<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1"?>
<rss version="2.0">
 <channel>
  <title>Massacre sur Facebook</title>
  <description>Massacre sur Facebook</description>
  <language>fr-FR</language>
     <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com</link>
  <generator>KWO - http://www.kernix.com</generator><item>
   <title>REMERCIEMENT ET QUELQUES CHIFFRES</title>
   <description><![CDATA[ Je tiens &agrave; remercier tous ceux qui m'ont t&eacute;moign&eacute; leur sympathie et
leur solidarit&eacute; tout au long de la saison I de "MASSACRE SUR FACEBOOK".
Tous les lecteurs qui m'ont laiss&eacute; de nombreux commentaires, id&eacute;es,
critiques et conseils alors qu'ils &eacute;taient d&eacute;ja mort dans la s&eacute;rie ou
voir m&ecirc;me pas nomm&eacute;. Merci, merci, merci c'est vous qui m'avez donn&eacute; la
motivation pour en faire toujours plus et maintenir le niveau
d'&eacute;criture jusqu'au bout. Quand je me connectais le matin et que je
vous lisais je me disais Darky faut que tu leur fasse plaisir oblig&eacute; !!!
Avant, chaque fois que je pensais au net je me disais c'est trop tard,
il n'y a rien plus rien &agrave; cr&eacute;er tout a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; fait. Putain les gars
ils sont trop fort!! Pourquoi j'y ai pas pens&eacute; avant ?!! Merdeeeeeuuuh
!!!! lool...
Aujourd'hui gr&acirc;ce &agrave; vous et uniquement gr&acirc;ce &agrave; vous j'ai l'impression
de faire partie de ces gars l&agrave; (enfin je crois lol) . J'ai commenc&eacute; &agrave;
&eacute;crire la s&eacute;rie pendant la gr&ecirc;ve du LKP et je suis content de voir que
l'&eacute;lan de solidarit&eacute; g&eacute;n&eacute;r&eacute; durant cette p&eacute;riode n'&eacute;tait pas &eacute;ph&eacute;m&egrave;re
ou des paroles en l'air (pour certains).
Merci &agrave; mes correctrices de charmes Martine et Karina qui restaient
&eacute;veill&eacute;es jusqu'&agrave; tard la nuit pour corriger le plus possibles de mes
innombrables et insupportables fautes d'auwteaugraf. 
Merci pour etre venue chercher les &eacute;pisodes chez moi tard le soir pour
publier &agrave; ma place quand le net et le courant avait coup&eacute;.
Merci &agrave; tous ceux qui sont sortie de leurs postures orgueilleuses et
qui ne me connaissant que par pr&eacute;jug&eacute;s ont fait le geste de me lire et
de m'encourager, que ce soit par mail, tchat, texto, coup de t&eacute;l&eacute;phone
ou message sur le mur.
Merci &agrave; tous ceux qui se sont manifest&eacute; quand je les nommais dans les articles et qui l'ont pris avec humour.
Merci &agrave; toutes les figures des m&eacute;dias pr&eacute;sentes sur facebook qui par un
mot &agrave; la radio, un article de presse ou un reportage &agrave; la t&eacute;l&eacute; ont
aider &agrave; propager l'engouement.
Merci &agrave; tous ceux qui n'ont pas jou&eacute; les hommes d'affaires surbook&eacute;s et
les surcharg&eacute;s de boulot alors qu'on &eacute;tait en gr&ecirc;ve (ah au fait elle
&eacute;tait bonne celle l&agrave; hihi ). DARKY (t&eacute;l&eacute;phone) :" Bonjour ces jours ci j'&eacute;dite un e-roman sur facebook vous avez lu ? Vous avez vu les vid&eacute;o ? ".LE SURBOOK&Eacute; :"Ohlalalallalalala Darky trop trop trop trop trop
troop troooooooooop de boulot pas eu le temps!! J'&eacute;tais meme pas au
courant???? S&eacute;rieuuuuuuuuux!!!!! &Ccedil;a s'appelle comment????!!!! ".DARKY (t&eacute;l&eacute;phone) :" Mais je vous l'ai envoy&eacute; par mail et sur
votre page on s'est parl&eacute; juste avant. Vous &eacute;tiez connect&eacute; vous ne vous
rappelez pas ?".LE SURBOOK&Eacute;:"Oooh mais non Darky ce n'&eacute;tait pas moi, surement un bug ".DARKY (raccrochant,&agrave; lui m&ecirc;me) :" Ouais on bug en c... Pa flip&eacute; ".
Merci aux administrateurs de la page fan de MASSACRE SUR FACEBOOK  Alfred Jean will et Denzel peanuts .
Merci &agrave; toute l'&eacute;quipe de B.World Connection pour la vid&eacute;o , &agrave; Rfo pour le reportage.   QUELQUES CHIFFRES:   
MASSACRE SUR FACEBOOK c'est 370 participants &agrave; l'&eacute;v&egrave;nements ,  15 679 visites sur le blog( rappellons que le blog a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;  &agrave; mi parcours &agrave; partir de l'&eacute;pisode 14). 
Sur la page fan on peut voir les statistiques des visites et vues sur
les vid&eacute;o. Pour l'ensemble Vid&eacute;o "a la webcam" et Vid&eacute;o "codes cach&eacute;s"
et Vid&eacute;o "reportage rfo" plus de 5 000 vues en tout. Pages fan 237  ??!!!! (cherchez l'erreur hihi...enfin &ccedil;a maintient l'humilit&eacute; lool). PROJET : Je n'ai pas plus de moyen que quand j'ai commenc&eacute;. Le m&ecirc;me ordinateur pourri qui bug, la m&ecirc;me connexion 512k de merde.  CONCLUSION  : Je vous annonce tr&egrave;s prochainement la
cr&eacute;ation de DarkTv . Le site internet o&ugrave; vous pourrez voir mes propres
&eacute;missions, mes propres d&eacute;lires, mes textes, mes sons, mon univers, ma
musique.
En esp&eacute;rant vous y retrouver, je vous remercie encore pour tout.
ET N'OUBLIEZ PAS ON A TOUS QUELQUE CHOSE EN NOUS DE DARKMAN
La page fan si vous voulez soutenir la s&eacute;rie et si vous voulez une saison 2 http://www.facebook.com/pages/MASSACRE-SUR-FACEBOOK-By-DARKY/55350229029?ref=ts
MASSACRE SUR FACEBOOK. DEPUIS LE DEBUT IL Y A DES CODES SECRET CACH&Eacute;S
DANS LES &Eacute;PISODES, REVELATION PRIMORDIALE !!! QUE LE JEU
COMMENCE...MOuHahahaHAHAHaha ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/04/795373</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/04/795373</guid>
  <pubDate>Sat, 04 Apr 2009 00:08:58 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>EPISODE 22  &quot; DARKMAN NEVER DIE &quot;</title>
   <description><![CDATA[ 11H22 ANIMALERIE "LES ZANMI DES ZANIMO" POINTE &Agrave; PITRE
Les Zanmi des zanimo &eacute;tait l'animalerie la plus r&eacute;put&eacute;e de l'ile.
Situ&eacute;e en plein centre ville, ce march&eacute; aux animaux vivants avait
coagul&eacute; sa boutique en pleine rue Fr&eacute;bault. Les enfants sortant de
l'&eacute;cole adoraient regarder les rongeurs et autres serpents et poissons,
le nez coll&eacute; &agrave; la vitre. La porte d'entr&eacute;e du magasin &eacute;tait une
barri&egrave;re spatiotemporelle absorbant quiconque la franchissait dans un
monde parall&egrave;le. On pouvait se balader dans la rue en train de faire
ses courses et l'instant d'apr&egrave;s se retrouver dans une jungle de cages
et de verres o&ugrave; les scorpions Buthidae avec leurs carapaces jaunes
complotaient en secret des plans d'attaque contre les iguanes Cycluna
aux &eacute;cailles grises et oranges. Les perruches ondul&eacute;es aux plumes arc
en ciel sifflotant des chansons d'amour &agrave; l'ami ouistiti. Les lapins
angora morts de rire devant les pitreries des poissons clowns en
repr&eacute;sentation dans leur cirque des mers en bocal.
B&eacute;atrice la vendeuse du magasin &eacute;tait une amoureuse des animaux.
C'&eacute;tait une fille au style anarchique fan de tatouage tribaux et de
piercings qu'elle avait sur tout le corps. Les ongles, les l&egrave;vres et
les paupi&egrave;res fard&eacute;es de noir, les cheveux bleus, rouges et verts. Elle
portait un d&eacute;bardeur blanc avec un dessin repr&eacute;sentant la D&eacute;esse Kali
avec sa jupe de bras coup&eacute;s, les invocations, la peau sombre, la langue
pendante. Sur sa nuque, Popo son meilleur ami, un &eacute;norme rat noir
veillait sur sa maitresse en d&eacute;fiant du regard les curieux qui
oseraient la salir avec leurs interrogations malsaines.
&nbsp;Attendant au comptoir le client du jour, un accoutum&eacute; &eacute;tait venu
r&eacute;clamer sa commande. Debout juste derri&egrave;re lui Petchy le d&eacute;taillait
des pieds &agrave; la t&ecirc;te.
BEATRICE (revenant de l'entrep&ocirc;t avec une boite en carton)
:" Voil&agrave; F-J, je t'en ai mis douze comme d'habitude. Surtout
tu n'oublies pas de faire un grosse bise &agrave; Jessy pour moi ".
F-J (r&eacute;cup&eacute;rant sa boite, le sourire aux l&egrave;vres) :" Promis, je n'y manquerai pas ".
Il se retourne et se retrouve nez &agrave; nez avec Petchy. C'est une fille
rieuse et provocante qui n'h&eacute;site pas &agrave; dire ce qu'elle pense et
surtout ce qu'elle veut. Elle porte un jean moulant bleu, des sandales
blanches et un petit top jaune crois&eacute; dans le dos, le nombril perc&eacute; et
un tatouage sur la hanche repr&eacute;sentant une bouche soufflant sur le
canon d'un flingue. Elle regarde F-J avec ses grands yeux noirs en
jouant avec une m&egrave;che de ses cheveux ch&acirc;tain en m&acirc;chant un chewing gum
orange &agrave; la papaye.
PETCHY (d'une voix contrari&eacute;e) :" C'est dommage qu'il y ai
d&eacute;j&agrave; Jessy dans votre vie. C'est chiant les beaux mecs sont soit homo,
soit d&eacute;j&agrave; pris ".
FJ (avec un petit air malicieux) :" Je crois que c'est votre
jour de chance, je ne suis ni l'un ni l'autre. Jessy est une amie tr&egrave;s
proche, c'est tout ".
PETCHY (visiblement contente) :" Ah oui ? &Ccedil;a me rassure. Je peux vous inviter &agrave; boire un caf&eacute; ? ".
F-J (peu interress&eacute;) :" Non d&eacute;sol&eacute; je ne bois pas de caf&eacute; ".
PETCHY (d&eacute;&ccedil;ue) :" Anw je vois, je ne vous plais pas c'est &ccedil;a ? ".
F-J (souriant) :" D&eacute;sol&eacute; je ne bois pas de caf&eacute; mais j'adore le jus d'ananas ".
PETCHY (souriante, lui prenant le bras) :" Va pour un jus d'ananas alors ".
F-J (avec un petit air malicieux) :" D'accord mais c'est moi qui offre ".
Ils sortent tout les deux. B&eacute;atrice les observent au loin &agrave; travers la baie vitr&eacute;e du magasin.
BEATRICE (&agrave; elle m&ecirc;me) :" Ah la la, il y a vraiment des filles
qui ne reculent devant rien. Je me demande comment Jessy va prendre la
chose ".
Puis, elle s'en retourne &agrave; ses occupations.
Apr&egrave;s avoir roul&eacute; une demi heure, F-J et Petchy arrivent &agrave; la maison de
ce dernier. Il gare sa d&eacute;capotable rouge dans le garage et l'invite &agrave;
entrer.
PETCHY (avec un petit air coquin) :" Je n'ai pas pour habitude
d'aller chez des inconnus d&egrave;s le premier rendez-vous vous savez
".
F-J (avec ironie) :" C'est que vous devez vraiment aimer le jus d'ananas alors ".
Il pousse la porte, la fait rentrer puis&nbsp; tire les rideaux. La pi&egrave;ce
passe du sombre au jour absolu. Petchy hallucine sur la beaut&eacute; et la
propret&eacute; des lieux. Pos&eacute;e sur une &eacute;tag&egrave;re un immense couteau &agrave; la lame
argent&eacute;e grav&eacute;e de signes &eacute;tranges l'interpelle par son reflet au rayon
du soleil.
PETCHY (jouant avec la lame) :" Il est g&eacute;nial ce couteau.
Qu'est ce qui est &eacute;crit dessus ? On dirait du latin, c'est &ccedil;a ?
".
F-J (se mettant subitement hors de lui) :" Ne touchez pas &agrave; cela !! ".
&nbsp;Il lui arrache le couteau des mains sans m&eacute;nagement.
Petchy est choqu&eacute;e par son changement d'humeur et n'a qu'une envie sur le moment, c'est de s'en aller.
PETCHY (se dirigeant vers la porte) :" D'accord F-J, excusez
moi. Je vais vous laisser ok?&nbsp; J'avais oubli&eacute; que j'avais rendez vous.
On se rappelle et on remet &ccedil;a ".
F-J (la tenant par les &eacute;paules, le sourire aux l&egrave;vres, se confondant en excuses)
:" Pardon Petchy, je me suis laiss&eacute; emporter stupidement.
C'est juste que ce couteau est une pi&egrave;ce de collection tr&egrave;s rare qui
m'est tr&egrave;s ch&egrave;re. Elle est unique en son genre, je vous en prie,
restez. Je vais vous chercher un verre du meilleur jus d'ananas que
vous n'ayez jamais bu de toute votre vie. Apr&egrave;s je promet de me faire
pardonner ".
Petchy jette un coup d' oeil vers la porte, puis elle fixe F-J. Son visage passe de l'angoisse au sourire.
PETCHY (revenant sur sa d&eacute;cision) :" Bon d'accord je reste
mais il a int&eacute;r&ecirc;t &agrave; &ecirc;tre vraiment tr&egrave;s bon ce jus ".
F-J (se dirigeant vers la cuisine) :" Encore meilleur que vous ne l' esp&eacute;rez ".
Elle s'assoit sur le canap&eacute; blanc du salon, les jambes crois&eacute;es en
continuant d'examiner du regard cette fois-ci sans toucher les meubles
et les murs de la maison. La moquette blanche, les portraits d'&eacute;poque,
les objets d'arts, les livres aux reliures dor&eacute;es franchement rien &agrave;
dire, l'int&eacute;rieur &eacute;tait g&eacute;nial. Sophistiqu&eacute; et sobre &agrave; la fois.
F-J (revenant avec deux verres de jus d'ananas) :" Tenez ma
ch&egrave;re, vous m'en direz des nouvelles. A votre sant&eacute; ".
Il trinque avec elle et porte son verre &agrave; la bouche.
PETCHY (buvant une gorg&eacute;e) :" Hummmmm, il est d&eacute;licieux vous
ne m'avez pas menti. &Ccedil;a m&eacute;rite une r&eacute;compense &ccedil;a ".
Elle s'approche de lui et commence &agrave; l'embrasser.
F-J (la repoussant doucement) :" Attendez Petchy, juste un
instant je reviens. Il faut que j'aille voir si Jessy va bien
".
PETCHY (vex&eacute;e) :" Mais qui est cette fameuse Jessy? ".
F-J s'en va en direction de la cuisine. Elle entend sa voix au loin qui parle &agrave; une femme.
F-J (dans la cuisine) :" Bonjour mon amour, tu as bien dormi ? Tu es ravissante aujourd'hui ".
Petchy est intrigu&eacute;e, elle se demande qui est cette femme et ne peut
s'emp&ecirc;cher d'aller voir dans la cuisine &agrave; qui il parle. Elle essaie de
se lever mais elle est prise de vertige, sa vision devient trouble, ses
pas sont lourds. Elle laisse tomber son verre de jus d'ananas qui
s'&eacute;clate par terre en t&acirc;chant la moquette avec son sang jaune orang&eacute;
comme un oeuf qui se serait suicid&eacute;. Elle titube et arrive tant bien
que mal &agrave; la cuisine en appelant F-J.
Petchy (s'appuyant contre un mur) :" F-J, je ne sais pas ce
que j'a, je ne me sens pas bien du tout. J'ai la t&ecirc;te qui tourne
". 
Les images sont floues mais elle surprend F-J dos tourn&eacute; en train d'ouvrir la boite qu'il a achet&eacute; &agrave; l'animalerie.
PETCHY (tombant par terre, &agrave; genoux) :" F-J ?! Tu m'entends ?! Je ne me sens pas bien je te dis ".
F-J semble l'ignorer totalement, il plonge la main dans la boite et en
sort une jolie petite souris blanche comme du coton et la l&acirc;che dans un
vivarium. Un &eacute;norme serpent Mamba aux &eacute;cailles noires comme les
fant&ocirc;mes d'un bout de charbon se jette sur le rongeur et n'en fait
qu'une bouch&eacute;e.
F-J (tapotant la vitre) :" Bon app&eacute;tit ma Jessie. Je te
souhaite un d&eacute;licieux repas. Moi je vais faire le mien ".
Puis, il se retourne et s'accroupit pr&egrave;s de Petchy.
PETCHY (b&eacute;gayant, &agrave; moiti&eacute; inconsciente) :" F..... J... Aide moi.... ".
F-J (lui caressant la t&ecirc;te) :" Je vois que la drogue mise dans ton verre a fait son effet ".
Il saisit une po&ecirc;le &agrave; frire sur une &eacute;tag&egrave;re et la frappe &agrave; la t&ecirc;te &agrave;
cinq reprises avec une violence hors du commun. Les os se disloquent
sous les coups de bottes du m&eacute;tal. Le sang jaillit et lui &eacute;clabousse
ses chaussures. Il l'empoigne par le bras et la traine dans la
chambre. Il soul&egrave;ve son lit et, cach&eacute; sous la moquette soul&egrave;ve une
trappe menant &agrave; une cave sombre. Il y descend en tra&icirc;nant Petchy avec
lui dans l'escalier. Sa t&ecirc;te ensanglant&eacute;e rebondit sur les marches en
faisant un bruit atroce. Quatre &eacute;normes tonneaux trainent au milieu de
la pi&egrave;ce tamis&eacute;e surveill&eacute;s par des vieilles poup&eacute;es aux yeux arrach&eacute;s,
des outils rouill&eacute;s au regard fant&ocirc;me et des objets divers entrepos&eacute;s
un peu partout.
Allong&eacute;e sur le ventre le cadavre de Malika est pos&eacute; comme une oeuvre
d'art. Elle a le cr&acirc;ne ras&eacute; et dans son dos&nbsp; il y a grav&eacute; sur sa peau
&eacute;corch&eacute;e " I LOVE DARKY ".
F-J&nbsp; l'enjambe, ouvre un tonneau remplit de rhum et plonge le corps
sanguinolent de Petchy dedans. Puis, il referme le couvercle, remonte
l'escalier, tire sur un cordon qui &eacute;teint une ampoule au plafond et
referme la trappe derri&egrave;re lui. Soudain son t&eacute;l&eacute;phone portable sonne.
C'&eacute;tait Anaelle &agrave; l'autre bout du fil.
ANAELLE (au t&eacute;l&eacute;phone) :"  Bonjour FJ je ne vous d&eacute;range pas j'esp&egrave;re ?  ".
FJ ( au t&eacute;l&eacute;phone) :"  Non pas du tout j'&eacute;tais en train de
faire mac&eacute;rer mon rhum. En quoi puis je vous aidez ? ".
ANAELLE (troubl&eacute;e) :" C'est &agrave; propos d'un article &agrave; illustrer
sur la mort d'un jeune policier au commissariat de Gambetta. Quand
est-ce qu'on peut se voir ".
FJ (au t&eacute;l&eacute;phone) :" Pourquoi pas maintenant. Vous aimez le jus d'ananas j'esp&egrave;re ".10H30 PLIANE GOSIER
Myriame &eacute;tait heureuse, Jonathan l'avait emmen&eacute; faire du shopping pour
son anniversaire. Il lui avait offert tout ce qu'elle d&eacute;sirait. De
beaux v&ecirc;tements, des bijoux, des parfums et une nouvelle montre. Sa
carte de cr&eacute;dit avait ensorcel&eacute; les caisses enregistreuses de toutes
les grandes enseignes de la ville. Jonathan avait les moyens mais
surtout il &eacute;tait &eacute;perdument amoureux d'elle. Ils se baladaient tous les
deux dans la ville main dans la main. Tenant chacun des sachets de
marque prestigieuses. Myriame &eacute;tait une fille Trendy, Fashion et Hype.
La coupe de cheveux tendance avec la frange &eacute;paisse, la robe dernier
cri et la d&eacute;marche &eacute;lectrique qu'ont certains mannequins lors des
d&eacute;fil&eacute;s haute couture. Jonathan lui,&eacute;tait tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gant. Chemise
italienne grise &agrave; longues manches, pantalon pr&egrave;s du corps, chaussures,
montres et voiture de luxe. 
Le dos appuy&eacute; contre le mur d'un b&acirc;timent Pierre observait le couple au
loin. Il fumait un joint de gandja &agrave; l'ar&ocirc;me enivrant et au
cons&eacute;quences malsaines. Le regard noir, les locks retombant sur son
visage, comme les branches d'un saule pleureur, polo, casquette et jean
large, il jette son spliff &agrave; terre et interpelle Myriame.
PIERRE (abordant Myriame) :" Eh ch&eacute;wi, &ccedil;a te dit pas de bouffer une bonne grosse bite? ".
Myriame regarde Pierre l'air choqu&eacute;, sert sa main plus fort dans celle
de Jonathan et le pousse &agrave; acc&eacute;l&eacute;rer le pas. Mais celui ci lui fait
l&acirc;cher sa main et se retourne en col&egrave;re vers Pierre.
JONATHAN (hors de lui) :" R&eacute;p&egrave;tes un peu ce que tu as dit pour voir ?! ".
PIERRE (s'approchant de lui) :"J'ai dis ch&eacute;ri est ce que &ccedil;a te dirait pas de bouffer une bonne grosse bite ".
A ces mots Jonathan lui balance un coup de poing au visage. Pierre
recule &eacute;branl&eacute;, passe la main sur ses l&egrave;vres, voit le sang sur ses
doigts, pousse un cri de rage et se jette la t&ecirc;te la premi&egrave;re sur
Jonathan. Il lui attrape les jambes, le fait tomber au sol et commence
&agrave; le frapper de toutes ses forces. Myriame prend la d&eacute;fense de son
homme en lui donnant des coups de sac.
MYRIAME (hyst&eacute;rique):" Esp&egrave;ce de connard, l&acirc;chez le !! L&acirc;chez le !!! ".
Elle saute sur le dos de Pierre et l'agrippe par le cou en le frappant
avec ses petits poings. Ce dernier se rel&egrave;ve et recule dos tourn&eacute;&nbsp; en
cognant le dos de Myriame contre la porte du b&acirc;timent. La t&ecirc;te de celle-ci se met &agrave; saigner sous la violence des coups. Jonathan ramasse une
roche par terre et s'appr&ecirc;te &agrave; la balancer dans la gueule de Pierre
quand une voix autoritaire l'en dissuade.
C'est un homme d'un certain age accompagn&eacute; d'une femme.
HOMME (avec autorit&eacute;) :" L&acirc;ches cette roche gamin, &ccedil;a suffit maintenant ! ".
JONATHAN (enrag&eacute;, continuant &agrave; menacer Pierre de sa roche)&nbsp; :"
Non, je vais tuer cet encul&eacute; !! Il s'en ai pris &agrave; ma copine et &agrave; moi.
Alors qu'on ne lui avait rien fait !!! ".
HOMME (montrant sa plaque) :" Tu l&acirc;ches cette roche
imm&eacute;diatement fiston o&ugrave; je t'envoies au trou. Je suis le commissaire
Proto de la police de Pointe &agrave; Pitre ".
Il s'approche de Pierre et l'attrape par le col.
PROTO (mena&ccedil;ant) :" J'ai pas le temps aujourd'hui de m'occuper
de ta petite gueule de con. Mais je peux t'assurer que toi et moi on va
se revoir. Allez maintenant file ".
Puis il le l&acirc;che, Pierre part en courant de son cot&eacute;.
MYRIAME (d&eacute;gout&eacute;e) :" Quoi c'est tout ?! Une petite tape sur les doigts et vous le laissez partir ? ".
&nbsp;

Proto ne r&eacute;pond pas. Myriame se r&eacute;fugie dans les bras de Jonathan et ils repartent ensemble bras dessus, bras dessous.
Avec Audrey la jeune femme qui l'accompagnait Proto emprunte l'escalier
direction l'appartement de Johanne. Sunny le t&eacute;moin qu'ils
recherchaient devait s&ucirc;rement y &ecirc;tre.
AUDREY (en souriant ironiquement) :" On joue les h&eacute;ros Proto ? ".APPARTEMENT JOHANNE PORTE 222
Pendant ce temps, allong&eacute;e sur le canap&eacute; Sunny se morfondait seule dans
son coin. Elle n'arrivait pas &agrave; se remettre du meurtre de Pradel. Il
lui manquait tellement c'&eacute;tait insupportable. Johanne, elle sortait de
la douche d&eacute;licieusement nue. Elle passe un short court et un d&eacute;bardeur
puis va allumer West Indies Radio sa station favorite. Oh, la bonne
surprise on passait sa chanson pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e "Everything Big", la bande
originale du film "Retour au pays" avec Darky Day et Firmine Richard. 
Elle commence &agrave; danser et chanter en tenant une brosse dans les mains
comme si c'&eacute;tait un micro. Elle passe devant Sunny qui &eacute;clate de rire
en la voyant faire le clown. Johanne lui prend&nbsp; la main et la force &agrave;
se lever. Elle n'en a pas tr&egrave;s envie mais devant l'insistance de son
amie, elle finit par c&eacute;der.
JOHANNE (dansant, tirant Sunny vers elle) :" Allez copine, chante, danse avec moi !!! ".
Sunny se laissant enfin aller, se met &agrave; danser et chanter en choeur avec sa copine.
JOHANNE ET SUNNY (&agrave; tue-t&ecirc;te, brosse &agrave; la main imitant Darky)
:" Dark is back boug en mwin sa kay big (Dark est de retour &ccedil;a va &ecirc;tre big)
Po&egrave;te assassin ka tchouy&eacute; f&egrave;y a coup'd bic (Po&egrave;te assassin qui tue des feuilles &agrave; coups de bic)
En ka rap&eacute; sans capote asi des good beats (Je baise l'instru sans capote sur des good beats)
Pa inki&eacute;t&eacute;w mon pote si son la ni on gout de bite (T'inqui&egrave;tes pas mon pote si le son &agrave; un go&ucirc;t de bite) ".
SUNNY (ext&eacute;nu&eacute;e) :" C'est vrai qu'il chante super bien ce Darky ".
Au m&ecirc;me moment Proto et Audrey arrivaient &agrave; l'&eacute;tage de l'appartement de Johanne et se dirigeait vers sa porte.
PROTO (lisant les num&eacute;ros des plaques) :" 220...221... 222 !! &Ccedil;a y est, c'est l&agrave; ".
Il fait signe &agrave; Audrey et lui demande de faire silence en mettant son
doigt sur sa bouche. Il sort son arme et s'appr&ecirc;te &agrave; d&eacute;foncer la porte
mais dans l'appartement d'en face des cris fusent &agrave; travers la porte
entrouverte. Un couple se dispute &agrave; gorges d&eacute;ploy&eacute;es.
PROTO (contrari&eacute;, renon&ccedil;ant &agrave; son geste) :" Putain mais qu'est-ce qu'ils ont tous ?! C'est la pleine lune ces jours-ci ou quoi ?
".
Audrey jette un coup d'oeil vers l'appartement du couple en question et
voit &agrave; travers la porte un homme baraqu&eacute; en jean, torse nu, la ceinture
d&eacute;tach&eacute;e. A genoux &agrave; ses pieds, une femme en nuisette rose, le
maquillage d&eacute;fait, le mascara coulant semble terroris&eacute;e.
FEMME (en larmes) :" Je te jure C&eacute;dric ! J'ai travaill&eacute;e tard
hier soir, c'est pour &ccedil;a que je suis rentr&eacute;e &agrave; cette heure l&agrave; !!
".
CEDRIC (hors de lui) :" Tu mens Cendrine !! Tu mens !! T'es
qu'une grosse pute !!&nbsp; Je vais te d&eacute;foncer la gueule tu vas voir !!
Salope !! ".
Il sort sa ceinture et commence &agrave; la frapper sur tout le corps jusqu'au
sang. Cendrine se roule de douleur par terre et essaie de se relever
pour s'enfuir. Elle se dirige vers la porte mais il la rattrape par un
pan de sa nuisette qui se d&eacute;chire et laisse apparaitre son corps
recouvert de bleu. Ce n'&eacute;tait pas la premi&egrave;re fois qu'il la tabassait. C&eacute;dric la fait tomber par terre et referme la porte avec perte et
fracas. Juste avant, le regard de Cendrine avait eu le temps de
demander de l'aide &agrave; celui d'Audrey.
Cette derni&egrave;re avait regard&eacute; la sc&egrave;ne sans broncher, le visage ferm&eacute; comme transport&eacute;e ailleurs pendant ce moment horrible.
PROTO (&agrave; voix basse se tenant face &agrave; la porte de Johanne): "
Bon &agrave; trois on y va. Un... deux... Mais qu'est ce que vous faites ?
".
Audrey le bouscule pour aller d&eacute;foncer la porte elle-m&ecirc;me. Mais pas celle de Johanne, celle du couple en face. 
&Agrave; l'int&eacute;rieur du dit appartement, C&eacute;dric, le genou pos&eacute; sur le thorax de Cendrine &eacute;tait en train de l'&eacute;trangler en jurant.
CEDRIC&nbsp; :"Je vais te tuer salope, je vais te tuer, tu
m'entends ?! Tu me trompes j'en s&ucirc;r !! j' t'avais pr&eacute;venu !! Tu me
prenais pour un bouffon!! ".
&nbsp;Il sursaute de peur quand il voit la porte s'ouvrir violemment et
Audrey se diriger vers lui arme &agrave; la main. Elle lui donne un coup de
pied circulaire &agrave; la t&ecirc;te. Il s'&eacute;croule au sol en tenant son oeil.
C&Eacute;DRIC (hurlant de douleur) :" Putain mais c'est qu'elle m'a crev&eacute; l'oeil cette pute !! ".
&nbsp;Audrey continue son oeuvre de destruction, s'approche de lui et
commence &agrave; le frapper avec la crosse de son arme. Le sang gicle sur les
murs et le visage de Cendrine. Cette derni&egrave;re hurle &agrave; la mort, elle est
terrifi&eacute;e. Elle ne comprend pas ce qui arrive, ni qui est cette femme.
CENDRINE (en larmes) :" Je vous en supplie, arr&ecirc;tez, arr&ecirc;tez, laissez le !!! ".
Audrey frappait C&eacute;dric sans s'arr&ecirc;ter comme poss&eacute;d&eacute;e par une transe
criminelle. Elle avait des flashs qui lui revenait en m&eacute;moire. En
cognant C&eacute;dric comme elle le faisait, c'est &agrave; son p&egrave;re qu'elle donnait
une racl&eacute;e. Jean-Marie, cet immonde salopard battait sa m&egrave;re tous les
soirs. Et quand il avait fini avec elle il s'en prenait &agrave; sa petite
fille.
CENDRINE (lui agrippant le bras) :" Je vous en supplie madame
!! Arr&ecirc;tez !! Vous allez le tuer !! &Ccedil;a suffit !! ".
En disant cela , elle r&eacute;ussit &agrave; sortir Audrey de sa d&eacute;mence. Celle ci
regarde autour d'elle, la fixe droit dans les yeux, pousse un soupir,
essuie son arme sur le jean de C&eacute;dric et s'en va. Cendrine se jette sur
C&eacute;dric et le prend dans ses bras.
Audrey (dos tourn&eacute;, avant de quitter la pi&egrave;ce) :" Quittez ce
connard avant qu'il ne vous tue. Il ne vous aime pas ".
Sur ce, elle quitte la pi&egrave;ce et s'en va rejoindre Proto qui a assist&eacute; &agrave;
toute la sc&egrave;ne dans le couloir en veillant bien &agrave; ce que personne ne
passe par l&agrave; au m&ecirc;me moment.
PROTO (impressionn&eacute;, en souriant) :" On joue aux h&eacute;ros, Audrey ? ".
Audrey ne lui r&eacute;pond pas, met son silencieux, tire deux balles dans la
poign&eacute;e et fait sauter la serrure. A l'int&eacute;rieur Johanne et Sunny
restent clou&eacute;es sur place, estomaqu&eacute;es.
JOHANNE (n'y comprenant rien) :" Mais c'est quoi &ccedil;a? Qui &ecirc;tes-vous? Putain ma porte ! Mais vous &ecirc;tes fous ?! ".
AUDREY (la pointant avec son arme) :" Laquelle de vous deux est Sunny ? ".
Aucune des deux amies ne r&eacute;pond, elles se regardent p&eacute;trifi&eacute;es de peur.
PROTO (visant Sunny) :" On s'en fout, on les tue toutes les deux ".
SUNNY (faisant un pas vers eux) :" C'est moi, c'est moi,
laissez ma copine hors de tout &ccedil;a. Je ne lui ai rien dit, elle ne sait
rien ".
PROTO (souriant avec ironie) :" Mais bien s&ucirc;r, elle peut s'en
aller. Puisqu'elle ne sait rien, il n'y a aucun probl&egrave;me. Toi la sexy,
fout le camp ".
Il indique la sortie &agrave; Johanne avec son flingue, celle-ci jette un
dernier regard &agrave; Sunny et se pr&eacute;cipite vers la porte, trop contente de
pouvoir sortir de l&agrave; vivante. Une d&eacute;tonation et un trou rouge dans la
porte assassina sa courte joie. Une balle tir&eacute;e par Audrey lui avait
travers&eacute;e le dos pour se loger dans le bois. Elle s'&eacute;croula&nbsp; sur le sol
morte sur le coup.
SUNNY (hyst&eacute;rique) :" Mais pourquoi ?!!! Elle ne savait rien
!! Vous aviez dit qu'elle pouvait s'en aller !!! ".
PROTO (sourire aux l&egrave;vres)&nbsp; :" Oui, s'en aller... Quitter ce monde ".
Il la vise et au moment de tirer une voix interrompt son geste.
DOMBRE (tenant deux flingues &agrave; la main, l'un braqu&eacute; sur Proto, l'autre
sur Audrey): " Tout le monde se calme. Proto, vous et votre
copine aux magnifiques jambes, l&acirc;chez votre arme !"
PROTO (continuant &agrave; viser Sunny) :" Attendez Dombr&eacute;, cette
femme est une trafiquante de drogue tr&egrave;s dangereuse. Regardez...
".
Il fait mine de prendre quelque chose dans sa poche et s'appr&ecirc;te &agrave;
tirer sur Dombr&eacute;. Seulement voil&agrave; son doigt n'a m&ecirc;me pas le temps
d'appuyer sur la g&acirc;chette que son cr&acirc;ne explose en vomissant sa
cervelle sur le linol&eacute;um. Dombr&eacute; avait &eacute;t&eacute; plus rapide. 
R&eacute;agissant imm&eacute;diatement &agrave; la mort de son acolyte Audrey attrape Sunny
par les cheveux et la prend en otage en se servant d'elle comme
bouclier humain.
AUDREY (posant le canon sur la tempe de Sunny) : " Maintenant
jetez votre arme et poussez-vous, nous allons nous en aller ".
SUNNY (en larmes) :" Elle a tu&eacute;e Johanne, butez cette salope, allez-y butez cette salope !! ".
Dombr&eacute; continue de verrouiller Audrey avec son arme mais l'h&eacute;sitation se lit sur son visage.
SUNNY (en pleine crise de nerfs) :" Butez cette salope je vous
dis !!! Je m'en fous de vivre de toute fa&ccedil;on. J'ai tout perdu, Pradel et
ma meilleure amie ".
AUDREY (lui frappant la t&ecirc;te) :" Oh! C'est qui que tu traites de salope toi ?! Et les bonnes mani&egrave;res ? ".
DOMBRE (jetant ses deux r&eacute;volvers au sol, avec calme) :" C'est vrai Sunny et les bonnes mani&egrave;res ? ".
SUNNY (compl&egrave;tement hyst&eacute;rique) :" Mais pourquoi avez vous jet&eacute; vos armes ?!! ".
Audrey vise Dombr&eacute; et s'appr&ecirc;te &agrave;&nbsp; tirer
AUDREY (tout sourire) :" Parce qu'il est trop b&ecirc;te ".
PWAROUJ (faisant son apparition) :" Non, c'est parce qu'il n'est pas venu seul ".
Sur ce, il lui tire deux balles en pleine poitrine. Audrey recule sous
l'impact des ogives, se heurte &agrave; la vitre de la fen&ecirc;tre du salon et
bascule dans le vide.
DOMBRE (arrangeant ses v&ecirc;tements, regardant le corps d'Audrey par la fen&ecirc;tre) : " Tu en a pris du temps!! ".
PWAROUJ (rangeant son arme) :" C'est que je voulais, soigner mon entr&eacute;e ".
SUNNY (se jetant dans les bras de Dombr&eacute; en larmes) :" Oh merci, merci !!! ".
PWAROUJ (avec une pointe de jalousie, ouvrant les bras) 
:" Oh ! Et moi alors ? ". &nbsp;QUELQUE PART SUR LA ROUTE DE LA L&Eacute;ZARDE &Agrave; BASSE TERRE
A toute allure au volant de son 4/4 blanc, Harold &eacute;tait mort de peur.
Il avait vu l'homme assis &agrave; ses cot&eacute;s massacrer ses amis. Yolla, Lo&iuml;s
et Gr&eacute;gory &eacute;taient morts sous ses yeux dans des souffrances et une
barbarie atroce. Comment un homme pouvait faire preuve d'une telle rage
et d'une telle cruaut&eacute;? Assis cot&eacute; passager, le prototype semblait
souffrir &eacute;norm&eacute;ment, l'effigie des Homines Nocturni repr&eacute;sentant un
soleil vampire d&eacute;vorant un croissant de lune scintillait sur sa
poitrine dans un sceau de sang immacul&eacute; de feu. Ce dernier guidait
Harold sur la route avec intuition et l 'instinct d'un oiseau migrateur
retournant &agrave; son nid. le prototype lui indiquait le
chemin sans savoir o&ugrave; &ccedil;a le m&egrave;nerait. Mais en &eacute;tant s&ucirc;r d'une chose: il
ne se trompait pas.&Agrave; QUELQUES KILOM&Egrave;TRES DE L&Agrave;
Au m&ecirc;me moment, sur la route de la L&eacute;zarde, K&eacute;vin conduisait le regard
vitreux, les mains coll&eacute;es au volant, le visage sans expression, Darky
et Nadine assit &agrave; l'arri&egrave;re. Quelques minutes auparavant Daity assise
c&ocirc;t&eacute; passager avait appel&eacute; D&eacute;sir&eacute;e pour la tenir au courant de la
situation. Kevin et elle avait tu&eacute; l'hypnotiseur, r&eacute;cup&eacute;r&eacute; Darky et
rentraient au quartier g&eacute;n&eacute;ral des Derniers. Seulement voil&agrave;, pendant
que Daity parlait au t&eacute;l&eacute;phone, Nadine avait insuffl&eacute; &agrave; Kevin l'ordre
de l'abattre avec son arme et de la&nbsp; jeter de la voiture en roulant.
C'&eacute;tait elle l'Hypnotiseur en v&eacute;rit&eacute;. Et dans la maison bleue, elle
avait mis tout le monde sous son contr&ocirc;le y compris Bernard.
Elle s'&eacute;tait fait passer pour une victime prise en otage, afin de
pouvoir&nbsp; attirer la sympathie de Darky et tromper la vigilance de Kevin
et Daity. Ainsi elle pouvait d&eacute;busquer le quartier g&eacute;n&eacute;ral des Derniers
et &eacute;liminer D&eacute;sir&eacute;e. 
Son plan diabolique avait fonctionn&eacute;. K&eacute;vin &eacute;tait maintenant sous son
contr&ocirc;le et la menait droit chez les Derniers, ce n'&eacute;tait plus qu'une
question de temps. Une fois D&eacute;sir&eacute;e morte et Darky compl&eacute;t&eacute;, les
Homines Nocturni pourraient enfin prendre leur revanche lors du Grand
Partage.
Darky lui, avait assist&eacute; &agrave; toute la sc&egrave;ne comme scotch&eacute; &agrave; son si&egrave;ge
sans pouvoir bouger. Nadine&nbsp; lui avait sussur&eacute; des mots &agrave; l'oreille qui
l'avait p&eacute;trifi&eacute;.
NADINE (s'adressant &agrave; Darky) :" Le Ma&icirc;tre avait tout planifi&eacute;
depuis le d&eacute;but et son plan est un succ&egrave;s. Une fois au quartier g&eacute;n&eacute;ral
des Derniers, j'hypnotiserai D&eacute;sir&eacute;e et... ".
Soudain Darky fut prit de violentes secousses, son corps s'agitait sur
le si&egrave;ge arri&egrave;re sous la violence de convulsions intenses. Il &eacute;tait
encore en proie &agrave; des hallucinations.
NADINE :" La connexion s'amplifie d'heures en heures avec ta
moiti&eacute;. Vous serez bient&ocirc;t compl&eacute;t&eacute;s et alors tes pouvoirs te seront
r&eacute;v&eacute;l&eacute;s ".
DARKY (pris de spasmes violents) :" L'accident !!! L'accident !!! ".
NADINE (intrigu&eacute;e) :" Quel accident Darky ?! Quel accident ?! Que vois tu ?! ".
Elle n'eut pas le temps d'entendre la r&eacute;ponse. Elle fut projet&eacute;e de son
si&egrave;ge vers l'avant. K&eacute;vin &eacute;tait mort sur le coup, la t&ecirc;te fracass&eacute;e
contre le pare-brise et Darky &eacute;tait envahi d'&eacute;clats de verre comme les
griffes d'un tremblement de terre. La voiture avait percut&eacute; de plein
fouet la voiture d' Harold et du prototype.
Leur v&eacute;hicule &agrave; eux &eacute;tait compl&egrave;tement &eacute;ventr&eacute; saignant de l'essence et
des &eacute;tincelles de feu du moteur hurlant de douleur. Sa m&eacute;canique
d&eacute;figur&eacute;e lui faisait souffrir le martyr. Harold avait la cage
thoracique compl&egrave;tement broy&eacute;e. Le volant lui avait d&eacute;fonc&eacute; le torse
sous la violence du choc. Il &eacute;tait noy&eacute; dans une h&eacute;morragie interne,
les c&ocirc;tes bris&eacute;es, le sang inondant ses poumons. Les yeux grands
ouverts, il regardait son &acirc;me s'&eacute;chapper vers le ciel sans m&ecirc;me dire
merci et au revoir pour toutes ses ann&eacute;es o&ugrave; il l'avait abrit&eacute;e dans sa
chair.
Darky lui, avait r&eacute;uussi &agrave; s'extirper tant bien que mal de la voiture
en rampant. Il saignait abondamment et sentait sa vie fondre entre les
pores de sa peau. Le visage balafr&eacute; et les membres cass&eacute;s, la
souffrance le pi&eacute;tinait de ses sabots. Il avait train&eacute; son corps
d&eacute;compos&eacute; &agrave; quelques pas de la voiture, quand soudain, la porti&egrave;re de
l'autre v&eacute;hicule se mit &agrave; voler en &eacute;clat pour atterrir quelques m&egrave;tres
plus bas. Un homme en sort torse nu, il est immense, la peau bl&ecirc;me, la
poitrine en sang, les yeux rouges et un &eacute;clat de verre plant&eacute; dans la
gorge. Son regard &eacute;trangl&eacute; de douleur attrape celui de Darky et
commence &agrave; l'&eacute;touffer. Il saisit le bout de verre et l'arrache de son
cou d'un coup sec. Il laisse alors s'enfuir un cri qui transperce la
nuit et tombe &agrave; genoux par terre.
Son sang chute en cascade sur le sol et se dirige en zigzaguant dans la direction de Darky.
Nadine elle aussi r&eacute;ussit &agrave; sortir du v&eacute;hicule, elle est bless&eacute;e au bras
et elle bo&icirc;te. Quand elle voit Darky et le prototype &agrave; quelques m&egrave;tres
l'un de l'autre, elle ne peut retenir sa joie.
NADINE (se tenant le bras) :" Vous vous &ecirc;tes enfin retrouv&eacute;s.
Toi l'ombre humaine et toi Darky son h&ocirc;te. Il est maintenant temps de
vous r&eacute;unifier ".
Pendant qu'elle disait cela, le sang du prototype avait trouv&eacute; celui de
Darky et s'&eacute;taient embrass&eacute; tous les deux dans un rayon de lumi&egrave;re
aveuglant d&eacute;coupant le sol sous leurs sillages. Un souffle puissant
comme l'&eacute;ternuement d'une temp&ecirc;te d&eacute;bordait de la faille creus&eacute;e dans
le sol par leur h&eacute;moglobine g&eacute;n&eacute;reuse et magique. Le vent leur tirait
les cheveux dans tous les sens et les g&eacute;missements des &acirc;mes encha&icirc;n&eacute;es
entre les deux mondes, celui des ombres et de la lumi&egrave;re
tourbillonnaient dans les airs au-dessus d'eux.
Darky sentait son corps devenir de plus en plus froid, il allait
bient&ocirc;t mourir. En face de lui cet homme &eacute;trange aux yeux rouges et &agrave;
la peau bl&ecirc;me semblait vivre le m&ecirc;me calvaire. Ils se regard&egrave;rent tous
les deux une derni&egrave;re fois dans un duel o&ugrave; les yeux les plus tristes
gagnent &agrave; chaque fois. Pouss&eacute;s par une force et une &eacute;motion
incontr&ocirc;lable, ils se mettent &agrave; avancer tous les deux en rampant l'un
vers l'autre. Les regards qu'ils &eacute;changent sont ceux de deux fr&egrave;res qui
vont mourir tous les deux c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te. Il n'y a plus que quelques
centim&egrave;tres qui les s&eacute;parent. Le prototype dans un dernier geste de
d&eacute;sespoir tend sa main vers Darky. Celui ci r&eacute;pond en tendant la sienne
vers lui.
LE PROTOTYPE (le souffle haletant) :" Je suis toi... ".
DARKY (ext&eacute;nu&eacute;) :"... et toi tu es moi ".
Leurs doigts se touchent et soudain le tourbillon des &acirc;mes planant au
dessus de leurs t&ecirc;tes se met &agrave; g&eacute;mir encore plus fort, le vent s'amplifie, se d&eacute;cha&icirc;ne foudroyant. Toutes les &eacute;toiles pr&eacute;sentent dans le ciel ce soir
l&agrave;, qu'elles soient amies ou ennemies se rapprochent les unes des
autres afin de former la constellation la plus somptueuse qui soit. En
reliant le contour entre elle, cela forme un soleil vampire qui d&eacute;vore
un croissant de lune. Un vol d'oiseaux effray&eacute;s puis, plus rien. Le sol
se referme, la bourrasque rentre chez elle et le tourbillon d'&acirc;mes est
aspir&eacute; dans les entrailles de la terre. Sur le sol il ne reste plus
qu'un seul corps. Un homme nu, symbiose &eacute;poustouflante des deux
individus. Les membres sculpt&eacute;s par la col&egrave;re du feu, le regard d&eacute;chir&eacute;
par la force, la peau h&eacute;riss&eacute;e par une toute nouvelle puissance. Il se
rel&egrave;ve lentement, regarde tout autour de lui et admire sa nouvelle
enveloppe physique avec satisfaction.
Nadine, t&eacute;moin privil&eacute;gi&eacute; de cette fusion entre les deux &ecirc;tres est
euphorique. Elle s'approche de lui et le d&eacute;visage des pieds &agrave; la t&ecirc;te.
Nadine (tournant autour de l'homme) :" Darky tu es parfait, &ccedil;a y est, tu es enfin compl&eacute;t&eacute;. Ta r&eacute;activation a &eacute;t&eacute; un succ&egrave;s, ta
moiti&eacute;, l'ombre humaine a rejoint son h&ocirc;te. Ensemble avec les Homines
Nocturni tes nouveaux guides. Nous allons faire de grandes choses. Tu
m'entends Darky ?! De grandes choses !! De tr&egrave;s grandes choses !!!
".
Elle &eacute;clate de rire dans un ricanement abjecte et diabolique.
Soudain l'une des deux voitures explose, l'essence ayant l&eacute;ch&eacute; de
trop pr&egrave;s le moteur en feu, s'en suit une r&eacute;action en cha&icirc;ne avec
l'autre voiture. Le souffle envoie valser Nadine sur le sol. Un pneu
enflamm&eacute; s'envole dans les airs et retombe en direction de l'homme qui
lui n'a pas boug&eacute; d'un iota. Comme si le souffle de l'explosion l'avait
&agrave; peine effleur&eacute;. Encore quelques centi&egrave;mes de secondes et le pneu va
lui d&eacute;capiter la t&ecirc;te quand l'homme l&egrave;ve les yeux. La roue reste alors
comme fig&eacute;e dans l'air en l&eacute;vitation constante envelopp&eacute;e dans un halo
d'&eacute;nergie rouge et bleu. Nadine se rel&egrave;ve et apostrophe l'homme avec
enchantement.
