozoïde faignant,lâche et passif".
JIMMY (balançant une barre de fer à Larry): "C'est qu' en plus il se fout de notre gueule le petit maco. Tiens exploses lui sa petite gueule de chanteur de zouk avec ça".

Au moment où  Larry allait le frapper.  Une jeune femme du haut de son balcon au dernier étage. Se mit à vociférer sur la bande de Pote.
JEUNE FEMME:   "C'est pas bientôt fini Larry?!!  Tu vas renter à la maison maintenant et vous aussi".
LARRY (géné devant ses potes): "Mais frangine  il te cherche ce Maco. Il dit qu'il est ton ex".
 DARKY: "Gaëlle c'est moi, Darky. Je peux monter s'il te plait. J'ai à te parler".
GAËLLE (folle de rage): "Fallait y penser il y a dix ans quand tu m'as dit, je cite<>".éri>

Sur ce Gaëlle lui tourna le dos, ferma la baie vitrée de son balcon et tira les rideaux.
LARRY (en riant): "Je crois que ça veut dire oui mon pote.
Mais attend toi à passer un sale quart d'heure. hihi.  Je pense qu'elle nous a demandé de t'épargner parce qu'elle veut te tuer elle même".

Et la bande de potes se mit à éclater de rire. Darky peu rassuré entreprit quand même de monter la voir. De toute façon il n'avait rien à perdre.



COMMISSARIAT DE GAMBETTA...17H15

COMMISSAIRE PROTO (s'adressant aux inspecteurs Dombré et Pwarouj devant la machine à café):
"Messieurs bougez vous! Nous avons deux nouveaux meurtres sur les bras. Vous Pwarouj vous allez vous rendre à Baie-mahault.  Une jeune femme,  Isabelle Urgin a été retrouvé morte un téléphone planté dans la gorge.  Son petit ami Axel accuse un dénommé Kristofer de l'avoir assassiné après l'avoir insultée. Il aurait été témoin du meurtre par téléphone.  Ce n'est pas tout,  Darky s'est échappé, on à retrouvé deux corps celui de Maître Adeans et un autre non identifié. Pwarouj,  Joëlle notre médecin légiste vous attend à la morgue. Elle aurait trouvé quelque chose d'intéressant qui peut faire avancer notre  enquête.  Allez!! Allez bougez vous!!! Qu'est-ce que vous faîtes encore là??!! Vous voulez pas que je vous serve un Ti punch peut-être?

MORGUE DE GRAND-CAMP... 18H00

Dans un sous sol gris,  à l'éclairage bleuté. La température glaciale tentait de se réchauffer du mieux qu'elle peut dans les poumons et les artères décomposées des cadavres jonchés sur la table d'opération. Joëlle la médecin légiste habillée en blouse bleue, lunettes de protection en plastique sur le visage,gants blancs tachées de sang et chaussons blancs s'afférait sur le corps. Elle avait les cheveux attachés en queue de cheval et tout un tas d'ustensile bizarres, de la scie électrique, au marteau,  en passant par le scalpel aiguisé comme un rasoir. Qui attendaient avec impatience leur tour de manège dans le corps de Adeans et de l'inconnu le crâne explosé, une balle dans la machoire. Pas facile de draguer les mecs avec un métier comme ça. Vous faites quoi dans la vie? Ben je découpe des corps, je pèse des cervelles et j'aime ça. Quand Pwarouj arriva dans la pièce, il fut tout de suite pris de nausée. Et se mit un mouchoir devant la bouche et commença à tousser.

PWAROUJ (qui toussote): "Bonjour Joëlle ma belle déesse des enfers. C'est insupportable, cette odeur je ne pourrais jamais m'y faire. Comment tu fais toi?".

JOÊLLE (d'un ton désinvolte): "Ben je me dis que je suis dans un immense jardin de roses et tulipes qui ont fleuries. Et que tous ces cadavres sont des plantes qui demandent à être arrosées par l'arrosoir tranchant de mon bistouri. Et puis avec le temps tu finis par trouver délicieuse l'odeur des intestins pourris".

Sur ce, elle entre dans la chambre froide. Allongée sur une table cote à cote, les cadavres d'une femme et d'un homme se tenaient la main au centre de la table. Dans la main libre de l'homme elle récupéra un sandwich au thon et dans celle de la jeune femme, une cannette de jus citron.

JOËLLE (s'adressant au cadavre): "Merci de m'avoir tenue mon sandwich Andris. T'es vraiment mignon comme mec. Dommage que ta meuf  t'ai surprise avec cette Line dans le lit conjugal et quelle vous aient criblé le corps de balles. T'as vu Pwarouj je les ai mis tous les deux dans la même chambre froide se tenant la main. C'est beau non? Ah mais je suis d'une impolitesse moi. Tu veux un bout de sandwich au thon peut-être? T'inquiètes j'ai enlevé les arêtes".

PWAROUJ (au bord du vomissement):" Putin t'es écoeurante Joëlle. Bon alors t'as quelque chose d'intéressant à m'apprendre,  à part le fait qu'il n'existe pas le père noël?  Tu ne m'en voudras pas mais je n'ai pas trop envie de m' éterniser ici, c'est l'essentiel".

JOËLLE (mangeant son sandwich à pleine dents): "Celui la c'est Willo Adeans, on la retrouvé dans une BM noire complètement carbonisé. On à du faire appel aux radio dentaire pour l'identifier.  Si tu regardes ici au niveau de son cou. La quatrième cervicale est complètement broyée. Ce qui veut dire qu'il était déjà mort quand la voiture a explosée".
Puis elle se tourne vers le corps de l'inconnu (Stanley).  C'est un homme d'une vingtaine d'années,très musclé,brun,la tête rasée.

