11H22 ANIMALERIE "LES ZANMI DES ZANIMO" POINTE À PITRE
Les Zanmi des zanimo était l'animalerie la plus réputée de l'ile.
Située en plein centre ville, ce marché aux animaux vivants avait
coagulé sa boutique en pleine rue Frébault. Les enfants sortant de
l'école adoraient regarder les rongeurs et autres serpents et poissons,
le nez collé à la vitre. La porte d'entrée du magasin était une
barrière spatiotemporelle absorbant quiconque la franchissait dans un
monde parallèle. On pouvait se balader dans la rue en train de faire
ses courses et l'instant d'après se retrouver dans une jungle de cages
et de verres où les scorpions Buthidae avec leurs carapaces jaunes
complotaient en secret des plans d'attaque contre les iguanes Cycluna
aux écailles grises et oranges. Les perruches ondulées aux plumes arc
en ciel sifflotant des chansons d'amour à l'ami ouistiti. Les lapins
angora morts de rire devant les pitreries des poissons clowns en
représentation dans leur cirque des mers en bocal.
Béatrice la vendeuse du magasin était une amoureuse des animaux.
C'était une fille au style anarchique fan de tatouage tribaux et de
piercings qu'elle avait sur tout le corps. Les ongles, les lèvres et
les paupières fardées de noir, les cheveux bleus, rouges et verts. Elle
portait un débardeur blanc avec un dessin représentant la Déesse Kali
avec sa jupe de bras coupés, les invocations, la peau sombre, la langue
pendante. Sur sa nuque, Popo son meilleur ami, un énorme rat noir
veillait sur sa maitresse en défiant du regard les curieux qui
oseraient la salir avec leurs interrogations malsaines.
Attendant au comptoir le client du jour, un accoutumé était venu
réclamer sa commande. Debout juste derrière lui Petchy le détaillait
des pieds à la tête.
BEATRICE (revenant de l'entrepôt avec une boite en carton)
:" Voilà F-J, je t'en ai mis douze comme d'habitude. Surtout
tu n'oublies pas de faire un grosse bise à Jessy pour moi ".
F-J (récupérant sa boite, le sourire aux lèvres) :" Promis, je n'y manquerai pas ".
Il se retourne et se retrouve nez à nez avec Petchy. C'est une fille
rieuse et provocante qui n'hésite pas à dire ce qu'elle pense et
surtout ce qu'elle veut. Elle porte un jean moulant bleu, des sandales
blanches et un petit top jaune croisé dans le dos, le nombril percé et
un tatouage sur la hanche représentant une bouche soufflant sur le
canon d'un flingue. Elle regarde F-J avec ses grands yeux noirs en
jouant avec une mèche de ses cheveux châtain en mâchant un chewing gum
orange à la papaye.
PETCHY (d'une voix contrariée) :" C'est dommage qu'il y ai
déjà Jessy dans votre vie. C'est chiant les beaux mecs sont soit homo,
soit déjà pris ".
FJ (avec un petit air malicieux) :" Je crois que c'est votre
jour de chance, je ne suis ni l'un ni l'autre. Jessy est une amie très
proche, c'est tout ".
PETCHY (visiblement contente) :" Ah oui ? Ça me rassure. Je peux vous inviter à boire un café ? ".
F-J (peu interressé) :" Non désolé je ne bois pas de café ".
PETCHY (déçue) :" Anw je vois, je ne vous plais pas c'est ça ? ".
F-J (souriant) :" Désolé je ne bois pas de café mais j'adore le jus d'ananas ".
PETCHY (souriante, lui prenant le bras) :" Va pour un jus d'ananas alors ".
F-J (avec un petit air malicieux) :" D'accord mais c'est moi qui offre ".
Ils sortent tout les deux. Béatrice les observent au loin à travers la baie vitrée du magasin.
BEATRICE (à elle même) :" Ah la la, il y a vraiment des filles
qui ne reculent devant rien. Je me demande comment Jessy va prendre la
chose ".
Puis, elle s'en retourne à ses occupations.
Après avoir roulé une demi heure, F-J et Petchy arrivent à la maison de
ce dernier. Il gare sa décapotable rouge dans le garage et l'invite à
entrer.