NADINE (s'approchant de lui en boitant) :" Darky, tu as de
grands pouvoirs maintenant. Tu va mener notre arm&eacute;e lors du Grand
Partage. Et nous les Homines Nocturni deviendront les ma&icirc;tres des
mondes r&eacute;els et irr&eacute;els. Maintenant suis moi Darky, l'ascension vers la
gloire est en marche ".
L'HOMME (se retournant vers Nadine) :" Darky n'est plus l&agrave;, place au Darkman ".
Sur ce il fait un signe de t&ecirc;te en direction de Nadine. Le pneu
enflamm&eacute; suspendu&nbsp; dans l'air comme un manteau de caoutchouc br&ucirc;l&eacute; &agrave; un
cintre invisible ob&eacute;it &agrave; sa volont&eacute; et se pr&eacute;cipite vers Nadine. Il lui
&eacute;parpille ses bras, ses jambes et sa t&ecirc;te dans un horrible concert de
feu.
DARKMAN (regardant le d&eacute;cor autour de lui, les voitures en flammes, le
sang et les corps de Kevin et Harold d&eacute;chiquet&eacute;s l&egrave;ve les yeux vers le
ciel et dit:
:" LE MONDE TEL QUE VOUS AVEZ CONNU A CESS&Eacute; D'EXISTER ".FIN DE LA SAISON I DE "MASSACRE SUR FACEBOOK" INTITUL&Eacute; " LA NUIT EST &Agrave; NOUS "Dans cet &eacute;pisode : Bestmarijuana Petchy&nbsp;(articles), Jessy Seremes&nbsp;(articles), F-j Ousselin&nbsp;(articles), Beatrice Euxin&nbsp;(articles), Harold Cabald&nbsp;(articles), Yolla Lancrerot&nbsp;(articles), Lo&iuml;s M&eacute;ril&nbsp;(articles), Gr&eacute;gory Templet&nbsp;(articles), Ncee Nadine&nbsp;(articles), Daity Lauriette&nbsp;(articles), Kevin Arnaud&nbsp;(articles), Pascale D&eacute;sir&eacute;e Pascale&nbsp;(articles), Bernard Leclaire&nbsp;(articles), Sandy Pierre&nbsp;(articles), Myriame Merlo-cilirie&nbsp;(articles), Jonathan Louis&nbsp;(articles), Olivier Proto&nbsp;(articles), Audrey Torudu&nbsp;(articles), WestIndiesradio Assos&nbsp;(articles), Pascal Pradel&nbsp;(articles), Johanne BrownSugar&nbsp;(articles), Sun Sunny P Renoir&nbsp;(articles), J&eacute;muel Jean-Marie&nbsp;(articles), Cendrine Dougniat&nbsp;(articles), Ana Elle&nbsp;(articles), Cedric Velin MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.PAGES FAN DE MASSACRE SUR FACEBOOKhttp://www.facebook.com/pages/MASSACRE-SUR-FACEBOOK-By-DARKY/55350229029?ref=ts ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/04/794636</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/04/794636</guid>
  <pubDate>Thu, 02 Apr 2009 06:38:05 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>EPISODE 21 - LES STATUES SE BRISENT POUR NE PAS PLEURER</title>
   <description><![CDATA[ RAPPEL: Dans un &eacute;pisode pr&eacute;c&eacute;dent le commissaire Proto avait ex&eacute;cut&eacute; Jymmy et Pradel froidement, avant que ce dernier n'ait le temps de pr&eacute;venir les inspecteurs Dombr&eacute; et Pwarouj &agrave; propos de sa th&eacute;orie sur une taupe dans leur service. Sunny la copine de Pradel a &eacute;t&eacute; t&eacute;moin du meurtre et s'est enfuie sans se faire voir.COMMISSARIAT GAMBETTA 08H00Je ne connais aucune encre assez courageuse pour accepter d'&eacute;crire la tristesse et le sentiment de col&egrave;re qui r&eacute;gnait ce jour l&agrave; au coeur du commissariat de Gambetta. Du moins, c'est ce que je pensais au d&eacute;but jusqu'&agrave; ce que je trouve la plume avec laquelle on a &eacute;crit le petit point sur le "i" du mot "peine".Dombr&eacute; &eacute;tait arriv&eacute; comme &agrave; son habitude avec sa timbale en plastique de chocolat Martiniquais et une brioche au lait. Tout les flics qu'il croisait en allant &agrave; son bureau portaient un brassard noir et l'oeil terne. Pwarouj l'attendait dans son bureau assis &agrave; sa place, le regard grave, le visage ferm&eacute; comme si son dernier sourire avait aval&eacute; la cl&eacute; avant de s'en aller.DOMBRE (regardant autour de lui) :" Qu'est ce qu'il y a Pwarouj ? Pourquoi vous faites tous cette gueule d'enterrement ? Medhy Custos a sorti un nouvel album ou quoi ? ".PWAROUJ (le prenant par l'&eacute;paule) :" Dombr&eacute; assied toi ".DOMBRE (s'asseyant) :" Oh non, laisse moi deviner, c'est bien pire? Les Zouk Machine se sont reform&eacute; c'est &ccedil;a? Je te parie qu'elles vont nous ressortir "ka sa y &eacute; missi&eacute; bobo" en tektonik! Je vois bien la petite Joelle avec du gel dans son afro, des v&ecirc;tements fluo, bouger ses bras et son p'tit bonda dans tout les sens ".PWAROUJ (n'en pouvant plus) :" Dombr&eacute; !!! Pradel est mort !! ".DOMBRE (l&acirc;chant sa timbale de chocolat) :" Quoi ?!&nbsp; Qu'est ce qui c'est pass&eacute; ? De quoi est il mort ? ".PWAROUJ (tr&egrave;s affect&eacute;) :" Hier soir, le pr&eacute;venu Jimmy Maugran s'&eacute;touffait dans sa cellule alors Proto lui a ouvert pour lui donner un verre d'eau. C'&eacute;tait une ruse, il l'a frapp&eacute;, subtilis&eacute; son arme et prit la fuite. Pradel a tent&eacute; de s' interposer et Jimmy l'a tu&eacute;. Juste apr&egrave;s Proto l'a descendu &agrave; son tour ".DOMBRE (la t&ecirc;te dans les mains, les coudes sur le bureau):"Pauvre gamin, il &eacute;tait si jeune ".Dombr&eacute; &eacute;tait effondr&eacute;, Pradel le petit Einstein de la boite &eacute;tait mort. Alors que pas plus tard que hier, ils discutaient ensemble dans la m&ecirc;me pi&egrave;ce.PWAROUJ (tenant Dombr&eacute; par l'&eacute;paule) :" &Ccedil;a va aller Dombr&eacute; ? ".DOMBRE (profond&eacute;ment touch&eacute;) :" Je vais prendre l'air, je repasse plus tard ".Dombr&eacute; accusait le choc difficilement. Pradel &eacute;tait encore un enfant &agrave; ses yeux. Il avait toute la vie devant lui. L' amertume qu'il ressentait &eacute;tait tellement lourde &agrave; porter que chacun de ses pas creusaient le sol. La haine le suivait &agrave; la trace depuis son bureau en esp&eacute;rant lui sauter &agrave; la gorge au d&eacute;tour d'un couloir. Mais au moment de l'attaquer elle s'&eacute;crasa le museau contre la porte de l'ascenseur.DOMBRE (entrant dans l'ascenseur &agrave; voix basse) : "Je vais r&eacute;soudre cette affaire pour toi Pradel ".Stecy (les yeux rouges d'avoir pleur&eacute;) :" C'est ce que Pradel aurait voulu Dombr&eacute; ".Absorb&eacute; par ses pens&eacute;es comme la fum&eacute;e d'un cigare dans les palmes d'un ventilateur, Dombr&eacute; &eacute;tait entr&eacute; dans l'ascenseur sans remarquer la pr&eacute;sence de Stecy. Elle &eacute;tait en larmes, la mort de Pradel lui avait d&eacute;chir&eacute; le coeur.Dombr&eacute; (sort un mouchoir de sa poche et le tend &agrave; Stecy) :" &Ccedil;a va aller toi ? ".&nbsp; STECY (se laisse aller &agrave; pleurer dans ses bras) :"Je suis tellement triste si tu savais. Il avait l'habitude de m'appeler au standard et de me faire des petites blagues. Pauvre Sunny, il &eacute;tait tout pour elle ".DOMBRE (intrigu&eacute;) :" Qui est Sunny ? ".STECY (reniflant) :" Sunny c'est sa copine, elle est pass&eacute;e le voir hier soir. Je l'ai fait monter &agrave; l'&eacute;tage comme Pradel me l'a demand&eacute;. Mais je ne l'ai pas vu repartir ".DOMBRE (de plus en plus interloqu&eacute;) :" C'est &eacute;trange non ? ".STECY (se mouchant) :" Proto a dit de lui laisser du temps pour se remettre ".DOMBRE (surpris) :" Ah ouais Proto l'a vu et n'a pas pris sa d&eacute;position ".STECY :" Enfin... Oui et non. Il ne l'a pas vu, c'est moi qui lui ai dit. J'ai retrouver le sachet de crabe farci qu'elle avait emmen&eacute; &agrave; Pradel dans le couloir ".DOMBRE :" Ok et tu l'as dis &agrave; quelqu'un d'autre? ".STECY :" Non, qu'&agrave; toi et Proto ".La porte de l'ascenseur &agrave; peine ouverte, Dombr&eacute; sort pr&eacute;cipitamment.DOMBRE (press&eacute;) :" Merci Stecy. Tu peux garder le mouchoir ".PLIANE APPARTEMENT JOHANNE&nbsp; 2H45Si l'appartement de Johanne &eacute;tait une recette de cuisine, elle serait sans aucun doute Antillaise. Avec ses murs vert et jaune, son papier peint &eacute;pic&eacute;, sa moquette rouge piment&eacute;e, son canap&eacute; kaki couleur canne &agrave; sucre et les meubles blancs comme de la pulpe de noix de coco. Johanne est une fille qui respire la joie de vivre, les joues rondes, le corps pulpeux, les atouts g&eacute;n&eacute;reux, la malice dans les yeux et le gout prononc&eacute; pour les plaisirs sulfureux. Il y a deux soirs de cela, elle passait une nuit d'enfer avec Kevin, un de ces amants jetables. Ce livreur de pizzas&nbsp; s'&eacute;tait tromp&eacute; d'adresse et&nbsp; n'aurait jamais cru avoir avoir un si bon pourboire. La pizza &eacute;tait froide, mais leurs corps &eacute;taient chaud. Ils firent l'amour dans toutes les pi&egrave;ces de la maison, du salon, &agrave; la salle de bain, en passant par le carrelage de la cuisine. Johanne adorait qu'on lui d&eacute;vore les seins, &ccedil;a la rendait ivre de plaisir et Kevin aimait rendre service. D&eacute;formation professionnelle probablement.&nbsp; Ils &eacute;taient l&agrave; &agrave; se donner en spectacle devant les meubles de la maison quand on sonna &agrave; la porte.KEVIN (s'arr&ecirc;tant en pleine action) :" On a sonn&eacute; je crois ".JOHANNE (les jambes enlac&eacute;es autour de Kevin) :" Non c'est rien, t'arr&ecirc;tes pas !! ".Kevin recommence de plus belle &agrave; l'embrasser et &agrave; lui l&eacute;cher le corps quand la sonnerie retenti de nouveau.KEVIN (se relevant) :" C'est pas ton mec, un truc comme &ccedil;a j'esp&egrave;re? Je veux pas d'ennui moi ".Quelqu'un criait et tambourinait &agrave; la porte avec insistance.VOIX (criant) :" Johanne ouvre ! C'est moi, c'est Sunny ! ".Johanne repousse Kevin sans aucune d&eacute;licatesse avec ses jambes, passe une robe de chambre transparente et va ouvrir.JOHANNE (encore essouffl&eacute;e de plaisir) :" Sunny, tu tombes tr&egrave;s tr&egrave;s mal copine, je suis en train de m'envoyer en l'air ".SUNNY (en larmes) :" Il a tu&eacute; Pradel Johanne !! il a tu&eacute; Pradel !! ".JOHANNE (lui prenant la main) :" Qu'est ce que tu racontes Sunny?". SUNNY (hyst&eacute;rique) :" Pradel est mort, il s'est fait assassiner sous mes yeux !! ".Johanne, se retourne et jette un regard d&eacute;sol&eacute; &agrave; Kevin.KEVIN (remettant son pantalon) :" T'inqui&egrave;te pas, j'ai compris. Je t'ai &eacute;cris mon num&eacute;ro sur la boite &agrave; pizza. Appelles moi quand tu as un petit creux ".Sur ce, il l'embrasse en lui mettant la main aux fesses et quitte la pi&egrave;ce en d&eacute;shabillant Sunny du regard. Johanne referme la porte derri&egrave;re lui et fait assoir Sunny dans le canap&eacute; de la salle &agrave; manger.JOHANNE (inqui&egrave;te) :" Vas y, racontes moi tout depuis le d&eacute;but. Qu'est ce qui s'est pass&eacute; ? ".SUNNY (&eacute;clatant en sanglots) :" J'avais rendez vous avec Pradel au commissariat. Tu sais des fois quand il travaille tard, je lui emm&egrave;ne &agrave; manger et on passe un moment ensemble ".JOHANNE (lui tendant un verre d'eau) :"Oui... continue. Tiens bois un verre d'eau &ccedil;a va te faire du bien ".SUNNY (en larmes, buvant une gorg&eacute;e) :" Donc j'arrive sur la pointe des pieds pour lui faire une surprise et je vois son patron le commissaire Proto lui tirer dessus, lui et un autre homme. Il les a tu&eacute; comme &ccedil;a, de sang froid. J'ai paniqu&eacute; et je me suis enfuie. Je suis tout de suite venue chez toi. J'ai peur, je ne veux pas rester seule ".JOHANNE (la prenant dans ses bras): "Ma ch&eacute;rie tu peux rester ici autant de temps que tu le veux. Mais, il faut que tu le dises &agrave; quelqu'un ".SUNNY (sanglotant encore plus fort) :" Mais c'est le chef de la police Johanne !! Personne ne me croira ! C'est sa parole contre la mienne ! ".ANSE BERTRAND, SECTION ANSE MAURICE, DIMANCHE 10H16, CONCOURS DE BOEUFS TIRANTSEn ce dimanche matin, la chaleur &eacute;tait d'humeur rancuni&egrave;re, chim&eacute;rique et agressive. Elle s'&eacute;tait r&eacute;veill&eacute;e du mauvais pied et n'avait pas du tout appr&eacute;ci&eacute; que la ros&eacute;e vienne lui cracher au visage au petit matin. &Ccedil;a, elle &eacute;tait bien d&eacute;cid&eacute;e &agrave; le faire payer aux nombreux spectateurs pr&eacute;sents &agrave; l' Anse Maurice. Les concours de boeufs tirants d&eacute;pla&ccedil;aient &eacute;norm&eacute;ment de monde, funambule d'un jour se tenant en &eacute;quilibre l'espace de quelques heures sur la m&ecirc;me corde vocale. Criant, tapant des mains, hurlant pour encourager les athl&egrave;tes bovins. Valeureux sportifs &agrave; cornes, la peau tann&eacute;e par les coups de fouets, les boeufs tirants arrachaient la terre rocailleuse sous leurs sabots en tractant une charrette charg&eacute;e de fonte ou de roches&nbsp; sur quatre vingt dix m&egrave;tres de pente raide. L'&eacute;quipage &eacute;tant constitu&eacute; d'un chauffeur et de deux assistants charg&eacute;s de caler la charrette. L'arbitre lui compte les moindres coups de fouet ne devant pas d&eacute;passer douze.A une bonne dizaine de m&egrave;tres de ce brouhaha populaire et roturier, un homme v&ecirc;tu d'une longue tunique blanche, &eacute;ventail &agrave; la main regardait le spectacle &agrave; l'ombre d'un fromager. Assis sur un transat en toile, se ventilant et pestant bruyamment, il semblait appr&eacute;cier le spectacle mais d&eacute;tester les moustiques et les gens qui y participent. Debout &agrave; ses cot&eacute;s une femme en lunettes noires. Audrey, lui tenait une ombrelle au dessus de sa t&ecirc;te au cas o&ugrave; un rayon de soleil plus hardi que les autres oseraient lui caresser la peau. Depuis qu'elle g&eacute;rait ses affaires, la mort avait beaucoup moins de travail. En effet Audrey &eacute;tait une concurrente f&eacute;roce. Elle &eacute;tait belle, jeune, envoutante, sexy, le poison absolu.Quand Proto vint &agrave; leurs rencontres sous le fromager, il n'avait pas l'air fier. Il semblait angoiss&eacute; et stress&eacute;.&nbsp; Le visage emprunt&eacute; &agrave; un mus&eacute;e des silences, Audrey le fixa avec son regard de pierre brisant le verre de ses lunettes noires pour aller fracasser les yeux du commissaire.HOMME (d'une voix calme) :" Commissaire Proto, je suis tr&egrave;s d&eacute;&ccedil;u. Je vous avais demand&eacute; un petit service et je me rend compte avec regret que vous n'avez pas &eacute;t&eacute; &agrave; la hauteur. Un t&eacute;moin dans la nature, c'est impardonnable ".PROTO (en sueur, b&eacute;gayant de peur) :" Mais je compte bien r&eacute;parer mon erreur Monsieur, je vous assure. Ce n'est qu'une question de temps. Le t&eacute;moin s'appelle Sunny et elle est all&eacute;e se cacher chez sa meilleur amie Johanne. Je m'en occupe d&egrave;s aujourd'hui ".HOMME :" Histoire de vous motiver, Audrey va vous &eacute;pauler sur cette affaire. Audrey, je te pr&eacute;sente le Commissaire Proto. Dis lui bonjour ".Audrey tend la main &agrave; Proto. Au moment o&ugrave; il met sa main dans la sienne pour la saluer, elle lui fait une cl&eacute; de bras et le projette au sol avec une balayette. Il s'&eacute;crase sur le dos dans la terre poussi&eacute;reuse. Puis elle pose son pied sur sa gorge en le fixant droit dans les yeux. Sa jambe nue envout&eacute;e par des bas transparent laisse alors apparaitre une arme de poing dissimul&eacute;e sous sa jupe. Proto suffoque de douleur, il n'a rien vu venir.PROTO (n'arrivant pas &agrave; respirer) :" Arr&ecirc;tez !! Vous m'&eacute;touffez ! Je n'arrive plus &agrave; respirer !! ".En guise de r&eacute;ponse Audrey appuie encore plus fort avec son pied sur sa gorge.HOMME (se levant de son transat et se penchant sur Proto) :" Si jamais vous revenez sans avoir tu&eacute; cette fille. Vous &ecirc;tes un homme&nbsp; mort ".FIN DE L'&Eacute;PISODE 21Dans cet &eacute;pisode : Jymmy Maugran&nbsp;(articles), Olivier Proto&nbsp;(articles), St&eacute;cy Toutoute-Fauconnier&nbsp;(articles), Sun Sunny P Renoir&nbsp;(articles), Johanne BrownSugar&nbsp;(articles), Audrey Torudu&nbsp;(articles), Kevin Hereson&nbsp;(articles), Pascal Pradel MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.RETROUVEZ DARKMAN TRES PROCHAINEMENT DANS "RETOUR AU PAYS" UN FILM DE JULIEN DALLE AVEC FIRMINE RICHARD ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/793824</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/793824</guid>
  <pubDate>Tue, 31 Mar 2009 14:40:11 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>EPISODE 2O &quot; LES APPARENCES SONT TROMPEUSES&quot;</title>
   <description><![CDATA[ RAPPEL: Dans un &eacute;pisode pr&eacute;c&eacute;dent Darky et le prototype &eacute;taient entr&eacute;s en connection dans la douleur avec de violentes hallucinations. K&eacute;vin et Daity avaient lib&eacute;r&eacute; Darky du joug de Bernard l'hypnotiseur et avaient tu&eacute; ce dernier. Ils avaient aussi emmen&eacute; avec eux Nadine une femme &eacute;trange habill&eacute;e en rouge qui connaissait le vrai pr&eacute;nom de Darky qui est Pascal.Le retard est un animal l&eacute;gendaire aux pouvoirs mystiques et extraordinaires connu depuis des mill&eacute;naires. Il a surv&eacute;cu &agrave; toutes les &eacute;pid&eacute;mies, &agrave; l'extinction des dinosaures et &agrave; toutes les guerres.&nbsp; Il se nourrit des heures piles qu'il d&eacute;chiquette sous ses canines horaires. Ses armes sont les excuses minables, les embouteillages, les enfants &agrave; amener &agrave; l'&eacute;cole, le aaah j'avais pas compris et le d&eacute;sol&eacute; une urgence &agrave; r&eacute;gler. Pour l'invoquer c'est simple, il suffit juste de donner ou prendre rendez-vous avec quelqu'un &agrave; une heure pr&eacute;cise et d'arriver un quart d'heure apr&egrave;s. C'est au moment de vous justifier qu'il fera son apparition comme par magie. Juste quand vous direz &lt; Pardon, je vous prie de m'excuser pour mon...&nbsp; &gt;Tiens en parlant de lui, cette fois ci c'&eacute;tait Francesca la derni&egrave;re &agrave; se connecter &agrave; la vision conf&eacute;rence. Son joli visage blond venait rejoindre celui de ses confr&egrave;res des Homines Nocturni sur l'&eacute;cran g&eacute;ant encastr&eacute; dans le ventre d'un Bouddha. Immense statue en or et en jade tr&ocirc;nant gracieusement dans le bureau de Chind&eacute;ko. Ce Siddharta n&eacute; dans du m&eacute;tal et des pierres pr&eacute;cieuses avait aval&eacute; une boule de verre de travers et depuis ce jour son ventre &eacute;tait devenu &eacute;norme et transparent.Les autres membres des Homines Nocturni faisant la pluie et le beau temps dans les plus grandes capitales du monde &eacute;taient pr&eacute;sents. Claude pour l'Afrique, Marc Boye pour Washington, Nicolas pour la France, Abou Boukaka pour les Emirats Arabe, Olivia pour l'Inde.FRANCESCA (confuse) :" Bonsoir tout le monde. Bonsoir Ma&icirc;tre... ".CHINDEKO (d'un ton sec) :" Le Ma&icirc;tre n'est pas l&agrave; aujourd'hui, c'est une r&eacute;union entre nous ".FRANCESCA (&eacute;tonn&eacute;e) :" Entre nous ? ".NICOLAS (d'un ton sarcastique) :" Je pensais qu'il n'y avait que le Ma&icirc;tre qui pouvait nous convoquer ? ".ABOU BOUKAKA (inquiet) :" Il ne sera pas content quand il apprendra que nous nous r&eacute;unissons derri&egrave;re son dos ".OLIVIA (impatiente) :" Qu'est ce que vous mijotez Chind&eacute;ko ? ".FRANCESCA (avec un sourire malicieux) :" Un coup bas je suppose ".CLAUDE (avec d&eacute;dain) :" &Ccedil;a ne m'&eacute;tonne pas venant du descendant d'un traitre ".CHINDEKO (avec m&eacute;pris) :" Qui me parle ? Le l&acirc;che ou le descendant d'esclave ? ".CLAUDE (se levant de son si&egrave;ge) :" Chindeko je ne vous permets pas !!&nbsp; S'il ne tenait qu'&agrave; moi ... ".MARC BOYE (frappant du poing sur son bureau) :" Stop this fucking childishnesses and don't make me waste my time !! (Arr&ecirc;tez ces putains d'enfantillages et ne me faites pas perdre mon temps !! ) ".OLIVIA (essayant de calmer tout le monde) : "Marc a raison, arr&ecirc;tons-l&agrave; les disputes faciles. Nous avons tous ici-pr&eacute;sents &eacute;t&eacute; pers&eacute;cuteurs et pers&eacute;cut&eacute;s &agrave; un moment donn&eacute; de l'histoire et ce &agrave; chaque fois que &ccedil;a nous arrangeait ".ABOU BOUKAKA (s'enfon&ccedil;ant dans son si&egrave;ge) : "Chindeko venez en au fait. Pourquoi nous avoir convoqu&eacute;s dans de telles circonstances? ".CHINDEKO (debout face &agrave; l'&eacute;cran g&eacute;ant encastr&eacute; dans le bouddha) :"Je vous ai demand&eacute; de vous connecter parce que le Ma&icirc;tre nous cache des choses et que... ".Soudain un septi&egrave;me visage vient se rajouter &agrave; l'&eacute;cran de Chind&eacute;ko. Tous les membres sont g&ecirc;n&eacute;s et glac&eacute;s d'effroi. Le corps baign&eacute; dans l'ombre ne laissant appara&icirc;tre que sa bouche, le Ma&icirc;tre fait son apparition.LE MAITRE (d'un ton accusateur) :" Qui cache des choses &agrave; qui, je vous prie ? ".&nbsp;Personne ne r&eacute;pond. Prenant son courage &agrave; deux mains Francesca prend la parole.FRANCESCA (b&eacute;gayant) :" Personne Ma&icirc;tre, nous allions justement vous appeler ".CHINDEKO (bouffi d'insolence) :" Nous n'avons pas &agrave; nous justifier parce que nous d&eacute;fendons nos int&eacute;r&ecirc;ts ".CLAUDE :" Chind&eacute;ko pense que vous nous cachez des informations capitales Ma&icirc;tre. Nous savons tous que c'est faux. Mais nous voulions savoir ce que ce sc&eacute;l&eacute;rat m&acirc;chait comme venin ".MAITRE (d'une voix lourde de cons&eacute;quence) :" Chind&eacute;ko cela est-il vrai ? ".CHINDEKO (ne se d&eacute;montant pas) :" Oui cela est vrai Ma&icirc;tre. Je les ai convoqu&eacute;s car je voulais qu'ils sachent quel cachotier vous &ecirc;tes et quel danger nous courrons &agrave; cause de votre fa&ccedil;on d&eacute;sastreuse de g&eacute;rer la situation d&egrave;s le d&eacute;but ".NICOLAS (outr&eacute;) :" Chindeko vous d&eacute;passez les bornes cette fois ! ".CHINDEKO (faisant quelques pas dans son bureau) :" Mes chers amis, le Ma&icirc;tre a oubli&eacute; de nous dire que les Derniers avaient captur&eacute; Darky et que l'hypnotiseur &eacute;tait mort ".ABOU BOUKAKA (se redressant sur son si&egrave;ge) :" Quoi ?! Ils ont Darky ?! ".OLIVIA (le regard triste) :" Pauvre Bernard... ".CLAUDE (angoiss&eacute;) :" Ma&icirc;tre, Chind&eacute;ko dit-il vrai ? ".MARC (soucieux lui aussi) :" Ma&icirc;tre, si les Derniers ont Darky nous sommes perdus. Jamais nous ne vaincrons lors du Grand Partage ".MAITRE (furieux) :" Silence !!! ".Tous les membres se taisent.LE MAITRE (reprenant son calme) :" Depuis quand les pr&eacute;dateurs ont-ils peur de la proie qu'ils chassent ? ".CHINDEKO (le fixant sur l'&eacute;cran) :" Quand la proie s'allie &agrave; d'autres proies et que devenues plus nombreuses elles se retournent contre le pr&eacute;dateur ".FRANCESCA (anxieuse) :" Ma&icirc;tre, c'est exactement ce qui va arriver si les Derniers ont Darky de leur cot&eacute;, notre ordre est fini".CHINDEKO :" Sans oublier l'ombre humaine, le prototype que vous avez perdu dans la nature. Vous le savez bien, je ne vous l'ai&nbsp; jamais cach&eacute;, je n'ai jamais cru en ce Darky. Il est l&acirc;che, faible, et surtout n'a jamais montr&eacute; le moindre don. Comment avez vous pu &ecirc;tre aussi b&ecirc;te pour croire qu'un petit guadeloup&eacute;en, un homme n&eacute; sur une &icirc;le si minuscule pourrait lever une arm&eacute;e et nous permettre de conqu&eacute;rir les univers r&eacute;els et irr&eacute;els ?! ".LE MAITRE (d'un ton sec) :" Chind&eacute;ko je ne tol&egrave;re ni l'insubordination ni la l&acirc;chet&eacute;. Le doute est le poison des ignorants et vos veines en sont immacul&eacute;es. Je ne vous ai rien dit parce que mon stratag&egrave;me demandait l'&eacute;l&eacute;gance du silence et la beaut&eacute; de la ruse. Mais pour votre gouverne sachez que mon plan fonctionne &agrave; merveille, Darky sera bient&ocirc;t compl&eacute;t&eacute; et nous prendrons enfin notre revanche lors du Grand Partage. Nous d&eacute;truirons D&eacute;sir&eacute;e et son essaim de rebelles illumin&eacute;s et nous enfermerons la puissance en notre sein ".Chind&eacute;ko baisse la t&ecirc;te humili&eacute; et se mord les l&egrave;vres de rage jusqu'au sang. Les autres membres se regardent les uns les autres avec enthousiasme. Le Ma&icirc;tre a su les rassurer.QUELQUE PART SUR LA ROUTE DES DEUX MAMELLES 2H00La nuit et sa jungle d'&eacute;toiles d&eacute;testent qu'on se m&ecirc;le de leurs affaires. Ils connaissent les secrets pour fondre les r&ecirc;ves en espoir et les accrocher au cou des regards. La route est la seule qui ose leur d&eacute;sob&eacute;ir. Ce grand serpent aux &eacute;cailles d'asphalte qui se love dans les feuillages et les grains de sable de la Guadeloupe n'a d'ordre &agrave; recevoir de personne. Sa morsure est souvent impitoyable pour ceux qui boivent et se droguent au volant. Mais des fois quand la voiture est belle, mais vraiment tr&egrave;s tr&egrave;s belle, elle fait une exception. Elle ouvre grand ses draps de goudron et emporte le conducteur dans un tourbillon. Les moins po&egrave;tes appellent &ccedil;a le plaisir de la route.A bord de leur 4/4 noir. Daity et K&eacute;vin emmenaient Darky voir D&eacute;sir&eacute;e. Endormie sur l'&eacute;paule de ce dernier, Nadine la femme en rouge &eacute;tait un bonus. Elle &eacute;tait l'ennemi des Homines Nocturni, c'&eacute;tait suffisant pour qu'elle soit l'ami des Derniers. Toutes les forces positives &eacute;taient les bienvenues dans ce combat fratricide et mill&eacute;naire opposant le bien et le mal. Pendant que K&eacute;vin conduisait Daity d&eacute;cida d'appeler D&eacute;sir&eacute;e pour la tenir au courant du d&eacute;roulement de la situation comme convenu. Elle compose le num&eacute;ro...AU M&Ecirc;ME MOMENT AU QUARTIER G&Eacute;N&Eacute;RAL DES DERNIERSPendant ce temps dans le quartier g&eacute;n&eacute;ral des Derniers, D&eacute;sir&eacute;e veillait tard ce soir l&agrave;. Assise dans un fauteuil en cuir marron, elle lisait les textes sacr&eacute;s dans une immense biblioth&egrave;que aux livres curieux et us&eacute;s s'ennuyant tellement qu'&agrave; chaque fois qu'un homme entrait dans la pi&egrave;ce, ils se battaient entre eux et se jetaient sur lui pour se faire lire en premier. Leurs couvertures et leurs papiers dataient de l'&eacute;poque des sages et de leurs utopies.D&Eacute;SIR&Eacute;E (lisant un passage cl&eacute; &agrave; voix basse) :"Et un jour viendra un homme fait de lumi&egrave;re et d'ombre, de sang et de chair.Constamment en lutte contre lui-m&ecirc;me, il sauvera le monde de la cruaut&eacute;, de la mis&egrave;re et des guerres.Cet homme comme tous les hommes sera sujet &agrave; la tentation, aux doutes et aux angoisses de l'&acirc;me.S'il bascule dans le bien et ses charmes, l'humanit&eacute; gu&eacute;rira. S'il plonge dans le mal, elle sombrera. Cela d&eacute;pendra du guide qu'il aura ".D&eacute;sir&eacute;e r&eacute;p&eacute;tant la derni&egrave;re phrase(l'air inquiet) :" Cela d&eacute;pendra du guide qu'il aura. Pourvu que ce soit nous".Soudain, le t&eacute;l&eacute;phone peu enclin &agrave; la lecture, pr&eacute;f&eacute;rant l' audio et le num&eacute;rique lui demanda de bien vouloir fermer son livre un instant et de parler dans son combin&eacute;.D&Eacute;SIR&Eacute;E (d&eacute;crochant le t&eacute;l&eacute;phone) :" Daity je vous &eacute;coute ".DAITY :" Nous avons Darky avec nous madame ".D&Eacute;SIR&Eacute;E :" Bien. Et qu'en est-il de l'hypnotiseur ? ".DAITY :" Je l'ai tu&eacute; personnellement Madame. Cet homme ne tourmentera plus jamais personne ".D&Eacute;SIR&Eacute;E (intrigu&eacute;e) :" Comment &ccedil;a cet homme ? ".DAITY : "Oui, l'homme en bleu, Bernard, l'hypnotiseur, je l'ai tu&eacute; ".D&Eacute;SIR&Eacute;E (faisant un bond de son si&egrave;ge) :" Mais l'hypnotiseur n'est pas un homme !! C'est une femme !! ".DAITY (au t&eacute;l&eacute;phone, se tournant vers Darky et Nadine): "Comment &ccedil;a une femme ??! &Ccedil;a voudrait dire que... ". Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase. A l'autre bout du fil D&eacute;sir&eacute;e entendit une d&eacute;tonation.D&Eacute;SIR&Eacute;E: (hurlant au t&eacute;l&eacute;phone) :" Daity ?!! Daity ?!! R&eacute;pondez !!!".Une voix froide, gel&eacute;e comme les cauchemars de Satan fit baisser la temp&eacute;rature &agrave; l'autre bout du fil.NADINE (au t&eacute;l&eacute;phone) :" Bonsoir D&eacute;sir&eacute;e, Daity a d&ucirc;... Comment dire..? Elle &agrave; d&ucirc; quitter la voiture pr&eacute;cipitamment ".D&Eacute;SIR&Eacute;E (hors d'elle) :" Vous ne vous en tirerez pas comme &ccedil;a vous m'entendez ??!! Vous ne vous en tirerez pas comme &ccedil;a !!".NADINE (avec ironie) :" Je sens que nos retrouvailles vont &ecirc;tre chaleureuses D&eacute;sir&eacute;e. Je vous dis &agrave; tr&egrave;s bient&ocirc;t ".Puis, plus rien, la voix glac&eacute;e avait raccroch&eacute;e. Compl&egrave;tement d&eacute;concert&eacute;e&nbsp; par l'appel, D&eacute;sir&eacute;e compose rapidement un num&eacute;ro. Elle tape les touches avec violence et nervosit&eacute;.Le t&eacute;l&eacute;phone sonne, un homme r&eacute;pond.&nbsp;D&Eacute;SIR&Eacute;E (au t&eacute;l&eacute;phone avec un homme) :" Finger ils ont Darky et ils savent o&ugrave; nous sommes. Pr&eacute;venez les autres membres des Derniers. D&icirc;tes-leur de se pr&eacute;parer pour l'affrontement final. Le Grand Partage risque d'avoir lieu plut t&ocirc;t que nous le pensions ".QUELQUE PART&nbsp; &Agrave; LA JAILLE 00H35Les hallucinations avaient d&eacute;chir&eacute; l'esprit du prototype. L'effigie des Homines Nocturni &eacute;tait apparue sur la peau de son torse. Il marchait avec peine en titubant sur la moindre parcelle de silence et de bruit comme une feuille morte vomie par l'automne.&nbsp; La voix de Bernard r&eacute;sonnait encore et encore dans sa t&ecirc;te :&lt; Ombre solitaire, rejoins ton h&ocirc;te, abandonne ton errance et retrouve ta moiti&eacute; &gt; ".Ses pas maladifs l'avaient emmen&eacute; sans rien dire dans le parking d'une r&eacute;sidence pavillonnaire. Sa poitrine le faisait terriblement souffrir. Son souffle se bagarrait avec ses poumons dans une lutte sans merci pour d&eacute;crocher la moindre respiration. Le go&ucirc;t de l'air &eacute;tant un troph&eacute;e, un antidote &agrave; son poison. Un nouveau spasme le jeta violemment au sol. L'&eacute;tat dans lequel le plongeait la connection &eacute;tait insupportable. Il fallait que cette douleur cesse. Il essayait de reprendre le contr&ocirc;le de ses sens assis par terre, le dos appuy&eacute; contre le pare choc d'un 4/4 blanc. Quand soudain la voiture se mit &agrave; clignoter. Quatre jeunes d&eacute;bouchant d'un pavillon parlaient et riaient &agrave; haute voix. Harold, Gregory, Lo&iuml;s et Yolla s'appr&ecirc;taient &agrave; sortir en boite ce soir-l&agrave; histoire de f&ecirc;ter la r&eacute;ussite de leurs examens. Ils avaient&nbsp;r&eacute;ussi avec brio leurs &eacute;tudes d'ing&eacute;nieur.Harold, habitu&eacute; aux casquettes baggy avait fait l'effort pour l'occasion. Il portait un pantalon clair, une veste blanche sur une chemise avec des rayures rouge fonc&eacute; et une paire de mocassins noirs. Les locks tress&eacute;es termin&eacute;es par des perles en bois, Gregory portait un pantalon noir, une chemise longues manches blanche avec des boutons de manchettes en or, une cravate fluo verte, le cr&acirc;ne ras&eacute; et les oreilles perc&eacute;es. Lo&iuml;s sa copine &eacute;tait resplendissante dans sa robe en soie noire cousue avec des fleurs brod&eacute;es en fil d'or. Petit sac Dior en cuir argent&eacute; et paillet&eacute;, les talons blancs. Yolla, elle, portait un short en velours rouge avec un petit haut en dentelle rose donnant un petit air coquin de lingerie. Un collier en diamant et un sac vert fluo assorti &agrave; la cravate de Gr&eacute;gory.&nbsp; Ils avaient tous le sourire aux l&egrave;vres et l'envie de faire la f&ecirc;te. Ils allaient monter &agrave; bord de leur 4/4 quand Harold vit un homme aux v&ecirc;tements d&eacute;chir&eacute;s et la poitrine en sang appuy&eacute; contre la voiture. Il sursauta de peur sur le moment puis s'en prit &agrave; l'individu.HAROLD (s'adressant au prototype) :" Eh oh l'ivrogne! Va cuver ton rhum ailleurs !!! D&eacute;colle le bonda de ma caisse !! ".L'homme ne r&eacute;pond pas. Il semble inconscient pourtant il a les yeux grands ouverts .LOIS (choqu&eacute;e) :" Ne lui parle pas comme &ccedil;a Harold, tu vois bien qu'il est mal en point ".GREGORY (excit&eacute;) : "Non Lo&iuml;s, Harold a raison. Ces clodos n'ont pas &agrave; venir tra&icirc;ner dans notre r&eacute;sidence. Il a d&ucirc; se bagarrer avec d'autres raclures de son esp&egrave;ce, c'est pour &ccedil;a qu'il saigne ".YOLLA (conciliante) :" Bon laissez tomber les gar&ccedil;ons. Montons dans la voiture et allons nous en ".LOIS (s'adressant au prototype) :" Monsieur partez maintenant, nous voulons d&eacute;marrer la voiture ".L'homme ne bronche toujours pas.HAROLD (sourire aux l&egrave;vres) : "Attendez j'ai une petite surprise pour ce d&eacute;chet humain. Alors comme &ccedil;a, tu veux pas bouger ?!.Tiens l'ivrogne cadeau, lave toi avec &ccedil;a ! Ahahah !! ".Sur ce il lui crache dessus au visage.YOLLA (morte de rire) :" Hihi ! T'es compl&ecirc;tement barge Harold. Allez viens, allons nous en maintenant ".GREGORY (mort de rire lui aussi) :" Eh ! oh ! Attendez. Moi j'ai subitement comme une envie de pisser. Hahaha ! ".Sur ce, il baisse sa braguette et se met &agrave; pisser sur le prototype.LOIS (d&eacute;gout&eacute;e par l'attitude des gar&ccedil;ons) :" Oh le pauvre, arr&ecirc;tez les gar&ccedil;ons c'est plus dr&ocirc;le&nbsp; !! ".GREGORY (mort de rire) :" Non mais regarde le le con, il bouge toujours pas. Hahahaha !! ".Ne supportant plus cette s&eacute;ance d'humiliation, Lo&iuml;s bouscule Gregory qui se pisse dessus&nbsp; et se baisse pr&egrave;s de l'homme pour le convaincre de s'en aller.LOIS (d'une voix douce) :" Il faut vous en aller maintenant monsieur. Si vous voulez je vous donne un billet de vingt euros mais partez, s'il vous plait ".GREGORY (furieux, s'&eacute;pongeant le pantalon) :" Putain un pantalon &agrave; huit cent euros !! Je m'en suis mis partout !! Fais chier Lois !! Franchement fais chier!! ".HAROLD (se foutant de sa gueule) :" Oh putain le con !! Il s'est piss&eacute; dessus Hahaha !! La prochaine fois qu'on sort ensemble fait moi penser &agrave; t'amener des couches Hihihi !!&nbsp; ".GREGORY (le bousculant) :" Oh toi ta gueule !! ".YOLLA (se mettant entre les deux gar&ccedil;ons, avec un petit air coquin) :" Les gars &ccedil;a suffit maintenant, allons nous en. J'ai envie de boire du champagne, de faire la folle et de me r&eacute;veiller demain en ayant oubli&eacute; tout ce que j'ai fait de mon corps cette nuit. Si vous voyez ce que je veux dire ".Lo&iuml;s, elle,&nbsp; pendant ce temps s'approche du prototype en lui tendant un billet de vingt euros comme promis.LOIS (lui tendant un billet) : "Tenez monsieur. Maintenant soyez gentil allez vous en ".Il se retourne et la regarde avec ses yeux rouge sans bouger. Elle fr&eacute;mit en voyant son regard inject&eacute; de sang et n'ose pas s'approcher davantage. Alors elle lui lance le billet sur les jambes. Dans le d&eacute;lire parano&iuml;aque et fantasmagorique dans lequel il nageait, le prototype prit comme une agression de plus ce geste de bienveillance.&nbsp;Il se leva&nbsp; brusquement, attrapa Lo&iuml;s pas le bras et le lui cassa d'un coup sec. Le coude fit un horrible bruit de squelette bris&eacute;. L'os de l'avant bras d&eacute;chira la chair et montra son visage blanc pour la premi&egrave;re fois, enrubann&eacute; dans un jet de sang. Le prototype l'arracha&nbsp; et le lui planta en plein coeur. Yolla se mit &agrave; hurler de toutes ses forces. Elle &eacute;tait p&eacute;trifi&eacute;e de peur. Quand le prototype se tourna vers elle, la seule solution qu'elle trouva pour ne pas souffrir &eacute;tait de s'&eacute;vanouir. Peine perdue. Le prototype &eacute;crasa sa nuque en lui enfon&ccedil;ant la t&ecirc;te dans le sol &agrave; coups de pied. Et ce &agrave; trois reprises jusqu'&agrave; ce qu'elle ne respire plus.GREGORY (se jetant sur le prototype) :" Esp&egrave;ce d'encul&eacute; !!&nbsp; Je vais te tuer !! ".Il lui resta suffisamment de sang dans la t&ecirc;te pour voir son corps projet&eacute; sur une dizaine de m&egrave;tres s'embrocher dans un portail. Le prototype lui avait arrach&eacute; le cou et maintenant s'acharnait sur Harold en le frappant avec le cr&acirc;ne encore bouillant de son meilleur ami.HAROLD (rampant par terre) :" Ne me tuez pas, je vous en supplie!! Tenez prenez les cl&eacute;s de la voiture, je vous la donne!!".Le prototype releva Harold par le col et approcha son visage du sien. Harold aurait donn&eacute; quinze ans de sa vie pour s'&eacute;vaporer, mais rien n'y faisait. Il restait l&agrave; et voyait tout.LE PROTOTYPE (le souffle haletant) :" Conduis-moi &agrave; mon h&ocirc;te".HAROLD (paniqu&eacute;, en sang, n'y comprenant rien) : "Quoi ?! Qui &ccedil;a? Ton h&ocirc;te?!!".En guise de r&eacute;ponse le prototype lui cogna la t&ecirc;te contre la voiture. Une des vitres arri&egrave;re se brisa sous la violence du choc. Le sang d' Harold s'agrippa comme une toile d'araign&eacute;e rouge sur les &eacute;clats de verre .LE PROTOTYPE (d'une voix cadav&eacute;rique qui laissait peu d'espoir &agrave; la vie, reformula sa requ&ecirc;te) : "Conduis-moi &agrave; mon h&ocirc;te !!! ".HAROLD (en pleurs) :" D'accord, d'accord,&nbsp; je te conduis!! Mais il faut que tu me dises o&ugrave;".LE PROTOTYPE&nbsp; (lui faisant signe de la main) : "Roule!!!".Ils mont&egrave;rent tout les deux dans la voiture et s'en all&egrave;rent dans la nuit.MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.FIN DE L'&Eacute;PISODE 20Dans cet &eacute;pisode : Claude Rivier&nbsp;(articles), Marc Boye&nbsp;(articles), Gr&eacute;gory Chind&eacute;ko&nbsp;(articles), Garry 'P&eacute;p&eacute;' Boukaka&nbsp;(articles), Finger Gwada&nbsp;(articles), Yolla Lancrerot&nbsp;(articles), Lo&iuml;s M&eacute;ril&nbsp;(articles), Harold Cabald&nbsp;(articles), Pascale D&eacute;sir&eacute;e Pascale&nbsp;(articles), Kevin Arnaud&nbsp;(articles), Daity Lauriette&nbsp;(articles), Ncee Nadine&nbsp;(articles), Bernard Leclaire&nbsp;(articles), Gr&eacute;gory Templet&nbsp;(articles), Olivia LosbarMASSACRE SUR FACEBOOK A L'HONNEUR AU&nbsp; JT DE&nbsp; RFO  ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/793135</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/793135</guid>
  <pubDate>Mon, 30 Mar 2009 08:17:58 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>ÉPISODE 19 IL FAUT BRISER LE COEUR DES FEMMES</title>
   <description><![CDATA[  RAPPEL: Dans un &eacute;pisode pr&eacute;c&eacute;dent Anaelle apprenait de la
bouche de La&euml;titia qu'elle avait couch&eacute; avec Ad&eacute;. Anaelle &eacute;tait
furieuse, bless&eacute;e et folle de jalousie. R&eacute;gine avait pris la fuite de
la grotte secr&egrave;te cach&eacute;e sous la cave &agrave; vin de la maison de ses parents
en emmenant G&eacute;raldine avec elle. Cette derni&egrave;re &eacute;tait dans un sale
&eacute;tat. R&eacute;gine &eacute;tait boulevers&eacute;e, elle ne reconnaissait plus son p&egrave;re.
8H00 AU GUILIGUILI CAF&Eacute;
Assise &agrave; sa table, Anaelle buvait son caf&eacute; aromatis&eacute; &agrave; la goyave avec
plaisir et d&eacute;lectation. Elle serrait la tasse fort entre ses mains en
cherchant l'apaisement dans les volutes de fum&eacute;e et leur g&eacute;nie de
l'&eacute;vaporation. Son parfum &agrave; l'hibiscus et celui de l'ar&ocirc;me torr&eacute;fi&eacute;
s'enla&ccedil;aient tous les deux dans une parade nuptiale amoureuse,
langoureuse et hautaine. Se moquant effront&eacute;ment du regard des
cuill&egrave;res et des morceaux de sucre se roulant &agrave; leurs pieds, comme des
amants d&eacute;chus jet&eacute;s du haut d'une tour de porcelaine.
&nbsp;Il y avait beaucoup de monde &agrave; la caf&eacute;t&eacute;ria ce matin-l&agrave;. Les hommes
d'affaires, les &eacute;tudiants, les coursiers venaient tous ici &agrave; cette
heure de la matin&eacute;e rendre hommage &agrave; la d&eacute;esse caf&eacute; et ses serviteurs
d&eacute;vou&eacute;s : croissants, chaussons aux pommes et pains au chocolat, tous
&agrave; genoux derri&egrave;re une vitre glac&eacute;e attendant qu'on les choisisse pour
le rituel impitoyable du petit d&eacute;jeuner. Le visage d'Anaelle respirait
la qui&eacute;tude, mais au fond d'elle son coeur battait la chamade &agrave; chaque
fois qu'une aiguille cannibale coupait une des douze t&ecirc;tes de
l'horloge. C'est vrai on ne sait jamais, &agrave; tout moment un crocodile
d&eacute;guis&eacute; en chagrin pouvait sortir de sa tasse et lui sauter &agrave; la gorge.

Juste en face de l'autre c&ocirc;t&eacute; de la rue, elle contemplait presque avec
crainte l'&eacute;norme &eacute;difice du "Maco Magazine". Elle n'avait
aucune envie d'aller travailler. Encore moins de croiser La&euml;titia et
Ad&eacute;. Comment avait-il os&eacute; coucher avec elle et la trahir &agrave; ce point ?
&Ccedil;a elle ne pourra jamais lui pardonner. Elle &eacute;tait l&agrave; &agrave; se morfondre et
&agrave; chercher du courage dans des gorg&eacute;es d'or noir. Quand la voix chaude et grave&nbsp; d'un
homme vint cueillir ses pens&eacute;es et les poser sur la
table, dans le vase d'un sourire doux et amical.