JOËLLE: "Cet individu lui par contre m'a vraiment intriguée."
PWAROUJ: "Comment ça,intriguée?"
JOELLE: "Ben outre le fait qu'il n'ait pas de papier, pas d'identité, pas d'empreintes répertoriées dans nos fichiers. Il à un étrange tatouage caché derrière l'oreille. Et un autre dans tout le dos. Si tu veux bien te pencher et arrêter de faire ta chochotte tu pourras y voir ce qui est écrit mon coco".

PWAROUJ (vexé,retire la main de devant sa bouche et se penche sur le corps de Stanley (l'inconnu)):
"H.O.M.I.N.E.S N.OC.T.U.R.N.I qu'est ce que ça veut dire? Son tatouage dans le dos on dirait un soleil avec des dents de vampire qui dévore un croissant de lune qui a un corps de femme. C'est vrai que c'est étrange comme tatouage. C'est un truc tribal?"

JOËLLE:"Je ne sais pas, mais un homme d'une telle musculature, les avants bras bien dessinés, des cicatrices de balles et de couteaux sur le corps, inconnu des fichiers de la police et des fédéraux. Moi ça me fait penser à un agent secret,ou quelqu'un des forces spéciales,quelque chose comme dans le genre".
PWAROUJ: "Mais qu'est-ce que des agents des forces spéciales feraient avec Maître Adeans et Darky. J'avoue que je n'y comprend rien du tout".
JOÊLLE: "Repasse me voir plus tard, je vais faire des recherches sur ce tatouage et le sigle Homines Nocturni.
J'ai une amie professeur à la faculté de Fouillole, Régine, spécialisée dans les dialectes et hiéroglyphes anciens. Je vais lui demander son avis. Je te recontacte quand j'ai du nouveau".



BAIE-MAHAULT AU MEME MOMENT

Kristofer montait l'escalier en portant un sachet de comission dans une main et en lisant son "Maco Magasine" de l'autre.
La première page était un article d'Ana Elle intitulé <

DOMBRÉ: "C'est vous Kristofer?"

 Sans prendre le temps de répondre, pris de panique Kristofer lui balance le sachet de commission au visage, le bouscule et part en courant. Dombré part immédiatement à sa poursuite.
Kristofer connaissait par coeur les ruelles de Baie Mahault et le suivre était difficile, il zigzaguait entre les voitures, sautait par dessus les clotures et faisait tomber les poubelles avec leurs ordures. Finalement, coincé dans un  cul de sac Dombré sort son arme et le braque.
DOMBRÉ: "Les mains en l'air! Genoux à terre!"
KRISTOFER: "C'est pas moi, je n'ai rien fais!"
DOMBRé:   "Alors pourquoi tu cours? Tu crois que j'ai que sa à faire?"
KRISTOFER: "Je le jure, elle était vivante quand on s'est quitté."
DOMBRÉ:   " Ce n'est pas ce qu'Axel son petit copain m'a dit. Elle ne t'as jamais aimé, elle te traitais comme de la merde et tu n' as pas supporté de l'entendre t'insulter. Alors tu lui as arraché son téléphone des mains et tu le lui a planté dans la gorge. C'est pour cela que la conversation avec Axel s'est  achevée."
KRISTOFER:   "Non, ce n'est pas ce qui s'est passé. C'est vrai que j'étais énervé et que je l'ai un peu bousculé. C'est à ce moment la que son téléphone est tombé et comme vous dites que la conversation à du se couper.Mais ensuite je suis rentré chez moi après l'avoir copieusement insultée".
DOMBRÉ:   " Alors si c'est pas toi, c'est surement un Soukounian qui l'a tué,hein? Allez viens, je te ramène au poste, là bas y a plein de gens innocents comme toi, qui n'ont rien fait."

Sur ce Kristofer se relève d'un bond, le bouscule et repart en courant en direction de la route.

DOMBRÉ(en colère): "Oh non tu ne vas pas me refaire le coup! Cette fois ci je te descends mon gars, je m'en fou!"

Dombré vise alors Kristofer dans la jambe, mais au moment de tirer, une voiture heurte Kristofer de plein fouet.
Le chauffeur de la voiture Thierry qui parlait au téléphone avec son pote Yanis de la putain de soirée de hier avec les meufs qui dansaient sur le bar et le champagne à volonté ne l'avait pas vu traverser.
THIERRY( complètement paniqué s'adressant à Dombré):
  "Je vous jure, c'est lui qui m'a foncé dessus!!".

Dombré se pencha sur le corps de Kristofer pour lui prend le poul dans le cou. Trop tard, Kristofer est mort sur le coup...

DOMBRÉ (s'en voulant à lui même): "EH puis merdeeeeeuuh!!! Cougniamaman sa!!"