PETCHY (avec un petit air coquin) :" Je n'ai pas pour habitude
d'aller chez des inconnus dès le premier rendez-vous vous savez
".
F-J (avec ironie) :" C'est que vous devez vraiment aimer le jus d'ananas alors ".
Il pousse la porte, la fait rentrer puis tire les rideaux. La pièce
passe du sombre au jour absolu. Petchy hallucine sur la beauté et la
propreté des lieux. Posée sur une étagère un immense couteau à la lame
argentée gravée de signes étranges l'interpelle par son reflet au rayon
du soleil.
PETCHY (jouant avec la lame) :" Il est génial ce couteau.
Qu'est ce qui est écrit dessus ? On dirait du latin, c'est ça ?
".
F-J (se mettant subitement hors de lui) :" Ne touchez pas à cela !! ".
Il lui arrache le couteau des mains sans ménagement.
Petchy est choquée par son changement d'humeur et n'a qu'une envie sur le moment, c'est de s'en aller.
PETCHY (se dirigeant vers la porte) :" D'accord F-J, excusez
moi. Je vais vous laisser ok? J'avais oublié que j'avais rendez vous.
On se rappelle et on remet ça ".
F-J (la tenant par les épaules, le sourire aux lèvres, se confondant en excuses)
:" Pardon Petchy, je me suis laissé emporter stupidement.
C'est juste que ce couteau est une pièce de collection très rare qui
m'est très chère. Elle est unique en son genre, je vous en prie,
restez. Je vais vous chercher un verre du meilleur jus d'ananas que
vous n'ayez jamais bu de toute votre vie. Après je promet de me faire
pardonner ".
Petchy jette un coup d' oeil vers la porte, puis elle fixe F-J. Son visage passe de l'angoisse au sourire.
PETCHY (revenant sur sa décision) :" Bon d'accord je reste
mais il a intérêt à être vraiment très bon ce jus ".
F-J (se dirigeant vers la cuisine) :" Encore meilleur que vous ne l' espérez ".
Elle s'assoit sur le canapé blanc du salon, les jambes croisées en
continuant d'examiner du regard cette fois-ci sans toucher les meubles
et les murs de la maison. La moquette blanche, les portraits d'époque,
les objets d'arts, les livres aux reliures dorées franchement rien à
dire, l'intérieur était génial. Sophistiqué et sobre à la fois.
F-J (revenant avec deux verres de jus d'ananas) :" Tenez ma
chère, vous m'en direz des nouvelles. A votre santé ".
Il trinque avec elle et porte son verre à la bouche.
PETCHY (buvant une gorgée) :" Hummmmm, il est délicieux vous
ne m'avez pas menti. Ça mérite une récompense ça ".
Elle s'approche de lui et commence à l'embrasser.
F-J (la repoussant doucement) :" Attendez Petchy, juste un
instant je reviens. Il faut que j'aille voir si Jessy va bien
".
PETCHY (vexée) :" Mais qui est cette fameuse Jessy? ".
F-J s'en va en direction de la cuisine. Elle entend sa voix au loin qui parle à une femme.
F-J (dans la cuisine) :" Bonjour mon amour, tu as bien dormi ? Tu es ravissante aujourd'hui ".
Petchy est intriguée, elle se demande qui est cette femme et ne peut
s'empêcher d'aller voir dans la cuisine à qui il parle. Elle essaie de
se lever mais elle est prise de vertige, sa vision devient trouble, ses
pas sont lourds. Elle laisse tomber son verre de jus d'ananas qui
s'éclate par terre en tâchant la moquette avec son sang jaune orangé
comme un oeuf qui se serait suicidé. Elle titube et arrive tant bien
que mal à la cuisine en appelant F-J.
Petchy (s'appuyant contre un mur) :" F-J, je ne sais pas ce
que j'a, je ne me sens pas bien du tout. J'ai la tête qui tourne
".
Les images sont floues mais elle surprend F-J dos tourné en train d'ouvrir la boite qu'il a acheté à l'animalerie.
PETCHY (tombant par terre, à genoux) :" F-J ?! Tu m'entends ?! Je ne me sens pas bien je te dis ".