HOMME (journal et tasse de caf&eacute; &agrave; la main) :" Bonjour mademoiselle, cette place est-elle prise ? ".
ANAELLE (redescendant de son nuage) :" Euh pardon, vous me parliez ? ".
HOMME (sourire aux l&egrave;vres) :" Oui je vous demandais, est-ce que la place est libre ? ".
ANAELLE (confuse) :" Oui, oui, je vous en prie, asseyez-vous. J'allais m'en aller de toute fa&ccedil;on ".
HOMME (s'installant confortablement) :" Vous allez bien ? Vous me paraissez pr&eacute;occup&eacute; ".
&nbsp;
Anaelle lui projette un regard &eacute;tonn&eacute; au visage, genre de quoi je me m&ecirc;le.
HOMME (se confondant en excuse) :"Oh je vous prie de
pardonner&nbsp; mes familiarit&eacute;s, je ne me suis pas pr&eacute;sent&eacute;. Je m'appelle F-J ".
Il lui tend la main.
ANAELLE (lui serrant la main, avec une pointe d'ironie) :"
Enchant&eacute; moi c'est Anaelle et oui, je suis un peu pr&eacute;occup&eacute;e en ce
moment, des ennuis au boulot. Vous vous appelez F-J comme&nbsp;
Fitzgerald John Kennedy c'est &ccedil;a ? ".
F-J ( souriant) :" Non beaucoup mieux, F-J comme&nbsp; Fran&ccedil;ois-Joseph pour vous servir ".
Anaelle retient mal un sourire conquis. F-J &eacute;tait plus que charmant. Il
&eacute;tait grand, le regard profond, les yeux b&acirc;tis pour abriter la beaut&eacute;.
Un jeune homme &eacute;l&eacute;gant et raffin&eacute; ne serait-ce que par sa fa&ccedil;on de
s'asseoir et d'offrir les mots dans un coffret. Une chemise en soie
beige venant s'infiltrer comme une espionne dans son pantalon blanc aux
ourlets violets.
D'habitude elle n'aimait pas les moustaches, mais celles-ci se posaient
comme une couronne sur ses l&egrave;vres. Son sourire &eacute;tant le roi d'une folle
envie d'embrasser. 
ANAELLE (se levant de table) :" Je dois vous laisser F-J, mais
contente de vous avoir connu. Vous m'avez remont&eacute; le moral pour la
journ&eacute;e ".
F-J (se levant aussi) :" Tout le plaisir fut pour moi Anaelle.
Nous continuerons notre conversation disons au hasard d'une prochaine
rencontre ".
ANAELLE (se faisant d&eacute;sirer) :" C'est cela, au hasard d'une prochaine rencontre ".
Elle s'en alla sourire aux l&egrave;vres encore toute &eacute;moustill&eacute;e. Lui, repris
la lecture de son journal en buvant son caf&eacute;. L'article qu'il lisait
&eacute;tait intitul&eacute; "Bavure polici&egrave;re, Proto ridiculis&eacute; " Sign&eacute; Ana Elle.
Quelques instants apr&egrave;s, cette derni&egrave;re franchissait les portes de la
r&eacute;daction du Maco Magazine remont&eacute;e &agrave; bloc. Ad&eacute; &eacute;tait en train de parler
avec son coll&egrave;gue J&eacute;r&ocirc;me, assis sur le rebord de son bureau comme &agrave;
leur habitude.
J&Eacute;ROME (excit&eacute;) :" Alors Ad&eacute;, c'est vrai que tu t'es tap&eacute;
La&euml;titia ?! On ne parle plus que de &ccedil;a au bureau. Oh la la, mon salaud, tu
te fais les plus bonnes, t'es vraiment un madrag&egrave;, un putain de Dom
Juan !! ".
AD&Eacute; (sourire g&eacute;n&eacute;) :" Le truc J&eacute;r&ocirc;me, c'est que je ne me rappelle de rien, j'&eacute;tais compl&egrave;tement bourr&eacute; ".
J&Eacute;ROME (n'en revenant pas) : "Quoi ?!! Tu ne t'en rappelles
pas ?!! Moi j' peux t'assurer que si j'avais eu la chance de glisser ma
petite langue entre ses seins dodus, que je ne me brosserais pas les dents
pendant au moins un an ".
AD&Eacute; (faisant la grimace) :" Oh putain t'es &eacute;coeurant ti mal ! ".
Soudain Anaelle passe &agrave; cot&eacute; d'eux sans leur adresser la parole. Ad&eacute; se l&egrave;ve pour l'intercepter.
AD&Eacute; (se levant) :" Anaelle, je voulais t'expliquer ... ".
ANAELLE (poursuivant son chemin sans m&ecirc;me le regarder): "Pas le temps ! ".
J&Eacute;ROME ( taquinant Ad&eacute;) :" Alors l&agrave; comp&egrave;, je crois qu'elle
t'en veut. Hihi !! &Ccedil;a va &ecirc;tre chaud pour ta petite gueule ".
AD&Eacute; (vex&eacute;) :" J&eacute;r&ocirc;me rend moi service s'il te plait, ferme-l&agrave; !! ".
Il suit Anaelle du regard, cette derni&egrave;re entre dans le bureau du r&eacute;dacteur en chef et referme la porte derri&egrave;re elle.
TINVAL (assis &agrave; son bureau, le nez plong&eacute; dans les d&eacute;p&ecirc;ches)
:" Ah tiens, comment vas-tu Doudou ? Je pensais &agrave; toi justement, f&eacute;licitations pour l'article sur Proto et l'arrestation foir&eacute;e &agrave; Petit-
Canal ".
ANAELLE ( d'un ton d&eacute;cid&eacute;) :" Papa, je ne veux plus travailler avec Ad&eacute;, je veux un autre photographe ".
TINVAL (retirant ses lunettes, prenant l'air grave) :"
Anaelle, tu vas devoir apprendre &agrave; grandir ma fille et &agrave; r&eacute;gler tes
probl&egrave;mes toute seule. Ad&eacute; sort avec La&euml;titia, tu es jalouse c'est &ccedil;a ?
".
ANAELLE (d&eacute;stabilis&eacute;e) :" Non, c'est pas &ccedil;a, c'est que ... ".
TINVAL (avec ironie) :" Je suis le directeur en chef du plus
grand magazine de l'&icirc;le, tu pensais tout de m&ecirc;me pas que je n'&eacute;tais pas
au courant de ta relation avec Ad&eacute; ? ".
Anaelle baisse la t&ecirc;te, g&eacute;n&eacute;e.
TINVAL (reculant son si&egrave;ge du bureau) :" Allez viens t'asseoir ".
ANAELLE (faisant la moue) :" Papa, j'ai un peu pass&eacute; l'&acirc;ge de sauter sur tes genoux, non? ".
TINVAL (souriant, tapotant ses genoux) :" Allez viens t'asseoir,&nbsp; j'ai dit ".
Anaelle s' ex&eacute;cute et vient s'assoir sur les genoux de son p&egrave;re. 
TINVAL (&eacute;mu) :" J'ai toujours &eacute;t&eacute; fier de toi mon coeur. &Ccedil;a
n'a pas toujours &eacute;t&eacute; facile &agrave; la mort de Nouma, ta d&eacute;licieuse m&egrave;re.
Mais tu as su devenir une jeune femme dynamique, ambitieuse et promise
&agrave; un bel avenir. Tu dois arr&ecirc;ter de venir pleurnicher dans mes pattes ."
ANAELLE (d'un air capricieux) :" Mais papa... ".
TINVAL (lui mettant le doigt sur la bouche) :" Je n'ai pas
fini. Les photographes ne sont pas des jouets. Tu ne peux pas venir me
voir comme &ccedil;a, papa j'ai cass&eacute; ma poup&eacute;e, j'en veux une autre
".
Pendant ce temps dans la salle de r&eacute;daction, les jeunes femmes
travaillant au journal commen&ccedil;aient toutes &agrave; chuchoter et &agrave; piailler
entre elles. Un tr&egrave;s bel homme avait fait son entr&eacute;e dans la boite et
le soleil l'avait suivi. Elles &eacute;taient toutes sous le charme.
Laurence, la r&eacute;ceptionniste n'en pouvait plus. 
LAURENCE (&agrave; elle m&ecirc;me) :" Oh la la, qu'est ce qu'il est beau !! ".
La vingtaine, femme tronc cach&eacute;e derri&egrave;re&nbsp; un comptoir &agrave; l'entr&eacute;e, elle
enleva rapidement ses lunettes &agrave; la monture libellule, d&eacute;fit son
chignon d'un revers de la main et se mit en travers de la route du
charmant inconnu. Bien d&eacute;cid&eacute;e &agrave; se mettre sur la liste des futures
favorites et &agrave; montrer ses atouts.
LAURENCE (s'adressant au jeune homme avec sa voix la plus&nbsp; sensuelle)&nbsp; :" Bonjour, Je peux vous aider ? ".
HOMME :" Oui je veux bien merci, je cherche le bureau de monsieur Tinval ".
De leurs bureaux,&nbsp; J&eacute;rome et Ad&eacute; avaient suivi l'entr&eacute;e du nouvel
arrivant et les r&eacute;actions qu'il suscitait parmi la gente f&eacute;minine.
JEROME (tapotant Ad&eacute; du coude) :" Tiens regardes, y'a un nouveau coq dans la basse cour ".
Dans le bureau du directeur Anaelle et Tinval eux, continuaient leur
discussion p&egrave;re-fille avec tendresse et sinc&eacute;rit&eacute;. &Ccedil;a faisait longtemps
qu'ils ne s'&eacute;taient pas parl&eacute; &agrave; coeur ouvert.
TINVAL : "Tu veux un autre photographe ? D'accord. Mais c'est
la derni&egrave;re fois que j'interviens. Tes affaires de coeur n'ont pas &agrave;
affecter le journal. J'esp&egrave;re que c'est clair Ana ? ".
ANAELLE (contente, le serrant dans ses bras) :" Oui papa, promis. Alors je voudrais ...&nbsp; ".
Laurence frappe &agrave; la porte et interrompt leurs &eacute;lans de tendresse. &Agrave;&nbsp;
travers les persiennes de la vitre Tinval la voit accompagn&eacute;e d'un
homme.
TINVAL (se redressant, la faisant se lever) :" Anaelle tu ne
m'as pas bien compris, je ne te laisse pas le choix. Ton nouveau
photographe vient d'arriver. Laisse tomber les papa et appelle moi
monsieur Tinval en public, je te l'ai d&eacute;j&agrave; dit ".
ANAELLE (vex&eacute;e) :" Oui monsieur Tinval. Bien compris monsieur Tinval ".
LAURENCE (frappe et ouvre la porte, tr&egrave;s respectueusement) :"
Bonjour monsieur le r&eacute;dacteur, vous avez un visiteur ".
En s'en allant elle dit un dernier mot au jeune homme.
LAURENCE (s'adressant au jeune homme) :" N'oubliez pas si je peux faire quoi que ce soit pour vous... ".
HOMME(lui faisant un clin d'oeil) :" Je ne manquerais pas de faire appel &agrave; vous promis ".
Tinval&nbsp; enthousiaste va accueillir le nouvel arrivant &agrave; la porte.
TINVAL (ouvrant grand les bras) :" Laurence laissez nous
maintenant. Cher ami, je vous souhaite la bienvenue dans notre journal.
Votre r&eacute;putation et vos clich&eacute;s vous ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute;s.&nbsp; (Puis se tournant vers Anaelle)
&nbsp;Laissez moi vous pr&eacute;senter une de nos plus grandes journalistes. Vous allez travailler ensemble ".
F-J (souriant) :" Rebonjour Anaelle ".
ANAELLE (lui rendant son sourire) :" Rebonjour F-J ".
QUELQUE PART SUR LA ROUTE DU MOULE, R&Eacute;GINE ET G&Eacute;RALDINE
Dans la voiture, les vitres &eacute;taient mortes de honte. Le pare brise &eacute;tait
l&agrave;, &agrave; jouer au gendarme et au voleur en emp&ecirc;chant le vent de passer,
alors que les caresses de ce dernier aurait pu s&eacute;cher les larmes de
R&eacute;gine. L'amour est une gorge malade qui &agrave; trop cri&eacute; sa joie de vivre
et la d&eacute;ception est son angine. C'est pour &ccedil;a que R&eacute;gine roulait &agrave; vive
allure en essayant de mettre le plus de distance possible entre elle et
la maison maudite de ses parents. Elle ne savait pas trop o&ugrave; elle
allait, mais elle savait qu'elle devait aller loin. Plein d'images et
de questions lui revenaient en t&ecirc;te. Les &eacute;motions lui parvenaient dans
le d&eacute;sordre comme les pi&egrave;ces d'un puzzle cruel et sonore. Son p&egrave;re
Victor, un homme si doux, si charmant, si calme, si pr&eacute;venant comment
avait-il pu commettre de telles atrocit&eacute;s sur cette G&eacute;raldine ?&nbsp;
Pourquoi l'appelaient-ils Docteur Hans ? Qui &eacute;tait ce Mozar ? 
G&eacute;raldine endormie &agrave; sa droite cot&eacute; passager &eacute;tait sacr&eacute;ment amoch&eacute;e.
&Ccedil;a faisaient plusieurs jours qu'elle n'avait ni bu, ni mang&eacute;, tortur&eacute;e
&agrave; vif sans piti&eacute;. La punition avait &eacute;t&eacute; s&eacute;v&egrave;re mais c'est ce qui
arrivent aux anges quand ils n'ont pas pri&eacute; de la journ&eacute;e. Elle avait
la fi&egrave;vre et les p&eacute;tales fl&eacute;tries. Et ses blessures fi&egrave;res de d&eacute;filer
sur&nbsp; sa peau meurtrie racontaient &agrave; qui voulait bien les entendre
qu'elles recommenceraient sans soucis.
REGINE (en larmes) :" Mon p&egrave;re est un homme bien, un&nbsp;
philanthrope, quelqu'un de respectable. Tout &ccedil;a a forc&eacute;ment une
explication. Vous devez &ecirc;tre quelqu'un de sacr&eacute;ment vicieux et
d&eacute;testable pour qu'il s'en prenne &agrave; vous ".
GERALDINE (se redressant sur son si&egrave;ge avec difficult&eacute;) :"
L'explication est que votre p&egrave;re est un psychopathe. Et oui, je
confirme je suis vicieuse mais seulement au lit ".
REGINE (se tournant vers elle,&eacute;vitant une voiture de justesse) :" Qu'est ce que David va lui faire ? ".
GERALDINE&nbsp; : "Le tuer".
R&eacute;gine freine la voiture brusquement d'un coup sec sans pr&eacute;venir. Comme
si le futur lui avait chuchot&eacute; &agrave; l'oreille: "Arr&ecirc;te toi maintenant tu
n'as plus d'avenir" . Les automobilistes arrivant derri&egrave;re elle
&eacute;vitent de justesse l'accrochage. Ils manifestent leurs col&egrave;res en la
klaxonnant et en l'insultant lorsqu'ils la doublent avec rage. R&eacute;gine
compl&egrave;tement d&eacute;connect&eacute;e de la route, enferm&eacute;e dans son monde
d'angoisse et de doute, s'effondre en larmes sur le volant, le regard
trouble.
REGINE (en pleurs) :" Mais pourquoi tout &ccedil;a m'arrive&nbsp; ? Qui
est vraiment mon p&egrave;re ? Qui &ecirc;tes-vous ? D'abord je re&ccedil;ois des photos de
tatouages Homines Nocturni. Le lendemain je me fais
agresser chez moi par mes &eacute;tudiants Sohan et Shawn. Puis ils se font
tuer tous les deux sous mes yeux par ce David et voil&agrave; que je vous
trouve dans une grotte secr&egrave;te cach&eacute;e dans la cave &agrave; vin, enchain&eacute;e et
tortur&eacute;e. Qu'est ce que tout &ccedil;a veut dire? ".
GERALDINE (respirant avec difficult&eacute;) :" Votre p&egrave;re est un
membre imminent des Homines Nocturni, il est le responsable du projet
P.R.O.T.O.T.Y.P.E&nbsp;&nbsp; ( Processus
R&eacute;tablissant l' Ordre de la
Terreur et des Ombres sur la
Terre par l' Infamie, la
Peur et l' Envo&ucirc;tement). Ils ont
donn&eacute; forme humaine &agrave; l'ombre d'un homme unique, afin de les aider &agrave;
vaincre la lumi&egrave;re et &agrave; prendre le pouvoir sur la terre lors de la
prochaine c&eacute;r&eacute;monie du "Grand Partage  ".
&nbsp;
REGINE :" Une ombre humaine ? Le grand partage ? Vous &ecirc;tes
encore plus cingl&eacute; que je ne le pensais. Ma m&egrave;re est en danger, il faut
absolument que je l'appelle et que je la pr&eacute;vienne ".
GERALDINE :" Vous ne devriez pas faire &ccedil;a, vous croyez
vraiment que votre m&egrave;re a pu vivre aux cot&eacute;s de votre p&egrave;re toutes ces
ann&eacute;es sans &ecirc;tre au courant ? ".
REGINE (au bord de la crise de nerf) :" Vous, taisez vous ! Je
ne vous connaissais pas il y a encore une heure ! Je vais appeler ma
m&egrave;re que &ccedil;a vous plaise ou pas ".
Elle compose le num&eacute;ro en enfon&ccedil;ant les doigts violemment dans le visage boutonneux du t&eacute;l&eacute;phone. Chelda d&eacute;croche.
REGINE (paniqu&eacute;e) :" Allo maman ?! ".
CHELDA (d'une voix inqui&egrave;te) :" Oui ma ch&eacute;rie c'est moi. Ta voix est bizarre. Qu'est ce qu'il y a ? ".
REGINE (hyst&eacute;rique, parlant vite) :" Maman, je n'ai pas le
temps de t'expliquer, tu es en danger. Quitte la maison imm&eacute;diatement
! ".
CHELDA (d'une voix angoiss&eacute;e) :" Mon ange calme-toi, je ne
comprends rien &agrave; ce que tu racontes. Je suis en train de tailler mes
rosiers, le seul danger que je risque c'est de me faire piquer par une
abeille. &Eacute;coute, je vais passer te voir avec ton p&egrave;re plus tard. On va
parler tranquillement, tu n'as pas l'air dans ton assiette ".
GERALDINE (&agrave; R&eacute;gine qui parle au t&eacute;l&eacute;phone) :" N'insistez pas. Raccrochez le t&eacute;l&eacute;phone ".
REGINE (&agrave; G&eacute;raldine, en collant le combin&eacute; contre elle) :"
Vous la ferme ! Je n'ai pas d'ordre &agrave; recevoir de vous ! ".
Puis elle reprend la conversation.
REGINE (de plus belle) :" Maman &eacute;coute-moi, je ne veux pas
que tu le&nbsp; dises &agrave; papa. N'essaie pas de le voir. Je t'en supplie, fais
&ccedil;a pour moi. Quitte la maison imm&eacute;diatement ! ".
CHELDA (tentant de la rassurer) :" D'accord R&eacute;gine je quitte
la maison, mais je veux te voir, tu m'inqui&egrave;tes. O&ugrave; es tu ? ".
REGINE (regarde autour d'elle et voit un panneau "Moule") :"
Rejoins moi &agrave; la station service du Moule. Je t'attends dans le parking.
Je suis dans une voiture noire. Maman fais vite s'il te plait !
".
CHELDA :" Je suis l&agrave; dans une demi-heure ".
R&eacute;gine prend la direction de la station service et se gare dans le parking.
GERALDINE (regardant dans le r&eacute;troviseur si on ne les suit pas): "Vous n'auriez pas d&ucirc; faire &ccedil;a. Allons nous-en d'ici,
ramenez moi chez D&eacute;sir&eacute;e. L&agrave; bas nous serons en s&eacute;curit&eacute;,&nbsp; "Les
Derniers" nous prot&egrave;geront ".
REGINE (d'un ton ferme) :" Je vous le r&eacute;p&egrave;te, j'irai nulle part sans ma m&egrave;re ! ".
Trois quart d'heure apr&egrave;s, la voiture de Chelda arrive enfin dans le
parking de la station service du Moule. Elle t&eacute;l&eacute;phone &agrave; sa fille.
CHELDA (au t&eacute;l&eacute;phone) :" All&ocirc; mon ange ? Je suis dans le
parking, mais il y a trois voitures noires dans laquelle es tu ?
".
REGINE (au t&eacute;l&eacute;phone) :" Attend je fais clignoter les phares ".
La voiture de R&eacute;gine&nbsp; se met &agrave; faire des clins d'oeil dans le parking en faisant scintiller ses phares. 
CHELDA (au t&eacute;l&eacute;phone) :" Ok, c'est bon ch&eacute;rie, je la vois. Ne bouge pas, j'arrive ".
Couch&eacute; sur le si&egrave;ge arri&egrave;re, Mozar se redresse, il descend de la
voiture de Chelda et se pr&eacute;cipite&nbsp; vers celle de R&eacute;gine et G&eacute;raldine.
Il ouvre la porti&egrave;re brusquement et leur tire dessus. Il vide tout son
chargeur, puis revient dans la voiture de Chelda. Cette derni&egrave;re a
observ&eacute; toute la sc&egrave;ne sans sourciller en fumant une cigarette. Mozar
vient s'assoir &agrave; cot&eacute; d'elle.
CHELDA (lui passant une cigarette) :" Voil&agrave; une bonne chose de faite ".
MOZAR (allumant la cigarette) :" Je ne crois pas, non"
CHELDA (se tournant vers lui) :" Comment &ccedil;a ? ".
MOZAR (l&acirc;chant une bouff&eacute;e de cigarette, en regardant autour de lui): "Il n'y avait personne dans la voiture ".
Cach&eacute;es dans les buissons de l'autre cot&eacute; de la route, R&eacute;gine &eacute;tait en
larmes dans les bras de G&eacute;raldine. Cette derni&egrave;re l'avait convaincue
d'attendre sa m&egrave;re ailleurs que dans le parking. Quand Chelda leur &agrave;
t&eacute;l&eacute;phon&eacute;, G&eacute;raldine a fait clignoter les phares &agrave; distance avec
l'ouverture automatique.
REGINE (effondr&eacute;e) :" Elle n'a pas h&eacute;sit&eacute; &agrave; vouloir me tuer. Mais pourquoi ? Pourquoi ?! ".
GERALDINE :" Elle aussi doit travailler pour eux. Mais je dois
aussi te dire que si Mozar est encore en vie, c'est parce que ton p&egrave;re
et David sont s&ucirc;rement mort &agrave; l'heure qu'il est ".
FIN DE L'&Eacute;PISODE 19 Dans cet article : F-j Ousselin&nbsp;(articles), Ana Elle&nbsp;(articles), Laetitia Dubroeucq&nbsp;(articles), Jihel Tinval&nbsp;(articles), Laurence Salibur&nbsp;(articles), Ad&eacute;ola Bamb&eacute;&nbsp;(articles), J&eacute;r&ocirc;me Patrick&nbsp;(articles), Lanteri G&eacute;raldine&nbsp;(articles), R&eacute;gine Hierso&nbsp;(articles), Olivier Mozar&nbsp;(articles), Victor Andirin&nbsp;(articles), Chelda Nessal&nbsp;(articles), Nouma BenassiMASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.Darkman vous souhaite &agrave; sa fa&ccedil;on la bienvenue dans son &icirc;le ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/791234</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/791234</guid>
  <pubDate>Thu, 26 Mar 2009 04:32:28 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>ÉPISODE 18 &quot;LA CONNECTION&quot;</title>
   <description><![CDATA[  RAPPEL: Dans un &eacute;pisode pr&eacute;c&eacute;dent Darky se r&eacute;veillait dans une maison &eacute;trange et toute bleue, seuls sa chambre et lui &eacute;taient habill&eacute;s de couleur jaune. L'h&ocirc;te de ces lieux un d&eacute;nomm&eacute; Bernard semblait bien connaitre Darky et d&eacute;tenir les cl&eacute;s du myst&egrave;re.DEUX MAMELLES&nbsp; 19H00Le ciel est un clown au nez bleu, quand il fait beau comme aujourd'hui il ne peut s'emp&ecirc;cher de faire son cirque. Il fait des grimaces aux nuages, il chatouille les rayons du soleil, il se roule dans les cheveux de la mer, il rigole avec tout le monde, les vieux comme les enfants. Mais quand la nuit vient s'asseoir dans le public et qu'il croise son regard sombre au premier rang, il perd confiance et son sourire meurt dans d'atroces souffrances rouges et marines. Le cr&eacute;puscule ferme le chapiteau et lui demande de s'en aller sans le payer. Alors des fois il se r&eacute;volte, il se met &agrave; injurier et &agrave; cracher des &eacute;clairs partout. L'ennui c'est que la nuit connait du monde et &agrave; chaque fois le tonnerre le roue de coup. Les com&egrave;tes se moquent de lui et les chauves souris applaudissent comme des comm&egrave;res. Puis c'est au tour de la lune de venir pr&eacute;senter son spectacle. C'est comme &ccedil;a tous les soirs et &agrave; chaque fois elle joue &agrave; guichet ferm&eacute; devant des &eacute;toiles assoiff&eacute;es de t&eacute;n&egrave;bres aphrodisiaques. Pendant ce temps le ciel bleu malheureux comme les pierres se saoule de tristesse comme un clochard ivre au d&eacute;tour d'une ruelle. Dans cette grande maison bleue Darky &eacute;tait angoiss&eacute;, il ne comprenait rien &agrave; ce que disait Bernard, ni ce qu'il faisait l&agrave;. Mais malgr&eacute; toutes ses craintes, l'envie de fuir passait &agrave; cot&eacute; de lui sans le voir. Bernard &eacute;tait tellement charismatique, sa voix, sa tenue, son calme, Darky &eacute;tait impressionn&eacute;. Il fallait qu'il en sache plus. Les deux hommes marchent sur la v&eacute;randa.....DARKY (se mettant face &agrave; Bernard) :" Comment &ccedil;a me r&eacute;activer ? Qui est Le Ma&icirc;tre dont vous parlez ? ".Bernard reste silencieux , se retourne et regarde le ciel pensif.DARKY (se remettant face &agrave; lui) : "Toute ma vie, j'ai essay&eacute; de comprendre &agrave; quoi je servais. Enfant je me suis toujours senti inutile. J'ai toujours essay&eacute; d'attirer l'attention soit en faisant le comique &agrave; l'&eacute;cole, soit en faisant rigoler les filles, soit en &eacute;crivant ou en chantant sur sc&egrave;ne. J'ai toujours eu l'impression que personne ne pouvait me comprendre. Plus d'une fois j'ai vu l'amour au fond de moi monter sur une chaise pour essayer de se pendre. L'espoir se disait mon ami mais la solitude est la seule qui ne m'ai jamais trahie. J'ai attendu que quelque chose d'extraordinaire m'arrive toute ma vie et aujourd'hui je suis au seuil d'une nouvelle existence, je le sens. Ne me laissez pas comme &ccedil;a dans le vide et le silence. J'ai le droit de savoir. Bernard que voulez vous dire par " me r&eacute;activer" ? ".BERNARD (fixant Darky droit dans les yeux) : "Marchons un peu si tu le veux bien. (ils marchent dans le jardin bleu).Ce que tu dois savoir c'est que tu es unique. Tu es le seul repr&eacute;sentant d'une esp&egrave;ce end&eacute;mique qui ne vit qu'&agrave; la fronti&egrave;re des ombres et de la lumi&egrave;re. Dans un territoire sujet aux sentiments et aux &eacute;motions les plus extr&ecirc;mes. Tu ne peux survivre ailleurs. Si tu as ressenti ce malaise toute ta vie c'est parce qu' il te manquait une partie de toi m&ecirc;me, tu es incomplet".DARKY (intrigu&eacute;) : "Incomplet, vous d&icirc;tes? ".Des hurlements provenant de la maison s'&eacute;chappent dans l'air en battant des ailes dans tous les sens comme des oiseaux &agrave; qui on &agrave; ouvert la cage. En passant ils attrapent la conversation entre leurs pattes et se sauvent avec. Ces cris sont ceux d'une femme. Darky se pr&eacute;cipite &agrave; l'int&eacute;rieur et voit deux hommes habill&eacute;s en bleu emmener une femme v&ecirc;tue de rouge dans une chambre. Ce sont deux fr&egrave;res jumeaux, les &eacute;paules carr&eacute;es comme les cauchemars d'un rectangle. Ils portent leurs noms sur leurs blouses. Yvan porte un fouet &agrave; la ceinture, la corde noire est agressive comme la fianc&eacute;e jalouse d'un serpent de cuir. Steeve lui, a une matraque h&eacute;riss&eacute;e de pics attach&eacute;e &agrave; la cuisse par une sacoche bleue. La femme en rouge a une vingtaine d'ann&eacute;es, les yeux r&eacute;vuls&eacute;s par les crises de nerfs, les dents serr&eacute;es comme le portefeuille d'un crocodile affam&eacute;. Elle se d&eacute;bat de toutes ses forces comme une lueur d'espoir dans les mains d'un pauvre. Darky monte les escaliers et s'en prend aux hommes.DARKY (poussant Yvan et Steeve) :" L&acirc;chez imm&eacute;diatement cette femme esp&egrave;ce de Schtroumph psychopathes !! Laissez-la !! ".Yvan sort son fouet, lui balance la corde dans les jambes et la tire vers lui brusquement. Il a &eacute;t&eacute; tellement rapide que Darky n'a rien eu le temps de voir. Il est d&eacute;j&agrave; par terre. Il essaie de se relever quand Steeve &agrave; son tour lui donne un coup de matraque dans l'estomac. Darky se trainait au sol le souffle coup&eacute;, les jambes lac&eacute;r&eacute;es, la chemise d&eacute;chir&eacute;e, le torse griff&eacute; par le m&eacute;tal aux doigts de tigre.FEMME ROUGE (se d&eacute;battant) :" Au secours !! Au secours !! ".DARKY (au sol) :" Laissez-la salopards !! ".Juste avant que la porte se referme. Darky vit la femme lui jeter un regard suppliant.FEMME (suppliante) : "Pascal ne me laisse pas, je t'en supplie !!"Puis la porte se referme en &eacute;touffant dans sa poign&eacute;e les cris de la jeune femme en rouge.Bernard arrive et tend la main &agrave; Darky pour l'aider &agrave; se relever. BERNARD (d'un ton calme)&nbsp; :" Laissez moi vous aider ".Darky repousse sa main d'un geste brusque et se redresse seul en se tenant l'estomac. Il essaie d'ouvrir la porte, elle est ferm&eacute;e.DARKY (essayant de reprendre son souffle) :" Ne me touchez pas! C'est quoi &ccedil;a ?! Qu'est ce que vous allez faire &agrave; cette femme? Elle m'a appel&eacute; Pascal! Comment connait-elle mon vrai pr&eacute;nom ? Qui est-elle ? Vous allez me r&eacute;pondre bordel !! ".BERNARD (toujours aussi calme) :" C'est une personne dangereuse pour les membres de mon organisation ".DARKY (se redressant avec difficult&eacute;) :" C'est vous qui &ecirc;tes dangereux mon pauvre vieux ! Tout ce bleu a d&ucirc; vous monter &agrave; la t&ecirc;te. Je me casse d'ici et je pr&eacute;viens la police !! ".Darky se dirige vers les escaliers.BERNARD (le regardant s'en aller sans r&eacute;agir) :" Si vous retournez au Raizet, vous irez en prison pour les meurtres de Marylou Blue et Ga&euml;lle. Si vous restez, je vous aiderai &agrave; vous compl&eacute;ter et &agrave; d&eacute;couvrir vos dons. C'est vous qui voyez ".Darky fait une pause &agrave; un m&egrave;tre de la sortie et se retourne en direction de Bernard.BERNARD (descendant l'escalier lentement) : "Vous vouliez des r&eacute;ponses, je les ai. Vous vouliez ne plus &ecirc;tre seul, savoir quel est votre r&ocirc;le &agrave; jouer sur cette terre, quelle est votre destin&eacute;e, je le sais. C'est ici et maintenant que &ccedil;a se joue. Soit vous quittez cette maison comme un l&acirc;che, soit vous restez et vous affrontez vos peurs et vos craintes. C'est vous qui voyez. Je ne vous retiendrez pas contre votre volont&eacute;. Vous &ecirc;tes votre propre prison ".DARKY (prenant &agrave; nouveau la direction de la porte) : "C'est tout vu Grand Schtroumph ! ".Sur ce, il s'appr&ecirc;te &agrave; sortir la main sur la poign&eacute;e de la porte quand soudain, il est pris de douleurs horribles&nbsp; et de violentes hallucinations. &Agrave; genoux, la t&ecirc;te entre les mains tout tourne autour de lui.DARKY (&agrave; genoux la t&ecirc;te entre les mains) :" Oh non! &Ccedil;a recommence ! Aaaaahhhh!!! ".BERNARD (se pr&eacute;cipite vers Darky) :" Qu'est ce qui se passe ?".DARKY (larmoyant) :" Je suis dans une ruelle sombre, je vois un homme s'en prendre &agrave; une femme. Elle &agrave; peur, elle hurle et il ne cesse de la frapper. Oh mon dieu il m'a vu ! Il s'approche de moi avec son couteau et approche la lame de mon oeil !".BERNARD (d'une voix calme et reposante) :" Calmez-vous respirez profond&eacute;ment. Continuez &agrave; me d&eacute;crire ce que vous voyez ".DARKY (mettant la main devant ses yeux comme pour se prot&eacute;ger d'une attaque) :" Oh mon Dieu, c'est horrible tout ce sang! Je lui ai pris son couteau et lui ai ouvert le corps du cr&acirc;ne &agrave; l'abdomen. L'homme est mort en tenant ses intestins entre les mains !! ".Darky vomit de d&eacute;go&ucirc;t. Il souffre &eacute;norm&eacute;ment, la douleur est insupportable. Son sang cogne dans ses tempes comme s'il voulait se battre avec ses veines, la sueur lui griffe la peau et sa respiration s'acc&eacute;l&egrave;re.BERNARD (s'accroupissant au sol aux c&ocirc;t&eacute;s de Darky) : "Vous &ecirc;tes en connection avec votre reflet dans le miroir des ombres, nous n'avons que tr&egrave;s peu de temps. Vous allez faire exactement ce que je vous dis ".Il tape des mains, deux hommes sortent&nbsp; par une porte du couloir, prennent Darky par dessus leurs &eacute;paules et l'emm&egrave;ne dans une pi&egrave;ce sp&eacute;ciale. Elle est tapiss&eacute;e de miroirs du sol au plafond. On fait asseoir Darky au milieu de la salle dans un fauteuil en cristal. Les accoudoirs et le si&egrave;ge sont transparents.DARKY (se tordant de douleur) :" Je vous en supplie, faites que cela cesse !! ".Bernard rev&ecirc;t une grande cape bleue, l'int&eacute;rieur est argent&eacute; repr&eacute;sentant des &eacute;toiles assassines plant&eacute;es dans le coeur de la nuit. Le revers montre un soleil vampire qui mord un croissant de lune. Bernard se tient debout face &agrave; Darky, celui ci est retenu par deux hommes qui l'emp&ecirc;chent de se d&eacute;battre. Il croit devenir fou, les images qu'il voit le traumatise.Bernard &ocirc;te une chaine de son cou, le m&eacute;daillon tout comme la cape, repr&eacute;sente un soleil avec des dents de vampire qui mord un croissant de lune. Il le fait osciller entre ses doigts devant les yeux de Darky.BERNARD (faisant tournoyer le m&eacute;daillon) :" Nox noster sed dius adversia est &nbsp;(la nuit est &agrave; nous, le jour est ennemi).&nbsp;Dormitaus sol nox sarcophagis saltim (le soleil s'endort, la nuit sort de son cercueil)  D&eacute;tendez vous, vous &ecirc;tes en s&eacute;curit&eacute;. Je suis &agrave; vos cot&eacute;s; Vous ne risquez rien ".DARKY (se voit fracasser le crane d'une jeune femme contre une poubelle) : "Oh mon Dieu ! Nooooon ! Noooon ! ".BERNARD (d'une voix calme et envoutante) :"Que voyez vous?".DARKY (les yeux ferm&eacute;s, secouant la t&ecirc;te dans une sorte de transe) :"Je me vois arracher les membres de ce m&eacute;chant homme et donner ses bras, ses jambes et ses visc&egrave;res &agrave; manger aux rats. Mais ce ne sont pas mes mains".BERNARD (tentant de le rassurer) :" Vous &ecirc;tes entr&eacute; en connection. Vous voyez ce que fait et ressent votre reflet dans le miroir des ombres. Je vais m'adresser &agrave; lui &agrave; travers vous. Il est temps que vous vous rejoigniez tout les deux. L'un ne saurait vivre sans l'autre ".Bernard met la cha&icirc;ne autour du cou de Darky. Le pendentif se met &agrave; briller. Quelque part &agrave; la Jaille le prototype est subitement pris de spasmes violents. Des images &eacute;tranges l'assaillent. Il se dirige en titubant dans l'ombre d'une ruelle. Il ressent une forte douleur &agrave; la poitrine et entend des voix dans sa t&ecirc;te. Son cri est celui d'un animal bless&eacute;. Il arrache son sweat noir et l'effigie du m&eacute;daillon apparait en sang sur son torse. Comme si le tatoueur du Diable en personne avait dessin&eacute; sur sa peau bl&ecirc;me avec une lame de feu. Tout &ccedil;a sous le contentement malsain et amus&eacute; des &eacute;toiles. Des voix en latin r&eacute;sonnent dans son cr&acirc;ne ulc&eacute;r&eacute;." Nox Noster sed dius adversia est. Dormitaus sol nox sarcophagis saltim ".Tout autour de lui des miroirs lui crachent au visage son image d&eacute;form&eacute;e et tortur&eacute;e. Soudain, il entend la voix de Bernard qui s'adresse &agrave; lui.BERNARD (d'une voix autoritaire) :" Ombre solitaire rejoins ton h&ocirc;te, abandonne ton errance et retrouve ta moiti&eacute; ".PROTOTYPE (hurlant de douleur, comme envout&eacute;) :" Je me mets en marche ".Darky lui est en transe et semble sous le contr&ocirc;le total de Bernard. Il a les yeux ferm&eacute;s et secoue la t&ecirc;te dans tout les sens. Soudain, les deux hommes qui le maintiennent fermement immobile s'&eacute;croulent.DAITY (mena&ccedil;ant Bernard de son arme) :" Bonsoir tout le monde, alors comme &ccedil;a il y a un bal masqu&eacute;. Si j'avais su j'aurais mis ma tenue de Catwoman. Maintenant vous allez l&acirc;cher Darky et reculer bien gentiment ".&nbsp;K&eacute;vin lui se pr&eacute;cipite vers Darky et l'aide &agrave; se relever. Ce dernier semble sonn&eacute;, mais revient peu &agrave; peu &agrave; lui. K&eacute;vin le porte bras dessus bras dessous.BERNARD :" Vous ne savez pas ce que vous faites. Il est rentr&eacute; en connection avec son reflet, c'est une bombe &agrave; retardement . La r&eacute;activation est amorc&eacute;e, ce n'est qu'une question de temps".DAITY (le mena&ccedil;ant avec son arme) :" Je ne sais pas si je te l'ai dit en entrant mais j'adore ta cape. Franchement sympa, y a un petit cot&eacute; catcheur am&eacute;ricain j'aime bien. K&eacute;vin fait sortir Darky".DARKY (encore dans les vapes) :" Qui &ecirc;tes vous ? ".K&Eacute;VIN (le portant &agrave; l'&eacute;paule) :" On est la cavalerie mon pote. On va te sortir de l&agrave;&nbsp; ".BERNARD (d'un ton autoritaire) :" Vous n'irez nulle part. Vous ne pouvez pas bouger. Vous &ecirc;tes des arbres, vos racines s'enfoncent dans le sol, vos bras sont des branches. Votre sang est une s&egrave;ve boueuse. Le sol vous absorbe comme une &eacute;ponge. Regardez autour de vous, la v&eacute;g&eacute;tation se nourrit de vos cris ".Daity et K&eacute;vin regardent autour d'eux effray&eacute;s. Les miroirs se cassent en mille morceaux. Chaque &eacute;clat se transforme en feuillage et en branchage vorace. Des lianes de verres leur enlacent les jambes et le corps. Elles les serrent de plus en plus fort, leur entaillant la peau de leurs canines v&eacute;g&eacute;tales et avides de chairs.K&Eacute;VIN (paniqu&eacute;) :" Daity!!&nbsp; Je n'arrive plus &agrave; bouger!! Mes pieds sont en bois. Je n'arrive plus &agrave; respirer!!&nbsp; Les plantes me d&eacute;vorent. Fais quelque chose !! Tire sur cet enfoir&eacute; !!!! ".Mais Daity est comme paralys&eacute;e. Bernard s'approche lentement de K&eacute;vin, ce dernier est sous hypnose et ses hallucinations sont en train de le tuer &agrave; petit feu. Il le regarde se torturer tout seul, puis il fait le tour de Daity en souriant.BERNARD (s'adressant &agrave; Daity dans le creux de l'oreille) :" Darky reste ici avec moi, maintenant qu'il est en connection permanente avec son reflet, ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils ne se rejoignent tous les deux. Je veux que tu te retournes et que tu tues ton coll&egrave;gue, vise le coeur ".DAITY se retourne vers K&eacute;vin en le pointant avec son arme, elle semble compl&egrave;tement sous la domination de Bernard. K&eacute;vin lui, est paniqu&eacute; et la supplie de ne pas le tuer.K&Eacute;VIN (mort de peur) :" Non Daity !! r&eacute;veilles toi !! ".Les supplications de K&eacute;vin n'y font rien, Daity tire. K&eacute;vin s'&eacute;croule par terre en hurlant de douleur , la main sur la poitrine. DAITY (donnant un coup de pied &agrave; K&eacute;vin) :" Arr&ecirc;tes ton cin&eacute;ma, tu n'as rien ".K&Eacute;VIN (se touchant la poitrine) :" Hein, comment &ccedil;a je ne suis pas mort ?! ".DAITY (avec ironie) :" J'aurais bien aim&eacute; ".Sur ce K&eacute;vin se rel&egrave;ve et voit Bernard allong&eacute; sur le sol, la poitrine en sang.K&Eacute;VIN (perturb&eacute;) :" Comment t'as fait pour sortir de son emprise ? ".DAITY (&ocirc;tant des boules qui&egrave;s de ses oreilles) :" C'est simple, je ne l'ai jamais &eacute;t&eacute;. Je savais que c'&eacute;tait l'hypnotiseur. C'est avec sa voix qu'il nous plonge dans ses hallucinations ".K&Eacute;VIN (vex&eacute;) :" Pourquoi tu ne m'as rien dit. Je croyais qu'on faisait &eacute;quipe ".DAITY :" Il fallait que &ccedil;a reste cr&eacute;dible. Bon on reste l&agrave; &agrave; jouer &agrave; Macom&egrave; Alfred ou on se casse d'ici ".K&eacute;vin et Daity aident Darky &agrave; se relever et quittent la pi&egrave;ce.DAITY :" Allez Darky on y va, &ccedil;a va aller ".DARKY (revenant peu &agrave; peu &agrave; lui) :" Non attendez il y a une femme &agrave; l'&eacute;tage. Il faut la sortir de l&agrave; ".K&Eacute;VIN :" On n'est pas la croix rouge mon pote. Notre mission est de te ramener sain et sauf c'est tout ".DARKY (insistant) :" Ils l'ont enferm&eacute;e l&agrave; haut &agrave; l'&eacute;tage dans une pi&egrave;ce rouge. Elle connait mon nom. Emmenons-la avec nous, je vous en prie. Je dois savoir ce qu'elle sait. En plus il a dit qu'elle &eacute;tait dangereuse pour son organisation ".DAITY (mettant un nouveau chargeur) :" Bon ok on y va, montre nous la chambre ".Soudain toutes les portes du couloir s'ouvrent. Des hommes et des femmes v&ecirc;tus de bleus se mettent &agrave; courir dans tous les sens. Ils ne sont plus sous l'emprise de Bernard et se demandent ce&nbsp; qu'ils font l&agrave; .Daity, K&eacute;vin et Darky eux prennent la direction de la chambre rouge. Sur leur chemin Daity et K&eacute;vin placent des explosifs un peu partout.Ils arrivent finalement &agrave; l'entr&eacute;e de La chambre rouge, apr&egrave;s s'&ecirc;tre fait bousculer dans le couloir par les fuyards. La porte de la chambre s'ouvre brusquement, Yvan et Steeve, les deux hommes qui retenaient la femme prisonni&egrave;re sortent fouet et matraque &agrave; la main attir&eacute;s par le vacarme. Ils n'ont pas le temps de faire quoi que se soit que les hommes et les femmes habill&eacute;s en bleus leurs sautent dessus. Ils se font tous les deux massacrer &agrave; coups de pied, de poing et d'objets d&eacute;croch&eacute;s sur les murs. Steeve finit la matraque enfonc&eacute;e dans le cr&acirc;ne et Yvan pendu par le cou au le rebord de l'escalier par la corde de son fouet.Darky entre dans la pi&egrave;ce rouge, La jeune femme est attach&eacute;e. Il la d&eacute;livre, elle le serre dans ses bras.FEMME EN ROUGE(serrant Darky dans ses bras) :" Contente de voir que tu es en vie Pascal. C'est bon de te revoir tu m'as tellement manqu&eacute; si tu savais ... ".DARKY (la fixant droit dans les yeux) :" Qui &ecirc;tes vous? Comment connaisez vous mon vrai pr&eacute;nom ? ".FEMME EN ROUGE :" Je m'appelle Nadine et... ".DAITY (leur coupant la parole) :" Bon c'est pas tout mais j'aimerais bien me casser de cette maison de fou. Vous f&ecirc;terez vos retrouvailles un peu plus tard, si vous n'en voyez pas d'inconv&eacute;nients ".Nadine prend la main de Darky avec la douceur d'un enfant. Ils quittent la maison escort&eacute;s par K&eacute;vin et Daity. Les d&eacute;senvout&eacute;s fuient tous vers la sortie. K&eacute;vin est oblig&eacute; d'en abattre quelques uns sur la route pour leur frayer un passage. Une fois dehors dans leur voiture, Daity sort une sorte de t&eacute;l&eacute;commande de sa poche.DARKY (se redressant sur son si&egrave;ge) :" Mais qu'est ce que vous fa&icirc;tes&nbsp; ?!! ".K&Eacute;VIN (en riant) :" Ahaha !! On fait tout sauter !! ".DARKY ( essayant de prendre la t&eacute;l&eacute;commande) :" Mais vous &ecirc;tes fous et tous ces gens &agrave; l'int&eacute;rieur ?! Ils vont tous mour.. ".Trop tard, Daity appuie sur le bouton. Une s&eacute;rie d'explosions excit&eacute;es comme des charognards de braises se met &agrave; d&eacute;chirer la maison bleue dans un gigantesque feu d'artifice de flammes, de sang et de hurlement. La fum&eacute;e emporte vers les cieux les cris des pauvres victimes dans un navire brumeux et incandescent, les morts &eacute;tant les seuls accept&eacute;s &agrave; bord. Le capitaine est un marin habitu&eacute; &agrave; naviguer sur les mers de la douleur, ne tol&eacute;rant aucun clandestin. Daity, elle, d&eacute;marre la voiture, impassible. Darky lui est horrifi&eacute; par cette orgie incendiaire br&ucirc;lante et sanglante. K&eacute;vin &agrave; l'avant cot&eacute; passager est mort de rire, quant &agrave; Nadine elle serre fort la main de Darky entre les siennes.NADINE (le visage coll&eacute; sur la vitre) :" S'en est fini de l'hypnotiseur et de sa maison de fou ".FIN DE L'&Eacute;PISODE 18 LA CONNECTIONDans cet &eacute;pisode : Ncee Nadine&nbsp;(articles), Steve Minos&nbsp;(articles), Yvan Cimadure&nbsp;(articles), Bernard Leclaire&nbsp;(articles), Marylou Blue&nbsp;(articles), Ga&euml;lle Gimer&nbsp;(articles), Kevin Arnaud&nbsp;(articles), Daity LaurietteMASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.PAUSE MUSICALE Darkman et sa bande vous invite on the beach &agrave; partager un moment oriental fa&ccedil;on sauce cr&eacute;ole:tr&egrave;s &eacute;pic&eacute;e ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/790295</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/790295</guid>
  <pubDate>Tue, 24 Mar 2009 06:10:39 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>EPISODE 17 QUAND LE SILENCE PLEURE, LE DÉSORDRE BOIT SES LARMES</title>
   <description><![CDATA[  RAPPEL: Dans un &eacute;pisode pr&eacute;c&eacute;dent Jymmy avait &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;,
soup&ccedil;onn&eacute; d'avoir envoy&eacute; un message &agrave; Dombr&eacute; depuis son ordinateur. Au
d&eacute;but on l'avait pris pour Darky, mais force &eacute;tait de constater que ce
n'&eacute;tait pas lui, en plus Darky le vrai avait envoy&eacute; un nouveau message
&agrave; Dombr&eacute; alors qu'il &eacute;tait au poste. Le pauvre Jymmy &eacute;tait quand m&ecirc;me
rest&eacute; en garde &agrave; vue ce soir l&agrave;, histoire d'&eacute;lucider cette affaire qui
restait louche. K&eacute;vin lui, avait re&ccedil;u de D&eacute;sir&eacute;e l'ordre de se
d&eacute;barrasser de Shemshey et de faire &eacute;quipe avec Daity.&Eacute;PISODE 17 QUAND LE SILENCE PLEURE, LE D&Eacute;SORDRE BOIT SES LARMESLe
commissariat de Gambetta est comme le Sahara. La journ&eacute;e, la chaleur y
est insupportable mais la nuit la fraicheur prend sa revanche.