FIN 4ÈME ÉPISODE



La structure générale, la présentation, la forme et le contenu des présents articles constituent ensemble, une œuvre protégée par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des législations française et internationale.

copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)

Dans cet article : Willo Adeans (articles), Lanteri Géraldine (articles), Marylou Blue (articles), Olivier Mozar (articles), Yannick Abaul (articles), Stanley-Benjamin Rinaldo (articles), Rodrigue Edom (articles), Loïc Deblaciat (articles), Gaëlle Gimer (articles), Larry Géromégnace (articles), Silvio Gatibelza (articles), Freddy Eustache (articles), Jihel Tinval (articles), Jimmy Maj Trafyk Jabbour (articles), Gary Gillot (articles), Axel Couchi (articles), Kristofer Vainqueur (articles), Joëlle Hierso (articles), Line Jochel (articles), Andris Francois (articles), Jean-charles Thierry (articles), Thierry Lagorsse (articles), Yannis Laurent (articles), Régine Hierso



Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

jeudi 12 mars 2009, a 22:50
EPISODE 3 "MOZAR"
 




MARDI 24 FÉVRIER QUELQUE PART AU DESSUS DE L'OCÉAN PACIFIQUE


Le visage bleu balafré par la fumée blanche et aiguisée des réacteurs,le ciel admirateur devant les avions et leurs battements de coeur à moteur,suivait avec ferveur le Boeing de Gwadada Airlines de Hambourg à Point-à-Pitre,comme un enfant voulant l'autographe d'un acteur. Confortablement installé dans son fauteuil en cuir,Mozar regardait sur le miroir géant de l'océan, l'ombre de l'immense oiseau d'acier s'enfuir désespérément, poursuivi par des mâchoires d'eau, d'écume et de vent. Il ressemblait à un businessman respectable comme tous les autres passagers de la classe affaire. Sauf qu'il avait arraché les plumes de beaucoup d'anges pour se faire un masque de solitaire et malgré cela il n'avait jamais réussi à cacher son enfer. Orphelin, il n'avait pas grandi dans le luxe , l'amour, le caviar et les flacons à  1000 Deutschmark le parfum. Le Maître l'avait recueilli enfant dans les rues de Berlin alors qu'il mourait de faim. Il l'avait nourri, habillé, donné une éducation, une envie de vivre, un but. Aujourd'hui il lui devait tout.Il lui avait donné sa chance à boire et il avait tout bu jusqu'à la dernière goutte.Le Maître avait peu à peu remplacé son père Malik.Cet espèce de bourrique alcoolique qui le battait lui et sa mère Nana. Jusqu'au jour où plus saoul que d'habitude il l'avait frappée une fois de trop  et ce fut tragique.
À l'époque le petit Setsa avait à  peine 6 ans mais il lui avait sauté dessus avec un rasoir,tranché la gorge,avant de lui éclater la tête sur le piano.D'où son surnom de Mozar.
La suite:la rue,la famine,les vols,les sales boulots,les bagarres.Vingt ans plus tard, Il avait troqué ses haillons de l'enfance contre des vêtements élégants, classes,lui donnant de l'importance comme si tous les jours étaient dimanche. Une veste blanche en lin tombant avec souplesse sur sa chemise en cachemire noire, un pantalon en lin blanc et des chaussures blanches.L'arbre de la vie avait planté  ses racines dans sa souffrance et son envie de revanche. Heureusement les fruits du malheur étaient trop lourd et avaient  fini par casser leurs branches.
Les années avaient passées mais sous ses airs calme, il avait gardé ce regard électrique de ceux qui décharge leur colère et disjoncte en un éclair. Caché sous sa veste dans un holster, il gardait férocement le secret du tonnerre dans son révolver. Assis à ses cotés un homme d'une trentaine d'années, chauve, obèse, les joues roses et rondes le mettait fort mal à l'aise. Avec ses pets, ses rôts et ses blagues niaises .  

OBÈSE (s'adressant en créole à Mozar): "Kôw fè,sa ka maché?! Ou ka palé créole? Bonjour, moi c'est Cédric.Je vous prie de m'excuser pour mes pets (proouut!). Mais j'ai mangé des chips et quand j'en mange des chips ça me fait péter (proouut!).

MOZAR (d'un ton agacé, se passant les mains devant le visage):   "Alors arrêtez d'en manger. Votre estomac sera moins dérangé"
CÉDRIC(L'obèse): " Mais sinon ça vous dérange si je me penche sur vous pour regarder par le hublot?Je ne voudrais pas rater la Guadeloupe vu d'en haut. Elle ressemble à un joyaux. Un magnifique papillon de sable et de terre à la robe bleue et verte qui étend ses aîles ,c'est tellement beau.(prooouut!!)
MOZAR(à voix basse,d'un ton ferme): " Non vous ne pouvez pas! Et je ne le vous répèterais pas. La prochaine fois que vous me pété dessus je vous tue".
CÉDRIC (se penchant sur Mozar pour regarder par le hublot): "Écoute moi megzolette(maigrichon), je fais au moins cinq fois ton poids.Avec un seul doigt je t'écrase comme une noisette. Alors si je veux regarder par le hublot ,je regarde par le hublot et si je veux péter je pète".

Sur ce, il se pencha sur Mozar et fit un pet.Que dis je une tempête de cul sortie d'une autre planète(prooouuuuuuuut!!). Profitant que personne ne regarde, Mozar d'un coup sec, l'agrippa par le cou et lui cassa la nuque net. Puis il le reposa sur son siège, lui mit une couverture jusqu'au cou,des lunettes de mousse sur les yeux et fit descendre la tablette.Enfin comme si de rien n'étais il recommença à lire tranquillement son "Brand new magazine" avec la sublime audrey en nuisette violette coiffée avec deux couettes léchant une sucette à la page dix-sept.
Une jolie hotesse de l'air en mini tailleur rose ,talons aiguilles rose et chemisier décoletté blanc.Tatouage sur les hanches (eh oui on est sexy sur Gwadada Airlines cé pa joué!!)passa au même moment avec le chariot des repas et lui proposa une collation.