F-J semble l'ignorer totalement, il plonge la main dans la boite et en
sort une jolie petite souris blanche comme du coton et la lâche dans un
vivarium. Un énorme serpent Mamba aux écailles noires comme les
fantômes d'un bout de charbon se jette sur le rongeur et n'en fait
qu'une bouchée.
F-J (tapotant la vitre) :" Bon appétit ma Jessie. Je te
souhaite un délicieux repas. Moi je vais faire le mien ".
Puis, il se retourne et s'accroupit près de Petchy.
F-J (lui caressant la tête) :" Je vois que la drogue mise dans ton verre a fait son effet ".
Il saisit une poêle à frire sur une étagère et la frappe à la tête à
cinq reprises avec une violence hors du commun. Les os se disloquent
sous les coups de bottes du métal. Le sang jaillit et lui éclabousse
ses chaussures. Il l'empoigne par le bras et la traine dans la
chambre. Il soulève son lit et, caché sous la moquette soulève une
trappe menant à une cave sombre. Il y descend en traînant Petchy avec
lui dans l'escalier. Sa tête ensanglantée rebondit sur les marches en
faisant un bruit atroce. Quatre énormes tonneaux trainent au milieu de
la pièce tamisée surveillés par des vieilles poupées aux yeux arrachés,
des outils rouillés au regard fantôme et des objets divers entreposés
un peu partout.
Allongée sur le ventre le cadavre de Malika est posé comme une oeuvre
d'art. Elle a le crâne rasé et dans son dos il y a gravé sur sa peau
écorchée " I LOVE DARKY ".
F-J l'enjambe, ouvre un tonneau remplit de rhum et plonge le corps
sanguinolent de Petchy dedans. Puis, il referme le couvercle, remonte
l'escalier, tire sur un cordon qui éteint une ampoule au plafond et
referme la trappe derrière lui. Soudain son téléphone portable sonne.
C'était Anaelle à l'autre bout du fil.
ANAELLE (au téléphone) :" Bonjour FJ je ne vous dérange pas j'espère ? ".
FJ ( au téléphone) :" Non pas du tout j'étais en train de
faire macérer mon rhum. En quoi puis je vous aidez ? ".
ANAELLE (troublée) :" C'est à propos d'un article à illustrer
sur la mort d'un jeune policier au commissariat de Gambetta. Quand
est-ce qu'on peut se voir ".
FJ (au téléphone) :" Pourquoi pas maintenant. Vous aimez le jus d'ananas j'espère ".
10H30 PLIANE GOSIER
Myriame était heureuse, Jonathan l'avait emmené faire du shopping pour
son anniversaire. Il lui avait offert tout ce qu'elle désirait. De
beaux vêtements, des bijoux, des parfums et une nouvelle montre. Sa
carte de crédit avait ensorcelé les caisses enregistreuses de toutes
les grandes enseignes de la ville. Jonathan avait les moyens mais
surtout il était éperdument amoureux d'elle. Ils se baladaient tous les
deux dans la ville main dans la main. Tenant chacun des sachets de
marque prestigieuses. Myriame était une fille Trendy, Fashion et Hype.
La coupe de cheveux tendance avec la frange épaisse, la robe dernier
cri et la démarche électrique qu'ont certains mannequins lors des
défilés haute couture. Jonathan lui,était très élégant. Chemise
italienne grise à longues manches, pantalon près du corps, chaussures,
montres et voiture de luxe.
Le dos appuyé contre le mur d'un bâtiment Pierre observait le couple au
loin. Il fumait un joint de gandja à l'arôme enivrant et au
conséquences malsaines. Le regard noir, les locks retombant sur son
visage, comme les branches d'un saule pleureur, polo, casquette et jean
large, il jette son spliff à terre et interpelle Myriame.
PIERRE (abordant Myriame) :" Eh chéwi, ça te dit pas de bouffer une bonne grosse bite? ".
Myriame regarde Pierre l'air choqué, sert sa main plus fort dans celle
de Jonathan et le pousse à accélérer le pas. Mais celui ci lui fait
lâcher sa main et se retourne en colère vers Pierre.
JONATHAN (hors de lui) :" Répètes un peu ce que tu as dit pour voir ?! ".