D'ailleurs la climatisation boude souvent dans son coin se plaignant de
ne servir &agrave; rien. Je ne sais pas si les grains de sable et les faits
divers sont amis mais &agrave; Pointe-&agrave;-Pitre ils sont tout aussi nombreux.
Dans ce d&eacute;sert d'humanit&eacute;, la justice est une oasis aux cellules
dess&eacute;ch&eacute;es et aux bras arrach&eacute;s. Les fauves et les pr&eacute;dateurs ont tout
bu, tout d&eacute;vast&eacute;. Quant &agrave; la justice, des vautours ont fait leurs nids
dans les deux plateaux de sa balance et quand leurs petits sont venus
au monde ils ont d&eacute;vor&eacute; le coeur de l'homme. Les avocats eux se cachent
&agrave; l'ombre des dunes attendant qu'on les appelle &agrave; l'aide. Mais si tu
t'enfonces dans les sables mouvants et qu'ils te tendent la main, un
conseil m&eacute;fie-toi des scorpions et de leurs rancunes. Le commissariat
ne dort jamais, mais des fois il ferme un oeil &agrave; l'&eacute;tage et reste jouer
&agrave; la belote avec ses coll&egrave;gues au rez-de-chauss&eacute;e.Dans son bureau
au deuxi&egrave;me, Pradel lui, travaillait tard ce soir-l&agrave;. Trop de questions
restaient sans r&eacute;ponse. La pi&egrave;ce &eacute;tait plong&eacute;e dans le noir, seul
&eacute;taient allum&eacute;s sa lampe et son &eacute;cran d'ordinateur. En regardant par la
vitre, on aurait dit un &eacute;colier r&eacute;visant ses le&ccedil;ons pour le contr&ocirc;le de
demain. Le coude sur la table, la main sur le front il semblait tr&egrave;s
pr&eacute;occup&eacute;.PRADEL (&agrave; lui-m&ecirc;me) :" Le premier message
de Darky venait bien de l'ordinateur de Jimmy. Donc, soit c'est Jimmy
qui l'a &eacute;crit et il ment. Soit c'est quelqu'un d'autre chez lui dans la
matin&eacute;e qui l'a tap&eacute;. &Ccedil;a c'est clair, l'adresse I.P ne ment pas.&nbsp;Le
probl&egrave;me c'est que le deuxi&egrave;me message de Darky vient d'un autre ordi
et celui-l&agrave; je n'arrive pas &agrave; le rep&eacute;rer . Tous ces pare feux, ces
codes...aaaaahh putain &ccedil;a m'&eacute;nerve !!! ".&nbsp;Furieux contre
lui m&ecirc;me, Pradel balan&ccedil;a son crayon dans la salle et recula son si&egrave;ge
du bureau en le faisant rouler. Il mit les mains derri&egrave;re la t&ecirc;te,
regarda le plafond et s'en voulu d'&ecirc;tre aussi b&ecirc;te. Il avait pass&eacute; la
journ&eacute;e enti&egrave;re ventous&eacute; &agrave; son &eacute;cran, clou&eacute; &agrave; son si&egrave;ge. Mais la
solution avait refus&eacute; de lui ouvrir ses portes. Soudain une id&eacute;e
lumineuse lui fit faire un bon de sa chaise.PRADEL (&agrave; lui m&ecirc;me) :" Eur&ecirc;ka! Mais bien sur! C'&eacute;tait logique! La voila la solution. Faut que je le dise &agrave; Dombr&eacute; et Pwarouj ".Le t&eacute;l&eacute;phone portable de Pradel se mis &agrave; sonner et le coupa dans son &eacute;lan. C'&eacute;tait sa copine Sunny.SUNNY (au t&eacute;l&eacute;phone) : "Bonsoir mon coeur, j'avais envie de te voir. J'ai achet&eacute; des crabes farcis &ccedil;a te dit ? ".PRADEL (tout excit&eacute;, au t&eacute;l&eacute;phone) : "Oui bien s&ucirc;r, quand t'arrives tu montes &agrave; l'&eacute;tage. Je suis tout seul. Je dis &agrave; Stecy de te laisser passer. &Agrave; tout &agrave; l'heure ".Pradel
raccrocha son portable et appela Stecy au standard avec le t&eacute;l&eacute;phone du
bureau. Stecy standardiste, la vingtaine, jolie brin de fille mais
gar&ccedil;on manqu&eacute; dans l'&acirc;me, les cheveux coup&eacute;s courts, passionn&eacute;e de
m&eacute;canique et de sport automobile &eacute;tait le souffle de douceur dans un
monde d'homme et de macho patent&eacute;s. Elle &eacute;tait s&ucirc;rement trop belle pour
ces connards de misogynes, mais suffisamment dure pour affronter la
noirceur humaine qui venait &agrave; se d&eacute;verser chaque jour comme du p&eacute;trole
dans les couloirs du commissariat.Quand le t&eacute;l&eacute;phone sonna elle
&eacute;tait en train de lire un magasine de boxe tha&Icirc;, son sport pr&eacute;f&eacute;r&eacute;. En
couverture Rodness " Le Tigre du Ring"&nbsp; triple champion du monde de
Ultimate Fight se confiait :INTERVIEW DE RODNESS (dans le
magazine) :&lt;&lt; Ce que j'aime moi c'est pulv&eacute;riser mes adversaires.
Voir leur sang couler et entendre leurs os craquer &gt;&gt;.Il
avait des tatouages bizarres sur tout le corps de la t&ecirc;te aux pieds.
Certains repr&eacute;sentaient des m&acirc;choires de tigres sur les bras, des
sabres buveurs de haine plant&eacute;s dans les jambes, une horloge cass&eacute;e
dans le dos, les aiguilles &eacute;tant des t&ecirc;tes de morts et une longue
cicatrice allant du cou au torse. Le souvenir maudit d'une bagarre de
rue qui avait d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute;e dans un bar. Mais malgr&eacute; &ccedil;a Stecy l'admirait et
le trouvait beau.STECY :" Commissariat de Gambetta en quoi puis-je vous aider ? ".PRADEL (souriant au t&eacute;l&eacute;phone) :" All&ocirc; Stecy c'est Pradel. &Ccedil;a&nbsp; va copine ?! ".STECY (au t&eacute;l&eacute;phone,feuilletant son magazine) :" Oui copain, et toi ? ".PRADEL (au t&eacute;l&eacute;phone) :" Je travaille tard ce soir je suis &agrave; l'&eacute;tage.&nbsp; Sunny va passer me voir tout &agrave; l'heure laisse la monter s'il te plait ".STECY :" Y'a pas de soucis. D&egrave;s qu'elle est l&agrave; je te l'envoie ".Au moment o&ugrave; Pradel raccrochait avec Stecy, Proto rentra dans la pi&egrave;ce. Il avait oubli&eacute; des dossiers important.PROTO (&agrave; Pradel, en souriant) :" &Ccedil;a c'est un bon flic. Vous travaillez jour et nuit sans compter. On a besoin de plus d'hommes comme vous dans la police ".PRADEL (reconnaissant) : "Merci commissaire. Vous savez, j'ai peut &ecirc;tre trouv&eacute; la solution &agrave; notre affaire concernant Darky et Jymmy Maugran ".PROTO (tirant une chaise pour s'assoir) :" Allez y, je vous &eacute;coute. &Ccedil;a a un rapport avec les adresses I.P dont vous parliez, c'est &ccedil;a? ".PRADEL (excit&eacute;) :"
Non, en fait je me suis creus&eacute; la t&ecirc;te toute la journ&eacute;e pour essayer de
comprendre comment ils avaient fait. Et la r&eacute;ponse &eacute;tait toute simple ".PROTO (intrigu&eacute;) :" Comment &ccedil;a ? Expliquez vous ".PRADEL (de plus belle) :" Quand on communique sur Facebook, entre internautes on a l'habitude de s'&eacute;crire de mur &agrave; mur ou par mail et aussi par... ".PROTO (lui coupant la parole) :" Pradel il est tard, je voudrais allez me coucher. Venez en au fait, je vous prie ". PRADEL (ne se d&eacute;montant pas) :"
J'ai remarqu&eacute; que Darky ne nous parle que sur le tchat et &agrave; chaque
fois c'est quand Dombr&eacute; est l&agrave;. Il peut se passer des jours sans
nouvelle et d&egrave;s que Dombr&eacute; est l&agrave;, il nous parle en tchat ".PROTO (s'impatientant) :" Oui, et alors ? ".PRADEL (baissant d'un ton) :" Et alors? Commissaire, &ccedil;a veut dire qu'il y a quelqu'un ici qui le renseigne sur les all&eacute;es et venues de Dombr&eacute; ".PROTO (se levant de sa chaise) :" Quoi ?! Qu'est ce que vous insinuez Pradel ? ".PRADEL (se levant &agrave; son tour, &agrave; voix basse) :"
Commissaire je suis en train de vous dire qu'il y a une taupe au
commissariat. Ce Darky est en train de nous mener par le bout du nez ".PROTO ( prenant l'air grave) :" Je vois, je vois. &Agrave; part moi vous en avez parl&eacute; &agrave; quelqu'un? ".PRADEL : "Non, je ne l'ai dit qu'&agrave; vous pour le moment. Mais je vais imm&eacute;diatement le rapporter &agrave; Dombr&eacute; et Pwarouj ".PROTO (le prenant par l'&eacute;paule) : "Non
&eacute;coutez, je m'en charge. N'appelez pas nos chers inspecteurs &agrave; cette
heure ci, ils ont besoin de repos. Demain vous leur direz tout. Mais
pas un mot aux autres. Il faut qu'on d&eacute;masque cette taupe sans qu'elle
s'en doute, ok ? ".PRADEL (se rasseyant) : "Oui commissaire, je ferai comme vous dites ".PROTO (le f&eacute;licitant) : "En
tout cas bon boulot Pradel, &ccedil;a m&eacute;rite une promotion. Bon, je vais
chercher mes dossiers, je vous dis &agrave; demain et n'oubliez pas. Pas un
mot de tout cela &agrave; quiconque ".PRADEL (tout fier) : "Oui commissaire, je serais muet comme une tombe ".Sur
ce le commissaire Proto ramasse un dossier sur son bureau et quitte la
pi&egrave;ce. Il croise un officier dans le couloir, le salue et se dirige
vers la cellule de garde &agrave; vue. Il entre et r&eacute;veille Jymmy.PROTO (tapant dans ses mains) :" Eh! Oh debout la dedans ! ".JYMMY (se r&eacute;veillant en sursaut) :"
Commissaire ?! Vous m'avez fait peur! Si c'est encore pour me poser les
m&ecirc;mes questions, je vous le r&eacute;p&egrave;te pour la &eacute;ni&egrave;me fois, je suis
innocent. Je n'ai jamais envoy&eacute; de message &agrave; l'inspecteur Dombr&eacute; en me
faisant passer pour Darky. &ccedil;a doit &ecirc;tre un bug informatique, un truc
comme &ccedil;a. Je ne sais pas moi ... ".PROTO (le faisant sortir) :"
On sait que c'est pas toi Jymmy, on a trouv&eacute; le coupable. Tu es libre,
il faut juste que tu signes quelques papiers et tu pourras sortir ce
soir ".JYMMY (reconnaissant) :" Oh merci, merci. Je
promet de ne pas vous faire d'ennui. Quand je disais que je voulais
porter plainte c'&eacute;tait sous le coup de la col&egrave;re. Moi tout ce que je
veux c'est rentrer chez moi et oublier cette journ&eacute;e ".PROTO (le prenant par le bras) :" Si tu veux bien me suivre ".Proto
revient avec Jymmy&nbsp; &agrave; l'&eacute;tage des fichiers informatiques l&agrave; o&ugrave;
travaille Pradel. Ils ne croisent personne dans le couloir, mais on
peut entendre des officiers au rez-de-chauss&eacute;e blaguer entre eux.PROTO (tenant Jymmy par le bras) :" Pradel vous connaissez d&eacute;j&agrave; Jymmy ? ".PRADEL (serrant la main &agrave; Jymmy) :" Euuh.. oui. Je l'ai rencontr&eacute; lors de sa d&eacute;position ".JYMMY (press&eacute; de s'en aller) :" Alors c'est o&ugrave; que je signe ? ".PROTO (le faisant passer devant lui) :" Par ici Jymmy ".Jymmy
pr&eacute;c&egrave;de Proto qui sort une arme de sous sa veste et l'ex&eacute;cute
froidement d'une balle derri&egrave;re la t&ecirc;te. Son sang et des bouts de chair
crachent au visage de Pradel, qui est horrifi&eacute;.PRADEL (se levant paniqu&eacute; de sa chaise) :" Mais pourquoi avez vous fait &ccedil;a ?! ".PROTO (visant Pradel) :"J'&eacute;tais oblig&eacute; de le tuer Pradel, il venait de vous abattre ".PRADEL (n'y comprenant rien) :" De m'abattre ?...Comment &ccedil;a ?! ".Il
parait qu'on n'entend jamais la balle qui nous tue parce que l'ogive
est plus rapide que le son. Dommage Pradel ne pourra pas nous dire si
c'est vrai. Il &eacute;tait apparemment trop occup&eacute; &agrave; faire des bulles et
nager dans son sang .Attir&eacute; par les deux coups de feu, tous les
policiers pr&eacute;sents dans le b&acirc;timent &eacute;taient mont&eacute;s &agrave; l'&eacute;tage voir ce qui
s'y passait armes &agrave; la main. Quand ils arriv&egrave;rent, ils trouv&egrave;rent Proto
en train de faire un massage cardiaque &agrave; Pradel, mais sans succ&egrave;s.
Jymmy&nbsp; lui, &eacute;tait mort depuis longtemps, la cervelle &eacute;tal&eacute;e un peu
partout.PROTO (hurlant) :" Appelez une ambulance !!!&nbsp; Appelez une ambulance!! Vite bordel !! ".STECY (arrivant en trombe) :" Commissaire, que s'est il pass&eacute; ? ".PROTO (fermant les yeux de Pradel) :"
J'ai entendu Jymmy dans sa cellule se plaindre qu'il s'&eacute;touffait, alors
je lui ai ouvert pour qu'il boive un verre d'eau. Le fourbe m'a frapp&eacute;
en traitre , m'a pris mon arme et a tent&eacute; de s'enfuir. Pradel s'est
interpos&eacute; et s'est pris une balle dans la poitrine. J'ai ramass&eacute; son
arme et j'ai abattu Jymmy.STECY (la voix lourde de tristesse) :"
Vous avez bien fait commissaire, ce pourri m&eacute;ritait la mort. Pauvre
Pradel c'&eacute;tait un bon flic et un ami g&eacute;nial. Il nous manquera &agrave; tous ".UN OFFICIER (entre dans la pi&egrave;ce) :" Commissaire, on a trouv&eacute; &ccedil;a dans le couloir ".PROTO (se redressant) :" Qu'est ce que c'est ? ".L'officier montre &agrave; Proto un sachet avec des crabes farcis.STECY (g&eacute;n&eacute;e) :" C'est s&ucirc;rement &agrave; sa copine ".PROTO (croyant s'&eacute;touffer) :" Comment &ccedil;a &agrave; sa copine ?!! ".QUELQUE PART SUR LA ROUTE DE MORNE-&Agrave;-L'EAUCourant
&agrave; toute vitesse sur la route h&eacute;riss&eacute;e de goudron, la peau en caoutchouc
&eacute;corch&eacute;e, les pneus hurlant de peur, le volant n'ob&eacute;issant qu'&agrave; l'envie
de fuir, la voiture de Sunny emmenait sa conductrice loin de ses
cauchemars. Elle &eacute;tait en larmes et compl&egrave;tement traumatis&eacute;e par le
double meurtre auquel elle venait d'assister. Elle emmenait &agrave; Pradel de
quoi manger, pensant passer une soir&eacute;e sympa quand elle vit Proto
l'ex&eacute;cuter lui et un autre homme. Sous le choc, elle avait l&acirc;ch&eacute; les
crabes farcis et s'&eacute;tait enfuie sans se faire voir.SUNNY (en larmes, &agrave; elle m&ecirc;me tapant du poing sur le volant): "Oh mon Dieu Pradel !! Jamais on ne me croira. Ce salaud est le chef de la police ! ".GRAND BAIE 3H05 DU MAT MOTEL DE MATDebout
derri&egrave;re son comptoir Mat discutait avec Marcia une entraineuse du
quartier. Elle &eacute;tait affolante, hyper-sexy. Ses v&ecirc;tements agripp&eacute;s &agrave;
son corps ondul&eacute; avaient le don d'acc&eacute;l&eacute;rer le rythme cardiaque. Si on
donnait sa tenue de ce soir &agrave; &eacute;tudier aux scientifiques, s&ucirc;r qu'ils
trouveraient le rem&egrave;de au cancer et autres mots de la plan&egrave;te. Elle
avait ce regard vicieux qui gu&eacute;rit toutes les peines quand elle vous
fixe. C'est la s&eacute;duction elle-m&ecirc;me qui l'a envoy&eacute;e sur terre pour nous
ravager. Impossible de r&eacute;sister. Elle portait une combinaison noire
fondue &agrave; m&ecirc;me la peau avec des petits trous partout. Comme des
centaines de fen&ecirc;tres montrant tour &agrave; tour ses seins, ses hanches, ses
fesses et ses jambes.MAT (d'une voix suave) :" Dans quoi tu m'as dit que tu travailles d&eacute;j&agrave; ? ".MARCIA (avec un sourire coquin) : "Je travaille dans les relations publiques ".MAT (lui caressant le visage) :" Ah ouais... ".Daity fit irruption dans le motel et interrompit leur petit jeu. Elle marchait d'un pas d&eacute;cid&eacute;, la silhouette acide et aiguis&eacute;e.DAITY (&agrave; Mat) :" Je cherche la chambre de deux hommes qui sont venus dans la soir&eacute;e, deux armoires &agrave; glaces ".MAT (la d&eacute;visageant de la t&ecirc;te aux pieds) :" Ah oui les deux homos, ils sont dans la chambre 212. Quand t'as fini avec eux viens me voir mon ange ".DAITY ( d'un ton sec) :" Je ne suis pas ton ange. Et tu veux me voir pour faire quoi ? ".MAT (s'approchant d'elle)&nbsp; : " Tu sais bien... ".DAITY :" Non je ne sais pas. Dis moi ".MARCIA (embrassant Mat &agrave; pleine bouche et la regardant droit dans les yeux): "On pourrait se faire un truc &agrave; trois ".DAITY (sortant son flingue) :"
Ok mais &ccedil;a ne vous d&eacute;range pas si j'am&egrave;ne mon ami en m&eacute;tal?&nbsp; Comme &ccedil;a
on sera quatre. Plus on est de fous, plus on rit n'est ce pas ? ".Sur
ce, elle frappe Marcia au visage avec la crosse de son arme, cette
derni&egrave;re s'&eacute;croule par terre. Puis elle attrape Mat par le col et lui
fracasse la t&ecirc;te &agrave; deux reprises contre le comptoir. Ensuite
tranquillement elle arrange sa frange dans le miroir du couloir et
monte &agrave; l'&eacute;tage.MAT ( se tenant le nez) :" Oh putain elle m'a p&eacute;t&eacute; le nez la salope !! Elle m'a p&eacute;t&eacute; le nez!! ".MARCIA (se relevant&nbsp; en se tenant la t&ecirc;te) :" Mais elle est compl&egrave;tement malade cette pouffiasse!! &Ccedil;a va toi ? ".MAT ( g&eacute;missant) :" Mais putain tu vois pas qu'elle m'a p&eacute;t&eacute; le nez!! Elle m'a p&eacute;t&eacute; le nez !!!! Bien sur que non &ccedil;a ne va pas !!".Pendant
ce temps &agrave; la chambre 212, K&eacute;vin s'&eacute;tait endormi devant &lt;&lt; La
pire rate des Cara&iuml;bes&gt;&gt; un film porno avec Nathalie son actrice
pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e. Il r&ecirc;vait de luxure, d'orgie au rhum vieux, et de femmes
voluptueuses. Il se voyait avec elle dans des positions obsc&egrave;nes de
quoi faire rougir le Kama Sutra.Il s'&eacute;tait assoupi bi&egrave;re &agrave; la main
devant la t&eacute;l&eacute; alors quand Daity frappa &agrave; la porte il se r&eacute;veilla en
sursaut et s'en mis plein les draps et le pantalon. Il s'essuyait avec
une feuille de sopalin quand lasse d'attendre, elle ouvrit la porte.DAITY (avec ironie, le voyant s'&eacute;ponger) :" Je vois que je d&eacute;range. Quand t'auras fini de te branler rejoins-moi dans la voiture. Je sais o&ugrave; est Darky ".K&Eacute;VIN (s'&eacute;pongeant le pantalon) :" Attends ce n'est pas du tout ce que tu crois. Je ne me branlais pas... ".DAITY (regardant l'&eacute;cran) : "Tu
sais moi je ne te juges pas. Mais d&eacute;p&ecirc;che toi, je t'attends dans la
voiture. Et n'oublie pas de te laver les mains je te prie tu seras
gentil, merci ".K&eacute;vin alla dans la salle de bain se passer
de l'eau sur le visage en grommelant. Shemshey &eacute;tait allong&eacute; mort dans
la baignoire dans une mare de sang fatigu&eacute;e d'&ecirc;tre toujours l&agrave; o&ugrave; il y
avait un crime. C'est vrai pourquoi est-ce qu'on ne l'invitait jamais
aux mariages et aux anniversaires ?K&Eacute;VIN (s'adressant au cadavre de Shemshey) :"
Elle &agrave; pas l'air commode la nouvelle. D&egrave;s que j'en ai l'occasion , je
la supprime elle aussi. Bon c'est pas tout mais je dois y aller mon
pote. N'oublie pas d'&eacute;teindre derri&egrave;re toi en sortant ".Sur ces quelques mots il &eacute;clata de rire et quitta la pi&egrave;ce pour aller rejoindre Daity dans la voiture. FIN DE L'&Eacute;PISODE 17 Dans cet &eacute;pisode : Sun Sunny P Renoir&nbsp;(articles), St&eacute;cy Toutoute-Fauconnier&nbsp;(articles), Marcia Huchette-Val&eacute;rius&nbsp;(articles), Mat Cerato&nbsp;(articles), Daity Lauriette&nbsp;(articles), Pascale D&eacute;sir&eacute;e Pascale&nbsp;(articles), Kevin Arnaud&nbsp;(articles), Nathalie Franchinard&nbsp;(articles), Pascal Pradel&nbsp;(articles), Just Rod&nbsp;(articles), Fugitf Shemshey&nbsp;(articles), Jymmy Maugran&nbsp;(articles), Dombr&eacute; &Eacute;zigniam&nbsp;(articles)MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France. ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/788070</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/788070</guid>
  <pubDate>Fri, 20 Mar 2009 05:50:17 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>ÉPISODE 16 LES SCORPIONS DANSENT AUX BRAS DES ROSES</title>
   <description><![CDATA[ Ayez des espions partout, soyez instruit de tout, ne n&eacute;gligez rien de ce que vous pourrez apprendre. Mais, quand vous aurez appris quelque chose, ne le confiez pas indiscr&egrave;tement &agrave; tous ceux qui vous approchent.Punissez s&eacute;v&egrave;rement, r&eacute;compensez avec largesse, multipliez les espions, ayez-en partout, dans le propre palais du prince ennemi, dans l'h&ocirc;tel de ses ministres, sous les tentes de ses g&eacute;n&eacute;raux. Ayez une liste des principaux officiers qui sont &agrave; son service, sachez leurs noms, leurs surnoms, le nombre de leurs enfants, de leurs parents, de leurs amis, de leurs domestiques. Que rien ne se passe chez eux sans que vous n'en soyez instruit.Vous aurez vos espions partout, vous devez supposer que l'ennemi aura aussi les siens. Si vous venez &agrave; les d&eacute;couvrir, gardez-vous bien de les faire mettre &agrave; mort; leurs jours doivent vous &ecirc;tre infiniment pr&eacute;cieux. Les espions des ennemis vous serviront efficacement, si vous mesurez tellement vos d&eacute;marches, vos paroles et toutes vos actions, qu'ils ne puissent jamais donner que de faux avis &agrave; ceux qui les ont envoy&eacute;s.SUN TZU, L'ART DE LA GUERRE (entre 443 et 221 avant J&eacute;sus-Christ) &Eacute;PISODE 16 " LES SCORPIONS DANSENT AUX BRAS DES ROSES"DIMANCHE 15 MARS 18H00 CHINE&nbsp;LA VILLE DE NANJING, CAPITALE DU JIANGSULe cr&eacute;puscule a de dr&ocirc;les de go&ucirc;ts. Il met des robes oranges avec des dentelles violettes, se maquille les paupi&egrave;res de rouge et il s'&eacute;tonne que le ciel se moque de lui. Dans l'immense propri&eacute;t&eacute; de Chind&eacute;ko&nbsp; au coeur de Nanjing, il apparaissait toujours &agrave; la m&ecirc;me heure. Il dansait dans le jardin, caressait les gingkgo bilobas, soufflait dans les branches des azal&eacute;es, chuchotait des mots doux aux magnolias et s'en allait sur la pointe des pieds en marchant sur la t&ecirc;te des toits. La maison de Chind&eacute;ko &eacute;tait d'allure traditionnelle, construite en bois, en briques et torchis. Avec les charpentes aux poutres arrondies soutenant des tuiles capricieuses avec les jupes relev&eacute;es en cornes.Le cr&eacute;puscule, c'&eacute;tait l'heure &agrave; laquelle Chind&eacute;ko aimait &agrave; m&eacute;diter et s'entrainer. Assis en tailleur dans son jardin, les yeux ferm&eacute;s, prisonniers dans leurs coffre-forts de paupi&egrave;res, il semblait plong&eacute; dans une profonde m&eacute;ditation. Les battements de son coeur, le vent, le chant des oiseaux, le frissonnement de l'herbe, tout ne faisait qu'un. V&ecirc;tu d'un hadjime rouge et de chaussons noirs, il &eacute;tait l'homme et la nature en m&ecirc;me temps. En arc de cercle autour de lui, cinq &eacute;p&eacute;es plant&eacute;es dans le sol semblaient tenir en &eacute;quilibre sur le fil de sa pens&eacute;e. Sa concentration &eacute;tait telle, que vu des cerisiers on aurait dit un&nbsp; mage assis au creux d'une serre de fer. Complice de la nuit, cinq hommes se rapprochaient, leurs pas glissaient sur le sol comme des ombres sur un toboggan de lumi&egrave;re p&acirc;le. Ils arrach&egrave;rent les &eacute;p&eacute;es du sol et fonc&egrave;rent sur Chind&eacute;ko. Les lames s'embrass&egrave;rent dans le vacarme du vide et la confusion&nbsp;&nbsp; en jetant leurs cris d'acier dans le n&eacute;ant. Chind&eacute;ko avait disparu. Les attaquants se regard&egrave;rent les uns les autres avec crainte, o&ugrave; &eacute;tait il ? Le son lancinant d'une &eacute;p&eacute;e sortant de son fourreau leur somma de se mettre en garde. Chind&eacute;ko se tenait debout derri&egrave;re eux, sabre &agrave; la main dans une posture guerri&egrave;re uniquement connue des animaux, des cicatrices et des maitres d'armes ancestraux.CHINDEKO (tra&ccedil;ant une ligne sur le sol avec son sabre) :" Votre respiration vous a trahis ".Les cinq hommes l'encercl&egrave;rent &agrave; nouveau et d&eacute;cid&egrave;rent d'un commun accord de l'attaquer en m&ecirc;me temps.Sylvain porta l'attaque le premier, habill&eacute; d'un kimono blanc attach&eacute; par un obi noir et des&nbsp; zooris en paille de riz.SYLVAIN (lui fon&ccedil;ant dessus, &eacute;p&eacute;e au dessus de la t&ecirc;te) :" Aaaaaaaaaaaaah!!!! ".Il fut le premier &agrave; mourir, la lame cass&eacute;e en deux, le sabre de Chind&eacute;ko plant&eacute; dans le ventre.Olivier, le deuxi&egrave;me homme eut la chance de respirer un peu plus longtemps. Il frappait de toutes ses forces mais chaque attaque &eacute;tait par&eacute;e avec gr&acirc;ce et souplesse, jusqu'au mouvement de trop. Chind&eacute;ko lui coupa le bras d'un coup sec. Il ramassa son &eacute;p&eacute;e&nbsp; et maintenant arm&eacute; de deux sabres, il ne lui restait plus que trois hommes &agrave; affronter: Midgy, Steeve et Faya.MIDGY ( s'adressant aux autres) :" Allons y tous en m&ecirc;me temps ".Les &eacute;p&eacute;es pleuraient des larmes de fer, elles &eacute;taient voraces et avides de chair. Ce sont des traitresses qui ne sont fid&egrave;les &agrave; aucun maitre. Elles acceptent sans r&eacute;ticence les charmes de ceux qui les nourrissent le plus. Et ce soir, elles &eacute;taient toutes tomb&eacute;e amoureuses de Chind&eacute;ko. Midgy et Steeve emport&eacute;s dans un tourbillon de violence tranchante furent stopp&eacute;s net dans leurs &eacute;lans. Chind&eacute;ko avait plant&eacute; ses deux sabres dans leurs poitrines.Faya en profita pour donner un coup de pied saut&eacute; &agrave; Chind&eacute;ko et lui mit la l&egrave;vre en sang.Malgr&eacute; le fait qu'il soit d&eacute;sarm&eacute;, ce dernier avait les traits d&eacute;tendus, le visage sombre et apais&eacute;. En face Faya avait les dents serr&eacute;es, les mains comme cousues &agrave; son sabre. &nbsp;Les deux hommes se d&eacute;visageaient des pieds &agrave; la t&ecirc;te, impassibles et immobiles. Une bonne minute passa ainsi,&nbsp; profitant pour ramasser quelques secondes mortes de patience sans qu'ils ne bougent. La vie, elle, attendait sagement dans son coin que le gagnant de cet affrontement la prenne dans ses bras et l'emm&egrave;ne loin de ces &eacute;pouvantails de sang et de chair agonisant sur le sol. Puis subitement le reflet de la lune sur l'&eacute;p&eacute;e de Faya donna le signal de la charge.FAYA (tournant autour de Chind&eacute;ko) :" Tu n'es pas arm&eacute;, c'est fini Chind&eacute;ko.Tu vas mourir ici ".Faya fit tournoyer son &eacute;p&eacute;e au dessus de la t&ecirc;te et lan&ccedil;a ses derni&egrave;res forces dans l'assaut en utilisant sa botte secr&egrave;te. Un enchainement de coups de pied, de coups de poing et de sabre. Chind&eacute;ko fit un saut p&eacute;rilleux en virevoltant au dessus de lui, l'attrapa par le cou et lui brisa la nuque. Faya s'&eacute;croula au sol, mort sur le coup.Chind&eacute;ko se courba pour saluer ses adversaires d&eacute;chus quand il fut interrompu par Rony un de ses serviteurs .RONY (la t&ecirc;te baiss&eacute;e) :" Zu shi y&eacute;, Ninjah est ici. Il vous attend dans la chambre de soufre ".CHINDEKO (se mettant torse nu) :" C'&eacute;tait trop facile ce soir. Demain envoyez moi huit hommes au lieu de cinq ".RONY (acquies&ccedil;ant de la t&ecirc;te) :" Oui Zu shi y&eacute;, je me charge de les choisir personnellement ".La chambre de soufre &eacute;tait une salle obscure &eacute;clair&eacute;e par des bougies du sol au plafond, l&eacute;chant la pi&egrave;ce&nbsp; comme des lucioles de cire. Creus&eacute; &agrave; m&ecirc;me la dalle, au milieu de la pi&egrave;ce un bassin de soufre ouvrait grand sa bouche jaune en attendant qu'on lui donne &agrave; manger. Chind&eacute;ko aimait &agrave; s'y plonger jusqu'au cou apr&egrave;s l'entrainement et la m&eacute;ditation afin d'y nettoyer sa peau, soigner ses plaies et se revigorer. Ninjah l'attendait &agrave; genoux devant une boite en bois. Les vapeurs &eacute;taient insupportables mais ne semblaient pas le g&ecirc;ner . C'est un personnage discret, il a un samui noir, le regard froid et les cheveux longs attach&eacute;s en arri&egrave;re. CHINDEKO :" Je t'avais demand&eacute; les t&ecirc;tes de ce dissident et de sa famille ".NINJAH (ouvrant la bo&icirc;te) :" Les voici Seigneur, celles de Fred, Priscilla, Jessie et Alain ".CHINDEKO (rictus aux l&egrave;vres):" Il ne faut jamais laisser les enfants survivre &agrave; leurs parents. Ils grandissent avec l'esprit de vengeance et peuvent s'av&eacute;rer &ecirc;tre des ennemis dangereux. Tu as bien fait de tous les &eacute;liminer ".NINJAH (se prosternant) :" Je n'existe que pour vous servir Seigneur. Cet homme avait trahi votre confiance il m&eacute;ritait la mort ".CHINDEKO (sortant du bain de soufre) :"Je pensais que la trahison et la confiance &eacute;taient des notions inconnues aux Ninjas. Vous &ecirc;tes une caste d'assassins qui ne respectent aucune r&egrave;gle du Bushido. Vos armes sont la manipulation, la ruse, le poison, la diversion et l'illusion. Depuis les provinces d'Iga au 12&egrave;me si&egrave;cle jusqu'aux recoins des villes de Shanga&iuml; et P&eacute;kin de nos jours, vous &ecirc;tes rest&eacute;s des mendiants, des criminels et des vagabonds. Mais pourtant j'ai de l'admiration pour toi, car malgr&eacute; la noirceur de ton &acirc;me, je sens la lumi&egrave;re qui d&eacute;borde de ton coeur. Tu n'as rien &agrave; voir avec tes parents.Tu n'existes que pour me servir dis-tu ? Je t'offre une nouvelle occasion de me le prouver. Sur la chaise derri&egrave;re toi, il y a une enveloppe, ouvre-la. Je veux que tu ailles en Guadeloupe dans les Antilles fran&ccedil;aises et que tu tues cette personne ".NINJAH (regardant les photos) :" Mais je pensais que le Ma&icirc;tre des Homines Nocturni voulait la garder en vie ? ".Soudain le bain de soufre se mit &agrave; bouillir et les flammes des bougies &agrave; vaciller comme si elles voulaient s'enfuir. Chind&eacute;ko en un geste vif avala la distance qui le s&eacute;parait de Ninjah et lui mit un poignard sous la gorge.CHIND&Eacute;KO (lui tenant la gorge)&nbsp; :" Oserais tu contest&eacute; mes ordres mendiant ? ".NINJAH :" Non Seigneur, il en sera fait selon votre volont&eacute;. J'irai en Guadeloupe et je l'ex&eacute;cuterai... ".MARDI&nbsp; 12H00&nbsp; PETIT CANAL&nbsp; MAISON DU SUSPECTPROTO (aux journalistes) :" Le danger &eacute;tait partout l&agrave;-dedans, mes hommes &eacute;taient sur le qui vive, &agrave; n'importe quel moment &ccedil;a aurait pu d&eacute;g&eacute;n&eacute;rer. Mais n'&eacute;coutant que mon courage, j'ai attrap&eacute; Darky et sauv&eacute; mon &eacute;quipe d'une mort certaine. C'est dans ces moments que je suis fier d'&ecirc;tre policier ".ANA ELLE (jouant des coudes avec ses confr&egrave;res) :" Bonjour commissaire, Ana&euml;lle pour Maco Magazine. Commissaire Proto, vous &ecirc;tes sans doute tr&egrave;s tr&egrave;s courageux mais vous avez aussi la vue tr&egrave;s tr&egrave;s mauvaise. Cet homme n'est pas Darky. Peut on parler de bavure polici&egrave;re? ".Tous les journalistes pr&eacute;sents commenc&egrave;rent &agrave; s'exciter et &agrave; poser des questions dans un brouhaha incompr&eacute;hensible.PROTO (g&ecirc;n&eacute;, retournant Jimmy vers lui) :" Heuu...c'est &agrave; dire que..&nbsp; ".JYMMY (les mains menott&eacute;es dans le dos) :" Je m'appelle Jymmy Maugrand. Je porte plainte contre la police de Pointe &agrave; Pitre, je suis innocent !! Tout le monde me connait dans le quartier. La police m'a brutalis&eacute;, vous &ecirc;tes tous t&eacute;moins ".PROTO (se d&eacute;chargeant de l'affaire)&nbsp; :" Euuh... c'est l'inspecteur Dombr&eacute; qui l'a arr&ecirc;t&eacute;. Je n'ai fait que vous le pr&eacute;senter ".LAETITIA (se frayant un chemin parmi les autres journalistes) :" Mais vous disiez &agrave; l'instant l'avoir attrap&eacute; vous-m&ecirc;me ".PROTO (g&eacute;n&eacute;) :" Vous m'avez mal compris. Et puis &ccedil;a suffit pour aujourd'hui. On a du travail. Maintenant dispersez vous ". Un officier emm&egrave;ne Jymmy, Proto lui&nbsp; monte dans sa voiture et s'en va vex&eacute; sous les rires et les quolibets. Pendant ce temps dans la maison de Jymmy, Pwarouj et Dombr&eacute; continuaient leur investigation. L'int&eacute;rieur &eacute;tait coquet, bien rang&eacute;e, aucune arme, aucune trace de stup&eacute;fiant. Dans les placards les v&ecirc;tements &eacute;taient tous bien pli&eacute;s. Dans la salle de bain, des peignes, des ciseaux, du gel, de la laque et des rasoirs. Dans le frigidaire, du lait, de l'eau min&eacute;rale, des jus de fruits, des l&eacute;gumes, des oeufs, tout laissait supposer une alimentation bien &eacute;quilibr&eacute;e.PWAROUJ (souriant) :" Pourquoi as-tu laiss&eacute; Proto se faire ridiculiser publiquement? ".DOMBRE (avec un petit air pinc&eacute;) :" Il aime trop&nbsp; faire son show aupr&egrave;s des journalistes, &ccedil;a lui servira de le&ccedil;on ".PWAROUJ (fouillant le bac &agrave; l&eacute;gumes) :" Attends-toi &agrave; ce que &ccedil;a te retombe dessus. Oh tiens donc! Dombr&eacute;, viens voir ce que j'ai trouv&eacute; ".DOMBRE (intrigu&eacute;) :" Qu'est ce qu'il y a ? ".PWAROUJ : "Regarde, un bocal bizarre avec des cheveux. Il est peut-&ecirc;tre pas si ridicule que &ccedil;a notre Proto. Je te parie que ce sont les cheveux de Marylou Blue. On l'avait retrouv&eacute;e enti&egrave;rement chauve, tu te souviens? ".Dombr&eacute; prend le bocal dans ses mains et le met face &agrave; la lumi&egrave;re du jour pour voir ce qu'il y a dedans.DOMBRE (se tournant vers un officier) :" Envoyez moi &ccedil;a au laboratoire pour analyse ".1H PLUS TARD AU COMMISSARIAT DE GAMBETTAAu commissariat de Gambetta, tous les flics &eacute;taient devant la t&eacute;l&eacute;vision de la cantine. Une journaliste disait que :&lt;&lt; L'incomp&eacute;tent Commissaire Proto avait arr&ecirc;t&eacute; quelqu'un par erreur croyant que c'&eacute;tait Darky &gt;&gt;.PROTO (en col&egrave;re,surprenant ses hommes devant la t&eacute;l&eacute;) :" Allez au boulot !! Eteignez moi cette merde !! Arr&ecirc;tez de regarder des conneries !! ".Tous les hommes se lev&egrave;rent d'un seul bond et reprirent leurs activit&eacute;s comme si de rien n'&eacute;tait. Mais beaucoup avait du mal &agrave; s'emp&ecirc;cher de rire et de se moquer du grand patron. Ce qui avait le don de l'&eacute;nerver au plus haut point.Dombr&eacute; et Pwarouj eux avaient d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; l'interrogatoire du suspect Jimmy. PWAROUJ (&agrave; Jimmy) :" On a analys&eacute; les cheveux dans ton frigo et c'est bien les cheveux de Marylou Blue. Tu l'as tu&eacute;e et tu lui as ras&eacute; le cr&acirc;ne c'est &ccedil;a ? Vas y parle ! ".JYMMY (en larmes) :" Non! Non ! Je suis innocent. Comme je vous l'ai dit je m'appelle Jymmy, je suis coiffeur. Tous les jours je voyais Marylou passer devant mon salon et je la coiffais tous les samedis. J'&eacute;tais fou d'elle, je l'aimais. Jamais je ne lui aurais fait de mal ".DOMBR&Eacute; (tapant du poing sur la table) :" Alors qu'est ce que ses cheveux faisaient dans un bocal au fond de ton frigo. Ils &eacute;taient m&eacute;lang&eacute;s &agrave; de la boue, du sang et de l'huile ".JIMMY (en larmes) :" C'est Leila qui m'a dit de faire &ccedil;a ".JIMMY (effondr&eacute;) :" Oui Leila est une puissante&nbsp; Gad&egrave; de zaf&egrave; (sorci&egrave;re) qui m'a dit pouvoir jeter un sort d'amour &agrave; Marylou pour qu'elle m'aime. Je lui ai pris une m&egrave;che de cheveux en la coiffant. Je lui ai donn&eacute; et elle m'a fait une potion avec du sang de zandoli et de l'huile de coco. C'est ce que vous avez trouv&eacute; dans mon frigo. Jamais je ne lui aurai fais de mal, Je vous le jure !! je l'aimais !! ".DOMBRE (maintenant la pression) :" Et pourquoi te faire passer pour Darky sur Facebook? ".Pradel entre avec une feuille &agrave; la main tout excit&eacute; et interrompt la conversation.PRADEL (g&eacute;n&eacute;) :" Vous vous trompez de bonhomme. Ce n'est pas lui l'assassin. Je veux dire...la connexion ne venait pas de son ordi ".PWAROUJ (s'en prenant &agrave; Pradel) :" Comment &ccedil;a petit g&eacute;nie? Et son adresse Pip&eacute; de mes couilles ? ".PRADEL (g&eacute;n&eacute; mais ne se d&eacute;montant pas) :" Elle venait bien de son ordi, mais ce n'est pas lui ".DOMBR&Eacute; (se tournant vers Pradel) :" Bon l&agrave; tu commence &agrave; me saouler avec ton charabia. La connexion venait de son PC donc c'est lui oui ou merde ?!! ".PRADEL : "Au moment o&ugrave; l'on parle Darky est connect&eacute; et nous envoie un message ".PWAROUJ (&eacute;nerv&eacute;) :" Mais putain Bozo pourquoi est-ce que tu ne l'as pas dit plus t&ocirc;t !! ". Ils se l&egrave;vent pour voir l'ordinateur de Pradel.En effet Darky parlait sur le tchat en s'adressant &agrave; Dombr&eacute;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &lt;&lt; Les meurtres vont continuer Dombr&eacute;, vous ne m'attraperez jamais &gt;&gt;.DOMBRE (furieux) :" Ah ouais il veut jouer !! Laisse lui un message sur son mur &agrave; cette pourriture. Que tout ses contacts sachent quel enfoir&eacute; il est !! ".DOMBRE (sur le mur de Darky) :&lt;&lt; Je t'aurai salopard! Tu n'auras nulle part o&ugrave; te cacher. Je te traquerai au bout de l'enfer s'il le faut !! &gt;&gt;PWAROUJ : "N'emp&ecirc;che que le premier message venait bien de l'ordinateur de Jymmy. Donc Darky &agrave; forc&eacute;ment utilis&eacute; son PC. Dombr&eacute;, ils sont complices tous les deux, c'est &ccedil;a l'explication. Il est l&agrave; &agrave; pleurnicher &agrave; jouer les amoureux malheureux, mais lui et son pote rappeur sont deux psychopathes en puissance ".DOMBR&Eacute; (se penchant sur Jimmy) :" C'est vrai ce qu'il dit mon coll&egrave;gue, ton histoire de marabout et de potion &agrave; la con n'enl&egrave;ve rien au fait que le message venait bien de ton ordi ".PRADEL : "Mais c'est pas moi je vous dis. Je ne le&nbsp; connais pas moi ce Darky. En plus je pr&eacute;f&egrave;re le compas ".PWAROUJ : "Dombr&eacute; on perd notre temps avec lui. Foutons le au trou. Cette s&eacute;rie de meurtre est la plus sanglante qu'ait jamais connue la Guadeloupe. Le procureur voudra faire un exemple. C'est partie pour au moins quarante ans sans voir le soleil mon gars ".DOMBR&Eacute; (&agrave; Jymmy) : "Je suis d&eacute;sol&eacute; Jymmy, mais tu ne veux pas m'aider alors moi je ne peux rien pour toi ".Assis devant son ordinateur, en lisant le message de Dombr&eacute;, une silhouette absorb&eacute;e par la lueur de l'&eacute;cran laissa &eacute;chapper un rire sombre et rauque de sa cage de dent et d'ivoires. SILHOUETTE (riant &agrave; gorge d&eacute;ploy&eacute;e) :" Ahahah Dombr&eacute;, bient&ocirc;t ton tour viendra.Ton tour viendra ".Il faisait jour dehors, mais les rideaux tir&eacute;s plongeait la pi&egrave;ce dans la noirceur absolue. Une chanson de Darky "Vision Morbide" en &eacute;coute sur son myspace passait ses doigts sur le mur &agrave; la recherche d'un interrupteur qu'elle ne trouvait pas. La silhouette se leva de devant&nbsp; son &eacute;cran d'ordinateur et se dirigea vers la cuisine. Elle prit deux souris dans une boite en carton et les l&acirc;cha dans un vivarium en verre. Les pauvres b&ecirc;tes finirent d&eacute;vor&eacute;es par un&nbsp; serpent au venin jaloux et tordant.LA SILHOUETTE (tapotant sur la vitre du vivarium) :" Bon app&eacute;tit mon ami ".Une fois assur&eacute;e que son compagnon &agrave; la fourrure d'&eacute;cailles ait &eacute;t&eacute; bien nourri, la silhouette&nbsp; se dirigea vers une chambre avec des photos et des posters de Darky partout. Elle&nbsp; poussa le lit et sous le sommier, cach&eacute;e par une moquette, elle souleva une trappe menant &agrave; un sous sol sombre. La silhouette descendit quelques marches et alluma la lumi&egrave;re.Dans la pi&egrave;ce des vielles poup&eacute;es aux yeux arrach&eacute;es, des jantes de voitures, des tableaux poussi&eacute;reux et des outils de bricolage retenaient leurs souffles pour qu'elle ne les remarquent pas. Trois &eacute;normes tonneaux en bois tr&ocirc;naient au milieu de la pi&egrave;ce, elle les ouvrit et fit apparaitre trois femmes noy&eacute;es dans du rhum. Shayane une h&ocirc;tesse de l'air, la peau bonbon, le sourire caramel, les cheveux vanill&eacute;s. &Eacute;lodie une femme d'affaire brune aux grand yeux verts, la chevelure rousse. Et Malika une physionomiste en boite de nuit, une femme passionn&eacute;e au regard d&eacute;cid&eacute;, les traits fins et le corps &eacute;crit avec la plume des dieux de la beaut&eacute;. Elles &eacute;taient toutes les trois diff&eacute;rentes dans la vie, mais ici elles &eacute;taient pareilles: Mortes. La silhouette plongea ses mains dans un des f&ucirc;ts et&nbsp; prit une gorg&eacute;e de punch aux cadavres. Puis elle extirpa Shayane d'un des tonneaux, l'allongea sur le sol et commen&ccedil;a &agrave; lui raser la t&ecirc;te avec un couteau. Elle la retourna sur le ventre et lui grava " I love Darky" dans le dos. La victime avait le corps frip&eacute; et la peau brul&eacute;e par le rhum. ce qui se mariait tr&egrave;s bien avec la lame br&ucirc;lante de rage de son bourreau. Soudain, venant d'un des tonneaux des g&eacute;missements craintifs attir&egrave;rent l'attention de la silhouette. Malika respirait encore. En essayant de s'&eacute;chapper elle avait fait tomber le tonneau par terre et le rhum mac&eacute;r&eacute; s'&eacute;tait r&eacute;pandu dans la pi&egrave;ce. Malika rampait sur le sol en suffoquant dans la boue alcoolis&eacute;e. La silhouette l'attrapa par la jambe et l'attira vers elle.MALIKA (en hurlant) :" Piti&eacute;!!&nbsp; Piti&eacute;!! Ne me tuez pas !! Mais pourquoi faites vous &ccedil;a?!!!! ".Pour seule r&eacute;ponse, la silhouette ramassa un marteau et lui fracassa la t&ecirc;te &agrave; dix reprises dans une rage folle et incontr&ocirc;lable. Puis elle lui rasa la t&ecirc;te et lui grava "I love Darky" dans le dos.FIN DE L'&Eacute;PISODE 16Dans cet article : Gr&eacute;gory Chind&eacute;ko&nbsp;(articles), Ninjah Shaolin&nbsp;(articles), Steeve Apens&nbsp;(articles), Midgy Balon&nbsp;(articles), Sylvain Beaubois&nbsp;(articles), Showdem Faya&nbsp;(articles), Olivier Loulendo&nbsp;(articles), Fred Premel&nbsp;(articles), Priscilla Riemer&nbsp;(articles), Jessie Polka&nbsp;(articles), Alain Thorinius&nbsp;(articles), Jymmy Maugran&nbsp;(articles), Rony Dankers&nbsp;(articles), Leila Laurent&nbsp;(articles), Malika Jean Francois&nbsp;(articles), Elodie TyBoune Ggdb&nbsp;(articles), Shayane Lacash&nbsp;(articles)MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.PETIT MOMENT DE DETENTE AVEC LE SHOWGUN DE GWADA by JULIEN DALLERetrouvez DARKMAN prochainement&nbsp; dans le t&eacute;l&eacute;film de Julien Dalle " RETOUR AU PAYS"&nbsp; plus d'infos sur http://www.retouraupays-lefilm.com/ ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/787106</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/787106</guid>
  <pubDate>Wed, 18 Mar 2009 07:11:21 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>ÉPISODE 15 &quot;QUAND LES CARTES POSTALES ET LE GHETTO SE MARIENT&quot;</title>