MOZAR: "Quelle est votre nom Mademoiselle?"
HOTESSE: "Je m'appelle Lys. Est-ce que je peux vous proposer un whisky, un vin blanc ou un cognac avec un zest de citron?"
MOZAR: "Non merci Lys, mais si vous avez du Rhum Vieux et un numéro  je veux bien un zest de téton."
LYS (L'hotesse faisant mine de ne pas avoir compris): "On à du Damoiseau si vous voulez. Et pour votre ami ce sera?"
MOZAR: "Mon ami a dit de ne surtout pas le déranger,de le laisser dormir. Mais de lui prendre un sachet de chips. Il adore les chips."

Pendant que les passagers regardaient le film "Amour Créole " avec dans les rôles principaux Tofo et Danitza. L'histoire  d'un couple qui cambriolent les riches milliardaires de l'île.Poursuivi par Marius un flic qui a la gâchette facile et la Mafia de Sicile. Ma scène préférée étant celle où on les jettent nues aux crocodiles.
Lys et Mozar eux baisaient comme des bêtes dans les toilettes de l'avion. Leurs cris retentissaient dans tout l'habitacle faisant clignoter les lumières au plafond.

MOZAR: "Dîtes moi vous faîtes toujours l'amour à ceux qui vous demandent votre numéro ou c'est mon parfum aux effluves de bois bandé?"

Deux heures plus tard, dans le parking de l'aéroport Pôle Caraïbes.S'épongeant le front avec un mouchoir en soie humide.Mozar rencontrait Stanley son contact sur place.Il monta dans un grand Hummer noir et se servit une dose de Rhum Vieux avec glace.

STANLEY: "Vous avez fait bon voyage j'espère.Vous trouverez à vos pieds un sac avec tout ce dont vous avez besoin. Argent,faux passeport,clés de voitures et d'hôtels et votre arme automatique".
MOZAR: "Où est le prototype?"
STANLEY: "Nous avons perdu sa trace au niveau de la rivière salée monsieur.Il a massacré une jeune femme dans les marécages du Raizet. Il a surement arraché l'implant caché sous sa peau nous permettant de le localiser"
MOZAR(chargeant son arme et lui visant la tête):
"En gros vous ne me servez plus à rien".

Stanley mort de peur,le regarde dans le rétroviseur et lui tend la dernière édition du Maco Magazine.

STANLEY(en bégayant):"Par contre je sais où trouver Darky, monsieur. Jetez un coup d'oeil sur  l'article de la journaliste Ana Elle intitulé "LE MEURTRIER DE MARYLOU".


COMMISSARIAT DE GAMBETTA 13H30

La nuit avait été dure pour Darky. Son compagnon de cellule un ivrogne sdf du nom de Jérémie puant le vin et le salami avait ronflé comme un porc toute la nuit.À travers la porte de la cellule,les voix du Commissaire Proto et des inspecteurs Dombré et Pwarouj se mélangeaient à celle d'un homme au timbre suave et acide.Un homme très élégant en costard Versace noir et cravate grise ,mallette chromée à la main qui semblait les mettre dans une grande colère.

MAITRE ADEANS: " Bonjour messieurs je suis Maître Willo Adeans. Je suis l'avocat de Monsieur Darky Day. Je suis venu payer sa caution"
LE COMMISSAIRE PROTO: "Sa caution est de 500 000 €, je doute qu'il ait les moyens de vous payer de toute façon".

MAÎTRE ADEANS:   "Ne vous inquiétez pas pour cela.Monsieur Darky Day a des amis très puissants qui lui veulent du bien. Vous trouverez dans cette mallette la somme complète en billets de Vingt".
L'INSPECTEUR PWAROUJ(hors de lui): "Vous ne pouvez pas accepter ça commissaire!! Ce pourri a massacré une fille. Et déjà pour commencer, qui sont ses amis si puissants dont vous parle?".
MAÎTRE ADEANS:   "Désolé mais mon employeur souhaite rester anonyme. Cette affaire déchaine la furie des médias et cela serait fâcheux pour les affaires de notre firme.Sur ce je ne vais pas vous faire un cours d'économie plus longtemps. Veuillez libérer mon client ,je repars avec lui immédiatement.

Pendant ce temps là dans sa cellule.Avec du recul,Darky se sentait ridicule.

JÉRÉMIE (l'ivrogne chantant à tue-tête,tenant darky fort par le cou): "Proto dans son berceau bandait déjà comme un taureau, c'était tellement gros que ça passait sur rfo, aïe aïe aïe Bandicolo des abricots, Proto est un maco!!!. Allez Darky en choeur avec moi! Lalalalala".
DARKY (étranglé et dégouté par l'haleine du sdf) : "lalalalalalalâche moi s'te plait".

Soudain Pwarouj ouvre la porte de la cellule. Et les surprend bras dessus, bras dessous,une main sur une cuisse et l'autre dans un pull.

PWAROUJ (d'un ton ironique): "Désolé de vous interrompre les tourtereaux pendant votre parade amoureuse. Si j'avais su je vous aurais apporté de la vaseline ou une lessive bien savonneuse.."
DARKY(outré): "Attendez Pwarouj ce n'est pas du tout ce que vous croyez. Je ne suis pas.."
PWAROUJ(lui coupant la parole): " Darky ta sexualité ne me regarde pas. C'est bon t'es libre, on a payé ta caution.Tu t'en tires bien cette fois mon salaud mais sache que je te surveille alors fais attention".

MAÎTRE ADEANS: "Si vous voulez bien me suivre monsieur Day on  va y aller.Je suis Adeans votre avocat j'espère que vous avez été bien traité. Si vous voulez bien monter dans la voiture je vous ramène chez vous".