PIERRE (s'approchant de lui) :"J'ai dis chéri est ce que ça te dirait pas de bouffer une bonne grosse bite ".
A ces mots Jonathan lui balance un coup de poing au visage. Pierre
recule ébranlé, passe la main sur ses lèvres, voit le sang sur ses
doigts, pousse un cri de rage et se jette la tête la première sur
Jonathan. Il lui attrape les jambes, le fait tomber au sol et commence
à le frapper de toutes ses forces. Myriame prend la défense de son
homme en lui donnant des coups de sac.
MYRIAME (hystérique):" Espèce de connard, lâchez le !! Lâchez le !!! ".
Elle saute sur le dos de Pierre et l'agrippe par le cou en le frappant
avec ses petits poings. Ce dernier se relève et recule dos tourné en
cognant le dos de Myriame contre la porte du bâtiment. La tête de celle-ci se met à saigner sous la violence des coups. Jonathan ramasse une
roche par terre et s'apprête à la balancer dans la gueule de Pierre
quand une voix autoritaire l'en dissuade.
C'est un homme d'un certain age accompagné d'une femme.
HOMME (avec autorité) :" Lâches cette roche gamin, ça suffit maintenant ! ".
JONATHAN (enragé, continuant à menacer Pierre de sa roche) :"
Non, je vais tuer cet enculé !! Il s'en ai pris à ma copine et à moi.
Alors qu'on ne lui avait rien fait !!! ".
HOMME (montrant sa plaque) :" Tu lâches cette roche
immédiatement fiston où je t'envoies au trou. Je suis le commissaire
Proto de la police de Pointe à Pitre ".
Il s'approche de Pierre et l'attrape par le col.
PROTO (menaçant) :" J'ai pas le temps aujourd'hui de m'occuper
de ta petite gueule de con. Mais je peux t'assurer que toi et moi on va
se revoir. Allez maintenant file ".
Puis il le lâche, Pierre part en courant de son coté.
MYRIAME (dégoutée) :" Quoi c'est tout ?! Une petite tape sur les doigts et vous le laissez partir ? ".
Proto ne répond pas. Myriame se réfugie dans les bras de Jonathan et ils repartent ensemble bras dessus, bras dessous.
Avec Audrey la jeune femme qui l'accompagnait Proto emprunte l'escalier
direction l'appartement de Johanne. Sunny le témoin qu'ils
recherchaient devait sûrement y être.
AUDREY (en souriant ironiquement) :" On joue les héros Proto ? ".
APPARTEMENT JOHANNE PORTE 222
Pendant ce temps, allongée sur le canapé Sunny se morfondait seule dans
son coin. Elle n'arrivait pas à se remettre du meurtre de Pradel. Il
lui manquait tellement c'était insupportable. Johanne, elle sortait de
la douche délicieusement nue. Elle passe un short court et un débardeur
puis va allumer West Indies Radio sa station favorite. Oh, la bonne
surprise on passait sa chanson préférée "Everything Big", la bande
originale du film "Retour au pays" avec Darky Day et Firmine Richard.
Elle commence à danser et chanter en tenant une brosse dans les mains
comme si c'était un micro. Elle passe devant Sunny qui éclate de rire
en la voyant faire le clown. Johanne lui prend la main et la force à
se lever. Elle n'en a pas très envie mais devant l'insistance de son
amie, elle finit par céder.
JOHANNE (dansant, tirant Sunny vers elle) :" Allez copine, chante, danse avec moi !!! ".
Sunny se laissant enfin aller, se met à danser et chanter en choeur avec sa copine.
JOHANNE ET SUNNY (à tue-tête, brosse à la main imitant Darky)
:" Dark is back boug en mwin sa kay big (Dark est de retour ça va être big)
Poète assassin ka tchouyé fèy a coup'd bic (Poète assassin qui tue des feuilles à coups de bic)
En ka rapé sans capote asi des good beats (Je baise l'instru sans capote sur des good beats)
Pa inkiétéw mon pote si son la ni on gout de bite (T'inquiètes pas mon pote si le son à un goût de bite) ".
SUNNY (exténuée) :" C'est vrai qu'il chante super bien ce Darky ".