   <description><![CDATA[ RAPPEL: Dans un &eacute;pisode pr&eacute;c&eacute;dent K&eacute;vin et Shemshey s'&eacute;taient rendus aux urgences pour rien. L'ambulance qui avaient emmen&eacute; Darky sous leurs yeux n'y &eacute;tait jamais all&eacute;e. Le docteur Guillaume, l'infirmi&egrave;re Melissa et l'anesth&eacute;siste Jo&euml;l l'avaient emmen&eacute; ailleurs dans une maison aux Deux Mamelles &agrave; Basse-terre.GRAND BAIE 1H00 DU MATINK&eacute;vin et Shemshey avait roul&eacute; jusqu'&agrave; Grand-Baie. "Grand B" comme "Grand Bordel" ou "Grande Benne". Quand une carte postale et un ghetto se marient &ccedil;a donne &ccedil;a: Un peuple qui fait des grands sourires pour cacher une grande peine. Des murs d&eacute;labr&eacute;s, des routes &eacute;corch&eacute;es, la mis&egrave;re qui fait fortune et la mer juste en face qui se moque de tout. Le quartier &eacute;tait anim&eacute; ce soir l&agrave;, les ruelles &eacute;taient tatou&eacute;es de monde et la violence dansait nue. La chaleur &eacute;tait palpable, la musique coupable et les regards fuyant de travers comme des crabes. La communaut&eacute; Dominicaine aimait &agrave; s'y retrouver pour c&eacute;l&eacute;brer ensemble les souvenirs du pays, de l'exil comme des fous de soleil et de bi&egrave;res fraiches enferm&eacute;s dans le m&ecirc;me asile. Bachata, Meringue et Reggaeton s'accouplaient sur des notes latines, emport&eacute;es par les voix de Daddy Yankee, Juan Luis Guerra et Calderon. Les filles faisaient du charme aux passants et se noyaient dans des rires exquis &agrave; faire les d&eacute;mons de la nuit sauter au plafond.Kevin et Shemshey d&eacute;cid&egrave;rent de prendre une chambre dans un motel afin de cogiter sur les &eacute;v&egrave;nements de la nuit. Cela faisait la deuxi&egrave;me fois qu'ils perdaient la trace de Darky et ils angoissaient&nbsp; &agrave; l'id&eacute;e d'annoncer la nouvelle &agrave; D&eacute;sir&eacute;e. Elle ne tol&eacute;rait aucun &eacute;chec et ils craignaient son courroux.Le motel &eacute;tait miteux, la moquette avait fait son deuil de ses belles boucles rouges et portait depuis de jolies m&egrave;ches noires faites aux m&eacute;gots de cigarettes, de vomi et de sang s&eacute;ch&eacute;. En entrant Shemshey se fit bousculer par une fille en pleurs, le soutif d&eacute;chir&eacute;, se cachant les seins avec les mains, poursuivie par un type compl&egrave;tement saoul qui s'&eacute;croula dans l'escalier en grouinant comme un porc. Shemshey lui marcha dessus en l'&eacute;crasant avec sa semelle noire et K&eacute;vin l'enjamba.Le g&eacute;rant du motel un d&eacute;nomm&eacute; Mat somnolait les pieds sur le comptoir, un chapeau jaune enfonc&eacute; jusqu'au menton. Le diable aussi avait le droit de se reposer et quand il le faisait, c'&eacute;tait ici dans le bruit et le b&eacute;ton.SHEMSHEY (poussant les pieds de Mat) :" Une chambre pour deux ".MAT (r&eacute;veill&eacute; en sursaut) :" Pour les couples homo, c'est prix compte double ".K&Eacute;VIN (vex&eacute;) :" Eh ! oh! On n'est pas homo du con ! ".MAT (ironiquement) :" Mais vous aimez bien dormir ensemble comme deux copains c'est &ccedil;a. Moi vous savez j'ai rien contre les homos c'est des gens comme nous. Du moment qu'ils payent double ? ".SHEMSHEY (perdant patience) :" Bon tu vas nous la donner cette chambre o&ugrave; il faut que je fasse le tour du comptoir pour t'enfoncer ton chapeau dans le cul ".MAT (lui balan&ccedil;ant les cl&eacute;s) :" Chambre 212 deuxi&egrave;me &eacute;tage. &Eacute;clatez vous bien les mecs&nbsp; mais je ne veux pas trouver de traces de foutre dans les draps, c'est bien compris ? ".SHEMSHEY (&agrave; K&eacute;vin) :" Fais moi penser &agrave; lui &eacute;clater sa tronche de con en partant ".&nbsp;Apr&egrave;s avoir prix quatre bi&egrave;res dans le distributeur &agrave; pi&egrave;ce du couloir, les deux comp&egrave;res entrent dans la chambre. Il y avait deux lits, une t&eacute;l&eacute;, deux lampes de chevet et une salle de bain. K&eacute;vin sauta sur une des deux couches, ouvrit une bi&egrave;re, et se mit &agrave; zapper sur la t&eacute;l&eacute; pourrie de la chambre. Il tomba sur un chaine class&eacute; X, le programme le captivait comme un singe devant une banane, mais l'image sautait . Shemshey, lui, &eacute;tait hors de lui. Il craignait pour l'avenir de l'&eacute;quipe.SHEMSHEY (furieux, frappant du poing sur un mur) :" Putain de putain! De putain! de langu&egrave;t, de cougnia, de bonda, de bordel de merde !!! ".KEVIN (lui lan&ccedil;ant une bi&egrave;re) :" C'est clair y a de quoi avoir les nerfs, &ccedil;a passe mal, fais chier ! En plus c'est avec Nathalie, j'adore cette actrice porno. J'ai vu tous ses films de&nbsp; "James Bonda " &agrave;&nbsp; "La Baise des Flamboyants"&nbsp; sans oublier l'incomparable&nbsp; " Plus de sirop sur mon Snawball s'il vous plait" . Elle a un corps parfait. J'adore ses jambes, oh la la et ses seins ! T'as vu ses seins ?! Ils sont ronds comme des past&egrave;ques. Je sais pas ce que je donnerais pour.. ".Exc&eacute;d&eacute; par ses divagations, Shemshey lui balan&ccedil;a une bi&egrave;re dans sa direction. Elle &eacute;clata sur le mur au dessus de sa t&ecirc;te et&nbsp; l'aspergea de mousse.KEVIN (s'&eacute;pongeant le visage avec les draps) :" Mais qu'est ce qui t'arrives Shem? Y'aura une rediff t'inqui&egrave;tes ".SHEMSHEY (hors de lui) :" Je m'en bats les couilles de ton porno de merde. On a perdu Darky et toi tu me parles de Nathalie. Putain mais t'es con ou t'es con!! ? ".KEVIN (penaud) :" Tu ne devrais pas m'insulter comme &ccedil;a Shemshey. C'est pas bien de dire des gros mots, ma m&egrave;re m'a toujours dit que ... ".SHEMSHEY (dans une rage folle) :" Ta gueule! Ta gueule! Ta gueule! Je m'en fous de ta m&egrave;re, de ta grand-m&egrave;re, de ta belle-m&egrave;re !! Mais putain c'est pas vrai, qu'est ce que j'ai fait pour faire &eacute;quipe avec un demeur&eacute; pareil !! C'est pas possible, tu t'es &eacute;chapp&eacute; d'un dessin anim&eacute; ! Tous les soirs quand tu rentres chez toi, y'a quelqu' un qui te dessines dans son carnet, ton p&egrave;re c'est Walt Disney, c'est &ccedil;a ?! ".KEVIN (en riant) :" C'est vrai que les dessins anim&eacute;s de Walt Disney sont bien, mon pr&eacute;f&eacute;r&eacute; c'est Dingo et... ".SHEMSHEY ( hors de lui) :" Mais putain, fermes ta ... ".La sonnerie d'un t&eacute;l&eacute;phone lui mit la main sur la bouche et l'emp&ecirc;cha de finir sa phrase. C'&eacute;tait le portable de Shemshey.SHEMSHEY (b&eacute;gayant au t&eacute;l&eacute;phone) :" Oui madame... Non madame... On l'a perdu madame. Je fais mon possible mais avec K&eacute;vin &ccedil;a ne marche pas. Il est totalement incomp&eacute;tent. Oui madame... Merci madame... Mes respects madame ".Compl&egrave;tement d&eacute;contenanc&eacute; par l'appel, Shemshey&nbsp; passa le t&eacute;l&eacute;phone &agrave; Kevin.Shemshey (donnant le t&eacute;l&eacute;phone &agrave; K&eacute;vin) :" D&eacute;sol&eacute; l'ami, rien de personnel. Mais l&agrave; je suis &agrave; bout, on n'arrive &agrave; rien tout les deux ".KEVIN (prenant le t&eacute;l&eacute;phone) :" Bonsoir Madame... Oui madame... J'accepte votre d&eacute;cision madame... Tout de suite madame ".Il raccroche et se tourne vers Shemshey, celui ci boit une bi&egrave;re allong&eacute; sur son lit. Il met un chaine sportive et demande &agrave; Kevin de se pousser&nbsp; de devant l'&eacute;cran.SHEMSHEY :" Alors, qu'est ce qu'elle t'a dit D&eacute;sir&eacute;e? ".KEVIN :" Elle m'a dit qu'&agrave; partir de maintenant je ferai &eacute;quipe avec&nbsp; Daity ".SHEMSHEY (se redressant sur son lit) :" Hein ?! Comment &ccedil;a ? Et moi ? ".KEVIN (sortant son arme) :" Ben toi, tu restes l&agrave; ".Sur ce, il lui explose le cr&acirc;ne avec une balle en pleine t&ecirc;te. Il lui prend sa bi&egrave;re des mains, reprend la t&eacute;l&eacute;commande, se couche sur le lit et remet sa chaine porno avec Nathalie. KEVIN (buvant une gorg&eacute;e de bi&egrave;re) :" Elle est vraiment bonne cette Nathalie. Aaah ce que je donnerais pour avoir une nuit avec elle ".&nbsp;VERNOU 2H26&nbsp; APPARTEMENT DE GUILLAUMEGuillaume rentrait chez lui en sifflotant, il avait achet&eacute; une d&eacute;licieuse pizza aux lambis et une canette de jus de goyave. Il faisait frais &agrave; Vernou &agrave; cette heure de la nuit et une l&eacute;g&egrave;re brume enfumait le quartier. S&ucirc;rement la condensation qui fumait le calumet de la paix avec la chaleur accumul&eacute;e durant la journ&eacute;e et l'humidit&eacute;. Il arriva devant la porte de chez lui, prit la boite &agrave; pizza et la canette en &eacute;quilibre d'une main et de l'autre chercha les cl&eacute;s dans sa poche. Il trouva enfin le passeport de ferraille et d'acier,&nbsp; le glissa dans la serrure vorace et rentra en poussant la porte avec son pied. Avec son coude il alluma l'interrupteur,&nbsp; posa les commissions sur la table de la salle &agrave; manger et s'en alla chercher un verre dans la cuisine.Mais l&agrave;, il s'arr&ecirc;ta net et poussa un cri. Jo&euml;l &eacute;tait allong&eacute; par terre, la gorge tranch&eacute;e baignant dans un magma de sang. Melissa &eacute;tait assise en pleure &agrave; c&ocirc;t&eacute; de lui, les mains attach&eacute;es derri&egrave;re le dos et la bouche scotch&eacute;e. Il s'agenouilla dans la vomissure sanguinolante pour la lib&eacute;rer, mais elle devint compl&egrave;tement hyst&eacute;rique.GUILLAUME (lui enlevant le scotch de la bouche) :" Mais qu'est ce qui s'est pass&eacute; Melissa? ".MELISSA (en hurlant) :" Guillaume derri&egrave;re toi !!! ".Guillaume se retourna et prit un coup sur la t&ecirc;te. Il perdit connaissance et se r&eacute;veilla quelques instants plus tard, ligot&eacute; sur une chaise de la cuisine. Assise tranquillement &agrave; table, une femme mangeait sa pizza en sirotant son jus de goyave. Elle &eacute;tait grande, brune, les cheveux courts avec une longue frange taill&eacute;e en biais lui retombant sur l'oeil gauche. Pantalon, chemise et&nbsp; gants noirs. Belle, dangereuse et &eacute;l&eacute;gante comme une panth&egrave;re noire.DAITY :" Bonsoir Guillaume, &ccedil;a ne t'emb&ecirc;te pas si je te prends une part de ta pizza et&nbsp; un peu de jus ? Mais &ccedil;a fait une petite heure que je t'attends et torturer tes amis m'a creus&eacute;e l'app&eacute;tit ".GUILLAUME (revenant peu &agrave; peu &agrave; lui) :" Mais qui &ecirc;tes vous ? Pourquoi vous en prendre &agrave; mes amis et moi ? ".DAITY :" Ce soir, vous avez embarqu&eacute; un homme dans votre ambulance. Je voudrais savoir o&ugrave; vous l'avez emmen&eacute; ? ".GUILLAUME :" Nous l'avons emmen&eacute; &agrave; l'h&ocirc;pital, aux urgences ".Daity tire une balle dans l'&eacute;paule de Melissa qui se met &agrave; hurler. Sa bouche laisse &eacute;chapper un r&acirc;le de douleur qui s'&eacute;crase sur le scotch, sans m&ecirc;me avoir connu la lumi&egrave;re, comme un spermatozo&iuml;de faisant la course &agrave; la vie se heurtant au mur en plastique d'un pr&eacute;servatif.GUILLAUME (hurlant) :" Mais putain! Vous &ecirc;tes malade ! ".DAITY (buvant une gorg&eacute;e de jus) :" Vraiment d&eacute;licieux ce jus de goyave. Pas trop de sucre, pas trop de pulpe comme j'aime. Oups, je l'ai fini, excuse-moi... Guillaume, ton ami Jo&euml;l a voulu jouer les cowboys, maintenant il fait du rod&eacute;o en enfer. Tu as une chance de sauver ta vie et celle de Melissa. Je suis une fille tr&egrave;s gentille mais je n'aime pas qu'on se foute de moi. Je vais donc te reposer la question, o&ugrave; est Darky? ".GUILLAUME (en larmes, se pissant dessus): "Je ne peux pas vous le dire. Ils ont dit qu'ils allaient me tuer moi et ma famille ".DAITY (tirant une balle dans la gorge de M&eacute;lissa) :" Quand tu dis tuer, tu veux dire comme &ccedil;a ? ".M&eacute;lissa s'&eacute;croula sur le carrelage, en s'&eacute;touffant dans son propre sang. Dans des spasmes douloureux et violents.GUILLAUME (se d&eacute;battant sur sa chaise) :" Oh mon Dieu! Melissa! ".Daity se l&egrave;ve de sa chaise et vient s'assoir &agrave; califourchon sur Guillaume. Elle lui tire les cheveux en arri&egrave;re et lui colle le canon brulant de son arme sur la tempe.DAITY (lui l&eacute;chant le visage) :" Guillaume, mon petit ch&eacute;ri je t'&eacute;coutes ".GUILLAUME (en larmes) :" On nous a demand&eacute; de r&eacute;cup&eacute;rer un accident&eacute; &agrave; Ste Rose. Il avait fait un crash de dingue contre un poteau &eacute;lectrique. On l'a r&eacute;anim&eacute; et emmen&eacute; aux Deux Mamelles ".DAITY (lui tirant les cheveux plus fort) :" O&ugrave; &ccedil;a aux Deux Mamelles? ".GUILLAUME :" Dans une maison toute bleue dans les bois. Elle est facile &agrave; reconnaitre, m&ecirc;me le gazon et les arbres sont bleus. Le propri&eacute;taire est compl&egrave;tement obs&eacute;d&eacute; par cette couleur ".Daity l'embrasse sur la bouche, lui donne une petite claque sur la joue et se rel&egrave;ve.DAITY (sourire aux l&egrave;vres) :" Tu vois, ce n'&eacute;tait pas difficile Guillaume ".Puis elle s'en va dans le salon et revient avec un jerricane d'essence. Elle asperge les corps de Melissa et Jo&euml;l puis Guillaume qui se d&eacute;bat comme un forcen&eacute;. Ensuite tranquillement, elle sort un paquet de cigarettes de sa poche.DAITY (s'allumant une cigarette) :" T'en veux une? ".GUILLAUME (suppliant) :"Je vous ai tout dit, piti&eacute;! Piti&eacute;!!! ".DAITY (rangeant son paquet dans sa poche) :"Je crois comprendre que tu n'en veux pas. Tu as bien raison, fumer tue ".Sur ce, elle jette sa clope par terre et s'en va. Les &eacute;tincelles se mettent &agrave; bailler et &agrave; s'&eacute;tirer comme sorties d'un grand sommeil de feu et de cendre. Elles ouvrent les yeux, voient l'essence et piquent une t&ecirc;te dedans en cr&eacute;pitant.En s'en allant dans sa voiture teint&eacute;e noire, Daity regarda dans le r&eacute;troviseur les flammes et la fum&eacute;e d&eacute;vorer l'appartement. FIN DE L'&Eacute;PISODE 15La structure g&eacute;n&eacute;rale, la pr&eacute;sentation, la forme et le contenu des
pr&eacute;sents articles constituent ensemble, une &oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par les lois
en vigueur sur les droits d'auteur et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, dont
l'association est titulaire au titre des l&eacute;gislations fran&ccedil;aise et
internationale.copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)Dans cet article : Daity Lauriette&nbsp;(articles), Mat Cerato&nbsp;(articles), Nathalie Franchinard&nbsp;(articles), Joel Faider&nbsp;(articles), NicOlas Guillaume&nbsp;(articles), Kevin Arnaud&nbsp;(articles), Fugitf Shemshey&nbsp;(articles), Pascale D&eacute;sir&eacute;e Pascale&nbsp;(articles), Maurin Melissa&nbsp;(articles)MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France. ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/786059</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/786059</guid>
  <pubDate>Mon, 16 Mar 2009 06:16:25 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>EPISODE 14 INTITULÉ &quot;LA CAVE&quot;</title>
   <description><![CDATA[ RAPPEL: Dans un &eacute;pisode pr&eacute;c&eacute;dent R&eacute;gine surprenait&nbsp; Mozar et son p&egrave;re dans la cave &agrave; vin en train de discuter sans se faire voir. Pendant ce temps on avait fouill&eacute; et chamboul&eacute; son appartement &agrave; la recherche des photos. David avait tu&eacute; la femme de m&eacute;nage qui s'av&eacute;rait &ecirc;tre une Homines Nocturni .Les id&eacute;es se bousculaient dans la t&ecirc;te de R&eacute;gine. Elle avait roul&eacute; pendant une bonne heure en repensant &agrave; son p&egrave;re et &agrave; cet homme &agrave; la bague en or repr&eacute;sentant un soleil vampire qui mord une lune. De quoi parlaient-ils ? Que faisaient-ils dans la cave &agrave; vin ? Qui &eacute;tait cet homme &eacute;trange et pourquoi son p&egrave;re lui avait-il menti ?En arrivant chez elle, qu'elle ne f&ucirc;t sa surprise en d&eacute;couvrant l'&eacute;tat de son appartement. C'&eacute;tait incroyable, les livres, les dossiers, les revues, les v&ecirc;tements, tout avait &eacute;t&eacute; rang&eacute; et class&eacute; soigneusement. Les meubles &eacute;taient &eacute;pousset&eacute;s, les rideaux tir&eacute;s et la pi&egrave;ce parfum&eacute;e. Ses lunettes de soleil qu'elle pensait avoir perdu depuis deux ans &eacute;taient rang&eacute;es dans un tiroir. Non, franchement rien &agrave; dire,&nbsp; la femme de m&eacute;nage avait fait du bon boulot. Il fallait vraiment penser &agrave; l'augmenter. Comme d'habitude d&egrave;s qu'elle avait des soucis, R&eacute;gine se pr&eacute;parait un th&eacute; chaud vanille caramel et des petits biscuits &agrave; la cerise pays. Pendant que l'eau bouillait, elle en profitait pour prendre une douche. &Agrave; chaque fois qu'elle entrait dans la salle de bain, le miroir s'asseyait confortablement dans son fauteuil de verre pour admirer son corps. Il adorait la voir nue les cheveux mouill&eacute;s, la peau embaum&eacute;e, caress&eacute;e par le savon et ses bulles coquines. Elle arrivait intello &agrave; lunettes, elle ressortait sir&egrave;ne et d&eacute;esse au formes f&eacute;lines. S'il n'&eacute;tait pas encastr&eacute; dans un mur, cela ferait belle lurette qu'il lui aurait saut&eacute; dessus. Mais malheureusement les contes o&ugrave; les f&eacute;es transforment les miroirs en princes n'existent pas et aucun &eacute;crivain n'a jamais song&eacute; &agrave; en inventer.La r&ecirc;verie de notre ami donneur de reflet fut interrompue par un bruit sourd. Quelqu'un frappait &agrave; la porte. R&eacute;gine sortit de la douche comme un r&ecirc;ve sort des bras du sommeil. Elle enroula une serviette autour d'elle et alla ouvrir. REGINE (sortant de la douche)&nbsp; :" Oui un instant s'il vous plait&nbsp; ".VOIX HOMME (derri&egrave;re la porte) :" Professeur Hierso, c'est le facteur. Il y a un colis pour vous, j'aurai besoin d'une signature ".REGINE (ouvrant la porte) :" Je signe o&ugrave;? ".SOHAN (poussant la porte violemment, suivi de Shawn) :" Bonsoir professeur on a &agrave; parler. Au fait joli p'tit cul au passage ".REGINE (reculant,n'y comprenant rien) :" Mais qu'est ce que &ccedil;a veut dire Sohan ? ".SOHAN (la mena&ccedil;ant d'une arme) :" &ccedil;a veut dire que vous plongez le nez dans des affaires qui ne vous concernent pas. Maintenant, vous allez me donner les photos des tatouages que votre amie Jo&euml;lle vous a envoy&eacute;es ".REGINE (se dirigeant vers la cuisine) :" Je les ai mises ici, mais que voulez vous en faire? ".SOHAN (la suivant dans la cuisine) :" Les d&eacute;truire ".R&eacute;gine laisse tomber sa serviette ce qui d&eacute;concentre Sohan. Elle prend la casserole, lui balance l'eau bouillante au visage et fonce vers la porte. Sohan hurle de douleur en se tenant la t&ecirc;te. Shawn dans le salon &agrave; ce moment l&agrave;, la rattrape sans difficult&eacute; avant qu'elle n'atteigne la sortie.SOHAN (se tenant la t&ecirc;te) :" Putain la salope !! Elle m'a brul&eacute; la gueule !! ".Shawn la tenant bien solidement dans ses bras. Sohan laisse aller sa rage et la frappe sauvagement &agrave; coup de crosse.SHAWN (hors de lui) :" O&ugrave; sont les photos salope ?! O&ugrave; sont elles ?!! ".R&Eacute;GINE (en larmes) :" Je ne les ai plus, je m'en suis d&eacute;barrass&eacute;e ".SOHAN (la pointant avec son arme) :" Alors cr&egrave;ve salope !! ".Deux coups de feu retentissent. Shawn et Sohan s'&eacute;croulent par terre, chacun une balle dans la t&ecirc;te. Un petit cadeau de David. Il attendait le retour de R&eacute;gine en planque dans sa voiture et avait suivi les deux lascars. R&eacute;gine &eacute;tait compl&egrave;tement hyst&eacute;rique. Elle &eacute;tait morte de peur et suppliait&nbsp; David de l'&eacute;pargner.R&Eacute;GINE ( lui tendant son sac) :" Je vous en supplie ne me tuez pas. Tenez, prenez mon sac, il y a cinquante euros dans le porte feuille ".DAVID (fouillant les deux corps) :" Si j'avais voulu vous tuer, vous seriez morte depuis longtemps. Je vais vous poser la m&ecirc;me question qu'eux, o&ugrave; sont les photos des tatouages? ".REGINE (tremblante) :" Mais je ne mens pas, je ne les ai pas ".DAVID (la pointant avec son arme) :" Vous ne m'&ecirc;tes donc plus d'aucune utilit&eacute; ".REGINE (hyst&eacute;rique) :" D'accord !! d'accord !! elles sont chez mon p&egrave;re &agrave; St Fran&ccedil;ois ".DAVID :" Habillez vous, on y va. Au fait, joli p'tit cul au passage ".Dans la voiture noire et teint&eacute;e de David en route pour St Fran&ccedil;ois, R&eacute;gine s'en voulait d'avoir donn&eacute; l'adresse de ses parents. Mais cet homme &agrave; l'oeil crev&eacute; la terrorisait. Cette ex&eacute;cution brutale dans son salon l'avait toute retourn&eacute;e. Elle avait juste eu le temps de mettre un jean, un t-shirt et des baskets. D&egrave;s qu'elle le pourrait, elle s'enfuirait.REGINE (&agrave; bout de nerfs) :" Je ne suis qu'un professeur d'universit&eacute;, pourquoi s'en prendre &agrave; moi ? Pourquoi ces photos sont elles si importantes ? ".DAVID :" Les hommes qui ont essay&eacute; de vous tuer sont les Homines Nocturni. C'est une soci&eacute;t&eacute; secr&egrave;te, une confr&eacute;rie d'&acirc;mes damn&eacute;es. Leur but est la domination et l'asservissement de tous les univers rattach&eacute;s &agrave; l'homme et &agrave; l'esprit. Ils sont la plaie b&eacute;ante de l'humanit&eacute; d'o&ugrave; coule injustice, infamie et cruaut&eacute;. Ils d&eacute;testent qu'on s'immisce dans leurs affaires. Vos recherches sur les photos, votre passion pour l'&eacute;sot&eacute;risme et les soci&eacute;t&eacute;s secr&egrave;tes risquaient de r&eacute;v&eacute;ler leur existence. Ils ne pouvaient pas l'accepter ".REGINE (se tournant vers lui) :" Et vous, qui &ecirc;tes vous? Les gentils ? ".DAVID :" Je fais partie des Derniers. &Agrave; l'origine nous &eacute;tions des &ecirc;tres puissants et&nbsp; nobles unis par le m&ecirc;me id&eacute;al d'amour et de justice. Notre mission &eacute;tait d'oeuvrer pour le bien de tous sans distinction de races, de couleurs ou de religions. Nous avions la permission des Dieux, la confiance des anges, mais nous n'&eacute;tions que des hommes. Certains ont trouv&eacute; que cela ne suffisait pas. Alors enivr&eacute;s par notre propre orgueil, la vanit&eacute;, la cupidit&eacute; et les luttes internes pour le pouvoir, nous nous sommes d&eacute;chir&eacute;s. Deux camps ont vu le jour. Ceux qui pensent qu'un jour la lumi&egrave;re va gagner et ceux qui croient que la nuit a cr&eacute;&eacute; l'homme &agrave; son image. Nous, les Derniers voulons r&eacute;tablir l'ordre initial et redonner &agrave; l'humanit&eacute; son harmonie ".R&Eacute;GINE ( &agrave; voix basse) :" Les premiers seront les derniers... ".DAVID (en la regardant avec son oeil crev&eacute;) :" Et les derniers seront les premiers ".REGINE :" Alors, je crois que mon p&egrave;re est en danger. Je l'ai vu parler avec un homme qui a une bague en or avec le symbole du soleil vampire qui mort une lune ".DAVID :" C'est le symbole des Homines Nocturni. Mais ils n'approchent que les gens qui leur sont utiles. Qu'est ce que votre p&egrave;re fait dans la vie? ".REGINE :" Il est anthropologue ".DAVID (le regard pensif) :" Je vois ".David et R&eacute;gine arrivent enfin &agrave; la maison de Victor et Chelda. La propri&eacute;t&eacute; est baign&eacute;e dans le noir sauf une fen&ecirc;tre &agrave; l'&eacute;tage respire encore. R&eacute;gine a le double des cl&eacute;s et suivie de David, elle se met &agrave; chercher dans le bureau de son p&egrave;re les pr&eacute;cieux documents &agrave; la lueur d'une lampe torche. Soudain la lumi&egrave;re du couloir glisse un oeil sous la porte, elle reconnait les voix de son p&egrave;re et sa m&egrave;re qui parlent &agrave; voix basse.CHELDA (inqui&egrave;te) :" Ce Mozar me fait peur Victor, il me met mal &agrave; l'aise. Son visage n'a aucune expression. Il disparait parfois pendant des heures et r&eacute;apparait comme une ombre en longeant les murs. Je veux qu'il s'en aille ".VICTOR (l'embrassant) :" Je te demande d'&ecirc;tre patiente ma ch&eacute;rie, il n'y en a plus pour longtemps. Maintenant va te coucher mon ange, je te rejoins dans quelques minutes ".Ils se s&eacute;parent et quittent le couloir. Une fois seul, Victor passe un coup de fil.VICTOR (au t&eacute;l&eacute;phone) :" Mozar o&ugrave; &ecirc;tes vous? Dans la cave... Bien. J'arrive, il faut qu'on parle ".Dans la p&eacute;nombre du bureau, David et R&eacute;gine ont tout entendu.DAVID :" De quelle cave parle t il ? C'est ce Mozar qui a la bague dont vous parlez ? ".REGINE :" Oui c'est lui je pense. Ils parlent de la cave &agrave; vin, c'est l&agrave; que j'ai surpris leur conversation ".DAVID (l'invitant &agrave; passer devant lui avec son arme) :" Emmenez moi &agrave; cette cave ".Ils sortent discr&egrave;tement du bureau et embo&icirc;tent silencieusement les pas de Victor jusqu'au cellier sans se faire voir. Victor d&eacute;place une bouteille de Bordeaux sur une &eacute;tag&egrave;re et une porte d&eacute;rob&eacute;e s'ouvre. Il l'emprunte et dispara&icirc;t derri&egrave;re les murs. David attend quelques instants, profite pour changer son chargeur et v&eacute;rifier son arme. R&eacute;gine le supplie de ne faire aucun mal &agrave; son p&egrave;re.R&Eacute;GINE (suppliante) :" Je vous en prie laissez mon p&egrave;re en dehors de tout &ccedil;a ".DAVID (abaissant la bouteille de vin) :" &ccedil;a d&eacute;pendra de ce que je trouverai l&agrave; dedans ".Ils empruntent &agrave; leur tour le passage secret. Dans un d&eacute;cor caverneux h&eacute;rit&eacute; de l'&acirc;ge de pierre, ils descendent un escalier tortueux taill&eacute; &agrave; m&ecirc;me la roche. Des flambeaux montrent le chemin en pointant leur bras de feu dans la direction &agrave; suivre. Plus ils descendent les marches et plus l'essaim de voix se rapproche. Il y a celle de Victor mais aussi celle d'un autre homme et d'une femme. Cach&eacute;s derri&egrave;re un &eacute;norme bloc de granit, David se risque &agrave; jeter un oeil et n'en revient pas de ce qu'il voit.DAVID (estomaqu&eacute;, &agrave; voix basse) :" Nom de Dieu !!&nbsp; Le Docteur Hans et G&eacute;raldine !! ".REGINE (regardant &agrave; son tour) :" Mais de qui parlez vous ? ".DAVID :" Baissez la voix, vous allez nous faire rep&eacute;rer ".REGINE( &agrave; elle m&ecirc;me) :" Mon p&egrave;re serait le Docteur Hans... ".Pendant ce temps Victor et MozarDR HANS/VICTOR (&agrave; Mozar) :" Alors, elle a parl&eacute;? ".MOZAR :" Non, toujours pas ".DR HANS/VICTOR :" G&eacute;raldine pourquoi continuer &agrave; lutter ? Notre clan est le plus fort. Rien ne pourra arr&ecirc;ter notre marche vers la gloire. Vous les Derniers, &ecirc;tes impuissants face &agrave; cela. Allez sois gentille, dis moi o&ugrave; est D&eacute;sir&eacute;e et je t&acirc;cherai d'abr&eacute;ger tes souffrances dans la dignit&eacute; ".GERALDINE (enchain&eacute;e, le corps lac&eacute;r&eacute;, le visage en sang) :" La dignit&eacute; ?! Pffff, vous ne savez pas ce que c'est. Je vais mourir ici mais mon &acirc;me survivra &agrave; vos p&eacute;ch&eacute;s ".DR HANS/VICTOR (irrit&eacute;) :" Bon, j'en ai marre !! Mozar tue la qu'on en finisse !! ".MOZAR(s'approchant de G&eacute;raldine) :" Sans rancune ma belle ".Il l&egrave;ve son arme et s'appr&ecirc;te &agrave; lui tirer dessus quand David surgit de sa cachette et le somme de l&acirc;cher son flingue.DAVID (le tenant en joue) :" L&acirc;che ton flingue Mozar et recule ".Mozar s'ex&eacute;cute, il l&acirc;che son arme et recule aux c&ocirc;t&eacute;s de Victor.GERALDINE (relevant la t&ecirc;te avec peine) :" Tu en a pris du temps David, tu ne m'en voudras pas si je ne te fais pas la bise. Mais mon maquillage a un peu coul&eacute; ".DAVID :" T'inqui&egrave;te pas G&eacute;g&eacute;, je vais te sortir de l&agrave; ".REGINE (d&eacute;boussol&eacute;e) :" Papa, qu'est ce que &ccedil;a veut dire ? Pourquoi est ce que tu s&eacute;questres et tortures cette fille ? Et pourquoi t'appellent-ils docteur Hans ? ".DR HANS/VICTOR (s'approchant d'elle) :" Je vais tout t'expliquer ma puce. Ce que tu dois savoir c'est que j'oeuvre pour le bien. Cet homme et cette femme sont diaboliques, ne crois pas un mot de ce qu'ils disent ".DAVID (tenant Victor et Hans en joue) :" R&eacute;gine, d&eacute;tachez G&eacute;raldine et sortez d'ici. D&eacute;p&ecirc;chez vous !! ".REGINE (D&eacute;tachant G&eacute;raldine) :" Qu'allez vous faire de mon p&egrave;re? ".DAVID :" On a un vieux compte &agrave; r&eacute;gler lui et moi. Maintenant, sortez toutes les deux ".G&eacute;raldine est tr&egrave;s affaiblie et s'accroche &agrave; R&eacute;gine pour marcher. Elles prennent toutes les deux l'escalier et sortent de la grotte. David ordonne &agrave; Hans et Mozar de se mettre &agrave; genoux.DR HANS/VICTOR ( se mettant &agrave; genoux) :" David tu n'es pas oblig&eacute; de faire &ccedil;a. Tu as encore ta place parmi nous. Tout pourrait &ecirc;tre comme avant ".DAVID :" La derni&egrave;re fois que je vous ai fait confiance, j'ai perdu un oeil ".MOZAR (refusant de s'agenouiller) :" Le borgne tu aurais d&ucirc; accepter la proposition du docteur. Il est trop tard maintenant ".DAVID (remontant la g&acirc;chette de son arme) :" Ah ouais, tu crois? ".MOZAR(en souriant) :" Retourne toi tu vas comprendre ".CHELDA (ayant ramass&eacute; l'arme de Mozar):" Bonsoir David ".Elle l'ex&eacute;cute froidement d'une balle dans la t&ecirc;te puis elle se retourne vers Hans et Mozar.DR HANS/VICTOR (se relevant) :" Bien jou&eacute; ma ch&eacute;rie..."Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'elle lui tira deux balles, une dans chaque jambes.DR HANS/VICTOR (se tordant de douleur) :" Mais qu'est-ce que tu fais Chelda ?!! ".Elle s'approche de lui et l'ach&egrave;ve d'une balle en plein milieu du front. Puis, elle se tourne vers Mozar.CHELDA :" Alors, tu attends quoi pour partir &agrave; leur poursuite !! ".MOZAR :" Et pour votre fille Madame ? ".CHELDA (fixant le cadavre de Hans/Victor) :" Elle a choisi son camp ".FIN DE L'EPISODE 14La structure g&eacute;n&eacute;rale, la pr&eacute;sentation, la forme et le contenu des pr&eacute;sents articles constituent ensemble, une &oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des l&eacute;gislations fran&ccedil;aise et internationale.copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)Dans cet article : R&eacute;gine Hierso&nbsp;(articles), Jo&euml;lle Hierso&nbsp;(articles), David Datil&nbsp;(articles), Sohan Soukai&nbsp;(articles), Shawn-p Collot&nbsp;(articles), Victor Andirin&nbsp;(articles), Chelda Nessal&nbsp;(articles), Olivier Mozar&nbsp;(articles), Lanteri G&eacute;raldine&nbsp;(articles), Pascale D&eacute;sir&eacute;e Pascale&nbsp;(articles)MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.MAKING OF DU CLIP VISION MORBIDE EN EXCLU
		 ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/785106</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/785106</guid>
  <pubDate>Fri, 13 Mar 2009 21:54:19 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>EPISODE 13  &quot;LE RAT MAGICIEN&quot;</title>
   <description><![CDATA[ COMMISSARIAT DE GAMBETTA&nbsp; 9H00 MARDILa semaine est comme un berceau o&ugrave; dorment sagement&nbsp; les septupl&eacute;s lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. Et puis on ne sait pourquoi, il y en a un qui se r&eacute;veille et se met &agrave; pleurer, alors tous les autres pleurent aussi. Ce matin-l&agrave; au commissariat de Pointe-&agrave;-Pitre, la routine se promenait dans les couloirs en tra&icirc;nant avec elle son lot d'infamie, de mis&egrave;re et de drame. Les braquages, les vols &agrave; mains arm&eacute;es, les petits dealers, les toxicomanes et les prostitu&eacute;es dansaient sur la musique des plaintes et des comparutions comme dans une discoth&egrave;que du crime o&ugrave; chacun faisait la queue pour avoir une consommation.Les inspecteurs Dombr&eacute; et Pwarouj &eacute;taient les DJ de cette bo&icirc;te horrible o&ugrave; les clients finissent compl&egrave;tement ivres leur soir&eacute;e d&eacute;sabus&eacute;e en prison.PWAROUJ (taquin) :" Alors raconte et ta soir&eacute;e ? ".DOMBRE (aux anges) :" &ccedil;a c'est tr&egrave;s bien pass&eacute;. Le resto &eacute;tait bon, le vin &eacute;tait bon, le dessert &eacute;tait bon... ".PWAROUJ (s'impatientant) :" Oui, d'accord, mais Anaelle ? Est ce qu'elle &eacute;tait bonne ? ".DOMBRE (irrit&eacute;) :" Putain, mais y a que la fesse qui t'int&eacute;resses ! ".PWAROUJ (en riant) :" Oh tu sais, moi je dis &ccedil;a pour toi. La derni&egrave;re fois que t'as touch&eacute; une femme, les dinosaures n'&eacute;taient pas encore en voie d'extinction ".DOMBR&Eacute; (piqu&eacute; au vif) :" Pwarouj je t'emmerde ! ".Pradel rentre dans la pi&egrave;cePRADEL(tout excit&eacute;) :" Excusez moi de vous d&eacute;ranger Charlie et Lulu, mais &ccedil;a y est ! ".DOMBRE (intrigu&eacute;) :" &ccedil;a y est quoi ? T'as fini ta collection de mille pattes ? ".PWAROUJ (mort de rire,lui tapant dans les mains) :" Oh putain Dombr&eacute;, elle &eacute;tait bonne celle-l&agrave;. Alors, qu'est ce qu'il y a l'intello ? ".PRADEL :" Bon, vous allez m'&eacute;couter Jack and Pat. &ccedil;a y est... Darky a accept&eacute; l'invitation de Dombr&eacute; sur Facebook... ".PWAROUJ (se levant d'un bond de sa chaise): "Malade, on le tient ! C'est du bon boulot tortue g&eacute;niale ".DOMBRE : "Vas y, fais moi voir &ccedil;a."PRADEL (pianotant sur son ordi) :" Alb&eacute; et L&eacute;on, j'avais pas fini de parler. Donc, je disais, J'ai v&eacute;rifi&eacute;, il est connect&eacute; en ce moment m&ecirc;me. On peut essayer de parler avec lui sur son mur et s'il reste connect&eacute; assez longtemps le rep&eacute;rer gr&acirc;ce &agrave; son adresse IP ".DOMBRE (n'y comprenant rien &agrave; l'informatique) :" Hein ?! Adresse pip&eacute; ?! C'est quoi &ccedil;a ?! ".PRADEL : " Sur Internet, les ordinateurs communiquent entre eux gr&acirc;ce au protocole IP (Internet Protocol), qui utilise des adresses num&eacute;riques, appel&eacute;es adresses IP, compos&eacute;es de 4 nombres entiers (4 octets) entre 0 et 255 et not&eacute;es sous la forme xxx.xxx.xxx.xxx. Par exemple sur mon ordi 194.153.205.26 est une adresse IP donn&eacute;e sous une forme technique.Ces adresses servent aux ordinateurs du r&eacute;seau pour communiquer entre-eux, ainsi chaque ordinateur d'un r&eacute;seau poss&egrave;de une adresse IP unique sur ce r&eacute;seau. PWAROUJ (n'ayant rien compris &agrave; tout ce charabia) :" Bon arr&ecirc;te ton blablabla&nbsp; Screech et viens en au fait ".PRADEL (perdant patience)&nbsp; :" Pif et Hercule vous ne connaissez vraiment rien. Il faut vous mettre &agrave; l'&egrave;re num&eacute;rique les gars ".DOMBRE :" Bon c'est pas grave mon petit Steve Urkel. Maintenant, entame la conversation avec lui".PRADEL&nbsp; " Vous voulez que je dise quoi ? ".PWAROUJ (se grattant la t&ecirc;te) :" Ben je sais pas moi. C'est un chanteur de rap, un petit jeune &agrave; locks et tatouage. Il faut parler comme lui. Je sais pas, tu mets un truc branch&eacute; style:&lt;&lt; Eh Yo darky! C'est cool?! Moi c'est Dombr&eacute; le bien membr&eacute;, pas la peine de trembler, la musique &agrave; fond j'aime entendre la basse vibrer &gt;&gt; ".PRADEL (se foutant de sa gueule) :" Bon laisse tomber Benny.B&nbsp; je vais m'en charger. On va tout simplement lui dire : Ka i ni darky, ki jen aw? Comment &ccedil;a va Darky. J'adore ton dernier album ".DOMBRE :" Il ne r&eacute;pond pas ? ".PRADEL :" Oui mais via le tchat, attend... ".PWAROUJ (qui lit par dessus l'&eacute;paule de Pradel) :" Merci Dombr&eacute; &ccedil;a fait plaisir. Content que l'album te plaise ".DOMBRE (&agrave; Pradel) :" G&eacute;nial &ccedil;a marche. Maintenant demande lui o&ugrave; il est ".PRADEL :" C'est un peu brusque comme question. Il va se braquer, faut &ecirc;tre malin. Attend, j'ai une id&eacute;e. On va lui dire:&lt;&lt; Moi j'habite au Raizet, y a rien &agrave; dire c'est la plus belle ville du monde. Jamais je ne pourrais la quitter. T'habites toujours l&agrave;-bas toi ? &gt;&gt; ".PWAROUJ (qui lit) :" &lt;&lt; Oui, je suis toujours l&agrave; bas, moi non plus je ne pourrai jamais la quitter &gt;&gt; ".DOMBRE: "Bon, si il est connect&eacute; c'est qu'il est chez lui. On a pas de temps &agrave; perdre, il faut y aller."PRADEL (se retournant vers un coll&egrave;gue) :" Attendez Boule et Bill, c'est pas aussi simple. S&eacute;bastien, tu as l'adresse IP? ".S&eacute;bastien, les cheveux gomin&eacute;s, lunettes de vue aux verres &eacute;pais, cravate jaune &agrave; petits pois marrons et pantalon &agrave; pinces vert retra&ccedil;ait la connection sur son &eacute;cran d'ordinateur.S&Eacute;BASTIEN :" Oui, c'est bon. C'est une adresse &agrave; Petit Canal ".PRADEL: " Vous voyez l'adresse IP ne ment jamais. Darky n'est pas au Raizet, il est &agrave; Petit Canal ".DOMBRE (prenant sa veste) :" Merci ..................., on y va. Pwarouj, on fonce ".PWAROUJ :" Au fait les gars vous seriez pas fr&egrave;res jumeaux tous les deux ? Je demande &ccedil;a parce que putain vous avez la m&ecirc;me gueule de con ".DOMBR&Eacute; :" Pwarouj !! On y va merde !! ".QUELQUE PART &Agrave; PETIT CANAL 11H00 A l'&eacute;cole des arbres en fleurs, &agrave; l'ombre d'un manguier professeur des fruits, la maison du suspect se tenait assise sur un morne, l'air de suivre attentivement la le&ccedil;on. Les cours du jour portaient essentiellement sur les rayons du soleil et les gouttes de pluie qui dessinent des arcs-en-ciel. La rue &eacute;tait barr&eacute;e dans les deux sens. Le Maire Luidji &eacute;tait intervenu personnellement aupr&egrave;s du procureur pour acc&eacute;l&eacute;rer le mandat de perquisition et l'intervention de la brigade tactique. Les hommes des forces de l'ordre encerclaient la petite maison en t&ocirc;le et les passants &eacute;taient pri&eacute;s de rentrer chez eux dans le calme et le silence. Deux petites filles Ti Lel et Tit&eacute; jouaient &agrave; la marelle dans le parc. Elles chantaient une comptine pour enfants: Twa piti cochon ka jou&eacute; domino (Trois petits cochons jouent aux domino)&nbsp;Yon p&eacute;t&eacute;, tous vol&eacute; (il y en a un qui p&egrave;te et tous s'envolent)Leurs uniformes d'&eacute;cole primaire rose avec des petits pois vert, les rubans dans les cheveux et leurs perles de toutes les couleurs contrastaient singuli&egrave;rement avec les uniformes, les cagoules, les gilets pare-balles et les casques noirs des policiers.&Agrave;&nbsp; se demander &agrave; quel moment quitte-t-on le royaume enchant&eacute; de l'enfance pour se plonger dans l'univers obscur des adultes.Le commissaire Proto menait l'op&eacute;ration en personne et bien s&ucirc;r comme par hasard, la presse &eacute;tait l&agrave;. Anaelle est arriv&eacute;e d&egrave;s qu'elle a su, rejointe par La&euml;titia et Ad&eacute;. Dombr&eacute; et Pwarouj au loin r&eacute;glaient les derniers d&eacute;tails de l'op&eacute;ration. Quand Anaelle croisa le regard de Dombr&eacute;, elle lui fit un signe de la main et lui envoya un baiser enrob&eacute; dans&nbsp; un grand sourire cadeau pour lui souhaiter bonne chance.PWAROUJ (tapant Dombr&eacute; dans le dos) :" Ti maaaal fem la r&eacute;&eacute;l !! T'en a de la chance mon salaud, elle est trop bonne ".DOMBRE (faisant signe de la t&ecirc;te &agrave; Anaelle) :" Pwarouj, on est pas &agrave; la cour de r&eacute;cr&eacute;e. Nous sommes des policiers en mission ne l'oublie pas. &Ccedil;a risque de chauffer grave dans quelques instants ".Ad&eacute; avait assist&eacute; aux &eacute;changes de regard entre Anaelle et Dombr&eacute; sans rien dire, en bouillant de col&egrave;re. Il &eacute;tait d&eacute;vor&eacute; par la jalousie. La&euml;titia voyant son &eacute;moi d&eacute;cida d'en profiter.ADE:(froidement &agrave; Anaelle) :" Alors c'est avec lui que tu sors maintenant. Comme &ccedil;a, du jour au lendemain, sans aucune explication. Tu as pens&eacute; &agrave; moi dans tout &ccedil;a ? ".ANAELLE (voyant qu' Ad&eacute; &eacute;tait triste) :" C'est juste un ami Ad&eacute;, c'est pas ce que tu crois ".LAETITIA (se mettant entre eux deux, embrasse Ad&eacute; &agrave; pleine bouche) :" Encore merci pour cette nuit mon amour, on ne m'avait jamais fait &ccedil;a ".ANAELLE (en col&egrave;re) :" De quoi est-ce qu'elle parle Ad&eacute;? ".ADE (g&ecirc;n&eacute;) :" Je ne sais pas, je ne me rappelle pas. Quand je me suis r&eacute;veill&eacute; c'&eacute;tait le trou noir, j'avais la gueule de bois. J'avais bu parce que j'avais pas support&eacute; de te voir avec l'autre schnock ".ANAELLE (furieuse) :" Ah ouais? Et tu t'es r&eacute;veill&eacute; o&ugrave; Ad&eacute; ? ".LAETITIA: (En serrant Ad&eacute; contre elle) :" Dans mes draps, au petit matin. Oh mon Dieu, quel nuit! ".ANAELLE: "Quoi tu as couch&eacute; avec ce soucougnan (sorci&egrave;re) ?! Ad&eacute;, je ne veux plus jamais avoir affaire &agrave; toi ".ADE :" Mais Ana&euml;lle laisse moi t'expliquer.. ".LAETITIA (lui prenant le bras) :" Laisse tomber cette connasse Ad&eacute;. Ce n'est pas le moment l'assaut va &ecirc;tre donn&eacute; ".En effet, une fois tout les m&eacute;dias sur place et les projecteurs braqu&eacute;s sur lui, Proto encadr&eacute; ou plut&ocirc;t cach&eacute; par quatre agents lance l'assaut.PROTO (prenant la pose) :"&nbsp; Messieurs on va peut-&ecirc;tre mourir l&agrave;-dedans. Mais c'est notre devoir de prot&eacute;ger le citoyen. Allons arr&ecirc;ter ce dangereux psychopathe ".Un policier d&eacute;fonce la porte avec un b&eacute;lier, les agents s'engouffrent &agrave; l'int&eacute;rieur comme une bourrasque de fer et d'acier. Un homme assis devant son &eacute;cran d'ordinateur prend peur et tente de s'&eacute;chapper. Dombr&eacute; lui saute dessus et l'immobilise avec un genou sur le plexus solaire. Proto passe devant lui, attrape l'individu et sort avec lui sous le feu des m&eacute;dias.PROTO (&agrave; Dombr&eacute;): "F&eacute;licitation pour l'arrestation Dombr&eacute;, mais c'est &agrave; moi que revient l'honneur."Proto sort un peigne de sa poche, se coiffe, puis se vaporise du spray buccal &agrave; la menthe dans la bouche avant de s'adresser aux journalistes.PROTO (aux journalistes) :" Voil&agrave; Darky, l'assassin de Marylou Blue, de nouveau entre les mains de la justice ". MARDI 3 MARS 22H00 DANS UN LOCAL &Agrave; POUBELLE ABANDONN&Eacute; CIT&Eacute; LA JAILLELe prototype avait pass&eacute; la journ&eacute;e dans le local &agrave; poubelle, accroupi et prostr&eacute; dans le noir. La nuit et sa chapelle d'&eacute;toiles chantaient des pri&egrave;res qui parlaient de pleine lune, de com&egrave;tes et de nuages repentis. &Agrave; ses pieds, un &eacute;trange rat magicien faisait dispara&icirc;tre des cafards, des restes de fastfood et des miettes de pain dans sa bouche aiguis&eacute;e.