DARKY: "Merci beaucoup Adeans c'est Dieu qui vous envoie, encore dix minutes ici et je rentrai dans la chorale des trous de balle. À chanter oh Mama Mia donnez moi l'absolution anale.Si vous voyez ce que je veux dire. Euuh,sinon sur la route ça vous embêterais si on passait chez Yannick le magnifique , j'ai vraiment besoin d'un bokit".


PLUS TARD DANS LA SOIRÉE BAIE-MAHAULT 1H00 DU MAT

Depuis quelle n'avait plus le net chez elle, Isabelle venait souvent se connecter chez son ami et camarade de fac Kristofer.
 Il était amoureux d'elle en secret et la laissait se connecter autant de temps qu'elle voulait ne serait-ce que pour humer son parfum et partager un moment à ses cotés.

ISABELLE (en partant,lui donnant une bise sur la joue):
"Bon ben je te dis à demain Kristofer.T'es vraiment trop chou, je t'adore. T'es un garçon génial".
KRISTOFER: "Mais pas assez pour sortir avec toi c'est ça?"
ISABELLE(génée): "On a déjà parlé de ça. Je ne veux pas briser notre amitié avec une relation qui pourrait être gâchée. Je t'aime beaucoup tu le sais".
KRISTOFER (dépité,la tête basse): "Ouais,ouais je comprend.À demain Isabelle."

Isabelle se moquait bien de la tristesse et de l'air de chien battu que prenait Kristofer. Ce qui comptait pour elle c'est de pouvoir parler à son copain Axel qui est en Australie. Sur le chemin du retour pour rentrer chez elle,elle parlait avec lui au téléphone.

AXEL (au téléphone): "Alors tu étais encore connecté chez ce tordu de Kristofer. Ce mec est bizarre. Il passe toute sa vie sur son écran. Franchement ça craint. Je ne veux plus que tu ailles chez lui".
ISABELLE: "Ne t'inquiètes pas ce crétin est dingue de moi, mais il ne fera jamais rien. Il est trop timide et trop lâche. Il n'a pas de couilles,c'est un minable. Non seulement il me laisse me connecter,mais en plus il me passe son portable.Il me fait à manger le con. Tu veux plus de jambon?J'te rajoute des lardons?Mais quel c.."
KRISTOFER (qui l'avait suivit pour lui ramener son sac, a tout entendu,et la surprend en train de l'insulter): " Si j'te faisais à manger et si j'te laissais te connecter c'est parce que je t'aimais.Alors comme ça j'ai pas de couille??!!! Tu vas me le payer salope!!!".

ISABELLE (Morte de peur): "Attend c'est pas ce que tu crois je vais t'expliquer".
AXEL (qui à tout entendu au téléphone s'inquiète):
"Allô, allô chéri tu m'entends??!! Qu'est ce qui se passe?!!"

Il n'a jamais eu de réponse. Le lendemain on retrouva Isabelle morte le téléphone enfoncé au fond de la gorge.


PLUS TÔT DANS LA JOURNÉE GAMBETTA 15H

À l'intérieur de la voiture stationnée devant le commissariat,une femme mystérieuse habillée en tailleur noir attendait Darky. Elle était magnifique .J'ai tout de suite été subjugué par sa plastique.  Ses longues jambes semblaient dessinées par les pinceaux des anges,un sourire exquis le long de la bouche.Les cheveux ondulés coiffés en chignon,le regard pimenté qui te brûle dès que tu bouges. Elle avait les yeux cachés derrière des lunettes noires. Mais on pouvait quand même deviner la pureté et la malice de son regard. Maître Adeans roulait en direction de Basse-terre au volant de la BM noire.
MAÎTRE ADEANS: "Darky, Je vous présente Mlle Géraldine".
DARKY: "Enchanté. Je tiens à vous remercier pour avoir payé ma caution. C'est bon de savoir qu'il y a quelqu'un qui me sait innocent. Euuuh par contre ce n'est ni la direction de chez moi,ni celle de chez Yannick..."
GÉRALDINE: "...Le magnifique. Oui je sais. Mais désolé Darky, on n'a pas le temps pour manger  un bokit, ni un agoulou, ni un frédo burger, ni un poulet frite.Tu ne te souviens pas de moi, je sais. Mais je n'ai pas le temps de tout t'expliquer. Ce que tu dois savoir c'est que ta vie est en danger et celle de milliers de tes contacts Facebook".

DARKY(estomaqué): "Vous voulez dire que vous savez qui a tué Marylou Blue?
GÉRALDINE(d'un ton hésitant): "Oui Darky, je sais qui c'est. Le meurtrier est...."

FIN DU 3ÉME ÉPISODE


La structure générale, la présentation, la forme et le contenu des présents articles constituent ensemble, une œuvre protégée par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des législations française et internationale.

copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)

Dans cet article : Olivier Mozar (articles), Malik Zandronis (articles), Nana Labor (articles), Setsa Mc (articles), Cedric Francis (articles), Lys Lamra (articles), Jean-françois Tofo Fidelin (articles), Danitza Delbroc (articles), Stanley-Benjamin Rinaldo (articles), Ana Elle (articles), Jérémie Malice (articles), Olivier Proto (articles), Willo Adeans (articles), Yannick Abaul (articles), Kristofer Vainqueur (articles), Isabelle Urgin (articles), Axel Aupetit (articles), Lanteri Géraldine (articles), Audrey Jack-roch



Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

jeudi 12 mars 2009, a 22:13
EPISODE 2 "LE PROTOTYPE"
 

POINTE-À-PITRE 24 FÉVRIER 9H30

La pluie et son orchestre de nuages gris jouaient son concerto de musique mélancolique sur les vitres de la voiture de police qui me conduisait au commissariat de Pointe à Pitre. Les gouttes d'eau comme des milliards de pépites saignaient sur le sol, arc-en-ciel  d'or et de larmes faisant briller la route et les tours de Lauricisque. Perdu dans mes pensées, je n'arrivais pas à croire que Marylou était morte et d'être accusé par les flics.
En plus avec leurs conneries, j'allais rater le dernier épisode de "Princesse des caraïbes" avec la sublime Corinne et la jolie Methi S Sing.
Une horde de journalistes s'était amassée devant le commissariat de Gambetta. Les charognards voulaient tous une image du pourri qui avait commis une telle boucherie.Le commissaire Proto ce grand béta était là à frimer devant les journalistes comme s'il venait d'arrêter une vendetta. La reporter Ana Elle accompagnée de son caméraman Mickaël dit Rambo Bine de "Maco Magazine" interpella les inspecteurs Dombré et Pwarouj à peine sortis de leur voiture. J'avais la tête basse et les mains menottées.J'aurais pas eu la moyenne si la fierté m'avait noté. Je revois encore ma  maîtresse du CP madame Sornay me dire:"Quand tu seras grand tu seras criminel, voleur, assassin ou voire pire".Alors à la sortie des classes je lui crevais ses pneus avec plaisir.

ANA ELLE:"Messieurs est-ce lui le meurtrier de Marylou Blue".
INSPECTEUR DOMBRÉ (qui avait du mal à se frayer un passage):"Pas de commentaire pour le moment. On a du travail poussez vous!".
COMMISSAIRE PROTO (grand sourire aux lêvres): ''L'inspecteur Dombré est trop modeste. C'est une preuve de noblesse. Mais force est de reconnaître que lui et Pwarouj ont vraiment fait un travail gigantesque. L'homme qu'il ramène s'appelle Darky et c'est bien lui le meurtrier, la peste".

Les flashs des appareils photos commençaient à me dévorer le visage. Comme des piranhas voraces trop content de me voir couler dans l'océan de honte et de rage dans lequel ils nagent. Une fois assis entre quatre murs,encore suffoqué par l'odeur nauséabonde des caméras et leurs murmures. Mon interrogatoire commença sans ménagement avec Dombré et Pwarouj sur un ton glacial et dur. Ceci dans une pièce fermée, vitre teintée au mur,la lumière d'une lampe braquée en pleine poire, j'étais aveuglé et je voyais les deux inspecteurs en contre jour.

INSPECTEUR DOMBRÉ: "Allez maintenant qu'on est seuls mon salaud, dis moi pourquoi t'as fait ça? C'est quoi ton mobile ?"
DARKY: "Mais puisque je vous dis que ce n'est pas moi. Et déjà pour commencer je connais mes droits, je voudrais passer un coup de fil".
INSPECTEUR PWAROUJ:" Et qui veux tu appeler?"
DARKY (d'un ton ironique):" Je voudrais appeler Yannick le magnifique, rien à dire aux Abymes c'est lui qui fait les meilleurs bokits. Alors j'en voudrais un au poulet avec des oignons frits revenus au court-bouillon, avec des poivrons, une once de basilic, pas de persil et une poignée de frites".
INSPECTEUR DOMBRÉ(Hors de lui):"Ah wè ou bizwin foutéw dè gèl en nou. Fouté missié en didan la pwarouj sinon en ka senti en kay fouye on coup bitin en couniamamany!!(ah ouais tu veux te foutre de notre gueule!! Pwarouj balance le dans une cellule avant que je lui défonce sa race!!)
DARKY (jeté comme un malpropre dans sa cellule):
"Eh doucement les gars Aurore m'a fait ma manucure pas plus tard que hier. Pwarouj si elle apprend que tu m'as pété un ongle elle va se mettre en colère.Et au fait n'oubliez pas de dire à Yannick de me rajouter une bière"
INSPECTEUR PWAROUJ (quittant la pièce hors de lui):"TA GUEULE DARKY!!!!



RETOUR EN ARRIÈRE 6 JOURS PLUS TÔT,LE 18 FÉVRIER À 3H45, QUELQUE PART À MARIE-GALANTE

Dans le laboratoire secret des HOMINES NOCTURNI, la sirène d'alarme retentissait. Ingels le chef de la sécurité était complètement terrassé par les évènements qui se passaient. Des hommes armés s'agitaient dans tous les sens. Olivia l'infirmière en psychiatrie s'était mise à hurler avant de perdre connaissance. Au sous-sol deux de ses meilleurs hommes Sidney et Gary gisaient décapités sur le sol.À leurs cotés,des traces de sang sur une camisole. Pour Ingels le coup était dur, ils avaient servi ensemble en Irak sous les ordres du Général PATOO. Penché sur leurs corps une larme léchant sa colère le long des joues, il jura de les venger oeil pour oeil, coup pour coup.

INGELS (hurlant de rage et chargeant son arme):"Où es tu sale monstre??!! Je sais que tu m'entends enfoiré!! Je vais te trouver et te vider mon chargeur dans la gueule.Tu es mort!! Tu m'entends???!!
LE PROTOTYPE (surgissant derrière son dos de nulle part):
"J'entends très bien merci. J'ai adoré boire le sang de tes amis.
Ils avaient un délicieux goût de Rhum et d'anis. Au moins comme ça ils ne boiront plus pendant le service.hahaha!!