Au même moment Proto et Audrey arrivaient à l'étage de l'appartement de Johanne et se dirigeait vers sa porte.
PROTO (lisant les numéros des plaques) :" 220...221... 222 !! Ça y est, c'est là ".
Il fait signe à Audrey et lui demande de faire silence en mettant son
doigt sur sa bouche. Il sort son arme et s'apprête à défoncer la porte
mais dans l'appartement d'en face des cris fusent à travers la porte
entrouverte. Un couple se dispute à gorges déployées.
PROTO (contrarié, renonçant à son geste) :" Putain mais qu'est-ce qu'ils ont tous ?! C'est la pleine lune ces jours-ci ou quoi ?
".
Audrey jette un coup d'oeil vers l'appartement du couple en question et
voit à travers la porte un homme baraqué en jean, torse nu, la ceinture
détachée. A genoux à ses pieds, une femme en nuisette rose, le
maquillage défait, le mascara coulant semble terrorisée.
FEMME (en larmes) :" Je te jure Cédric ! J'ai travaillée tard
hier soir, c'est pour ça que je suis rentrée à cette heure là !!
".
CEDRIC (hors de lui) :" Tu mens Cendrine !! Tu mens !! T'es
qu'une grosse pute !! Je vais te défoncer la gueule tu vas voir !!
Salope !! ".
Il sort sa ceinture et commence à la frapper sur tout le corps jusqu'au
sang. Cendrine se roule de douleur par terre et essaie de se relever
pour s'enfuir. Elle se dirige vers la porte mais il la rattrape par un
pan de sa nuisette qui se déchire et laisse apparaitre son corps
recouvert de bleu. Ce n'était pas la première fois qu'il la tabassait. Cédric la fait tomber par terre et referme la porte avec perte et
fracas. Juste avant, le regard de Cendrine avait eu le temps de
demander de l'aide à celui d'Audrey.
Cette dernière avait regardé la scène sans broncher, le visage fermé comme transportée ailleurs pendant ce moment horrible.
PROTO (à voix basse se tenant face à la porte de Johanne): "
Bon à trois on y va. Un... deux... Mais qu'est ce que vous faites ?
".
Audrey le bouscule pour aller défoncer la porte elle-même. Mais pas celle de Johanne, celle du couple en face.
À l'intérieur du dit appartement, Cédric, le genou posé sur le thorax de Cendrine était en train de l'étrangler en jurant.
CEDRIC :"Je vais te tuer salope, je vais te tuer, tu
m'entends ?! Tu me trompes j'en sûr !! j' t'avais prévenu !! Tu me
prenais pour un bouffon!! ".
Il sursaute de peur quand il voit la porte s'ouvrir violemment et
Audrey se diriger vers lui arme à la main. Elle lui donne un coup de
pied circulaire à la tête. Il s'écroule au sol en tenant son oeil.
CÉDRIC (hurlant de douleur) :" Putain mais c'est qu'elle m'a crevé l'oeil cette pute !! ".
Audrey continue son oeuvre de destruction, s'approche de lui et
commence à le frapper avec la crosse de son arme. Le sang gicle sur les
murs et le visage de Cendrine. Cette dernière hurle à la mort, elle est
terrifiée. Elle ne comprend pas ce qui arrive, ni qui est cette femme.
CENDRINE (en larmes) :" Je vous en supplie, arrêtez, arrêtez, laissez le !!! ".
Audrey frappait Cédric sans s'arrêter comme possédée par une transe
criminelle. Elle avait des flashs qui lui revenait en mémoire. En
cognant Cédric comme elle le faisait, c'est à son père qu'elle donnait
une raclée. Jean-Marie, cet immonde salopard battait sa mère tous les
soirs. Et quand il avait fini avec elle il s'en prenait à sa petite
fille.
CENDRINE (lui agrippant le bras) :" Je vous en supplie madame
!! Arrêtez !! Vous allez le tuer !! Ça suffit !! ".
En disant cela , elle réussit à sortir Audrey de sa démence. Celle ci
regarde autour d'elle, la fixe droit dans les yeux, pousse un soupir,
essuie son arme sur le jean de Cédric et s'en va. Cendrine se jette sur
Cédric et le prend dans ses bras.