&nbsp; Le ronflement d'un moteur de voiture et le crissement de ses pneus agac&eacute;s vint&nbsp; tirer le prototype de sa l&eacute;thargie. Il se redresse, &eacute;crase le rat sous ses pieds sans le faire expr&egrave;s et regarde par les persiennes du local &agrave; ordures qui sont les &eacute;tranges personnages qui osent troubler sa retraite. Dans la voiture un couple se dispute. Charlie, l'homme a l'air tr&egrave;s en col&egrave;re. Il a les cheveux permanent&eacute;s, un brushing laqu&eacute;, d'&eacute;normes lunettes &agrave; la monture dor&eacute;e, un chapeau en fourrure violet, un manteau &agrave; plumes de couleur mauve, de nombreuses cha&icirc;nes et bagues en or.Il sort de la voiture en hurlant comme une furie, fait le tour et en extirpe Nelly la jeune femme en l'attrapant par les cheveux. La perruque rouge de la malheureuse lui reste dans les mains et laisse appara&icirc;tre des petites nattes blondes oxyg&eacute;n&eacute;es. Elle porte une mini jupe extra courte, de longues bottes noires qui arrivent aux genoux avec de hauts talons. Son bustier blanc tr&egrave;s serr&eacute; &agrave; la taille fait exploser ses seins. Elle porte une cha&icirc;ne en or avec un m&eacute;daillon &eacute;crit "Fuck Me". Charlie la frappe violemment au visage avec une canne qu'il avait sur la banquette arri&egrave;re.CHARLIE (en col&egrave;re) " Esp&egrave;ce de petite salope, je t'ai ramass&eacute; dans la rue, tu n'&eacute;tais rien. Je t'ai habill&eacute;e, nourrie et toi tu voles mon argent !! ".NELLY (se tenant la joue) :" Je te jure Charlie, je t'ai donn&eacute; tout ce que j'ai ".CHARLIE (la frappant &agrave; coup de canne) :" NE TE FOUS PAS DE MA GUEULE !! . Tu as eu cinq clients dans la soir&eacute;e. A cent euros la passe, je devrais avoir cinq cent euros. Il n'y en a que deux cent !! O&ugrave; est le reste ? T'as achet&eacute; de la came avec, c'est &ccedil;a ?!! ".NELLY (en larme, &agrave; genoux &agrave; ses pieds) :" Non Charlie, je te le jure, j'ai d&eacute;croch&eacute;. Je ne touche plus &agrave; cette merde. Ma fille Mar&eacute;va &eacute;tait malade, c'&eacute;tait pour payer le m&eacute;decin et les m&eacute;dicaments ".CHARLIE (sarcastique) :" Ah ouais, Mar&eacute;va &eacute;tait malade ? Eh ben, tu sais quoi ? Cette petite chieuse &agrave; dix ans, je vais la mettre elle aussi sur le trottoir. J'ai des clients qui adorent la chair fra&icirc;che ".NELLY (se jetant sur lui et le frappant avec ses mains) :" Non pas ma fille!! Si tu la touches je te tue, tu m'entends ? Je te tue !! ".CHARLIE (la frappant &agrave; nouveau dans les c&ocirc;tes): "Fermes ta gueule salope ! Maintenant d&eacute;shabilles toi. Tu vas m'en donner pour mon argent ".Charlie sort un couteau de sa poche, pousse Nelly sur le capot de la voiture et commence &agrave; lui caresser le visage avec la lame. Il lui l&egrave;che le cou et&nbsp; arrache un &agrave; un les boutons de son bustier. Il passe le couteau sous sa jupe et lui arrache son string. Elle le supplie d'arr&ecirc;ter mais il est comme en transe. Soudain un bruit venant du local &agrave; poubelle attire son attention. Un homme se tenait debout, immobile &agrave; quelques m&egrave;tres de lui, v&ecirc;tu de noir, la capuche sur la t&ecirc;te, seul deux yeux rouges triomphaient de l'obscurit&eacute;. Comme deux &eacute;p&eacute;es baign&eacute;es de sang plant&eacute;es au coeur de la nuit.CHARLIE (mena&ccedil;ant) :" Qu'est ce que t'as ? Tu veux ma photo clochard ?! Allez fous le camp sinon je t'&eacute;gorge comme un porc ".L'homme ne bougeait pas et continuait &agrave; le fixer avec ses deux yeux incandescents . NELLY (en larmes) :" Aidez moi monsieur s'il vous plait, je vous en supplie, aidez moi !! ".CHARLIE (la frappant au visage) :" Toi fermes ta gueule salope! Quand &agrave; toi le clodo, fous le camp, t'entends ?! Je ne vais pas me laisser emmerder par un voyeur et un mangeur de poubelles ".Voyant que l'homme sombre ne bronchait pas, Charlie s'approche de lui avec sa canne et son couteau.CHARLIE (approchant la lame de son oeil) :" Comme &ccedil;a tu veux jouer au con. Eh ben on va jouer alors. D'abord, je vais t'arracher les yeux, encul&eacute;, avec ma lame apr&egrave;s je vais te les faire bouffer. &Ccedil;a t'apprendra &agrave; t'occuper de tes couilles !! ".En un geste vif comme la pens&eacute;e d'un &eacute;clair, l'homme attrape Charlie par la main et lui &eacute;crase les doigts. Les os craquent et il hurle. Il prend le couteau, le lui enfonce dans le front et lui ouvre le cr&acirc;ne puis la gorge puis la poitrine jusqu'au ventre. En faisant glisser la lame du haut vers le bas comme dans du beurre. Puis il lui arrache les yeux et les lui met dans la bouche. Nelly est morte de peur devant un tel d&eacute;cha&icirc;nement de violence mais heureuse en m&ecirc;me temps parce que son bourreau est mort. Son visage ne sait plus s'il doit rire ou pleurer, alors elle fait un m&eacute;lange des deux et &ccedil;a ressemble &agrave; un gloussement difforme. Elle a le mascara qui coule, l'arcade, le nez et les l&egrave;vres en sang.NELLY (crachant sur le corps de Charlie et le frappant &agrave; coup de pied) :" Tiens ! Tiens mange &ccedil;a vermine! Merci, oh merci, cet enfoir&eacute; n'a eu que ce qu'il m&eacute;ritait ".Elle lui fait les poches, prend une liasse de billets et toutes ses cha&icirc;nes et bagues en or.NELLY (&agrave; l'homme) :" Tiens, si tu veux on partage moiti&eacute;-moiti&eacute; ".L'homme avance vers elle lentement en la fixant avec ses yeux rougeoyant, muet comme la tombe d'un grain de poussi&egrave;re. Nelly a peur mais elle est excit&eacute;e en m&ecirc;me temps. Elle d&eacute;testait tellement Charlie que le sentiment d'&ecirc;tre enfin lib&eacute;r&eacute;e de lui, l'emplissait de gratitude. L'envie de remercier &eacute;tait aussi forte que l'envie de s'enfuir.NELLY (reculant tremblotante, jusqu'&agrave; se retrouver dos &agrave; un mur) :" Anw, je vois tu veux autre chose. D'accord tu l'as bien m&eacute;rit&eacute;, je vais te faire la totale ".Sur ce, elle se baisse et commence &agrave; lui d&eacute;faire son pantalon. L'homme l'attrape par les nattes et lui arrache la peau du crane. Elle se met &agrave; hurler, elle a le sang qui lui inonde le visage. Il lui fracasse la t&ecirc;te contre une poubelle &agrave; trois reprises et la tra&icirc;ne par les pieds jusqu'au local &agrave; ordures. Nelly s'&eacute;corche les ongles par terre &agrave; demi-inconsciente. &Agrave; l'int&eacute;rieur, la famille du rat magicien &eacute;tait en deuil, alors pour les consoler, il leur offrit &agrave; tous les bras, les jambes, la cervelle et les visc&egrave;res de la prostitu&eacute;e.Fin de l'&eacute;pisode 13La structure g&eacute;n&eacute;rale, la pr&eacute;sentation, la forme et le contenu des pr&eacute;sents articles constituent ensemble, une &oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des l&eacute;gislations fran&ccedil;aise et internationale.copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)Dans cet article : Pascal Pradel&nbsp;(articles), S&eacute;bastien Tinvak&nbsp;(articles), Ana Elle&nbsp;(articles), Laetitia Dubroeucq&nbsp;(articles), Ad&eacute;ola Bamb&eacute;&nbsp;(articles), Charlie Leydier Fauvel&nbsp;(articles), Nelly Monza&nbsp;(articles), Ti Lel&nbsp;(articles), TiT&eacute; Reyel&nbsp;(articles), Olivier Proto&nbsp;(articles), Luidji Dollin&nbsp;(articles)MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.DARKMAN AFFRONTE TOUT LES DANGERS POUR PREVENIR SES LECTEURS ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784629</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784629</guid>
  <pubDate>Fri, 13 Mar 2009 01:35:57 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>ÉPISODE 12 INTITULÉ &quot;BLEU COMME LE SANG&quot;</title>
   <description><![CDATA[ RAPPEL:&nbsp;Dans un &eacute;pisode pr&eacute;c&eacute;dent: Ad&eacute; piqu&eacute; au vif s'en va avec La&euml;titia quand il voit l'inspecteur Dombr&eacute; donner sa carte &agrave; Ana&euml;lle. Darky apr&egrave;s son accident a &eacute;t&eacute; amen&eacute; par une ambulance dans une demeure cach&eacute;e au fond des bois aux Deux Mamelles dans la r&eacute;gion de Basse Terre.LUNDI&nbsp; 09 MARS ,19H12&nbsp; DAMPIERRE GOSIER&nbsp; APPARTEMENT ANAELLEANA&Euml;LLE (au t&eacute;l&eacute;phone avec un homme) :" Ce sera avec plaisir. Je suis pr&ecirc;te dans dix minutes, &agrave; tout &agrave; l'heure ".Dans son joli duplex &agrave; Dampierre,&nbsp; Anaelle se pr&eacute;parait pour son rendez vous.&nbsp; Dans son appartement &agrave; la d&eacute;coration tr&egrave;s design, les murs blancs cachaient leurs oreilles avec des motifs peints sur les murs de couleurs rouge et or, un peu comme une liane gigantesque faisant le tour complet de la maison en passant du sol au plafond. Les canap&eacute;s quant &agrave; eux avaient s&ucirc;rement bu trop de caf&eacute; un soir de pleine lune sale car ils &eacute;taient noirs comme le sourire d'un bout de charbon. La table du salon &eacute;tait vert fluo et de forme triangulaire, la moquette &eacute;tait blanche avec des gros cercles violets et n'aimait pas qu'on lui marche dessus avec des chaussures, elle ne supportait que la caresse et le doux velours des pieds. Il ne manquait &agrave; Ana&euml;lle plus qu'&agrave; trouver le bon sac parmi la centaine qu'elle entassait dans son dressing et elle &eacute;tait fin pr&ecirc;te. Finalement, elle opte pour le blanc avec la boucle Louis Vuitton en or. Comme &ccedil;a il se mariera tr&egrave;s bien avec sa robe moulante dor&eacute;e et ses talons blancs. Son miroir amoureux d'elle comme un fou &eacute;tait le seul &agrave; connaitre le secret de son parfum, qui &eacute;tait un savant m&eacute;lange de plusieurs ar&ocirc;mes qu'elle apposait d&eacute;licatement sur sa peau. Des essences de jasmin, de rose et d'hibiscus qu'elle embrasse avec ses doigts avant de les laisser s'&eacute;vanouir de plaisir sur son cou et ses bras. Ses doux cheveux relev&eacute;s laissaient apparaitre une nuque fine et des &eacute;paules enlac&eacute;es tendrement par un collier en or. Soudain la porte sonne, c'&eacute;tait celui qu'elle attendait. Alors elle arrange ses seins devant le miroir une derni&egrave;re fois, fait un tour sur elle-m&ecirc;me pour voir si tout est en place et va ouvrir.ANAELLE (sourire aux l&egrave;vres) :" Deux secondes, j'arrive ".Elle ouvre la porte et l&agrave; son visage change.ANAELLE (d&eacute;&ccedil;ue) :" Ah, c'est toi, qu'est ce que tu veux? ".Ad&eacute; &eacute;tait devant la porte, bouquet de fleurs &agrave; la main. Il voulait se faire pardonner son comportement. AD&Eacute; (lui tendant le bouquet) :" Ch&eacute;rie c'est trop b&ecirc;te toutes ces prises de t&ecirc;tes. Je voudrais qu'on se retrouve. J'ai r&eacute;serv&eacute; une table pour deux ce soir... ".ANAELLE (prend le bouquet et le jete sur la table) :" Tu n'as qu'&agrave; y aller avec ta La&euml;titia? ".AD&Eacute; :" Tu sais bien qu'il n'y a rien entre nous, c'est purement professionnel. C'est toi que j'aime ".ANAELLE&nbsp; :"Ce que je vois moi, c'est qu'elle siffle et tu accours. Enfin, tout cela n'a plus d'importance... ".On sonne &agrave; la porte.ADE (intrigu&eacute;) :"Comment &ccedil;a, &ccedil;a n'a plus d'importance? Tu attends quelqu'un ? Pourquoi t'es habill&eacute;e comme &ccedil;a ".ANAELLE (sans lui r&eacute;pondre, ouvre la porte) :" Bonsoir vous avez trouv&eacute; facilement? ".DOMBRE (lui offrant un &eacute;norme bouquet) :" C'&eacute;tait la plus belle maison du quartier, c'&eacute;tait facile ".ANAELLE (humant le parfum des fleurs) :" Oh, elles sont magnifiques, j'adore les roses. Il ne fallait pas... ".DOMBRE :" De jolies fleurs pour une jolie femme. Mais... Je vous d&eacute;range peut &ecirc;tre? ".ANAELLE :" Non, Ad&eacute; allait justement s'en aller ".ADE (&eacute;nerv&eacute;,reprenant son bouquet) :" Je vois que tu n'as pas perdu de temps ".Sur ce, il s'en va.DOMBRE :" Un ami &agrave; vous? ".ANAELLE :" Non, c'est juste un photographe de la boite ".Sur ce, ils partent tous les deux en voiture pour aller diner.20H00 GOSIER CENTRE&nbsp; RESTAURANT VOL CR&Eacute;OLELe restaurant Vol Cr&eacute;ole &eacute;tait le lieu de rencontre favori des gens fortun&eacute;s de l'&icirc;le, de la jet-set et des amateurs de cuisine antillaise, une gastronomie quatre &eacute;toiles exquise et raffin&eacute;e, dans un cadre idyllique et somptueux. La bible des gourmands dit que le dernier Dieu qui y a mang&eacute;, nous a envoy&eacute; son fils pour le f&eacute;liciter. Avoir une table au Vol Cr&eacute;ole &eacute;tait tout aussi difficile que rester sans mentir pendant une semaine. La d&eacute;coration rappelait les &icirc;les et les diff&eacute;rents voyages du couple dans le monde. Un magnifique aquarium dictait sa loi au centre de la salle, renfermant en son sein des m&eacute;lanota&eacute;nias, des poissons arc en ciel rares et multicolores. Le chef Mika&euml;l &eacute;tait un grand chef fran&ccedil;ais de renomm&eacute;e internationale tomb&eacute; amoureux de la Guadeloupe, de sa chaleur, de ses charmes et de ses femmes. Il avait rencontr&eacute; Val&eacute;rie dans une r&eacute;ception chez le maire du Gosier et depuis ce jour, ils ne s'&eacute;taient plus jamais quitt&eacute;s. Il &eacute;tait jeune, la trentaine, des r&ecirc;ves plein la t&ecirc;te, le talent au bout des doigts, elle &eacute;tait sa muse, son inspiration, cr&eacute;ature s&eacute;duisante au pouvoir &eacute;trange, qui transforme l'homme en diamant. Ensemble, ils avaient ouvert le Vol Cr&eacute;ole et depuis une quinzaine d'ann&eacute;es connaissaient un vif succ&egrave;s.ANAELLE (ravie) :" J'adore ce restaurant, le cadre et les personnes qui le fr&eacute;quentent ".DOMBRE (tr&egrave;s gentiment) :" Quand je vous ai donn&eacute; ma carte, je n'esp&eacute;rais pas que vous m'appeliez aussi vite. J'avoue que votre coup de t&eacute;l&eacute;phone m'a autant surpris que ravi. Vous &ecirc;tes une femme d&eacute;licieuse et ce soir vous &ecirc;tes tout simplement incroyable ".ANAELLE :" Enfin un homme qui a du go&ucirc;t ".Le serveur&nbsp; Laurent apporte la carte. Il porte une chemise blanche et un pantalon blanc. Pr&eacute;sentation imp&eacute;cable et sens de l'accueil tr&egrave;s appr&eacute;ciable.LAURENT :" Bonsoir, bienvenue au Vol Cr&eacute;ole. Je suis Laurent pour vous servir. Si vous me le permettez j'aimerais vous sugg&eacute;rer en entr&eacute;e un feuillet&eacute; de saumon &agrave; la cr&egrave;me de citron, suivi d'un Ch&acirc;teaubriand de boeuf sauce b&eacute;arnaise, pommes Pont-Neuf et comme dessert, une salade de fruits frais, avec un sirop de champagne ".DOMBRE (voyant le prix sur la carte) :" Euuh nous allons plut&ocirc;t prendre des accracs &agrave; la morue suivi d'un Di riz et Colombo et comme dessert un sorbet coco, cela vous ira ma ch&egrave;re? ".ANAELLE (un peu surprise par le choix ) :" J'adore les hommes qui prennent des initiatives ".Soudain sortis des quatre coins de la salle, des chuchotements se mettent &agrave; courir de table en table comme un enfant turbulent apr&egrave;s son jouet. Luidji le maire de la ville avait fait son apparition dans le restaurant. Le chef Mikael &eacute;tait venu l'accueillir en personne. Apr&egrave;s l'avoir pr&eacute;sent&eacute; &agrave; quelques invit&eacute;s, il le conduit &agrave; sa table o&ugrave; l'attend un homme.ANAELLE (toute excit&eacute;e) :" Ah tiens, le Maire nous honore de sa pr&eacute;sence. Vous connaissez l'homme avec qui il d&icirc;ne ? ".DOMBRE (intrigu&eacute;) :" Non, je ne l'ai jamais vu. Personnage int&eacute;ressant, il aime le bleu en tout cas ".&Agrave; la table du maire...LUIDJI (en s'asseyant) :" Bonsoir Bernard, comment allez vous? ".BERNARD (buvant un verre de vin) :" On ne peut mieux, mais je vous en prie asseyez vous. Je me suis permis de commander en vous attendant, ils ont ici un excellent Ch&acirc;teau P&eacute;trus ".LUIDJI :" Tr&ecirc;ve de politesses inutiles, si vous m'avez ordonn&eacute; de venir, c'est pour des raisons, je vous &eacute;coute. Qu'est ce que les Homines Nocturni attendent de moi? ".BERNARD :" D&eacute;tendez vous voyons.Vous vouliez gagner les &eacute;lections n'est ce pas? C'est ce que nous avons fait. Aujourd'hui il est temps d'honorer votre part du march&eacute; ".LUIDJI :" Vous parlez d'un march&eacute;, c'est plut&ocirc;t un pacte avec le Diable ".BERNARD :" Laissez notre serviteur le Diable o&ugrave; il est, il a suffisamment de travail comme &ccedil;a &agrave; Wall Street. Vous voyez la table au fond derri&egrave;re vous? ".LUIDJI (en se retournant discr&egrave;tement) :" Oui je la vois, il y a un homme et femme qui dinent ensemble. Et alors? ".BERNARD :" C'est l'inspecteur Dombr&eacute; de la police de Pointe &agrave; Pitre et mademoiselle Anaelle. Je voudrais que vous fassiez cesser les poursuites contre Darky et que vous orientiez la police et la presse sur une autre piste ".LUIDJI (perturb&eacute;) :" Je ne comprends plus rien, vous m'avez demand&eacute; vous-m&ecirc;me il y a un mois de tout faire pour mettre Darky en prison et de salir sa r&eacute;putation alors que vous savez tout comme moi qu'il est innocent ".BERNARD (le regardant fixement dans les yeux) :" Je ne vous demande pas de comprendre mon cher, je vous demande d'ob&eacute;ir. Les &eacute;lections vont et viennent et un maire &ccedil;a se remplace ".LUIDJI :" Mon Dieu, qu'ai-je donc fait ? Je n'aurais jamais d&ucirc; me compromettre avec votre organisation. Combien de temps encore allez vous continuer &agrave; me le faire payer? ".BERNARD (en se levant de table) :" Aussi longtemps qu'il en plaira au Ma&icirc;tre. Ne m'en veuillez pas, je dois vous laisser. Prenez donc un verre de Ch&acirc;teau Petrus &agrave; ma sant&eacute;, il est excellent ".Pendant ce temps, Ad&eacute;,&nbsp; bouquet de fleurs et&nbsp; bouteille&nbsp; de Rhum &agrave; la main tentait de noyer sa jalousie et sa d&eacute;ception dans les tourments de l'alcool et ses d&eacute;mons. Il montait l'escalier avec difficult&eacute; et s'en voulait d'avoir &eacute;t&eacute; aussi con. Arriv&eacute; au troisi&egrave;me &eacute;tage, il sonne &agrave; la porte, personne n'ouvre. Il se met &agrave; tambouriner, finalement la lumi&egrave;re s'allume &agrave; l'int&eacute;rieur et une femme ouvre enfin. Elle &eacute;tait s&ucirc;rement en train de dormir. Elle porte un d&eacute;shabill&eacute; en dentelle noir transparent.LAETITIA (passant la main devant son visage) :" Mais qu'est ce qui t'arrive Ad&eacute;? Tu es compl&egrave;tement saoul, tu pue l'alcool! ".ADE (la t&ecirc;te basse) :" Ana&euml;lle voit quelqu'un d'autre, je n'avais pas envie d'&ecirc;tre seul ce soir ".LAETITIA (lui prenant la main) :" Je ne sais pas pourquoi mais &ccedil;a ne m'&eacute;tonne pas. Je n'ai jamais eu confiance en cette fille. Allez rentre, ne reste pas&nbsp; plant&eacute; l&agrave; ".Ad&eacute; entre, La&euml;titia referme la porte derri&egrave;re lui. Il se retourne brusquement sans dire un mot et la coince contre la porte d'entr&eacute;e. Il l'embrasse &agrave; pleine bouche et la soul&egrave;ve du sol comme une plume avec ces bras puissants. Elle s'accroche &agrave; lui et l'enlance avec ses jambes.LA&Eacute;TITIA (la voix tremblante de d&eacute;sir) :" Elle ne te m&eacute;rite pas Ad&eacute; ".&Agrave; ces mots Ad&eacute; lui arrache les bretelles de son d&eacute;shabill&eacute; et commence &agrave; lui l&eacute;cher le corps avec sa langue chaude et brulante. La&euml;titia se d&eacute;fait de son &eacute;treinte et l'entraine dans sa chambre en continuant &agrave; l'embrasser. Elle pousse Ad&eacute; sur le dos et commence &agrave; lui d&eacute;tacher sa ceinture lentement, puis elle lui enl&egrave;ve son pantalon. Elle monte sur lui et commence &agrave; l'embrasser langoureusement le torse en lui caressant le corps avec ses cheveux doux et parfum&eacute;s. Elle &eacute;tait folle de d&eacute;sir et avait envie de lui. Quand soudain, le ronflement caverneux d'Ad&eacute; la fit descendre de son extase. Il s'&eacute;tait endormi, compl&egrave;tement saoul sur son lit, les jambes et les bras &eacute;cart&eacute;s et la bave &agrave; la bouche.AD&Eacute; (endormi) :"Ana&euml;lleeuuhh.. ".QUELQUE PART AU DEUX MAMELLESDarky se r&eacute;veilla en prenant une grande respiration comme un noy&eacute; qui sort enfin la t&ecirc;te de l'eau. Il avait beau se fouiller la m&eacute;moire avec les ongles de son esprit, rien &agrave; faire ses souvenirs &eacute;taient comme engloutis dans les sables mouvants de l'oubli. Il avait beau leur tendre&nbsp; la main pour essayer de les sauver, rien &agrave; faire il &eacute;tait trop tard, il ne savait pas o&ugrave; il &eacute;tait. Il &eacute;tait allong&eacute; dans une chambre&nbsp; aux murs pauvres, sans habits, sans tableaux, sans d&eacute;coration, enti&egrave;rement peinte en jaune. La lumi&egrave;re du jour chantait &agrave; travers une fen&ecirc;tre pendue au plafond, la t&ecirc;te transparente balan&ccedil;ant au cou d'une vitre. Le lit, les draps, les oreillers, les chaises, la table, la moquette tout &eacute;tait jaune. Les objets portaient tous cette couleur jaune, comme si l'or &eacute;tait mort ici m&ecirc;me dans cette pi&egrave;ce. Sur une table devant lui, un bokit au poulet, jambon, fromage, saucisse comme il les aime. Un bokit de chez Yannick le magnifique, il en &eacute;tait s&ucirc;r. Etait ce encore un r&ecirc;ve? Si tel &eacute;tait le cas, il pr&eacute;f&egrave;rerait se trouver au Complexe le People pour voir la fin du striptease de Malika. Il mourait de faim alors il lan&ccedil;a ses dents dans le d&eacute;licieux bokit. En se levant, il passa devant un miroir et se rendit compte qu'il &eacute;tait lui aussi habill&eacute; en jaune de la t&ecirc;te au pied, pantalon et chemise. Il sort de la chambre et l&agrave;, changement de couleur, on passe du jaune au bleu absolu. L'h&ocirc;te de ses lieux semblait avoir un go&ucirc;t prononc&eacute; pour les couleurs uniformes cela va sans dire. Il traverse un long couloir bleut&eacute; froid et silencieux, comme si le silence avait interdit au moindre bruit d'entrer sous peine de se faire d&eacute;vorer. Pas un souffle, pas un bruit, personne. Toutes les portes qui habitaient &agrave; cet &eacute;tage semblaient ferm&eacute;es. Curieux et effray&eacute; &agrave; la fois il&nbsp; descend un immense escalier aux marches sombres et glac&eacute;es comme la langue d'un je ne t'aime pas. En mangeant son bokit il laisse malencontreusement tomber un bout de poulet par terre. Imm&eacute;diatement une des fameuses portes s'ouvrent et une femme lugubre au teint bl&ecirc;me habill&eacute;e en bleu, balai brosse et pelle &agrave; la main ramasse le bout de nourriture et s'en retourne par o&ugrave; elle est venue.DARKY (la suivant): "Eh oh, madame, ne jetez pas mon bout de poulet, je vais le manger et o&ugrave; suis je?"Le femme referme la porte derri&egrave;re elle sans un mot. Darky essaie de l'ouvrir, mais il n'y a pas de poign&eacute;e de l'ext&eacute;rieur. Il se dit qu'il &eacute;tait dans une maison de fou et continua sa visite de l'&eacute;trange demeure. Tout ce bleu lui faisait penser au village des schtroumpfs. Il aimait bien les schtroumpfs, ce n'&eacute;tait pas trop &ccedil;a le probl&egrave;me. Ce qui le d&eacute;rangeait, c'&eacute;tait la taille de ces petits personnages et surtout qu'il n'y ait qu'une seule femme, la schtroumpfette. Enfin tant qu'il y avait des bokits.DARKY (crie, la main en porte voix) :" Eh oh, y a quelqu'un?! ".Voyant que personne ne r&eacute;pond, cette fois il jette volontairement un bout de poulet par terre. Une autre porte s'ouvre et un homme tout de bleu v&ecirc;tu, tout aussi lugubre, les yeux vitreux, la peau rid&eacute;e vient ramasser le bout de viande.Darky cette fois ci attrape l'individu par le bras.DARKY :" Eh oh, Michou, c'est quoi cette baraque toute bleue, o&ugrave; suis je ? Je ne vous l&acirc;cherai pas si vous ne me r&eacute;pondez pas ".Soudain la silhouette d'un homme se dessine dans le faux jour de la porte d'entr&eacute;e.HOMME :" Ca ne sert &agrave; rien Darky, ils ne peuvent pas parler. Ils sont tous sous hypnose ".DARKY ( se mettant la main devant les yeux) :" Grand schtroumpf c'est toi? ".&nbsp;&nbsp; &nbsp;HOMME :" Je suis Bernard. Vous &ecirc;tes ici chez moi. Vous &ecirc;tes mon invit&eacute; ".DARKY (de plus en plus inquiet) : " Ok d'accord je vois le d&eacute;lire. Bon ben tu sais quoi, je vais aller me recoucher dans ma jolie chambre jaune et je me r&eacute;veillerai demain au Raizet.&nbsp; Je prendrai un bon petit d&eacute;jeuner et je t&acirc;cherai d'oublier ce cauchemar bizarre ".BERNARD :" Vous ne r&ecirc;vez pas Darky. Vous &ecirc;tes bel et bien &eacute;veill&eacute;. Si vous voulez bien me suivre ".DARKY (n'en croyant pas ses yeux) :" M&egrave; z&ocirc; c&eacute; d&eacute; gwo malad' les ga!! Mais vous &ecirc;tes compl&egrave;tement barges les mecs?! Grand schtroumpf faut que t'ailles te faire soigner ti mal!! ".En effet, non seulement toutes les pi&egrave;ces de la maison &eacute;taient bleues mais le gazon et les arbres aussi. En les touchant Darky se rendit compte qu'ils avaient &eacute;t&eacute; peints en bleu.DARKY :" Mais pourquoi tout ce bleu? ".BERNARD :" C'est ma couleur pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e, elle m'apaise et me permet de rester concentr&eacute; ".DARKY :" Ok je vois le d&eacute;lire, t'es une sorte de f&eacute;tichiste un truc comme &ccedil;a. Moi j'aime bien collectionner les strings de mes conqu&ecirc;tes et les congeler au frigo. Tu vois je te comprends mec, chacun son d&eacute;lire. Mais si le bleu est ta couleur pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e pourquoi est-ce que la chambre o&ugrave; je me suis r&eacute;veill&eacute; &eacute;tait enti&egrave;rement jaune? ".BERNARD :" Ca c'est parce que le jaune est la couleur qui me d&eacute;goute le plus. Sinon j'esp&egrave;re que votre bokit de chez Yannick le magnifique vous aura plu ? ".DARKY :" Oui merci, Mais comment savez vous pour le bokit? ".BERNARD :" Comme je sais pour ton enfance au Raizet, tes ann&eacute;es baskets, tes premi&egrave;res radios, tes premi&egrave;res sc&egrave;nes, ton premier album, ton premier clip. De l'assistante maternelle madame Albert, &agrave; l'&eacute;cole primaire Raizet mixte III, en passant par le coll&egrave;ge du Raizet, le lyc&eacute;e de Baimbridge, Fouillole. Tes diff&eacute;rents groupes de rap le Karuk&eacute;ra Crew, la Horde Noire, N'O Clan, Ghost Project ".DARKY :" En effet grand schtroumpf vous &ecirc;tes tr&egrave;s bien renseign&eacute;. Mais qu'est ce que je fais ici. Dans mes souvenirs, Ga&euml;lle mon ex mourait sous mes yeux &agrave; cause de moi et je fon&ccedil;ais dans un poteau. D'abord il y a eu le meurtre de cette Marylou Blue dont on m'a accus&eacute; &agrave; tort, la case prison o&ugrave; j'&eacute;tais enferm&eacute; avec cette alcoolo puant de J&eacute;r&eacute;mie, puis maitre Willo Adeans qui meurt dans une explosion, G&eacute;raldine qui se met &agrave; tirer partout, ce Mozar compl&egrave;tement disjonct&eacute; qui me balance du plomb dans le bonda, je me fais poursuivre par deux psychopathes enrag&eacute;s et pour couronner le tout, maintenant y a toi le grand schtroumf et ta maison de cingl&eacute;s. Putain mais pourquoi moi? C'est pour la t&eacute;l&eacute; c'est &ccedil;a? C'est pour l'&eacute;mission de Didier &lt;&gt;, hein ? Il va sortir de derri&egrave;re une de ces portes bleues en applaudissant, c'est &ccedil;a? C'est bon les gars j'ai tout pig&eacute; vous pouvez vous montrer ".BERNARD :" J'ai bien fait de te donner le sens de l'humour. &Ccedil;a t'a aid&eacute; &agrave; tenir ".DARKY(r&eacute;volt&eacute;) :" Comment &ccedil;a vous m'avez donn&eacute; le sens de l'humour ? Qu'est-ce que vous voulez dire grand schtroumpf ? ".BERNARD :" Tu comprendras bien assez vite Darky. Bient&ocirc;t tout sera clair ".DARKY: "Ah non vous n'allez pas vous en tirer comme &ccedil;a avec une jolie phrase. Je veux savoir ce que je fous ici et qui vous &ecirc;tes. Sinon je me barre c'est clair ".BERNARD :" Je suis l'hypnotiseur et ma mission est de te r&eacute;activer avant l'arriv&eacute;e du Ma&icirc;tre ".FIN DE L'&Eacute;PISODE 12 La structure g&eacute;n&eacute;rale, la pr&eacute;sentation, la forme et le contenu des pr&eacute;sents articles constituent ensemble, une &oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des l&eacute;gislations fran&ccedil;aise et internationale.copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)Dans cet article : Laetitia Dubroeucq&nbsp;(articles), Ana Elle&nbsp;(articles), Ad&eacute;ola Bamb&eacute;&nbsp;(articles), J&eacute;r&eacute;mie Malice&nbsp;(articles), Willo Adeans&nbsp;(articles), Marylou Blue&nbsp;(articles), Val&eacute;rie de Gr&eacute;goire&nbsp;(articles), Micka&euml;l Macabi&nbsp;(articles), Luidji Dollin&nbsp;(articles), Laurent Erlong&nbsp;(articles), Bernard Leclaire&nbsp;(articles), Vol Creole&nbsp;(articles), Malika Maulois&nbsp;(articles), Complexe Le People&nbsp;(articles), Yannick Abaul&nbsp;(articles), Lanteri G&eacute;raldine&nbsp;(articles), Ga&euml;lle Gimer&nbsp;(articles), Didier MounienMASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France. ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784627</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784627</guid>
  <pubDate>Fri, 13 Mar 2009 01:32:53 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>ÉPISODE 11 INTITULÉ &quot;LES RÊVES SONT DES VAMPIRES QUI BOIVENT LE SANG DES CAUCHEMARS&quot;</title>
   <description><![CDATA[ Note de l'auteur:La bouche est une m&egrave;re ignoble. &Agrave; chaque fois qu'elle accouche, les mots ses enfants malheureux sont oblig&eacute;s de s'accrocher aux l&egrave;vres pour ne pas tomber dans le pr&eacute;cipice sans fond d'une phrase idiote. Si c'est vrai que le sang est bleu, pourquoi est- ce que le ciel qui coule dans nos veines, jamais ne se r&eacute;volte. &Agrave; quel moment est-ce que les r&ecirc;ves et leurs tatouages &agrave; la craie deviennent r&eacute;alit&eacute; ? &Agrave; quel moment est-ce que la r&eacute;alit&eacute; avoue ses fautes &agrave; genoux et dit la v&eacute;rit&eacute; ? La seule fa&ccedil;on de r&eacute;pondre &agrave; ces questions est de lire cet &eacute;pisode.RAPPEL: Dans l'&eacute;pisode pr&eacute;c&eacute;dent Darky &eacute;tait poursuivit par K&eacute;vin et Shemshey. Il s'&eacute;tait enfui &agrave; bord de la voiture de Ga&euml;lle son ex qu'il avait vu mourir sous ses yeux. En proie &agrave; de violentes hallucinations, il avait perdu le contr&ocirc;le de son v&eacute;hicule pour aller s'encastrer dans un poteau &eacute;lectrique.RETOUR &Agrave; L'&Eacute;PISODE 11 "Les r&ecirc;ves sont des vampires"Ce soir l&agrave;, Miami avait mis sa plus belle robe pour sortir &agrave; mon bras. Les lumi&egrave;res de la ville faisaient des clins d'oeil aux &eacute;toiles et les &eacute;toiles leur r&eacute;pondaient en leur envoyant des baisers argent&eacute;s. Les rues &eacute;taient excit&eacute;es, maquill&eacute;es et v&ecirc;tues de leurs plus jolies vitrines. Les ruelles &eacute;taient saouls et cachaient leur timidit&eacute; dans les sachets de drogue des dealers et les strings paillet&eacute;s des prostitu&eacute;s. Les caniveaux priv&eacute;s de sortie transportaient dans leurs corbillards d'eaux sales et us&eacute;es, les seringues, les capotes d&eacute;chir&eacute;es et les m&eacute;gots &eacute;cras&eacute;s.A travers les vitres de la Maybach, je regardais cette d&eacute;esse de verre et de b&eacute;ton se faire draguer par les gyrophares et les lampadaires sans sourciller.Defkis conduisait la voiture, le visage ferm&eacute;, le moteur silencieux . Il me jeta un coup d'oeil dans le r&eacute;tro et je sus tout de suite qu'il allait y avoir un drame. Aur&eacute;lie ma rappeuse pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e dite "Mama Madras" assise &agrave; mes c&ocirc;t&eacute;s semblait impatiente de passer &agrave; l'acte. Elle me tendit un verre de Rhum en me disant  "Vive Damoiseau et Boulogne, Fuck le Champagne et le Cognac." J'&eacute;tais content d'&ecirc;tre l&agrave; mais je ne comprenais pas pourquoi c'&eacute;tait la f&ecirc;te dehors et la guerre &agrave; l'int&eacute;rieur. J'avais l'impression d'&ecirc;tre dans un tank roulant dans un champ de fleurs. Apr&egrave;s avoir essuy&eacute; ses pneus poliment sur le goudron avant d'entrer, notre voiture se gara devant le hall d'arriv&eacute;&nbsp; du Tropik's, un immense h&ocirc;tel casino. Un b&acirc;timent lact&eacute; au jambes immenses d'au moins cent &eacute;tages.Un portier vient nous ouvrir la porte, Defkis lui lance les cl&eacute;s et lui dit bien que si jamais la voiture est &eacute;rafl&eacute;e, il faudra payer des fourmis ma&ccedil;ons et architectes pour le reconstituer. Il portait un costard cravate vert comme le dollar, sa couleur pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e, des lunettes noires et une mallette &agrave; la main. Aur&eacute;lie&nbsp; avait mis sa tenue des grands soirs et des grands crimes. Un pantalon en satin noir et brillant aux lignes sensuelles et malignes, un chemisier rouge avec le col madras et les locks tress&eacute;es lui retombant sur les &eacute;paules avec &eacute;l&eacute;gance et sobri&eacute;t&eacute;. Aur&eacute;lie &eacute;tait &agrave; la t&ecirc;te des gwadayouth, un gang de femmes puissantes, dangereuses, venimeuses et charmantes. Cynthia et C&eacute;lia deux de ses plus fid&egrave;les soldats nous attendaient. Cynthia portait une robe de soir&eacute;e bleue fendue sur le c&ocirc;t&eacute; laissant appara&icirc;tre une jambe muscl&eacute;e et tatou&eacute;e de la cuisse au pied repr&eacute;sentant une rose guerri&egrave;re. Les &eacute;pines &eacute;tant des sabres et chaque p&eacute;tales symbolisaient un ennemi qu'elle avait tu&eacute;e. C&eacute;lia portait une mini jupe noire et des talons aiguilles blancs, un bustier gris argent&eacute; et les cheveux attach&eacute;s en chignon, sexy, sulfureuse et &eacute;l&eacute;gante en m&ecirc;me temps.Ce soir l&agrave; il &eacute;tait question de signer un accord et un trait&eacute; de paix avec Johana la chef d'un autre gang de femmes les "P&eacute;t&eacute;y siw". Les deux femmes de fer se disputaient le contr&ocirc;le de Miami depuis dix ans maintenant. Leurs filles s'entretuaient et se d&eacute;chiraient entre elles, il &eacute;tait temps que cela cesse. Aujourd'hui la tr&ecirc;ve allait &ecirc;tre sign&eacute;e.Dans la grande salle de r&eacute;ception, les applaudissements donnaient la fess&eacute;e &agrave; la musique du casino. Mister Verger le magicien &eacute;tait en repr&eacute;sentation devant un parterre de retrait&eacute;s br&eacute;siliens. Il portait une cape rouge, un chapeau haut de forme noir et de longues moustaches fris&eacute;es. Son assistante la f&eacute;line C&eacute;line &eacute;tait nue, les v&ecirc;tements dessin&eacute;s &agrave; la peinture &agrave; m&ecirc;me le corps, dans un sublime bodypainting. Elle &eacute;tait enferm&eacute;e dans une bo&icirc;te que Mister Verger transper&ccedil;ait avec des &eacute;p&eacute;es. Le casino &eacute;tait un temple d&eacute;di&eacute; aux plaisirs de l'or, de l'argent et des plaisirs inavou&eacute;s. Fa&icirc;tes une pri&egrave;re, demandez la richesse et peut-&ecirc;tre que le dollar va&nbsp; vous exaucer. Les yeux cousus aux machines &agrave; sous, les espoirs de toute une vie jou&eacute;s sur un num&eacute;ro f&eacute;tiche, la cr&egrave;me et le crime de la soci&eacute;t&eacute; se m&eacute;langeaient dans le ventre de la b&ecirc;te. Toujours plus avide, toujours plus assoiff&eacute;e. Les tables de poker montraient leurs jambes pour attirer les clients et les poussaient hors de la table quand ils n'avaient plus de quoi payer. C'&eacute;tait la loi du casino: On gagne on est un roi, on perd on n'est rien.Apr&egrave;s avoir long&eacute; les cuisines qui sentaient bon le homard et l'escargot mijot&eacute;s au Porto. Mama Madras, Cynthia, C&eacute;lia, Defkis et moi arriv&acirc;mes dans l' entrep&ocirc;t du casino. L&agrave; o&ugrave; l'on range les caisses d'alcool, les couverts neufs et les produits frais ...Johana nous attendait assise autour d'une table de jeu en fumant un cigare &agrave; la fum&eacute;e tendre et vorace comme un rapace amoureux d'un autre rapace. Elle aussi avait fait honneur &agrave; la soir&eacute;e. Elle portait une magnifique robe avec le d&eacute;collet&eacute; &eacute;chancr&eacute; jusqu'au ventre, piercing au nombril et cheveux ondul&eacute;s. Caroline et St&eacute;phanie les deux amazones qui&nbsp; l'accompagnait &eacute;taient aussi belles que le diable est born&eacute;. Caroline avait les cheveux courts et plaqu&eacute;s, une croix en diamant et platine accompagnant un tatouage allant du cou au seins, un pantalon marron brillant et une chemise en dentelle noire coup&eacute;e aux manches. St&eacute;phanie, elle &eacute;tait envoutante comme un mauvais sort, avec le regard jaloux des volcans quand ils voient une &eacute;toile plus belle qu'eux. De longs cheveux rouges qui lui arrivent au bas des reins, une robe sombre et des talons couleurs sang comme si elle avait march&eacute; sur un cadavre en arrivant.Defkis et moi, nous nous sommes regard&eacute;s comme deux mouches entour&eacute;es de mygales se demandant &agrave; quelle sauce barbare ils allaient &ecirc;tre mang&eacute;s. Tout le monde &eacute;tait l&agrave;, une fois fouill&eacute;, la transaction allait pouvoir commencer.AURELIE (en s'asseyant autour de la table): "Bonsoir Johana, j'ai envie que toutes ces tueries et que tout ces affrontements cessent dans nos rues ". JOHANA: "Moi aussi, il y a d&eacute;j&agrave; eu beaucoup trop de morts et trop de sang vers&eacute;. C'est pour cela qu'en guise de bonne foi je t'offre ceci." Sur ce St&eacute;phanie pose une mallette noire sur la table et la pousse vers Aur&eacute;lie. Cynthia l'ouvre avec pr&eacute;caution et esquisse un sourire. JOHANA: " Il y a dans cette mallette les contrats immobiliers des deux plus gros h&ocirc;tels de la ville, je te les offre, tu pourras en faire et y faire ce que tu veux." AURELIE: " C'est un tr&egrave;s beau geste Johana, il t' honore. Mais moi non plus je ne suis pas venue les mains vides." Sur ce Defkis me regarde et me dit &agrave; voix basse: " Tiens toi pr&ecirc;t." Il s'approche de la table et pose une mallette chrom&eacute;e . Caroline l'ouvre, elle est remplie de billets.JOHANA (souriante) : " Je vois que nous partons sur de bonnes bases." AURELIE (en s'enfon&ccedil;ant dans son fauteuil): " Je t'avais amen&eacute; ce pr&eacute;sent en me disant qu'il te toucherait. Je voulais que tu saches que de mon cot&eacute; la hache de guerre &eacute;tait enterr&eacute;e." JOHANA (intrigu&eacute;e): "Pourquoi "&eacute;tait" enterr&eacute;e?" AURELIE (le regard grave): " Parce que j'ai chang&eacute; d' avis entre temps." Sur ce, elle plonge sa main dans les billets, sort un flingue et ex&eacute;cute Johana d'une balle en pleine t&ecirc;te. Cynthia sort un couteau &agrave; cran d'arr&ecirc;t de sous sa robe et le lance dans le cou de Caroline qui s'&eacute;croule en se tenant la gorge. Defkis retire le couteau du cou de Caroline et poignarde Cynthia &agrave; son tour dans le dos.C&eacute;lia saute sur St&eacute;phanie et lui balance un coup de poing au visage, C&eacute;lia tombe sur une caisse de vin, le nez en sang. Elle ramasse une bouteille de Bordeaux ann&eacute;e 1807, la fracasse par terre et la plante dans le ventre de St&eacute;phanie. Aur&eacute;lie me demande de la suivre et dit &agrave; Defkis d'aller chercher la voiture. Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que Defkis la frappe en pleine t&ecirc;te avec la mallette de billets. AURELIE (au sol se tenant le visage): "Mais qu'est ce que tu fais Defkis? Ki rol aw? &Agrave; quoi tu joues ?". DEFKIS: " Maintenant que Johana est morte, une fois d&eacute;barrass&eacute; de toi je vais devenir le nouveau ma&icirc;tre de Miami. Je dirai aux autres que nous sommes tomb&eacute;s dans un pi&egrave;ge et que &ccedil;a a mal tourn&eacute; ".DARKY (apeur&eacute;): " Euh je vois que vous &ecirc;tes occup&eacute;s alors je vais vous laisser. Bon ben on s'appelle, on ira manger un bokit ensemble chez Yannick le magnifique. Ok ? On fait comme &ccedil;a ?". DEFKIS (&agrave; darky): " Toi darky-kyky le rigolo t' iras nulle part ".Sur ce, il me tire deux balles dans la poitrine. Hercule m'aurait donn&eacute; deux coups de poing que &ccedil;a aurait &eacute;t&eacute; pareil, la douleur et le choc &eacute;taient atroces. Les &eacute;clairs avaient jailli de son arme et la foudre s'&eacute;tait jet&eacute;e sur moi pour me d&eacute;vorer le torse. Mon corps s'&eacute;tait chang&eacute; en cath&eacute;drale de sang soutenue par des vert&egrave;bres. J'&eacute;tais dans les t&eacute;n&egrave;bres, le noir complet, j'entendais des bruits bizarres et des gens s'agiter autour de moi. Puis une voix plus forte que les autres attrapa mon ombre par le bras et me sortit de la nuit d&eacute;vorante du coma.VOIX: "Vite, vite! Encore! Nous sommes en train de le perdre. Jo&euml;l rebalance lui des &eacute;lectrochocs ".Puis de nouveau cette douleur &agrave; la poitrine. Mais cette fois ci, ce n'&eacute;tait pas Defkis qui m'avait tir&eacute; dessus.Darky avait &eacute;t&eacute; trouv&eacute; inanim&eacute; dans sa voiture. Elle &eacute;tait compl&egrave;tement d&eacute;soss&eacute;e comme si le poteau &eacute;lectrique l'avait mach&eacute;e avant de la recracher. Le go&ucirc;t n'&eacute;tait pas assez sucr&eacute; probablement, vu toute l'essence et l'huile qu'elle ingurgitait.Dans l'ambulance le Docteur Guillaume et son &eacute;quipe faisait tout pour le r&eacute;animer. M&eacute;lissa l'infirmi&egrave;re lui faisait un massage cardiaque et Jo&euml;l l'anesth&eacute;siste s'occupait du masque &agrave; oxyg&egrave;ne. Il fallait faire vite, les minutes &eacute;taient compt&eacute;es.DARKY (inconscient) :" Non Defkis! Nooon!! Je ne dirais rien je le jure !! JO&Ecirc;L : "Qu'est ce qu'il raconte?" M&Eacute;LISSA:" Il doit surement &ecirc;tre en train de r&ecirc;ver. C'est fr&eacute;quent dans ce genre de traumatisme ".DOCTEUR GUILLAUME: "M&eacute;lissa, mets moi 0,9% de chlorure de sodium en intraveineuse! J&eacute;r&eacute;mie envoie un d&eacute;bit d'oxyg&egrave;ne de 6 L/mn. C'est bon, nous l'avons r&eacute;cup&eacute;r&eacute;." M&Eacute;LISSA: "C'est incroyable malgr&eacute; la violence du choc, il n'a pratiquement rien." Une bonne heure apr&egrave;s l'accident, Shemshey et Kevin investissaient les couloirs des urgences &agrave; la recherche de Darky. Ils &eacute;taient arriv&eacute;s trop tard sur les lieux du choc, au moment o&ugrave; l'ambulance emportait son corps ensanglant&eacute;. La police avait barr&eacute; la route pour cause de s&eacute;curit&eacute; et leur avait fait perdre un temps consid&eacute;rable. Ils avaient perdu l'ambulance de vue, mais c'&eacute;tait clair qu'elle &eacute;tait all&eacute;e au CHU de Pointe &agrave; Pitre. Maintenant il fallait le retrouver et vite. Ils poussaient sans m&eacute;nagement les portes de toutes les chambres et les salles d'op&eacute;ration sans succ&egrave;s. Jusqu'&agrave; tomber au d&eacute;tour d'un couloir sur Katya, une infirmi&egrave;re qui prenait sa pause tranquillement, en &eacute;coutant l'album de Kraken dans son mp3 , en fumant une clope. Shemshey l'attrape par les cheveux, la plaque contre le mur et lui arrache le casque des oreilles.SHEMSHEY (mena&ccedil;ant): "Il y a un homme qui est arriv&eacute; inconscient, il y a une heure environ, un accident de voiture, o&ugrave; est il?" KATYA (apeur&eacute;e): "Il est dans la salle C12 mais je ne crois pas qu'il survivra, il a de multiples contusions, les c&ocirc;tes cass&eacute;es, les poumons perfor&eacute;s et une grave h&eacute;morragie interne." KEVIN (s'approchant d'elle): "Ne vous inqui&eacute;tez pas pour lui."Sur ce, il lui tire une balle dans l'oeil, ramasse son lecteur MP3, met le casque sur ses oreilles et hausse le volume &agrave; fond".KEVIN (chante, le casque sur les oreilles): "Woul&eacute;y! Woul&eacute;y! pou nou fim&eacute;y (Roule le! Roule le! Pour qu'on fume!)..." SHEMSHEY ( lui donnant une claque derri&egrave;re la t&ecirc;te): "Timal, ou comenc&eacute; f&egrave; moun chi&eacute;. Putain, tu vas arr&ecirc;ter de faire le con!" KEVIN (se frottant la t&ecirc;te): " Eeeh, mais j'adore cette chanson, ce Kraken il est trop puissant." SHEMSHEY (lui confisquant le lecteur): "T'&eacute;coutera &ccedil;a apr&egrave;s, avant on a du boulot ".Les deux comp&egrave;res d&eacute;cident de se rendre &agrave; la salle C12 en empruntant les escaliers.Le chirurgien Lydwine et son &eacute;quipe pratiquaient une op&eacute;ration &agrave; coeur ouvert sur un patient arriv&eacute; il y a une demi-heure. Ce dernier avait fait un grave accident et &eacute;tait fort mal en point. Il fallait faire vite l'op&eacute;ration &eacute;tait d&eacute;licate et le patient avait une forte h&eacute;morragie. Au moment d'inciser le coeur pour enlever les caillots de sang, l'instant le plus d&eacute;licat de l'intervention, la porte s'ouvrit brusquement et deux hommes entr&egrave;rent armes aux poings.LYDWINE (prise au d&eacute;pourvu) :" Mais qu'est ce que vous faites? C'est quoi ce bordel ? ".K&Eacute;VIN (la pointant avec son arme) :"Docteur, veuillez reculer et l&acirc;cher votre scalpel. On s'occupe du reste ".LYDWINE (ne se laissant pas faire):" Mais vous &ecirc;tes compl&egrave;tement cingl&eacute;s. Cet homme va mourir si je ne l'op&egrave;re pas dans les secondes qui suivent ".K&Eacute;VIN (avec ironie): " Lui ne peut pas mourir mais vous oui." Lydwine l&acirc;che son scalpel et recul de la table d'op&eacute;ration, Kevin et Shemshey s'approchent du patient.SHEMSHEY (furieux): "Mais ce n'est pas Darky! O&ugrave; est la salle C12?" LYDWINE (morte de peur en b&eacute;gayant): "C'est bien ici, c'est bien la salle C12." SHEMSHEY (attrapant Lydwine par le col de sa blouse): "Mais alors, l'accident de voiture au Lamentin, o&ugrave; est le malade?" LYDWINE (ayant du mal &agrave; parler) :"&nbsp; Je ne sais pas de quoi vous parlez, mais celui ci c'est Joel, il a fait un accident au Gosier. Il faisait la course &agrave; moto avec des copains quand un camion l'a heurt&eacute; de plein fouet." Shemshey se rendant compte de son erreur le l&acirc;che, il est compl&egrave;tement perdu, il ne comprend plus rien. Darky &eacute;tait forc&eacute;ment quelque part dans le b&acirc;timent.KEVIN (tout penaud): "Shemshey je sais que &ccedil;a ne va pas te plaire mais peut &ecirc;tre que l'ambulance n'est jamais all&eacute;e &agrave; l'h&ocirc;pital ".SHEMSHEY (se tapant le front avec la main): "Oh putain &ccedil;a voudrait dire que..." QUELQUE PART DANS LA REGION DE BASSE TERRE AUX DEUX MAMELLESPendant ce temps l'ambulance qui transportait Darky se garait dans une &eacute;trange demeure perdue dans les bois. Bernard, un homme d'une quarantaine d'ann&eacute;es attendait son arriv&eacute;e avec impatience. BERNARD (s'adressant &agrave; Nicolas): "Transportez le dans la chambre pr&eacute;vue &agrave; cet effet." Plus tard dans le secret d'une pi&egrave;ce sombre Bernard passait un coup de t&eacute;l&eacute;phone.BERNARD: "C'est fait Ma&icirc;tre, nous avons r&eacute;cup&eacute;r&eacute; Darky." LE MAITRE: " Je veux que vous le prot&eacute;giez et que vous gardiez le secret sur sa capture jusqu'&agrave; mon arriv&eacute;e. Les autres membres d' Homines Nocturni ne doivent pas &ecirc;tre au courant."BERNARD: "Il en sera fait selon votre volont&eacute; Ma&icirc;tre." FIN DE L'EPISODE 11La structure g&eacute;n&eacute;rale, la pr&eacute;sentation, la forme et le contenu des pr&eacute;sents articles constituent ensemble, une &oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des l&eacute;gislations fran&ccedil;aise et internationale.copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)Dans cet &eacute;pisode : Kevin Arnaud&nbsp;(articles), Fugitf Shemshey&nbsp;(articles), Ga&euml;lle Gimer&nbsp;(articles), Aurelie Bredent&nbsp;(articles), Lionel Defkis Lincy&nbsp;(articles), Cynthia Vince&nbsp;(articles), C&eacute;lia Desgalier&nbsp;(articles), Johana Morvan&nbsp;(articles), Jimmy Verger&nbsp;(articles), Caroline Joly&nbsp;(articles), Stephanie Rotin&nbsp;(articles), NicOlas Guillaume&nbsp;(articles), Maurin Melissa&nbsp;(articles), Kraken Krakenmc&nbsp;(articles), Ktya Divadesiles&nbsp;(articles), Lydwine Deblaciat&nbsp;(articles), Bernard Leclaire&nbsp;(articles), Discoth&egrave;que Le Tropik's&nbsp;(articles), Joel Faider&nbsp;(articles), C&eacute;line Roll&eacute;MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France. ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784626</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784626</guid>
  <pubDate>Fri, 13 Mar 2009 01:23:39 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>EPISODE 10 &quot;LE TOIT DU MONDE&quot;</title>
   <description><![CDATA[ 19H00 QUELQUE PART AU MONT KAILASH DIT LA MONTAGNE SACR&Eacute;E AU TIBETDans la bourgade du Mont kailash dans le monast&egrave;re de la montagne sacr&eacute;e. Fred et sa famille avaient &eacute;t&eacute; recueillis par les moines Tib&eacute;tains. Ils vivaient tous cach&eacute;s dans une simple maison en bois de style rustique avec du feu dans la chemin&eacute;e, sans eau, ni &eacute;lectricit&eacute;. Eux qui vivaient dans le luxe en Chine dans leur grande maison familiale &agrave; P&eacute;kin &eacute;taient habitu&eacute;s aux grandes villes et aux galas mondains. Ils &eacute;taient compl&egrave;tement perdus dans cette vie de montagnard &agrave; manger de la soupe et du pain. Mais au moins ils &eacute;taient en vie et ensemble, c'est ce qui comptait. En effet, Fred dissident chinois ralli&eacute; &agrave; la cause Tib&eacute;taine avait d&ucirc; fuir le r&eacute;gime chinois avec sa femme Priscilla et ses deux enfants Alain et Jessie. Cela faisait bient&ocirc;t deux mois qu'ils vivaient tous les quatre sur le toit du monde dans la neige et le froid. Loin de tout, loin des hommes cupides et de leurs faux rois. Ils soupaient comme &agrave; leur habitude en se racontant des histoires et en inventant des jeux. De quoi rassurer les enfants et repousser au plus profond de leurs coeurs la peur et ses pr&eacute;cipices dangereux. Ils &eacute;taient&nbsp; assis autour de la table sur des tabourets en bois et mangeaient sans se presser leur maigre repas, des nouilles de Tsampa et du chura.&nbsp; Alain &eacute;tait un petit gar&ccedil;on de dix ans vif et intelligent. Il ne comprenait pas encore tout mais savait que son papa avait fait quelque chose de courageux. Ce qui le mettait au m&ecirc;me rang dans son estime que Kelly son h&eacute;ro&iuml;ne manga. Une justici&egrave;re masqu&eacute;e aux jambes bariol&eacute;es qui chevauchait les arc-en ciel dor&eacute;s &agrave; la conqu&ecirc;te de l'amour et de la v&eacute;rit&eacute;.Sa petite soeur Jessie ag&eacute;e &agrave; peine de cinq ans &eacute;tait assise sur les genoux de sa m&egrave;re. C'&eacute;tait une jolie petite fille avec le plus beau sourire que le soleil n'ait jamais vu sur terre. Du moins c'est ce qu'il disait quand ils parlaient aux fleurs d'elle. Elle chantait une petite comptine chinoise Le petit bateau blanc&nbsp; accompagn&eacute;e de ses parents en tapant des mains.JESSIE :" Lan lan de tiankong yinhe li (Dans la voie lact&eacute;e bleue)&nbsp;you zhi xiao bai chuan&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  (Il y a un petit bateau blanc) chuan shang you ke gui hua shu  (Sur le bateau pousse un laurier) bai ku zai you wan&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;  (Et &agrave; bord il y a un lapin blanc)   ".&nbsp;Fred lui est un homme d'une trentaine d'ann&eacute;es, les cheveux noirs, une m&egrave;che grise. Il est habill&eacute; chaudement avec un manteau en peau de Yak parce qu'il fait froid &agrave; l'int&eacute;rieur comme dans les cauchemars de la banquise. Toute sa vie il a m&eacute;lang&eacute; les coups et la rage et &ccedil;a a fini par lui donner du courage par surprise. Pour sa femme Priscilla, le changement de vie &eacute;tait vraiment difficile. C'est une jeune fille issue de la bourgeoisie p&eacute;kinoise, la vingtaine, les yeux couleur volcan et la peau douce comme la vanit&eacute; des diamants. Malgr&eacute; les conditions, elle a su rester &eacute;l&eacute;gante et raffin&eacute;e. Des cheveux bross&eacute;s et attach&eacute;s avec une cordelette ont remplac&eacute; ses brushings hors de prix, mais elle ne regrettait rien. Elle aime Fred de toutes ses forces et tous les jours elle prie Bouddha de leur venir en aide et de veiller sur leur destin.La famille malgr&eacute; tous ces &eacute;v&egrave;nements &eacute;tait heureuse, ils avaient le sourire aux l&egrave;vres serties au coin de la bouche comme une pierre pr&eacute;cieuse. Comme quoi, la pauvret&eacute; est une sorci&egrave;re bien p&acirc;le face aux couleurs de l'amour. Fred &eacute;tait sur le point de se resservir du Qingkejiu (bi&egrave;re Tib&eacute;taine &agrave; base d'orge) quand il sursauta et retira sa main vite fait. Le contact avec la bouteille &eacute;tait gluant et d&eacute;sagr&eacute;able. En effet, elle &eacute;tait envelopp&eacute;e d'une toile d'araign&eacute;e qui remontait jusqu'en haut. Fred suivit le fil du regard et au plafond une tarentule immense d'au moins trois m&egrave;tres de long les observaient. Elle avait des mandibules h&eacute;riss&eacute;es comme des milliers de couteaux. En la voyant il tomba &agrave; la renverse de son tabouret et lan&ccedil;a sa fourchette au plafond en hurlant de terreur.FRED (en hurlant) :"Oh mon Dieu! Sale b&ecirc;te! Faites attention, sortez de table vite!  ".Le reste de la famille reste immobile et se regarde avec &eacute;tonnement.Puis ils &eacute;clatent de rire.PRISCILLA (en souriant) :"Qu'est ce qu'il y a Fred ? C'est une blague?  ".FRED (mort de peur)&nbsp; :" L'araign&eacute;e g&eacute;ante au plafond, vous ne la voyez pas ?!!  ".PRISCILLA (sid&eacute;r&eacute;e) :" Mais non il n'y a rien du tout. Ch&eacute;ri arr&ecirc;tes s'il te plait tu fais peur aux enfants  ".JESSIE (en pleurant) :" Papa,&nbsp; j'ai peur!  ".ALAIN (&eacute;ffray&eacute;) :" Papa o&ugrave; est elle? Je ne la vois pas" ".FRED (en b&eacute;gayant)&nbsp; :" Oh non, si vous ne la voyez pas, c'est que...  ".Soudain un bruit de verre qui &eacute;clate et les flammes de la chemin&eacute;e&nbsp; vacillent. Un poignard traverse la vitre de la fen&ecirc;tre et vient se planter sauvagement dans le coeur de la table. Le pommeau scintille &agrave; la lueur des bougies. Il repr&eacute;sente un soleil vampire en or d&eacute;vorant une lune en argent au corps de femme.FRED (tenant sa femme et ses enfants dans les bras) :"Oh mon Dieu! Ils nous ont retrouv&eacute;s ! Priscilla emm&egrave;ne les enfants, met les en s&eacute;curit&eacute; ! vite !!!!&nbsp; courrez!!  ".Sur ce ils s'enfuient tous en direction de la porte. Mais une horde de serpent leur bloque la sortie. Leurs sifflements sont insupportables comme la mort d'un &eacute;clair dans le salon.PRISCILLA (Morte de peur) :" Fred , il y a des serpents partout!  ".FRED :" N'ayez pas peur ce n'est qu'une illusion  ".Sur ce, il d&eacute;fonce la porte en marchant sur les serpents qui disparaissent dans des volutes de fum&eacute;es tremblotantes. Il embrasse sa femme et ses enfants une derni&egrave;re fois. Il leur dit en larmes qu'il ne les oubliera jamais et qu'il les aiment plus que tout au monde. Puis il les fait sortir rapidement. Sur ce, il referme la porte derri&egrave;re lui et fait face &agrave; la fen&ecirc;tre en tenant un couteau d'une main et un tisonnier de l'autre .FRED :" Montres toi Ninjah, je sais que tu es l&agrave;  ".Une bourrasque de vent glac&eacute; comme le rot d'un iceberg s'engouffre par la fen&ecirc;tre. Fred se met la main devant le visage pour se prot&eacute;ger des gifles du vent arm&eacute; de poussi&egrave;re et de brindilles. Et quand il les retirent, Ninjah se tient face &agrave; lui masqu&eacute; et drap&eacute; de noir, une ombre humaine carnassi&egrave;re et silencieuse comme le d&eacute;sespoir.NINJAH (d'un ton calme et implacable) :"Nul n'&eacute;chappe aux Homines Nocturni  ".Il frappe Fred avec un coup de pied retourn&eacute; au menton et l'envoie s'&eacute;craser contre un mur. Puis il s'approche de lui lentement comme pour ne pas g&acirc;cher son plaisir trop vite, le rel&egrave;ve et se met &agrave; le balader dans toute la pi&egrave;ce en le balan&ccedil;ant sur la table, les tabourets et le sol. Comme une poup&eacute;e de chair devenue folle entre les mains d'un marionnettiste envout&eacute; qui aurait perdu le contr&ocirc;le FRED (en se relevant p&eacute;niblement la bouche en sang) :"Je suis pr&ecirc;t &agrave; mourir, vas y. Mais &eacute;pargne ma famille, ils n'ont rien &agrave; voir la dedans  ".Ninjah le regarde fixement comme s'il prenait les mesures de son cercueil, porte la main d&eacute;licatement &agrave; sa bouche&nbsp; et esquisse un baiser qu'il envoie dans les airs. Quand il retombe il se transforme en deux loups noirs, aux crocs ac&eacute;r&eacute;s et aux canines tranchante comme la morsure du diable. Ninjah s'accroupit, leur caresse la t&ecirc;te et les b&ecirc;tes malfaisantes s'en vont dans la neige &agrave; la poursuite de Priscilla, Alain et Jessie.FRED (se jetant sur Ninjah avec ses derni&egrave;res forces) :" Nooon pas eux !!  ".Ninjah esquive ses coup de coups de couteaux et de tisonnier, insaisissable comme la respiration d'un au revoir. Jugeant que le jeu avait suffisamment dur&eacute; &agrave; son go&ucirc;t, il lui donne un coup de poing &agrave; l'abdomen, les os craquent, Fred tombe &agrave; genoux et crache du sang. Il essayait de reprendre son souffle quand il entend les hurlements d&eacute;chirants de sa femme et ses enfants tacher la nuit et son ignoble drap blanc. Puis plus rien.FRED (effondr&eacute;) :" Salopard tu ne m'auras pas vivant  ".Il ramasse un &eacute;clat de verre bris&eacute; dans la boue rouge et marron et se le plante dans la gorge. Le sang s'&eacute;vade de sa jugulaire en riant comme un corbeau perch&eacute; dans un arbre &agrave; l'enterrement. Mais en coagulant dans la terre froide et sanguinolante, il se rendit compte avec regret que c'&eacute;tait mieux avant, quand il gambadait dans ce corps chaud et tremblotant. Ninjah s'approche de lui et le regarde avec d&eacute;dain en posant le pied sur son corps agonisant.NINJAH (avec m&eacute;pris) :"Vous les  Derniers vous me r&eacute;pugniez avec vos valeurs, vos origines putrides, votre arrogance au fil des si&egrave;cles et votre honneur pitoyable de chevalier  ".Sur ce il sort un sabre de son fourreau dissimul&eacute; derri&egrave;re son dos. La lame est affam&eacute;e comme un fauve rest&eacute; en cage trop longtemps enferm&eacute;. Puis tranche la t&ecirc;te de Fred d'un coup sec. Les loups ayant finis leur mission diabolique, ils reviennent dans la maison les babines baign&eacute;es d'h&eacute;moglobine. Ils s'asseyent &agrave; ses pieds le souffle haletant. Ninjah les caressent pour les remercier, alors ils font un bond et lui sautent &agrave; la poitrine. Au contact de sa chair, ils s'&eacute;vaporent et retournent dans leur univers magique, invisible et sanguinolant.LUNDI 2 MARS COMMISSARIAT DE GAMBETTA 10H15La journ&eacute;e s'annon&ccedil;ait irrespirable. La temp&eacute;rature ext&eacute;rieure &eacute;tait caniculaire comme dans le frigo de Satan. Le corps de Moon's avait &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; sans vie et d&eacute;vor&eacute; par les rats dans la d&eacute;charge de Grand-camp et le policier Lilian &eacute;tait introuvable. Dans son bureau en apprenant la nouvelle le commissaire Proto &eacute;tait furieux. En plus la climatisation ne fonctionnait pas et les palmes du seul ventilateur tournaient au ralenti, comme pour se foutre de leurs gueules.PROTO (en col&egrave;re, s'&eacute;pongeant avec un mouchoir) :" Comment ce fait-il que vous ayez laiss&eacute; mourir la seule t&eacute;moin dans cette affaire ? Hein ?! Pwarouj je ne sais pas ce qui me retient de vous enlever l'affaire  ".PWAROUJ (ne se laissant pas faire) :" Peut- &ecirc;tre le fait que nous soyons de bons flics Dombr&eacute; et moi. Et qu'en vingt ans dans la police on n'a jamais &eacute;chou&eacute; dans nos enqu&ecirc;tes. On courraient d&eacute;j&agrave; apr&egrave;s les bandits alors que vous &eacute;tiez encore sur les bancs de la fac  ".PROTO (vex&eacute;) :" Pwarouj je ne vous permet pas. N'oubliez pas &agrave; qui vous vous adressez  ".Interrompant leur dispute de comm&egrave;res, l'inspecteur Dombr&eacute; entre dans le bureau du commissaire et interpelle Pwarouj. Il a le regard illumin&eacute; des grands jours. Celui qui crache des &eacute;clairs quand il est sur le point de r&eacute;soudre une affaire.DOMBR&Eacute; (tout excit&eacute;):"Pwarouj, J'ai besoin de toi. J'ai une th&eacute;orie et je veux en avoir le coeur net  ".Il se dirige vers l'ascenseur et descend au troisi&egrave;me sous sol l&agrave; o&ugrave; on range les pi&egrave;ces &agrave; convictions.Francine, la pr&eacute;pos&eacute;e aux pi&egrave;ces &agrave; convictions &eacute;tait assise derri&egrave;re une vitre blind&eacute;e et grillag&eacute;e. Dans cette cage de verre et d'acier, il y avait juste suffisamment&nbsp; d'espace pour laisser passer les cartes d'identit&eacute;s et certains documents priv&eacute;s.Le lieu &eacute;tait bien s&eacute;curis&eacute; et pour cause, c'est ici qu'on range les armes, la drogue et l'argent retrouv&eacute;s lors des perquisitions. Francine regardait sur un petit poste de t&eacute;l&eacute;, Lesly sa chanteuse pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e. Elle chantait "Ch&eacute;ri, c'est parti toute la nuit" le dernier tube de l'&eacute;t&eacute;. Elle &eacute;tait vraiment splendide, une robe tr&egrave;s courte en cuir noir moulant, des bottes rouges, les locks mi courtes, de longs cils et une bouche &agrave; damner un ange pour un baiser. Pairle la pr&eacute;sentatrice am&eacute;ricaine, une ancienne Miss Monde n'avait pas &agrave; rougir de sa beaut&eacute;. Elle &eacute;tait tout aussi ravissante, elle portait une combinaison blanche, d&eacute;graf&eacute;e jusqu'au nombril et de longues jambes crois&eacute;es enlac&eacute;es comme les regards de deux amoureux.Dombr&eacute; arriva au moment o&ugrave; Pairle&nbsp; interrogeait une fan dans le public. Yohann une adolescente tr&egrave;s fashion avec des v&ecirc;tements tr&egrave;s color&eacute;s pour ressembler &agrave; son idole.A la t&eacute;l&eacute; =====&gt;&nbsp; PAIRLE(&agrave; Yohann) :" Vas y, poses ta question &agrave; Lesly  ".&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; YOHANN (toute excit&eacute;e) :"J'adore ce que vous faites mais comment faites vous pour &ecirc;tre aussi belle?  ".&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Lesly (avec un grand sourire) :" J'essaie d'avoir une bonne hygi&egrave;ne de vie, pas d'alcool, pas de tabac, pas de chocolat.  ".Dans le public tout le monde acquiesce et applaudit.DOMBR&Eacute; (&agrave; Francine) :" Et puis quoi encore, y'a pas plus cam&eacute; que ce genre de meuf&nbsp; dans ce milieu.  ".Francine (en &eacute;teignant la t&eacute;l&eacute;) :" Ah, comme j'aimerai &ecirc;tre comme elle.  ".DOMBR&Eacute; (d'une voix douce) :" Mais tu es tr&egrave;s bien comme &ccedil;a ma Doudou. Tu as de grands yeux marrons clairs, des cheveux doux comme la caresse d'une rivi&egrave;re et un corps magnifique  ".FRANCINE (rougissant) :" Ouh la la que de compliments. Bon,&nbsp; j'ai compris tu veux quelque chose... Je t'&eacute;coute flatteur  ".DOMBR&Eacute; :" Je voudrais r&eacute;cup&eacute;rer l'ordinateur de Christophe Beaugrand le leader des "Empereurs des cicatrices" qu'on a trouv&eacute; dans sa loge  ".FRANCINE :" Ok, je vais te chercher &ccedil;a  ".Quelques minutes apr&egrave;s, elle revient avec le fameux PC portable. Dombr&eacute; la remercie et retourne &agrave; son bureau. Il demande &agrave; Pwarouj d'aller chercher Pradel une jeune recrue dou&eacute;e en informatique qui s'occupe du fichier des empreintes.DOMBR&Eacute; (en branchant l'ordi): "Comme je te le disai Pwarouj, j'ai une th&eacute;orie. Pradel, connecte moi sur la page facebook de Darky  ".PWAROUJ (curieux) :"Je t'&eacute;coute , quelle est cette fameuse th&eacute;orie?  ".DOMBRE: "Voici la liste de toutes les personnes mortes depuis deux semaines : Marylou Blue, Willo Adeans, Isabelle Urgin, Vincent Bistoquet et j'en passe... "PWAROUJ (contemplant la liste) :" Oui et alors? O&ugrave; veux tu en venir?  ".DOMBR&Eacute; :" Tu vas comprendre. Pradel, fais nous voir les amis de Darky  ".Pradel s' ex&eacute;cute en pianotant les touches du clavier comme un chef d'orchestre &eacute;lectronique jouant une partition binaire et m&eacute;talliqueDOMBR&Eacute; :" Pwarouj, tu ne remarques rien ?  ".PWAROUJ (n'en revenant pas) :" Nom de Dieu! Cougnamaman sa!  ".Tous les morts de la liste faisaient partie des amis Facebook de Darky, Pwarouj &eacute;tait scotch&eacute;.DOMBRE (jubilant) :" J'en &eacute;tais s&ucirc;r !  ".PWOUAROUJ :" Mais il y a sept cent contacts, on ne pourra jamais faire surveiller tout ce monde. En partant bien s&ucirc;r du principe que tout ses contacts soient en danger de mort  ".PRADEL: "C'est clair, &ccedil;a demanderait un d&eacute;ploiement de force de police consid&eacute;rable  ".PWAROUJ :" Et puis, il n'y a pas d'ordre. Ils les tuent tous de fa&ccedil;on al&eacute;atoire. Qui sera le prochain on ne sait pas  ".DOMBRE (avec un sourire malicieux) :" Moi j'ai une id&eacute;e  "PWAROUJ: "Vas y je t'&eacute;coute, c'est quoi ton id&eacute;e pour attraper le tueur ?  ".DOMBRE :" Pradel fais moi une page Facebook et invite Darky dans mes contacts afin qu'il me mette aussi dans ses amis. Comme &ccedil;a je n'aurai plus qu'&agrave; attendre qu'il vienne s'en prendre &agrave; moi et l&agrave; on lui tombe dessus  ".PRADEL (tout excit&eacute;e) :" G&eacute;nial, malade comme id&eacute;e!! Rien &agrave; dire !  ".PWAROUJ (le visage ferm&eacute;) :" Non, c'est du suicide. Tu as vu dans quel boucherie sont mortes toutes ses personnes?. Egorg&eacute;es, &eacute;ventr&eacute;es, poignard&eacute;es, d&eacute;capit&eacute;es, membres arrach&eacute;s... Je ne veux pas que tu fasses &ccedil;a. C'est trop dangereux  ".DOMBRE :" C'est la seule solution qu'on a pour le moment, ce que je veux c'est sauver le maximum de vie. Pradel, fais moi une page&nbsp; et invite le.Pradel s'ex&eacute;cute et lui fait une page en &agrave; peine dix minutes. Avec les informations suivantes:NOM: DOMBR&Eacute; &Eacute;ZIGNIAMN&Eacute; LE 04/12/63SITUATION: CELIBATAIRECROYANCES: ATH&Eacute;DOMBR&Eacute; :" L' appat est lanc&eacute;. Maintenant il ne reste plus qu'&agrave; attendre  ".FIN DE L'&Eacute;PISODE 10 LE TOIT DU MONDEPROCHAIN RENDEZ VOUS DIMANCHE SOIR POUR L'&Eacute;PISODE 11 BONNE LECTURE ET BON WEEK-END MES AMISLa structure g&eacute;n&eacute;rale, la pr&eacute;sentation, la forme et le contenu des pr&eacute;sents articles constituent ensemble, une &oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des l&eacute;gislations fran&ccedil;aise et internationale.copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)Dans cet article : Kelly 'Kyky' Gustarimac&nbsp;(articles), Olivier Proto&nbsp;(articles), Ninjah Shaolin&nbsp;(articles), Fred Premel&nbsp;(articles), Priscilla Riemer&nbsp;(articles), Alain Thorinius&nbsp;(articles), Jessie Polka&nbsp;(articles), Moon's Curly&nbsp;(articles), Francine Thezenas&nbsp;(articles), Lesly Lapilus&nbsp;(articles), Pairle Ursulet&nbsp;(articles), Pascal Pradel&nbsp;(articles), Christophe Beaugrand&nbsp;(articles), Lilian Losbar&nbsp;(articles), Marylou Blue&nbsp;(articles), Willo Adeans&nbsp;(articles), Isabelle Urgin&nbsp;(articles), Vincent BistoquetMASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.&nbsp;
		 ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784622</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784622</guid>
  <pubDate>Fri, 13 Mar 2009 01:09:21 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>EPISODE 9 &quot; LES HOMINES NOCTURNI&quot;</title>
   <description><![CDATA[ HAMBURG&nbsp; 22H00 DEMEURE DU MA&Icirc;TREAssis confortablement dans un fauteuil en cuir noir face &agrave; un &eacute;cran g&eacute;ant, le maitre se pr&eacute;parait &agrave; la visio conf&eacute;rence avec les autres chefs des Homines Nocturni pr&eacute;sent dans les plus grandes capitales du monde. Son corps est plong&eacute; dans la p&eacute;nombre et la cam&eacute;ra est dirig&eacute;e sur lui de fa&ccedil;on &agrave; ce qu'on voit ne voit que sa bouche quand il parle. Il appuie sur un bouton encastr&eacute; dans l'accoudoir de son si&egrave;ge et l'&eacute;cran se s&eacute;pare en huit cadres. En Inde dans son palais de Jaipur la ville rose, Olivia est la premi&egrave;re &agrave; se connecter. Elle porte un sari rouge et or de princesse, un bindi au milieu du front et ses long cheveux noirs s'embrassent les uns les autres pour former une longue natte.OLIVIA (Inde): "Shukria maitre (bonjour maitre) "Francesca est la deuxi&egrave;me &agrave; se connecter. Elle est dans un des bureaux du Kremlin en Russie.&nbsp; Elle a les cheveux blonds avec des reflets roux comme un cr&eacute;puscule &agrave; l'horizon. Le regard bleu et per&ccedil;ant comme une lame baign&eacute;e dans les laves glaciales de la s&eacute;duction. A travers la fen&ecirc;tre, derri&egrave;re son dos, on voit la neige tomber comme si le ciel crachait des larmes de coton. FRANCESCA (russie): " Zdravstvouyti&eacute; " (Bonjour &agrave; tous)Un troisi&egrave;me &eacute;cran s'allume et c'est Nicolas le fran&ccedil;ais qui apparait. Il est &agrave; Paris dans son bureau au dernier &eacute;tage de la tour Montparnasse. Il porte un costard cravate marron avec des rayures blanches. Il a le regard grave en perp&eacute;tuel lutte contre son sourire charmant.NICOLAS (france) " Bonsoir mesdames, vous &ecirc;tes toujours aussi ravissantes. Maitre, je vous salue "Dans son luxueux appartement &agrave; Hong Kong, sabres accroch&eacute;s aux murs, masques de dragons et statuettes de jade. Chind&eacute;ko le chinois porte un trois pi&egrave;ces sombre , &eacute;l&eacute;gant et sobre et des lunettes de vue dor&eacute;es. En arri&egrave;re plan on peut voir le drapeau national rouge agenouill&eacute; devant cinq &eacute;toiles d'or. CHIND&Eacute;KO (chine) (avec ironie):"Ni aho bonjour Nicolas, toujours aussi s&eacute;ducteur, le charme fran&ccedil;ais je suppose... "Repr&eacute;sentant la branche am&eacute;ricaine, Marc Boye se place dans le cinqui&egrave;me &eacute;cran. Il est s&eacute;nateur r&eacute;publicain et parle depuis son bureau. Un portrait de Abraham Lincoln accroch&eacute; au mur et une copie de la constitution mise sous verre. Il fume un cigare cubain.Marc Boye (Washington) "Good morning or good night everybody "Le sixi&egrave;me membre et non le moindre. Le prince Abou Boukaka pour les &eacute;mirats arabe se connecte. Il porte une barbe noire &eacute;paisse comme les r&ecirc;ves d'un prisonnier, un tobe&nbsp; et un goutrah blancs sur la t&ecirc;te attach&eacute; par un egaal noir.ABOU BOUKAKA (&eacute;mirats arabe) "Salam Al&eacute;koum, je vois que tout le monde est pr&eacute;sent "Claude le septi&egrave;me et tr&egrave;s attendu membre de l'union africaine&nbsp; est le dernier &agrave; se connecter. Les autres membres sont ravit par sa pr&eacute;sence. Il porte un fak&eacute;-hi bleu marine brod&eacute; de fil d'or et un gblo-fan bleu sur la t&ecirc;te. Dans son bureau des t&ecirc;tes de lions et des cornes d'antilopes tr&ocirc;nent fi&egrave;rement sur les murs. Les accoudoirs de son fauteuil sont des d&eacute;fenses d'&eacute;l&eacute;phant.CLAUDE (afrique) "Akwaba chers compagnons "&nbsp; bonjour chers compagnonsUne fois tout le monde r&eacute;uni. Le maitre prend la parole. Dans leurs postes respectifs les autres membres se voient les uns les autres et voient sa silhouette au centre de leur &eacute;cran.Le MAITRE (d'un ton calme et imp&eacute;rieux) : " Mes amis, nous sommes les d&eacute;cideurs de la plan&egrave;te. Nous influen&ccedil;ons l'&eacute;conomie, la politique, les courants religieux, l'humanit&eacute; toute enti&egrave;re et tout ce qui vit et respire dans cette atmosph&egrave;re. Mais &agrave; quoi nous servent toutes ces richesses et ces pouvoirs mat&eacute;riels prisonniers dans nos corps d'homme vou&eacute;s &agrave; la putr&eacute;faction et &agrave; la poussi&egrave;re? Je vous avais promis la puissance et l'immortalit&eacute;, je tiendrai parole.&nbsp; &Agrave; la prochaine c&eacute;r&eacute;monie des masques d'or, nous serons sacr&eacute;s d&eacute;finitivement les maitres de cet univers de terre, de sang, d'eau, d'air et de chair. Pour s'&eacute;lever au rang des Dieux "Les autres membres connect&eacute;s accueillent tous la nouvelle avec enthousiasme. Ils manifestent leur contentement par des applaudissements. Ils applaudissent tous sauf Chind&eacute;ko le chinois.CHIND&Eacute;KO (chine): "Excusez moi de troubler votre plaisir mais moi j'ai d'autres informations plus inqui&eacute;tantes "OLIVIA( lnde): "De quoi parlez vous Chind&eacute;ko? "FRANCESCA (Russie) "Oui, de quoi parlez vous? "Le sultan arabe Abu Boukaka et le s&eacute;nateur Marc Boye se redressent sur leur si&egrave;ge et &eacute;coutent attentivement la r&eacute;ponse de Chind&eacute;ko&nbsp; .Le maitre lui ne montre aucune &eacute;motion sur son visage.CHIND&Eacute;KO (chine): "Vous avez oubli&eacute; de nous dire que le prototype s'&eacute;tait &eacute;chapp&eacute;. Que plusieurs de nos hommes ont &eacute;t&eacute; tu&eacute;s. Et que par dessus tout Darky est introuvable.Vous semblez persuad&eacute; que ce chanteur de rap cr&eacute;ole fasse partie de notre destin&eacute;e. Je reste convaincu que cet homme n'est pas celui dont parle nos textes sacr&eacute;s. Je cite: &lt;&lt; &Agrave; la neuvi&egrave;me ann&eacute;e du dixi&egrave;me mois du troisi&egrave;me mill&eacute;naire. Un homme vomi par les ombres, fouett&eacute; par la lumi&egrave;re am&egrave;nera sur la Terre le r&eacute;confort pour les faibles et la d&eacute;solation pour les m&eacute;chants. Un homme de la nuit, un Homines Nocturni cherchant la lueur d'espoir au bout du tunnel de la vie. Huit hommes venus au monde dans l'esprit de vaincre et de dominer pr&eacute;pareront son arriv&eacute;e. Chacun de ses mots et de ses paroles seront des coups d'&eacute;p&eacute;e parce qu'il connait le langage pour parler aux ombres et aux &eacute;clairs d&eacute;chain&eacute;s&gt;&gt;. J'ai bien observ&eacute; celui que vous d&eacute;crivez comme &eacute;tant notre guide et je ne vois pas en quoi chanter "Mi la sa ka bay" peut faire de lui le g&eacute;n&eacute;ral de notre arm&eacute;e "NICOLAS (france) :"C'est vrai ce qu'il dit!"FRANCESCA (russie) "D'autant plus que tout ces morts commencent &agrave; attirer l'attention sur nous ."OLIVIA (Inde): "Notre confr&eacute;rie est puissante parce qu'elle vit dans le sceau du secret depuis des mill&eacute;naires. Tout ce d&eacute;sordre pourrait nous &ecirc;tre f&acirc;cheux "CLAUDE (Afrique): "Si la police et les m&eacute;dias commencent &agrave; s'en m&ecirc;ler, c'est mauvais signe "ABOU BOUKAKA (&Eacute;mirats arabe) :"Je ne suis pas d'accord, ses derniers textes comme "La nuit est &agrave; nous "ou "l'&icirc;le des morts vivants" montrent une profondeur d'&acirc;me insondable comme l'oc&eacute;an "LE MAITRE :" N'ayez crainte mes amis tout se passe exactement selon mon plan "CHIND&Eacute;KO (chine): "Je tiens quand m&ecirc;me &agrave; vous envoyer un de mes hommes sur le terrain Ma&icirc;tre. Il s'appelle Ninjah Shaolin, il est discret comme le clignement d'oeil d'une fourmi et tout acquis &agrave; notre cause "LE MAITRE: "Si cela convient aux autres membres, &ccedil;a ne me d&eacute;range pas. Sur ce mesdames, messieurs, je vous donne rendez vous en Guadeloupe pour la soir&eacute;e de Gala "Il appuie sur le bouton encastr&eacute; dans l'accoudoir de son si&egrave;ge et les &eacute;crans s'&eacute;teignent les uns apr&egrave;s les autres en fermant leurs yeux de lumi&egrave;re comme pour aller dormir.RETOUR EN ARRI&Egrave;RE&nbsp; VENDREDI 27 F&Eacute;VRIER STE-ROSE 3H00 DU MATEn s'enfuyant de chez Ga&euml;lle, Darky avait eu la pr&eacute;sence d'esprit de prendre ses cl&eacute;s de voiture. Il avait descendu l'escalier de s&eacute;curit&eacute; en trombe comme si il avait dix jambes et vingt pieds dans les m&ecirc;me chaussures. Il &eacute;tait maintenant dans le parking de la cit&eacute;. Le porte cl&eacute; portait le logo Citr&ouml;en mais il y en avait plusieurs, impossible de savoir laquelle. Pendant ce temps, Kevin et Shemshey se rapprochaient dangereusement. Heureusement c'&eacute;tait un syst&egrave;me &agrave; ouverture centralis&eacute;. Il appuie sur le signe d&eacute;verrouiller" de la cl&eacute; et la bonne voiture clignote enfin. Kevin lui hurle en courant de s'arr&ecirc;ter, qu'ils veulent juste lui parler.Mais Darky d&eacute;marre la voiture de Ga&euml;lle et leur fonce dessus. Shemshey &agrave; juste le temps de plonger sur Kevin pour lui &eacute;viter le choc. Dans sa fuite Darky heurte le 4/4 d'un habitant du quartier, l'alarme se d&eacute;clenche et Patrice le bonhomme sort ulc&eacute;r&eacute;.PATRICE (hors de lui): " Vous avez ray&eacute; la peinture de ma voiture, vous allez me rembourser l'&eacute;raflure, vous entendez? "KEVIN (lui tirant une balle dans la t&ecirc;te): "Tiens, la monnaie cette ann&eacute;e c'est le plomb, gardes tout "SHEMSHEY: " Cougniamanman sa! Putain de merde, on l'a encore laiss&eacute; filer "Darky a l'adr&eacute;naline qui lui d&eacute;vore les veines, il n'a jamais eu aussi peur de sa vie, ni aussi mal. Il avait le coeur bris&eacute; en mille morceaux et la douleur jouait au puzzle avec. Son coeur battait de plus en plus fort comme si son sang jouait de la batterie. Il appuie &agrave; fond sur l'acc&eacute;l&eacute;rateur comme quand on enfonce la t&ecirc;te d'un chiot dans l'eau pour le noyer. L'asphalte courait encore plus vite que la voiture et les phares &eacute;taient ext&eacute;nu&eacute;s. Darky revoyait les images de Ga&euml;lle assassin&eacute;e, de Adeans carbonis&eacute;, les balles qui sifflaient. Son pouls s'acc&eacute;l&eacute;rait, il avait de plus en plus de mal &agrave; respirer.La sueur s'essuyait les pieds sur ses yeux et la parano&iuml;a le suivait. Les conducteurs, les passants, tous des traitres qui voulaient le tuer.Soudain, des flashs et des images horribles commenc&egrave;rent &agrave; assaillir son esprit, il voyait des membres arrach&eacute;s, un homme &eacute;ventr&eacute;, un autre avec un chandelier plant&eacute; dans la bouche. C'&eacute;tait une vision insupportable, il avait beau se taper la t&ecirc;te avec les mains, ce cauchemar &eacute;veill&eacute; ne s'arr&ecirc;tait pas. Il voyait tout de mani&egrave;re subjective comme s'il &eacute;tait un autre. Jusqu'&agrave; cette vision atroce o&ugrave; il se voit faire l'amour &agrave; une femme assise sur un lavabo &agrave; la tenue sombre et maquill&eacute;e de noir. Il ne sait pas o&ugrave; il est. Mais il a du mal &agrave; respirer, du mal &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir. Il se fait klaxonner et &eacute;vite une voiture de justesse. L'espace d'un instant &ccedil;a le ram&egrave;ne &agrave; la r&eacute;alit&eacute;. Mais le trouble est trop fort et il replonge dans les hallucinations. Cela tourne &agrave; la boucherie morbide quand il enfonce ses doigts dans les yeux de la jeune femme et lui arrache la t&ecirc;te. Il y a un miroir face &agrave; lui, il se regarde dedans mais c'est quelqu'un d'autre. Il perd connaissance, quitte la&nbsp; route et fonce dans un poteau &eacute;lectrique.Pendant que R&eacute;gine dinait chez son p&egrave;re, David en a profit&eacute; pour fouiller son appartement &agrave; la recherche des photos envoy&eacute;es par Jo&euml;lle. Il ins&egrave;re une cl&eacute; USB avec un virus dans la tour et d&eacute;truit toutes les informations de son ordinateur. Il est sur le point de s'en aller quand St&eacute;phanie la femme de m&eacute;nage entre sans frapper. Elle porte dans ses bras une pile de draps et deux oreillers qui lui cachent la vue.David se cache de justesse derri&egrave;re la porte, son arme &agrave; la main au cas o&ugrave;, mais en pensant l'&eacute;pargner. La jeune femme voyant le bordel dans la pi&egrave;ce, sous le coup de la surprise, l&acirc;che le linge de maison. Elle sort un t&eacute;l&eacute;phone portable de sa blouse et compose un num&eacute;ro.David se dit que c'&eacute;tait la merde et qu'elle allait s&ucirc;rement appeler la police.ST&Eacute;PHANIE (au t&eacute;l&eacute;phone): " J'arrive trop tard. Ils sont pass&eacute;s avant nous "Sur ces quelques mots, la jeune femme raccroche et s'appr&ecirc;te &agrave; sortir. David sort de sa cachette, arrive par derri&egrave;re, lui donne un coup de crosse et la fait tomber. Une fois au sol, pour l'emp&ecirc;cher de bouger il pose son pied sur ses cheveux et&nbsp; plaque son arme sur sa tempe. Elle continue de se d&eacute;battre, il lui arrache son chemisier, elle a un tatouage H.N sur le sein gauche. Il en &eacute;tait s&ucirc;r, elle faisait partie des Homines Nocturni ".DAVID (d'un ton mena&ccedil;ant) : "O&ugrave; est R&eacute;gine? Que lui voulez vous? "ST&Eacute;PHANIE (le d&eacute;fiant du regard) : " Notre existence doit rest&eacute;e secr&egrave;te, alors on veux s'assurer qu'elle reste muette.Tout comme vous "DAVID:" Nous n'avons pas le m&ecirc;me but, ni les m&ecirc;me dessins pour l'humanit&eacute;. O&ugrave; est elle en ce moment vip&egrave;re? "ST&Eacute;PHANIE (en riant aux &eacute;clats) : " M&ecirc;me si je vous le disais, il est trop tard. C'est sa derni&egrave;re journ&eacute;e sur terre "&Agrave; ces mots David ramasse un oreiller par terre, le lui pose sur la t&ecirc;te et tire deux balles &agrave; travers. Les plumes s'envolent dans la chambre heureuses d'&ecirc;tre enfin lib&eacute;r&eacute;es de leurs prison de fils et de coton.RETOUR EN ARRI&Egrave;RE LUNDI 2 MARS&nbsp; 6H00 DANS UN LOCAL &Agrave; POUBELLE ABANDONN&Eacute;&nbsp; DANS UNE CIT&Eacute; DE LA JAILLELe prototype avait err&eacute; toute&nbsp; la nuit.&nbsp; Dans cette boite gothique, il croyait avoir trouv&eacute; une famille, des gens comme lui, mais tout cela n'&eacute;tait que com&eacute;die et mascarade. Il avait une fois de plus &eacute;t&eacute; le monstre de foire d'un cirque abominable. Il &eacute;tait enrag&eacute; comme il ne l'avait jamais &eacute;t&eacute;. Tout ces mensonges, toutes ces trahisons, ce sentiment d'abandon &eacute;taient un poison insupportable. Dans la p&eacute;nombre du local &agrave; poubelle vide et puant, ses yeux rouges &eacute;teints en voulaient &agrave; la nuit de l'avoir abandonn&eacute;e. Soudain une nouvelle s&eacute;rie de flashs et d'images vinrent lui balafrer l'esprit. Drogue de la haine, illusion de la col&egrave;re ou magie des remords ? M&ecirc;me l'&eacute;cho ne saurait quoi dire. Il se voyait dans une voiture conduire vite, sa peur et son envie de vengeance &eacute;taient l'essence qui faisait tourner le moteur. Il &eacute;tait poursuivi par je ne sais qui, je ne sais quoi. Il jette un regard bref dans le r&eacute;troviseur pour voir qui est &agrave; ses trousses mais dans le reflet ce n'est pas lui, c'est quelqu'un d'autre. Dans sa vision l'instant d'apr&egrave;s, la voiture qu'il conduisait s'&eacute;crase...FIN DE L'&Eacute;PISODE 9La structure g&eacute;n&eacute;rale, la pr&eacute;sentation, la forme et le contenu des pr&eacute;sents articles constituent ensemble, une &oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des l&eacute;gislations fran&ccedil;aise et internationale.copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)Dans cet article : Patrice Abaul&nbsp;(articles), St&eacute;phanie Annicette&nbsp;(articles), David Datil&nbsp;(articles), Kevin Arnaud&nbsp;(articles), Fugitf Shemshey&nbsp;(articles), Francesca Petit&nbsp;(articles), Garry Boukaka&nbsp;(articles), Claude Rivier&nbsp;(articles), Nicolas Leydier&nbsp;(articles), Marc Boye&nbsp;(articles), Olivia Losbar&nbsp;(articles), Gr&eacute;gory Chind&eacute;ko&nbsp;(articles), R&eacute;gine Hierso&nbsp;(articles), Ninjah Shaolin&nbsp;(articles), Jo&euml;lle HiersoMASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France. ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784621</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784621</guid>