INGELS (lui tirant dessus): "Tu vas me le payer espèce d'immondice!!!!
Les balles comme des caresses de pierres et de métal s'évaporaient sans effet sur le corps bestial du prototype. Celui ci se jeta sur Ingels et lui arracha le coeur d'un geste brutal.


Dans son luxueux manoir à Hambourg bordé par un étang. Couché dans un immense lit à baldaquin avec les draps et oreillers en satin rouge et blanc. Le Maître des HOMINES NOCTURNI fut tiré de son sommeil en pleine nuit par un coup de téléphone du Docteur Antoshka.
DOCTEUR ANTOSHKA(au téléphone,en allemand): Herr, was wir den Schlimmsten befürchten, ist angekommen. Das Muster ist entwichen (Maître, ce que nous craignons par dessus tout est arrivé. Le prototype s'est échappé).
LE MAÎTRE (furieux): Sie sind nur ein Unfähiges.Werfen Sie Ingels in seinen Etuis!!(Vous n'êtes qu'un incapable.Lancez Ingels à ses trousses!!)
DOCTEUR ANTOSHKA(confus): Ingels ist Herr gestorben. Sowie zwei unserer Männer. Ich habe Abgesandter Mozar auf seinen Spuren (Ingels est mort monsieur. Ainsi que deux de nos hommes.J'ai envoyé Mozar sur ses traces).
LE MAÎTRE(en français avec un accent allemand):
"Mozar est un bon choix mais ce n'est qu'un homme.Pour arrêter un prototype. Il faut un autre prototype.Réactivez Darky".


La structure générale, la présentation, la forme et le contenu des présents articles constituent ensemble, une œuvre protégée par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des législations française et internationale.

copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)

Dans cet épisode : Marylou Blue (articles), Corinne Lanoir (articles), Methi S Sing (articles), Olivier Proto (articles), Ana Elle (articles), Bastide Mickaël (articles), Martine Sornay (articles), Yannick Abaul (articles), Aurore Ametis (articles), Bazo Amon Mokonzi (articles), Olivia Losbar (articles), Sidney Denzel-Peanuts Boiré (articles), Chathuant Garry (articles), Negatyv Antoshka (articles), Olivier Mozar



Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

jeudi 12 mars 2009, a 21:53
EPISODE 1 "LA NUIT EST A NOUS"
 

RAIZET LUNDI 23 FÉVRIER 1H45

Ces jours ci au Raizet, l'ambiance était aux barrages, aux feux de poubelles et de voitures. Le quartier avait mauvaise allure. Il avait troqué son sourire acide et azur contre un ciel obscur.
La grève avait dévoré nos rêves à coups de glaives et vomit ses blessures. Une chose est sûre après le conflit, la Guadeloupe aurait du mal à panser ses écorchures.

Il était tard environ deux heures moins le quart, j'avais encore fait cet horrible cauchemar où Domota et moi sirotions un punch coco, au complexe le People, le fameux strip-bar.
Je supportais le mouvement mais j'en avais marre, lui me disait qu'il ne pouvait plus faire marche arrière qu'il était trop tard.
Une stripteaseuse voluptueuse aux lèvres pulpeuses du nom de Malika dansait sensuellement le long d'une barre. Ses charmes avaient volé mon regard, elle portait une délicieuse robe transparente où ses formes apparentes donnaient à la soirée une atmosphère envoutante.
Mon pote Alfred en baggy et casquette était déjà bien raide avec son verre de whisky coupé au jet27. Je le voyais à travers mes lunettes chuchoter aux oreilles de Auriana une petite brunette.
Dj Gunshot le maître des platines mettait le feu avec le dernier tube de Ndx, "Hiphop Gwada" en Mèt . Le videur de la boîte l'imposant Jhoann dit ''Jojo l'hippopotame" virait sans ménagement  Forsay et kiddy deux récalcitrants connus pour leurs agissements et leur goût pour l'anéantissement dans les faubourgs d'Anse-Bertrand .
J'ai surpris une conversation  entre Fabienne et Lydie qui disaient que le voir en pleine action c'est ça qui est excitant .
Shanis la coquine  et ses copines  Maïté et Corinne enflammaient le dancefloor, véritables dancehall queen . Autour d'elles le club des siwoteurs comme des loups se léchaient les babines.
La soirée était bonne, les filles aussi. Domota était saoul et me dit en riant que cette fois ci ,
qu'il allait faire zouker Sarkozy .
Soudain j'éclate de rire  et c'est à ce moment du rêve que se produit le pire . Un verre éclate , une fille hurle , les gendarmes débarquent dans la salle et ça finit en bagarre générale .
Le bar brûle , coups de matraques, bombes lacrymogène et impacts de balles. Tchiiiip, j'ai jamais le temps de voir Malika nue . Je me réveille toujours au même moment aigri et déçu .

Le sommeil ayant quitté la planète de mes rêves comme un extra-terrestre dans sa soucoupe. J'allume l'ordi, je met le myspace d'Aurélie et je me connecte sur Facebook. Rien à dire c'est la meilleure rappeuse en gwadloup. À Miami on la surnomme Mama Madras, elle contrôle le gang très puissant des Gwadayouth. Elle baigne dans tout ce qui est trafic d'armes et business louche. Un conseil ne lui manque pas de respect sinon Defkis son homme de main sanguinaire te mettra une balle dans la bouche.
Tiens, tiens un nouveau message reçu.

Objet:<sue>>.
De la part du "Justicier de Facebook".