Audrey (dos tourné, avant de quitter la pièce) :" Quittez ce
connard avant qu'il ne vous tue. Il ne vous aime pas ".
Sur ce, elle quitte la pièce et s'en va rejoindre Proto qui a assisté à
toute la scène dans le couloir en veillant bien à ce que personne ne
passe par là au même moment.
PROTO (impressionné, en souriant) :" On joue aux héros, Audrey ? ".
Audrey ne lui répond pas, met son silencieux, tire deux balles dans la
poignée et fait sauter la serrure. A l'intérieur Johanne et Sunny
restent clouées sur place, estomaquées.
JOHANNE (n'y comprenant rien) :" Mais c'est quoi ça? Qui êtes-vous? Putain ma porte ! Mais vous êtes fous ?! ".
AUDREY (la pointant avec son arme) :" Laquelle de vous deux est Sunny ? ".
Aucune des deux amies ne répond, elles se regardent pétrifiées de peur.
PROTO (visant Sunny) :" On s'en fout, on les tue toutes les deux ".
SUNNY (faisant un pas vers eux) :" C'est moi, c'est moi,
laissez ma copine hors de tout ça. Je ne lui ai rien dit, elle ne sait
rien ".
PROTO (souriant avec ironie) :" Mais bien sûr, elle peut s'en
aller. Puisqu'elle ne sait rien, il n'y a aucun problème. Toi la sexy,
fout le camp ".
Il indique la sortie à Johanne avec son flingue, celle-ci jette un
dernier regard à Sunny et se précipite vers la porte, trop contente de
pouvoir sortir de là vivante. Une détonation et un trou rouge dans la
porte assassina sa courte joie. Une balle tirée par Audrey lui avait
traversée le dos pour se loger dans le bois. Elle s'écroula sur le sol
morte sur le coup.
SUNNY (hystérique) :" Mais pourquoi ?!!! Elle ne savait rien
!! Vous aviez dit qu'elle pouvait s'en aller !!! ".
PROTO (sourire aux lèvres) :" Oui, s'en aller... Quitter ce monde ".
Il la vise et au moment de tirer une voix interrompt son geste.
DOMBRE (tenant deux flingues à la main, l'un braqué sur Proto, l'autre
sur Audrey): " Tout le monde se calme. Proto, vous et votre
copine aux magnifiques jambes, lâchez votre arme !"
PROTO (continuant à viser Sunny) :" Attendez Dombré, cette
femme est une trafiquante de drogue très dangereuse. Regardez...
".
Il fait mine de prendre quelque chose dans sa poche et s'apprête à
tirer sur Dombré. Seulement voilà son doigt n'a même pas le temps
d'appuyer sur la gâchette que son crâne explose en vomissant sa
cervelle sur le linoléum. Dombré avait été plus rapide.
Réagissant immédiatement à la mort de son acolyte Audrey attrape Sunny
par les cheveux et la prend en otage en se servant d'elle comme
bouclier humain.
AUDREY (posant le canon sur la tempe de Sunny) : " Maintenant
jetez votre arme et poussez-vous, nous allons nous en aller ".
SUNNY (en larmes) :" Elle a tuée Johanne, butez cette salope, allez-y butez cette salope !! ".
Dombré continue de verrouiller Audrey avec son arme mais l'hésitation se lit sur son visage.
SUNNY (en pleine crise de nerfs) :" Butez cette salope je vous
dis !!! Je m'en fous de vivre de toute façon. J'ai tout perdu, Pradel et
ma meilleure amie ".
AUDREY (lui frappant la tête) :" Oh! C'est qui que tu traites de salope toi ?! Et les bonnes manières ? ".
DOMBRE (jetant ses deux révolvers au sol, avec calme) :" C'est vrai Sunny et les bonnes manières ? ".
SUNNY (complètement hystérique) :" Mais pourquoi avez vous jeté vos armes ?!! ".
Audrey vise Dombré et s'apprête à tirer
AUDREY (tout sourire) :" Parce qu'il est trop bête ".
PWAROUJ (faisant son apparition) :" Non, c'est parce qu'il n'est pas venu seul ".
Sur ce, il lui tire deux balles en pleine poitrine. Audrey recule sous
l'impact des ogives, se heurte à la vitre de la fenêtre du salon et
bascule dans le vide.
DOMBRE (arrangeant ses vêtements, regardant le corps d'Audrey par la fenêtre) : " Tu en a pris du temps!! ".
PWAROUJ (rangeant son arme) :" C'est que je voulais, soigner mon entrée ".
SUNNY (se jetant dans les bras de Dombré en larmes) :" Oh merci, merci !!! ".
PWAROUJ (avec une pointe de jalousie, ouvrant les bras)
:" Oh ! Et moi alors ? ".
QUELQUE PART SUR LA ROUTE DE LA LÉZARDE À BASSE TERRE
A toute allure au volant de son 4/4 blanc, Harold était mort de peur.
Il avait vu l'homme assis à ses cotés massacrer ses amis. Yolla, Loïs
et Grégory étaient morts sous ses yeux dans des souffrances et une
barbarie atroce. Comment un homme pouvait faire preuve d'une telle rage
et d'une telle cruauté? Assis coté passager, le prototype semblait
souffrir énormément, l'effigie des Homines Nocturni représentant un
soleil vampire dévorant un croissant de lune scintillait sur sa
poitrine dans un sceau de sang immaculé de feu. Ce dernier guidait
Harold sur la route avec intuition et l 'instinct d'un oiseau migrateur
retournant à son nid. le prototype lui indiquait le
chemin sans savoir où ça le mènerait. Mais en étant sûr d'une chose: il
ne se trompait pas.
Vidéo: SPEECHLESS ON THIS ONE!!!
Crédible à 100%, Il n'y a rien a dire!!!
Pour l'ensemble de ton entreprise:g fais part de mon avis ultérieurement!!!
G ne dirais pas Bravo!! de peur que tu arrêtes dans ta lancée!!
Une fin étalée, pas de queue de poisson!! texte soyeux, limite maniaque, terme en grand françois très bien utilisé à souhait !! Intrigues sur intrigues pour éviter lassitude et incomprehension !!!!
ou pa fèy à la "menfoutiste" koi!!! siiiisi QUI DIT SAISON 1 DIT SUITE!!!!!
On te met un peu la pression mais c'est par fascination!!!! TCHIMBEY SéRé , MINM SI Y CHO!!!!!!!
puissant mon gars, puissant !
merci de m'avoir choisie en qualité de figurante car au moins je n'ai pas été tuée !!!!
j'ai hâte d'avoir la saison 2 car la 1ere est selon moi une réussite totale !!!
toutes mes félicitations et long vie à l'artiste COMPLET que tu es !
trop fort ,trop top ki dit saison1 dit k'il y a une suite ,j'attends de pied ferme et peut être un film je te souhaite plein plein de bonne chose puiske je constate ke t'es un artiste complet je te dis merde pour la suite big kisss une amie, a bientot mon chou woulo,bravo,fosssssssssssss
aahhhh, dark , tu ne pouvais pas finir la première saison sans me tuer!!!!aaarrrgghhh!!!
et tu crois que cela suffira à m'empêcher de te lire kyip!!!
tuuuu rrrrêêêêêves!!
bien ouéj, la fusion parfaite!!!
kiss
tu croyais qu'en me tuant, tu réussirais à m'empêcher de voir la saison 2, kyiiiiipppp!!! va chier!!!
tu auras à me subir jusqu'à la fin, je te sucerai tes épisodes jusqu'à la moêlle , faute de n'avoir pu siwoter mon jus d'ananas, à savoir avec quoi, il l'avait fait réellement!!ll loooolll!
kisss
super saison 1 à quand la 2? je suis déjà impatiente!!!!
@+
Massacre sur Facebook est un roman écrit au jour le jour dont les héros sont les contacts Facebook de Darky Day.
Concept interactif unique et innovant mêlant fantastique, intrigue, amour, angoisse... Soyez vous aussi de la fête et régalez vous en lisant ce polar.
Retrouvez l'univers musical de Darkman sur www.myspace.com/darkman971 ou cliquez sur les photos des articles.
Bon voyage à tous...
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