Il n'est pas dans mes amis et il n'a pas d'avatar. Je vous livre ci-dessous son message quelque peu bizarre.
"Darky je suis ton plus grand fan. En Guadeloupe ils n'ont rien compris à ton art. Tu es un génie, j'adore tes métaphores et ta musique. Ne prête pas attention aux médisants et aux critiques. Je suis là maintenant et grâce à moi ils vont tous savoir que tu es le meilleur. Ceux qui en doutent encore vont connaître la frayeur".

Hihi! Eh ben dis donc, j'étais très flatté je ne vous le cache pas. Mais impossible de lui répondre ça marquait ce compte n'existe pas. Sur ce, après avoir échangé quelques mots tendres avec la jolie Meily Beaubois. Je décidai d'aller me coucher et de laisser Morphée m'emporter dans ses beaux bras.

RAIZET LUNDI 23 FÉVRIER 6H00

"Blow!blow!! Ouvrez!! Police!! Sinon on défonce la porte!!".
C'est ainsi que je fut réveillé comme un malpropre,les yeux bouffis en caleçon et en short. J'ai juste eu le temps de jeter la drogue dans les chiottes.
INSPECTEUR PWAROUJ:"Nous sommes les inspecteurs Dombré et Pwarouj de la police criminelle".
DARKY:"Que me vaut l'honneur mesdemoiselles?".
INSPECTEUR DOMBRÉ:"Eh oh! Faîtes pas le mariole. Il n'y a rien de drôle. Connaissez vous Mlle Marylou Blue?".
DARKY(en baillant, la main sur la bouche):" Euuh je crois qu'elle est dans mes contacts Facebook mais j'en suis pas sûr, pardonnez moi mais au réveil j'ai les idées floues".
INSPECTEUR DOMBRÉ:"Nous l'avons retrouvée ce matin morte dans la mangrove, complètement chauve, la tête mauve, avec des traces de morsures d'une violence ignoble comme faites par un fauve. Les égratignures et les bleus montrent que la pauvre s'est débattue de toutes ses forces pour avoir la vie sauve".
Oh mon dieu j'étais anéanti. Cette fille était tellement gentille.
DARKY(sous le choc):"Mais qui à pu commettre un tel crime? Qui?".
INSPECTEUR PWAROUJ (d'un air suspicieux):"C'est ce que vous allez nous raconter au poste. Passez lui les menottes".
DARKY:" Comment ça? Je ne comprend pas.Vous devez confondre avec un autre".
INSPECTEUR DONBRÉ:"On lui a arraché la peau et gravé au couteau dans le dos, de bas en haut: " I love Darky ".

FIN 1ER ÉPISODE



La structure générale, la présentation, la forme et le contenu des présents articles constituent ensemble, une œuvre protégée par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des législations française et internationale.

copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)



La structure générale, la présentation, la forme et le contenu des présents articles constituent ensemble, une œuvre protégée par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propriété intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des législations française et internationale.

copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)


Dans cet article : Complexe Le People (articles), Malika Maulois (articles), Alfred Jean-Will (articles), Pascal 'deejay Gunshot' Felix (articles), Hendy Ndx Julianus (articles), Jhoann Arnaud (articles), Mc Forsay (articles), Fabienne Flessel (articles), Lydie Dahomay (articles), Shanis Galle (articles), Maïté Mina (articles), Corinne Bisso (articles), Aurelie Bredent (articles), Lionel Defkis Lincy (articles), Meily Beaubois (articles), Marylou Blue (articles), Auriana Dunoyer (articles), Félix'Kiddywhizz' Jalce



Creative Commons License
MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boulère "Darkman" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

Présentation
Massacre sur Facebook est un roman écrit au jour le jour dont les héros sont les contacts Facebook de Darky Day.
Concept interactif unique et innovant mêlant fantastique, intrigue, amour, angoisse... Soyez vous aussi de la fête et régalez vous en lisant ce polar.



Retrouvez l'univers musical de Darkman sur www.myspace.com/darkman971 ou cliquez sur les photos des articles.


Bon voyage à tous...





VOUS POUVEZ SOUTENIR MASSACRE SUR FACEBOOK EN VOTANT SUR LE SITE DES "SCOOPS D'OR 2009" CATEGORIE BLOG

http://www.scoopsdor.com

Envoyer un mail à l'auteur
publicité
commentaire(s)
ÉPISODE 5 INTITULÉ LES LARMES D'UN GÉANT carla (21/12/2009 13:57)

jaime bien ton histo...

EPISODE 3 "MOZAR" BALTI (19/10/2009 07:03)

TROP TOP A OUI REEL...

EPISODE 1 "LA NUIT EST A NOUS" BALTI (18/10/2009 07:03)

COOL LE DEBUT A OUA...

REMERCIEMENT ET QUELQUES CHIFFRES BALTI (17/10/2009 08:26)

TRO BIEN J AI BEAUCO...

REMERCIEMENT ET QUELQUES CHIFFRES BeaKiluua (17/06/2009 17:17)

Darky NEVER DIE!!! m...

Articles précédents
Liste des articles
calendrier
«avril 2009»
LunMarMerJeuVenSamDim
01 02 03 04 05
06 07 08 09 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30
archives
2009-04 (2)
2009-03 (21)
D'autres blogs sur monGenie
Electron Livre
SOLIBLOG
UNDESSINJOUR
PAULE et MICK
On n'est jamais trop au l

** ** © Learnorama 2006 - conditions générales - développé par Learnorama et Kernix - Contact - Nouveautés blog