  <pubDate>Fri, 13 Mar 2009 01:04:22 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>ÉPISODE 8 INTITULÉ &quot;MÊME LE FEU À BESOIN DE CARESSE&quot;</title>
   <description><![CDATA[ Accroch&eacute;e &agrave; la falaise comme un aigle tenant sa proie entre ses serres. La luxueuse demeure de Victor et sa femme Chelda tr&ocirc;nait sur les hauteurs de St-Fran&ccedil;ois comme une couronne de&nbsp; marbre et de verre. Ils attendaient avec impatience leur fille R&eacute;gine &agrave; diner.&nbsp; La table &eacute;tait mise dans le jardin face &agrave; la mer. Le vent &eacute;tait fier de les connaitre et passait souvent frimer dans les arbres de la propri&eacute;t&eacute; montrer &agrave; quel point il &eacute;tait beau et populaire.Victor &eacute;tait un anthropologue de renomm&eacute; respect&eacute; dans la profession. Aujourd'hui il n'enseignait plus et aimait &agrave; lire son journal tranquillement dans son rocking chair en fumant un bon cigare. C'est un gentil monsieur au regard calme et apaisant. Les cheveux grisonnants, sourcils et moustache grises comme la cendre d'un volcan. Il a v&eacute;cu toute sa vie comme si se lever le matin &eacute;tait une surprise, en ne sachant pas &agrave; qui dire merci. Il porte une chemise et un pantalon en lin blanc avec des sandales en cuir marron. Il admire la vue enivrante des nuages flottant sur l'oc&eacute;an&nbsp; en sirotant un jus de carambole et citron.Sa femme Chelda, avocate d'affaires &agrave; la retraite est une femme d'une cinquantaine d'ann&eacute;es, &eacute;l&eacute;gante et raffin&eacute;e . Un large chapeau en osier sur la t&ecirc;te, elle s'affaire &agrave; tailler et arroser ses rosiers.Une voiture se gare dans la cour de la propri&eacute;t&eacute;.CHELDA (exclamation de joie): Victor, &ccedil;a y est, R&eacute;gine est l&agrave;!" En effet R&eacute;gine &eacute;tait arriv&eacute;e rayonnante. C'est en imitant son sourire ce jour l&agrave; que le printemps a&nbsp; appris le langage magique pour parler aux fleurs et aux papillons.&nbsp; Elle prit son p&egrave;re et sa m&egrave;re dans ses bras et les couvrit de baisers comme un soleil de tendresse les aspergeant de rayons.VICTOR: "Tu es magnifique ma ch&eacute;rie. Viens t'asseoir, tu veux un verre de jus de goyave ?" REGINE: "Avec plaisir papa. Vous allez bien tous les deux ?" CHELDA: "&Agrave; merveille, j'adore m'occuper de ton p&egrave;re et de la maison. Mais ce qui me ferait le plus plaisir, c'est d'avoir des petits enfants et de les voirs gambader dans le jardin." REGINE:" Maman, je viens &agrave; peine d'arriver..." VICTOR (se voulant conciliant): "C'est vrai Chelda, laisse la diner en paix" La journ&eacute;e se d&eacute;roulait tranquillement. Ils parlaient de la pluie et du beau temps. En prenant soin d'&eacute;viter le sujet des enfants, et des potentiels amants. REGINE: "Papa, mon amie Jo&euml;lle qui travaille &agrave; la morgue m'a envoy&eacute; des photos de tatouages assez &eacute;tranges. Je voulais avoir ton avis la dessus". MAMAN: "R&eacute;gine on est &agrave; table, comment oses tu parler de mort. En plus cette Jo&euml;lle je ne l'ai jamais aim&eacute;e. C'est vrai Victor, c'est elle qui l'a fait fumer des joints et boire des bi&egrave;res au coll&egrave;ge.." VICTOR: "Je m'en rappelle tr&egrave;s bien Chelda, mais laisse la parler. Vas y r&eacute;gine, je t'&eacute;coutes". R&eacute;gine lui montre les photos des tatouages prises sur le dos de Stanley &agrave; la morgue.REGINE: " Un soleil avec des dents de vampire qui mord un croissant de lune au corps de femme et la phrase Homines Nocturni. &ccedil;a te dit quelque chose ?" VICTOR (examinant les clich&eacute;s): "Je crois que tu perds ton temps ma ch&eacute;rie. Il n'y a rien d' intriguant la dedans. Ce sont juste les tatouages d'un chanteur de Hip Hop ou de raggamufin quelque chose dans le genre. Rien d'&eacute;sot&eacute;rique la dedans je te rassures." REGINE: "Tu es sur? J'ai fait des recherches et Homines Nocturni veut dire Homme de la nuit en latin. Peut &ecirc;tre que... Son p&egrave;re l'interrompt d'un geste de la main. Sur la v&eacute;randa, un homme lui fait signe de la t&ecirc;te. Il s'excuse, quitte la table et part le rejoindre.REGINE (&agrave; sa m&egrave;re): "Tiens je ne savais pas que vous aviez un invit&eacute;". MAMAN: "C'est un coll&egrave;gue de ton p&egrave;re, ils travaillent sur un projet ensemble". REGINE: "Ah ouai, quoi?" MAMAN: "Je ne sais pas trop... Quelque chose en rapport avec des fouilles &agrave; Anse-Bertrand, un truc comme &ccedil;a". Pendant ce temps, Victor et l'inconnu se dirigent vers la cave &agrave; vin de la maison. Une fois dans le cellier Victor d&eacute;place une bouteille de bordeaux avec sa main et d&eacute;clenche un m&eacute;canisme coulissant. Une porte d&eacute;rob&eacute;e camoufl&eacute;e derri&egrave;re une &eacute;tag&egrave;re s'ouvre. Les deux hommes l'empruntent.VICTOR (en allemand): " Dann sie in gesprochen Alors, elle a parl&eacute;?INCONNU (en allemand):" Sie ist z&auml;h, aber das sollte nicht z&ouml;gern Elle est coriace mais &ccedil;a ne devrait tarder".Victor enflamme un flambeau avec son cigare et le plonge dans un b&eacute;nitier. Les flammes se propagent et &eacute;clairent toute la caverne. Une femme est suspendue dans les airs, attach&eacute;e par des chaines. Elle a le visage tum&eacute;fi&eacute;, la jambe lac&eacute;r&eacute;e et les cheveux &eacute;bouriff&eacute;s.VICTOR: "Alors G&eacute;raldine, comme &ccedil;a on fait des cachoteries?" GERALDINE (ext&eacute;nu&eacute;e, rel&egrave;ve la t&ecirc;te et lui crache en pleine figure): "Docteur HANS! Bomboclat! Salopard! J'aurai du m'en douter. Mozar est votre nouveau toutou!" C'est &agrave; ce moment qu'on d&eacute;couvre qu'en fait l'honorable Victor Andirin le p&egrave;re de R&eacute;gine est en fait le Docteur Hans.VICTOR(alias DOCTEUR HANS):"Ici en guadeloupe je m'appelle Victor Andirin"Victor(alias Docteur Hans) essuie&nbsp; la salive sur sa joue avec la main et se l&egrave;che les doigts.Mozar lui donne un grand coup de poing au visage. Elle crache du sang.VICTOR (s'approchant d'elle en lui soufflant le cigare au visage): "G&eacute;raldine, allez sois gentille, dis moi ou je peux trouver D&eacute;sir&eacute;e". GERALDINE: "Je pr&eacute;f&egrave;re encore mourir". VICTOR(en riant): "Oui mais avant, on va te torturer un peu.Tu veux bien?". Sur ce, il approche le flambeau de sa jambe. Sa peau commence &agrave; sentir le br&ucirc;l&eacute; et elle se met &agrave; hurler.L'heure &eacute;tait venue, R&eacute;gine devait s'en aller, elle avait encore tout un tas de copies &agrave; corriger.REGINE: "Ma ch&egrave;re maman, je t'embrasse.&nbsp; Je te dis &agrave; une prochaine fois. Je vais dire au revoir &agrave; papa". Sur ce, elle se l&egrave;ve et commence &agrave; chercher son p&egrave;re dans la maison. Le connaissant il devait surement &ecirc;tre dans son bureau ou en train de faire go&ucirc;ter son vin. Il &eacute;tait nulle part. Elle remontait les marches du cellier quand elle entendit une conversation &agrave; voix basse. Elle redescendit alors dans la cave &agrave; vin et surprit son p&egrave;re et l'inconnu sortir derri&egrave;re la porte d&eacute;rob&eacute;e. Elle allait les rejoindre quand elle remarqua la bague en or de l'homme que son p&egrave;re appelait Mozar. Elle repr&eacute;sentait le soleil vampire qui d&eacute;vore la lune. Le signe des Homines Nocturni. Il &eacute;tait &eacute;vident que son p&egrave;re les connaissait et qu'il avait menti.Elle remonta l'escalier&nbsp; sans un bruit comme un chat courant apr&egrave;s une souris et s'en alla toute boulevers&eacute;e en se promettant de revenir voir ce qu'il y avait derri&egrave;re cette porte secr&egrave;te.VICTOR (rejoignant CHELDA &agrave; table): "O&ugrave; est R&eacute;gine ?" CHELDA: "Tu ne l'a pas vue ? Elle te cherchait, elle a d&ucirc; partir." VICTOR (d'un air suspicieux): "Elle serait partie sans dire au revoir &agrave; son petit papa..." BERGEVIN 5H DU MAT APPARTEMENT AD&Eacute; (PHOTOGRAPHE)Allong&eacute;s sous les draps, Anaelle et Ad&eacute; se r&eacute;conciliaient sous l'oreiller.ANAELLE: "Quand je t'ai vu parler avec cette garce, j'&eacute;tais folle de rage. Je crois que j'aurai pu la tuer sur place. Elle est pr&eacute;tentieuse, hautaine, je la d&eacute;teste. Elle me fait penser &agrave; une limace." ADE: "C'est une fille tr&egrave;s gentille, il faut juste que tu apprennes &agrave; la connaitre". ANAELLE: "Ah &ccedil;a non! D'ailleurs, je ne veux pas que tu travailles avec elle ! Tu entends ?!" ADE: "Aux derni&egrave;res nouvelles mon patron est monsieur Tinval, pas toi". Leur chamaillerie amoureuse fut interrompue par un coup de t&eacute;l&eacute;phone.Ad&eacute; r&eacute;pond, c'est La&euml;titia, elle vient d'avoir une info sur un crime atroce perp&eacute;tr&eacute; dans une boite du Lamentin. Elle a besoin d'un photographe.Ad&eacute; accepte, enfile un cale&ccedil;on et un jean, passe un t-shirt et prend son appareil photo.ANAELLE: "Eh oh, qu'est ce que tu fais? Qui c'&eacute;tait?" ADE: "C'&eacute;tait La&euml;titia, elle a besoin d'un photographe". ANAELLE(d'un ton mena&ccedil;ant): "Mais envoie la chier, putain! Je te pr&eacute;viens Ad&eacute;, si jamais tu t'en vas..." ADE: " Si t'es la quand je rentre, tant mieux. Sinon, tant pis". Anaelle voyant que Ad&eacute; ne plaisante pas, s'habille elle aussi et d&eacute;cide de l'accompagner.ANAELLE( rentrant dans l' ascenseur avec ad&eacute;): "Eh ben quoi? Moi aussi je viens. Tu me l'as dit toi m&ecirc;me, faut travailler en &eacute;quipe, non?" Pendant ce temps, les inspecteurs Dombr&eacute; et Pwarouj d&eacute;couvraient les lieux du crime. Dombr&eacute; avait mal dormi, il buvait un caf&eacute; noir comme la langue d'un d&eacute;mon et &eacute;tait d'humeur massacrante.Pwarouj, lui, &eacute;tait sur l'estrade, il tenait le bras de Christophe dans ses mains. Il s'approche de Dombr&eacute; qui est dos tourn&eacute; et lui tapote le dos avec. Celui ci se retourne et quand il voit le bras arrach&eacute;, il se met &agrave; hurler. Tous les flics pr&eacute;sents sur le lieu du crime se foutent de sa gueule. Il le prend tr&egrave;s tr&egrave;s mal...PWAROUJ (mort de rire): "Oh putain Ti mal, t'es trop marrant!! hihihi!!&nbsp; Tu verrais ta t&ecirc;te!" DOMBRE (en col&egrave;re): "Pwarouj, couniamamaw! Va te faire foutre! &ccedil;a ne me fait pas d&eacute;lirer tes conneries." Il s'en va interroger le manager du groupe dans la loge o&ugrave; on a trouv&eacute; Christophe. Pwarouj, lui, interroge le patron de la boite un d&eacute;nomm&eacute; Mario dit le Boss. Un petit maigrichon &agrave; lunettes.PWAROUJ: "Comment est ce possible que l'on ait trouv&eacute; quatre morts dans votre boite sans que personne ne s'en aper&ccedil;oive?" MARIO: "Vous savez ce que c'est, la musique est forte, les gens sont bourr&eacute;s. Ils chantent, ils dansent, voil&agrave; quoi". De son c&ocirc;t&eacute; Dombr&eacute;, toujours aussi enrag&eacute; interrogeait Francky le manager du groupe.DOMBRE: "Alors vous seriez le dernier &agrave; lui avoir parl&eacute;? C'est vous qui l'avez appel&eacute;?" FRANCKY: "Non, on tchatait sur facebook". DOMBRE: " Fesses bouc? C'est quoi, un site porno?" FRANCKY: (amus&eacute;, s'approchant de l'ordinateur de Christophe) : "Non, c'est un site pour rester en contact avec ses amis. Regardez par exemple ici la page fan des empereurs des cicatrices. Ici, on voit leurs amis, leurs commentaires, leurs photos et leurs vid&eacute;os. DOMBRE (mettant ses lunettes): " Et tous les artistes ont une page fan?" FRANCKY: "Je ne sais pas mais c'est devenu primordial dans le marketing musical de nos jours". DOMBRE : "Vous savez si Darky Day en &agrave; une?" FRANCKY (d&eacute;placant le curseur de la souris et tapotant sur les touches): " Non, mais il a une page perso avec 700 amis". DOMBRE: "Maintenant, regardez pour moi s' il a une Isabelle Urgin dans ses contacts". FRANCKY: "Attendez... Heu, oui... Elle y est."DOMBRE: "Et Marylou Blue?" FRANCKY: "Oui, elle y est aussi". En tapant le nom de tous les derniers morts depuis une semaine, Dombr&eacute; constate avec effroi qu'ils sont tous dans les contacts de Darky. Sur ce, il demande a un agent d'emporter l'ordinateur comme pi&egrave;ce &agrave; conviction.Pendant ce temps, Ad&eacute; et Anaelle &eacute;tait arriv&eacute;s &agrave; la boite "Au coeur des t&eacute;n&egrave;bres". Les journalistes &eacute;taient interdits d'entr&eacute;e, mais La&euml;titia gr&acirc;ce &agrave; ses charmes avait convaincu un ambulancier de les aider &agrave; passer.LAETITIA: "Ah tiens donc, Anaelle? Ad&eacute; tu veux bien me prendre quelques clich&eacute;s de la boite, des diff&eacute;rents corps et des membres arrach&eacute;s, s'il te plait. Tu seras un amour." ADE: "Pas de probl&egrave;me La&euml;titia, j'y vais tout de suite". ANAELLE (&agrave; La&euml;titia): "Tu sais, on dormait tout les deux quand tu as t&eacute;l&eacute;phon&eacute;. La prochaine fois, appelles un autre photographe, tu seras gentille." LAETITIA: "Mais je n'ai aucune envie d'&ecirc;tre gentille Annaelle.&nbsp; (en la bousculant)Tu permets, j'ai du travail". Une femme retenue par un flic poussait des cris. Elle s'appelait Moon's, K'wol &eacute;tait sa meilleure amie.MOON'S(en larmes,se d&eacute;battant dans les bras du flic): "Je suis sure que c'est l'autre enfoir&eacute; qui a fait &ccedil;a". Les coeurs de Dombr&eacute;, Pwarouj, Anaelle et La&euml;titia ne firent qu'un bond. Pour les uns, un &eacute;ventuel suspect, pour les autres un scoop en or.LAETITIA (&agrave; Moon's en sortant son magn&eacute;to): "La&euml;titia Dubroeucq pour Maco Magazine.Vous savez qui a fait &ccedil;a?"  MOON'S: "Oui, c'est le prototype". ANAELLE: " Vous avez dit quoi? Le pauvre type?" LAETITIA: " Non, elle a dit:&lt; le prototype&gt;. Les oreilles c'est comme le cul, &ccedil;a se nettoie ma fille". ANAELLE: " Quoi, tu te nettoies le cul avec des coton tige toi?" Dombr&eacute; qui d&eacute;teste les journalistes s'en prend aux deux chipies.DOMBR&Eacute;:"Bon &ccedil;a suffit maintenant, allez vous en. Prenez votre photographe avec vous et foutez le camp". DOMBRE (&agrave; Moon's): "Mademoiselle, un policier va vous emmener au poste pour prendre votre d&eacute;position." Sur ce Dombr&eacute; fait signe &agrave; Lilian un des flics sur les lieux.Celui ci repart avec la fille dans une voiture de patrouille direction le commissariat.PWAROUJ (&agrave; Anaelle): "Veuillez excuser mon coll&egrave;gue, il est un peu surmen&eacute; ces jours ci. Je suis l'inspecteur Pwarouj, si je peux vous aider en quoi que se soit, n'h&eacute;sitez pas. Je vous laisse ma carte". ANAELLE: "Je m'appelle Anaelle, merci pour votre sollicitude. Je n'y manquerai pas". La&euml;titia et Ad&eacute; assistent &agrave; la sc&egrave;ne au loin en dehors des barricades de la police.LAETITIA (&agrave; Ad&eacute;): "Eh ben, elle perd pas de temps la petite. T'as vu comment elle le regarde". ADE (jaloux):"Bon on a nos photos, on peut rentrer maintenant". Sur ce, ils s'en vont tous les deux et laissent Anaelle se d&eacute;merder pour rentrer.Moon's &eacute;tait d&eacute;figur&eacute;e par les larmes.La rivi&egrave;re de tristesse qui lui coulait des yeux semblait inarr&ecirc;table. Dans la voiture de police qui l'emmenait au commissariat , Lilian le policier essayait de la consoler.MOON'S: "Je n'arrive pas &agrave; croire que K'wol et Styllee soient morts tout les deux. Ils &eacute;taient mes meilleurs amis".LILIAN: "Donc vous avez vu qui les a tu&eacute;s?" MOON'S: "Oui, je suis s&ucirc;re que c'est le prototype". LILIAN: "Et vous sauriez le reconnaitre si vous le voyez?" MOON'S: "Ah &ccedil;a oui alors, sans h&eacute;siter". LILIAN (freinant la voiture,avec ironie): "Je vais devoir vous tuer alors" Le lendemain les rats en faisant leurs courses dans la d&eacute;charge de Grand Camp furent ravis de voir qu'il y avait promotion sur la viande d'humain. En effet le corps de Moon's pourrissait dans les ordures deux balles dans la poitrine.FIN DU&nbsp; 8&egrave;ME &Eacute;PISODELa structure g&eacute;n&eacute;rale, la pr&eacute;sentation, la forme et le contenu des pr&eacute;sents articles constituent ensemble, une &oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des l&eacute;gislations fran&ccedil;aise et internationale.copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)Dans cet article : Victor Andirin&nbsp;(articles), Chelda Nessal&nbsp;(articles), R&eacute;gine Hierso&nbsp;(articles), Ana Elle&nbsp;(articles), Ad&eacute;ola Bamb&eacute;&nbsp;(articles), Jihel Tinval&nbsp;(articles), Bazo Amon Mokonzi&nbsp;(articles), Lanteri G&eacute;raldine&nbsp;(articles), Francky Brown&nbsp;(articles), Lilian Losbar&nbsp;(articles), Mario DjMars Guiolet&nbsp;(articles), Olivier Mozar&nbsp;(articles), Isabelle Urgin&nbsp;(articles), Marylou Blue&nbsp;(articles), Christophe Beaugrand&nbsp;(articles), Styllee L'Ambianceur&nbsp;(articles), K'wol Mawy&nbsp;(articles), Moon's Curly&nbsp;(articles), Helium Hanga&nbsp;(articles), Jo&euml;lle Hierso&nbsp;(articles), Laetitia DubroeucqMASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France. ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784619</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784619</guid>
  <pubDate>Fri, 13 Mar 2009 00:55:06 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>ÉPISODE 7  L&#039;EMPEREUR DES CICATRICES&quot;</title>
   <description><![CDATA[ CAMPUS DE FOUILLOLE&nbsp; LUNDI 2 MARS 9H00L'universit&eacute; de Fouillole &eacute;tait r&eacute;put&eacute;e dans toutes les Antilles-Guyane, la Cara&iuml;be et le reste du monde comme &eacute;tant un haut centre d'&eacute;tudes et de recherches.L' amphith&eacute;&acirc;tre "Boulogne-Damoiseau" (du nom de ces fameux inventeurs Guadeloup&eacute;ens qui en cherchant un vaccin contre le cancer invent&egrave;rent le Rhum) avait l'estomac vide ce matin. &Agrave; peine une vingtaine d'&eacute;tudiants &agrave; se mettre sous la dent, &agrave; croire que le cours du professeur R&eacute;gine Hierso sur les soci&eacute;t&eacute;s secr&egrave;tes ne d&eacute;chainait pas les foules. Elle avait r&eacute;ussi de brillantes &eacute;tudes, le bac en poche &agrave; quinze ans, cette jeune femme passionn&eacute;e d'histoire et d'&eacute;sot&eacute;risme avait travaill&eacute; dans les plus grands mus&eacute;es, voyag&eacute; aux quatre coins du monde avant de revenir enseigner dans son &icirc;le natale. Son p&egrave;re Victor , un tr&egrave;s grand anthropologue se plaisait souvent &agrave; dire: "Le pass&eacute; est un miroir cass&eacute; dans lequel le futur agac&eacute; et le pr&eacute;sent se refl&egrave;te. L'histoire n'est rien d'autre qu'un chiffon qu'on passe dessus pour remettre tout au net. Pour lui un historien se devait de travailler sur du concret. Des fouilles, des documents, des t&eacute;moignages. Les tigres ne faisant pas de chatons, R&eacute;gine avait le m&ecirc;me go&ucirc;t pour les vestiges pass&eacute;s, oubliant parfois de s'occuper d'elle. Le nez plong&eacute; tout le temps dans les bouquins, sa vie sentimentale se r&eacute;sumait &agrave; un rendez vous "pizza, punch au coco, glace maracudja", seule avec la t&eacute;l&eacute;.R&Eacute;GINE (s'adressant aux &eacute;tudiants): "Voila on peut donc dire que les soci&eacute;t&eacute;s secr&egrave;tes ont toujours fait partie de l'&eacute;quation inh&eacute;rente de la soci&eacute;t&eacute;". SOHAN (d'un ton moqueur): "Mais si elles sont si secr&egrave;tes que &ccedil;a. Comment faites vous pour &ecirc;tre au courant madame, alors qu'on n'arrive m&ecirc;me pas &agrave; connaitre la formule chimique compl&egrave;te du Coca-Cola?". La salle &eacute;clate de rire et&nbsp; son pote Marvyn assis juste &agrave; cot&eacute;, lui tape dans les mains et se marre aussi.R&Eacute;GINE (ne se d&eacute;montant pas): "Pour une raison toute simple monsieur SOHAN. Parce que la vanit&eacute;, l'orgueil, l'arrogance, et les peines de coeur sont des marteaux bien plus &eacute;pais que les secrets en clous de verre plant&eacute;s par l'homme. Le besoin animal de conqu&eacute;rir le territoire de l'autre, la jalousie, l'envie d'&ecirc;tre le chef &agrave; la place du chef cr&eacute;ent des tra&icirc;tres. Et c'est bien connu, les tra&icirc;tres vendent leurs &acirc;mes et r&eacute;v&egrave;lent les secrets". SOHAN et le reste des &eacute;tudiants restent muets. La sonnerie qui ach&egrave;ve la fin des cours retentit. Plus tard, on voit SOHAN monter dans une voiture noire venue le chercher. Il jette ses livres de maths &agrave; l'arri&egrave;re alors qu'il &eacute;tait en cours d'histoire, allume une cigarette et mes ses lunettes noires. SHAWN sirotant un jus de canne &agrave; la paille, regarde les jolies filles du campus.SHAWN (faisant du bruit avec sa paille en aspirant les derni&egrave;res gouttes de jus): "Rien &agrave; dire elles sont vraiment bonnes &agrave; cet age l&agrave;". SOHAN: "C'est clair, t'as pas id&eacute;e". SHAWN: "Alors la Hierso, elle va poser probl&egrave;me tu crois?". SOHAN ( l&acirc;chant une bouff&eacute;e de cigarette): "Je crains que oui". DIMANCHE 1 MARS, QUELQUE PART AU LAMENTIN...1H00 DU MAT"Au coeur des t&eacute;n&egrave;bres" la c&eacute;l&egrave;bre boite gotique du Lamentin f&ecirc;tait son dixi&egrave;me anniversaire. Il y avait une queue monstre devant l'entr&eacute;e du club. Le groupe "L'empereur des cicatrices" &eacute;tait &agrave; l'affiche ce soir. Les fans &eacute;taient au rendez vous et avaient sortit leurs tenues les plus bizarres.Tous habill&eacute;s de rouge et noir. On aurait dit une soir&eacute;e pour corbeaux, croque-morts et corbillards. Un groupe de jeunes NEDU, MOON'S, STYLEE, K'WOL remontaient la rue&nbsp; accoutr&eacute;s comme des princes de l'ombre pour se rendre &agrave; la soir&eacute;e. NEDU portait un chapeau haut de forme noir, un peu comme celui des magiciens. Mais au lieu de sortir des colombes et des lapins. On l'imagine bien sortir des vautours et des crapauds morts. Il a les yeux, la bouche et les ongles fard&eacute;s de noir. Des lentilles blanches, lui donnant un regard de poss&eacute;d&eacute;, un long manteau en velours noir tombant sur des bottes noires pour ne pas changer, compl&eacute;t&eacute; par une chemise en dentelle et un pantalon en cuir, devinez la couleur. Je vous le donne en mille: "Noir!!". STYLEE lui avait la t&ecirc;te ras&eacute;e avec un tatouage repr&eacute;sentant un serpent ail&eacute; sur tout le cr&acirc;ne. Il portait une robe de pasteur sombre et une bible dont il arrachait les pages sur la route, les jetant aux passants en disant:"La pluie est mon amie, quand je pleure elle m'applaudit.Elle noie ma rage dans ses nuages gris, se met en col&egrave;re quand je ris". MOON'S avait opt&eacute; elle pour un style de princesse du 17&egrave;me si&egrave;cle, ressuscit&eacute;e d'entre les morts. Une longue robe en dentelle mauve, violette et rouge. Un noeud coulant autour du cou, la peau blanche et poudr&eacute;e. Une mouche au coin des l&egrave;vres. Un pendentif en or et fermoir en porcelaine. Une longue perruque &eacute;bouriff&eacute;e avec de grosses boucles grises. K'WOL lui tenait la main comme deux mari&eacute;s se rendant &agrave; la chapelle du mal pour &eacute;pouser Satan. Elle avait un corset bleu marine, avec les plumes&nbsp; noires de je ne sais qu'elle ange d&eacute;chue, une longue jupe en soie, des mitaines et les yeux cercl&eacute;s de violet comme un oeil au beurre noir. S&ucirc;rement le d&eacute;gout de la vie qui avait d&ucirc; la frapper en pleine poire.Si on en croit l'expression "La beaut&eacute; est ce qui choc". Nous pouvons sans h&eacute;sitation dire que tout ce beau monde s'en allait faire la f&ecirc;te. Comme une famille endeuill&eacute;e suivant le cercueil.NEDU fut le premier &agrave; remarquer cet homme &agrave; l'allure hant&eacute;e, les observer du trottoir d'&agrave; cot&eacute;.Il &eacute;tait tr&egrave;s grand, les v&ecirc;tements noirs et une capuche enfonc&eacute;e jusqu'au front. Les mains dans les poches se d&eacute;pla&ccedil;ant avec majest&eacute; comme un h&eacute;ritier de la douleur et des ombres.NEDU (l'interpellant):"Eh ti mal tu cherches la soir&eacute;e je suppose ?" L'homme en capuche le regarde furtivement, ses yeux rouges scintillant comme de la braise dans les vapeurs de la nuit, il acc&eacute;l&egrave;re le pas comme pour ne pas s'enfoncer dans les sables mouvants en goudron noir du trottoir. &nbsp;NEDU (l'interpellant de l'autre cot&eacute; de la rue):"Waaouah j'adore les yeux mecs, o&ugrave; tu les a trouv&eacute;s ? Ils sont supers et ils brillent en plus. C'est malade on dirait des vrais" MOON'S (prenant NEDU par la main): "Il est peut-&ecirc;tre timide tu sais". La&nbsp; joyeuse bande traverse la rue et marche &agrave; ses cot&eacute;s.STYLEE (se penchant pour regarder le visage de l'inconnu sous la capuche): "Trop g&eacute;nial les yeux ti mal!! Allez viens avec nous. Je te ferai boire mon cocktail pr&eacute;f&eacute;r&eacute;: "Don d'organes". Tu vas adorer. En plus y'a le groupe " Empereur des cicatrices" qui chante ce soir. Dix m&egrave;tres plus loin la silhouette de la bo&icirc;te apparaissait enfin avec cette queue immense de personnes devant la porte. Le groupe d'amis entraine l'inconnu avec eux dans la boite en passant pas l'entr&eacute;e V.I.P. Rony le videur de la boite &eacute;tait habill&eacute; en demoiselle d'honneur vampire, les &eacute;paules larges, de longues bottes noires, des piercing sur tout le visage, des cercles, des perles et de pointes barbares. Ses cheveux longs et&nbsp; d&eacute;fris&eacute;s &eacute;claircis par une m&egrave;che blonde lui tombaient devant le visage. Il embrasse MOON'S sur la bouche avec la langue et leur ouvre la porte.M&eacute;chant (&agrave; l'inconnu): "Tr&egrave;s bien faits les yeux, passez une agr&eacute;able soir&eacute;e, vous &ecirc;tes ici chez vous dans l'antre de la terreur." STYLEE (s'adressant &agrave; l'inconnu): "Ah au fait, tu ne nous a pas dit comment tu t'appelles mec?" L'INCONNU (levant la t&ecirc;te, le fixant avec ses yeux rouges): "Je m'appelle Prototype." MOON'S (lui faisant la bise): "Le Prototype! J'adooooore!" Sur ce, ils entr&egrave;rent dans la boite accueillis par les accords sanglants et hurlants des guitares &eacute;lectriques se jetant sur leurs oreilles, comme des cannibales de son et de lumi&egrave;re.Le prototype passait inaper&ccedil;u &agrave; l'int&eacute;rieur de la salle. Les jeux de lumi&egrave;res rouge et or et les stroboscopes argent&eacute;s faisaient une comp&eacute;tition de qui sera le plus gore. Le prototype lui n'&eacute;tait qu' un mort-vivant de plus dansant dans ce carnaval macabre et horrorcore. C'&eacute;tait comme une r&eacute;union de famille et c'&eacute;tait lui l'enfant le plus sage. Ces fr&egrave;res et soeurs d'un soir d&eacute;figur&eacute;s par le maquillage, la peau arrach&eacute;e par les v&ecirc;tements sombres semblaient comme lui &ecirc;tre n&eacute;s dans le m&ecirc;me d&eacute;sespoir.Sur sc&egrave;ne, le groupe "Empereur des cicatrices", compos&eacute; de quatre artistes Dimitri, Pierre, Nicolas et Christophe t&eacute;moignait par leur musique assassine et heavy m&eacute;tal de l'existence manifeste et odieuse du mal.Dimitri le batteur officiel du diable, torse nu aux multiples tatouages, repr&eacute;sentant une pluie de chauves souris d&eacute;vorant les nuages, se d&eacute;chainait sur la batterie en la frappant de toute ses forces avec ses baguettes comme des coups de hache. Ses locks &eacute;paisses et tortueuses comme les racines d'un arbre s' accrochaient &agrave; son visage comme une araign&eacute;e sur sa toile.Pierrele guitariste pr&eacute;f&eacute;r&eacute; des anges maudits connaissait le secret pour transformer les notes de musique &eacute;corch&eacute;es en m&eacute;lodie. Il portait un masque en vynil rouge avec des &eacute;pines noires. Peu importe la princesse qui les toucherait, aucun baiser de prince charmant ne pourrait la r&eacute;veiller de son cauchemar.Nicolas au clavier, pianotait sur les touches d'un piano aquarium en verre ou des aiguilles et des serpents dansaient amoureusement en se moquant de la beaut&eacute; et de sa col&egrave;re. Il &eacute;tait habill&eacute; en docteur, blouse blanche tach&eacute;e de sang, masque sur la bouche et gants blancs.Mais le plus fascinant &eacute;tait Christophe. Ce chanteur de l'enfer avait les cheveux longs et blonds lui mordant les &eacute;paules comme une cascade d'eau. Ses yeux rouges, ses cicatrices sur tout le corps, ses dents longues et ac&eacute;r&eacute;es comme des canines magnifiaient ce cot&eacute; morbide. On aurait dit une t&ecirc;te de loup sur un corps d'homme. Emprisonn&eacute; dans une camisole&nbsp; laissant passer juste un bras , il tenait un micro en forme de t&ecirc;te de mort et s'adressait &agrave; la foule en ses mots tranchants et tordants aiguis&eacute;s par le d&eacute;sordre.CHRISTOPHE (hurlant &agrave; la foule):"Amis et cr&eacute;atures de la nuit ! Bienvenue dans l'antre de la b&ecirc;te au spectacle de l'empereur des cicatrices. La vie est une puanteur ou la mort s'est d&eacute;guis&eacute;e en parfum. Criez Aouuuuuuuuh si vous en voulez encore car c'est loin d'&ecirc;tre la fin !" A ce moment l&agrave;, comme une gigantesque gorge humaine, unie par la m&ecirc;me corde vocale la foule se mit &agrave; hurler:"Aouuuuuuuuuuuuuh !" Le prototype &eacute;tait boulevers&eacute;. Enfin il n'&eacute;tait plus seul. S'il avait su comment faire il aurait creus&eacute; au fond de ses yeux avec son bonheur pour faire sortir une larme. Mais &agrave; la place il ne pu expulser qu'un rire rauque et blafard. Une forme de joie qui a profit&eacute; de l'occasion pour s'enfuir de sa bouche comme un cafard de son placard.MOON'S (s'adressant au prototype): "Alors tu aimes ? Tu t'amuses ?" NEDU (verre de Rhum &agrave; la main): "Je connais Christophe personnellement je te le pr&eacute;senterai &agrave; la fin du concert. Le prototype en guise de remerciement lui offre son regard rouge comme on pose une nappe de poussi&egrave;re sur un diamant.K'WOL (le prenant par la main): "Mais avant le prototype et moi on va danser." K'WOL l'entraine au milieu de la piste et commence &agrave; l'allumer en dansant langoureusement et sensuellement comme un papillon de nuit autour du feu. Cette parade amoureuse &eacute;tait nouvelle pour le prototype. L'excitation se m&ecirc;lant&nbsp; au rythme de la musique, il a des flashs qui lui viennent en t&ecirc;te. Il se voit allong&eacute; sur une dalle en pierre encercl&eacute; par les Homines Nocturni, des hommes masqu&eacute;s lors d'une c&eacute;r&eacute;monie.L'homme qu'il &eacute;tait jadis ne comprend pas o&ugrave; il est. Le d&eacute;cor est rid&eacute; comme les souvenirs d'un vieillard. La lune lui jetait de brefs regards par dessus les &eacute;paules de ses hommes encapuch&eacute;s, v&ecirc;tus de noirs. Dans la boite, la musique &eacute;tait de plus en plus forte. CHRISTOPHE hurlait, la foule se muait comme une immense mar&eacute;e de corps so&ucirc;ls et drogu&eacute;s. K'WOL lui caressait le torse en se frottant &agrave; lui comme un chat sur les jambes de son maitre. Il &eacute;tait de plus en plus excit&eacute;, les images se bousculaient dans sa t&ecirc;te lui suppliant de se rappeler. Mais, &agrave; travers le brouillard moite de sa m&eacute;moire embu&eacute;e, la seule chose qui ressortait &eacute;tait cette voix qui chantait :" Nox&nbsp; noster sed dius ad versia est" (la nuit est &agrave; nous, le jour est ennemi). Dormitaus sol nox sarcophajis saltim (le soleil s'endort, la nuit sort de son cercueil)L' adr&eacute;naline lui tapotant la tempe, il devient fou et se met &agrave; serrer K'WOL de plus en plus fort dans ses bras &agrave; presque lui briser les os et le souffle tout entier. Mais au lieu de lui faire mal et de l'effrayer le comportement &eacute;trange et brutal du prototype excite K'WOL de plus en plus. N'en pouvant plus, elle lui mord les l&egrave;vres au sang et l'entraine dans les toilettes pour femme de l'&eacute;tablissement. Sur leur chemin dans le couloir, ils croisent deux filles qui s'embrassent en se passant une pilule d'excta sur la langue. K'WOL met le doigt sur sa bouche et en refermant la porte des toilettes derri&egrave;re elle, elle leur dit: "Chuuut".  Elle s'assoit sur le rebord du lavabo, d&eacute;boutonne son corset et attrape le prototype entre ses jambes comme une mante religieuse serrant un scorpion dans ses pattes. Quel est l'animal le plus dangereux, je ne sais pas. Elle soul&egrave;ve son sweat &agrave; capuche et pousse un cri f&eacute;lin en voyant son torse muscl&eacute; comme les pierres. Il a la peau bl&ecirc;me et les veines bleues apparentes comme le jet d'encre d'une pieuvre dans un oc&eacute;an de lait. Elle commence &agrave; lui l&eacute;cher le ventre et &agrave; d&eacute;boutonner son pantalon. Suivant l'instinct des crocodiles qui se d&eacute;vorent entre eux quand l'un des leurs meurt, il la p&eacute;n&egrave;tre avec force dans une baise bestiale et orgasmique. Les ongles de K'WOL plant&eacute;s dans son dos comme le coeur de deux amoureux grav&eacute;s au couteau dans l'&eacute;corce d'un arbre. Les flashs et les images bizarres rebondissaient comme une balle de ping pong sur les murs de son plaisir. Il revivait la sc&egrave;ne en ce moment m&ecirc;me, il est allong&eacute; et un homme avec un masque d'or s'approche de lui en tenant au dessus de sa t&ecirc;te un glaive tranchant comme les canines d'un cancer. Les Homines Nocturni en cercle autour de lui, confr&eacute;rie des ombres maudites, psalmodiaient en choeur les m&ecirc;mes paroles encore et encore: " Nox noster sed dius adversia est, Nox noster sed dius adversia est".  Puis, l'homme au masque d'or plante son glaive dans son torse. Il se met &agrave; hurler. Et cette image plus forte que les autres le sort de l'&eacute;tat second dans lequel il &eacute;tait. Dans le miroir en face de lui, il voit le reflet de sa cicatrice sur le ventre et le monstre qu'il est devenu. Envahi par des instincts meurtriers assis au premier rang de ses peurs r&acirc;lant que le spectacle n'&eacute;tait pas &agrave; la hauteur, il enfonce ses doigts dans les yeux de K'WOL et lui arrache la t&ecirc;te. Il laisse son corps tremblotant sans vie par terre, la t&ecirc;te dans les chiottes. Sur son chemin, il croise STYLEE.STYLEE (hurlant parce que la musique est forte):"Tu n'aurais pas vu K'WOL? Eh mais tu saignes ti mal, t'en a plein les doigts". Pour seule r&eacute;ponse, le prototype ramasse un cierge en forme de gargouille sur une table et le lui enfonce dans la bouche. La statuette lui transperce le cr&acirc;ne et s'encastre dans le mur. La cire de bougie lui d&eacute;gouline sur le bord des l&egrave;vres comme la salive du diable apr&egrave;s le baiser d'un vampire mort de fi&egrave;vre. STYLEE est debout raide mort, le cierge encore allum&eacute; comme un chandelier humain. Fabien qui passait par l&agrave; compl&egrave;tement d&eacute;fonc&eacute; se met &agrave; rigoler en le voyant.FABIEN (fonced&eacute;,mort de rire):"Hihihi!!hohoho!!Trop g&eacute;nial mec!! Je veux fumer la m&ecirc;me chose que toi putain!! Hihihi" Le prototype lui, retourne dans la salle au moment o&ugrave; les "Empereurs des cicatrices" quittent la sc&egrave;ne. Il d&eacute;cide de les suivre en coulisses. Sur son chemin il croise une cohorte de fans qu'il traverse comme l'aileron d'un requin fend une vague. Arriv&eacute;e devant la porte de la loge, Vincent un grand black, aux &eacute;paules larges et au cou de taureau lui interdit&nbsp; l'entr&eacute;e. Cr&acirc;ne ras&eacute;, lunettes noires et d&eacute;bardeur serr&eacute;. On voyait ses chaines en or et ses tatouages d&eacute;passer.VINCENT (d'un ton ferme, faisant non de la t&ecirc;te): "Les empereurs sont fatigu&eacute;s, pas d'autographe ce soir. Va t'en bonhomme. Et au passage, styl&eacute; les yeux, j'aime bien". CHRISTOPHE &eacute;tait seul dans la loge. Ses camarades du groupe l'attendait dans la limousine pour aller dans une autre boite. Il &eacute;tait en train de se d&eacute;maquiller devant le miroir en tchatant sur son ordinateur portable avec&nbsp; Francky son manager. Quand soudain la porte s'ouvre violemment et Vincent s'&eacute;croule &eacute;ventr&eacute; par terre en tenant ses intestins entre les mains. Comme un enfant ne voulant pas pr&ecirc;ter ses jouets. Un homme sombre au regard rouge se tenait juste derri&egrave;re lui.CHRISTOPHE (se levant brusquement de sa chaise):"Oh putain! m&egrave; ki rol sa?! Qu'est-ce qui se passe?!!". LE PROTOTYPE (la voix haletante):"Calme toi mon fr&egrave;re. J'&eacute;tais oblig&eacute;. De toute fa&ccedil;on il n'&eacute;tait pas comme nous". CHRISTOPHE (tremblant comme une feuille):"Putain mais t'es compl&egrave;tement tar&eacute; ti mal!! Regarde ce connard tu lui as vid&eacute; le ventre. Mais c'est quoi ton probl&egrave;me mec ? Comment &ccedil;a il n'&eacute;tait pas comme nous?!!". LE PROTOTYPE (s'approchant de lui en pi&eacute;tinant VINCENT): "Tu sais bien, nous sommes des prototypes tous les deux. Ta peau, ton visage, tes cheveux, tes yeux.Tu es comme moi". CHRISTOPHE enl&egrave;ve sa perruque, ses faux ongles et ses fausses dents. C'est un jeune homme imberbe, androgyne au regard d'enfant. Il a du mascara qui lui coule sur les yeux. Il est mort de peur. Le prototype le regarde avec &eacute;tonnement.CHRISTOPHE (lui balan&ccedil;ant sa perruque au visage):"Tout &ccedil;a n'est qu'un jeu mec. Les gens veulent du sang, du gore, du spectacle alors je leur en donne. Tu comprends !! Ce n'est que du spectacle!!" LE PROTOTYPE (se jetant sur lui): "S'ils veulent du spectacle, je vais leur en donner". Quelques instants plus tard les bras et les jambes de CHRISTOPHE roulaient sur sc&egrave;ne. Croyant &agrave; une mascarade et &agrave; un retour sur sc&egrave;ne le public se met &agrave; scander le nom des empereurs des cicatrices. Jusqu'&agrave; ce qu'une fan au premier rang asperg&eacute;e par le sang se mette &agrave; hurler.FAN (hurlant &agrave; la mort): "C'est du vrai sang!! C'est du vrai sang!! CHRISTOPHE est mort!!". Prise de panique la foule se pr&eacute;cipite vers la sortie. Dans leur limousine gar&eacute;e devant l'entr&eacute;e, DIMITRI, PIERRE et NICOLAS voient les gens sortir en hurlant comme des fous. Une heure plus tard quand la police arriva, le prototype &eacute;tait d&eacute;j&agrave; loin.Fin de l'&eacute;pisode 7La structure g&eacute;n&eacute;rale, la pr&eacute;sentation, la forme et le contenu des pr&eacute;sents articles constituent ensemble, une &oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des l&eacute;gislations fran&ccedil;aise et internationale.copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)Dans cet article : Sohan Soukai&nbsp;(articles), Shawn-p Collot&nbsp;(articles), Dimitri Francis&nbsp;(articles), Nicolas Suret&nbsp;(articles), Styllee L'Ambianceur&nbsp;(articles), Moon's Curly&nbsp;(articles), K'wol Mawy&nbsp;(articles), Jean Nedu&nbsp;(articles), Vincent Bistoquet&nbsp;(articles), Francky Brown&nbsp;(articles), Fabien Fontes&nbsp;(articles), Christophe Beaugrand&nbsp;(articles), Rony Libro&nbsp;(articles), R&eacute;gine Hierso&nbsp;(articles), Victor AndirinMASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France. ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784612</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784612</guid>
  <pubDate>Fri, 13 Mar 2009 00:46:32 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>ÉPISODE 6 &quot;RIVALITÉ&quot;</title>
   <description><![CDATA[ VENDREDI 27 F&Eacute;VRIER 7H00...BERGEVIN APPARTEMENT D'AD&Eacute; OLA (PHOTOGRAPHE)Quand elles s'ennuyaient, les sir&egrave;nes de police aimaient venir se promener dans le quartier de Bergevin. Comme un clochard mort de faim qui passe de voisin en voisin, frapper &agrave; la fen&ecirc;tre demander:"Eh! oh! y'a quelqu'un ?"  . Apr&egrave;s une longue nuit d'amour et d'ivresse arros&eacute;e&nbsp; de petits mots doux, de caresses et de vin, Ad&eacute; et Anaelle se pr&eacute;paraient &agrave; aller travailler apr&egrave;s un dernier calin.Ad&eacute; &eacute;tait un homme d'une vingtaine d'ann&eacute;es, brun, les yeux marrons, bien fait, le corps bouillant, les muscles saillants, le regard p&eacute;tillant. Il &eacute;tait nu sous les draps, ne laissant d&eacute;passer que son torse muscl&eacute; et encore tout br&ucirc;lant. En appui sur le menton avec sa main, il regardait Ana s'habiller d'un air souriant et coquin. Dos tourn&eacute; &agrave; lui, les fesses rebondies, string rose et portes-jaretelles en dentelles assorties, les seins &agrave; l'air, les cheveux noirs et bien bross&eacute;s, retombant d&eacute;licatement sur ses &eacute;paules &eacute;lanc&eacute;es. Anaelle, la peau satin&eacute;e, maquill&eacute;e tout en d&eacute;licatesse et subtilit&eacute;, semblait press&eacute;e de s'en aller. Comme une princesse prisonni&egrave;re sur terre, press&eacute;e de retrouver son ch&acirc;teau de fleurs en papier dans un livre de conte de f&eacute;es.AD&Eacute;: "Ana dis moi on va continuer ce jeu encore longtemps? Tu ne penses pas qu'on devrait officialiser notre relation? Je ne te parle pas de mariage, mais bon&nbsp; je ne sais pas moi, on pourrait d&eacute;ja commencer par vivre ensemble, non?". ANAELLE (s'appliquant une derni&egrave;re touche de mascara devant le miroir): "Ad&eacute; franchement je ne sais pas comment tu fais pour vivre dans ce taudis. Et &agrave; te contenter de si peu. Moi j'ai d'autres ambitions dans la vie. Tu sais bien que je t'aime mais ce n'est pas le meilleur moment pour nous deux. Je suis journaliste, j'ai ma carri&egrave;re en jeu, toi tu n'es qu'un petit photographe et... AD&Eacute; (vex&eacute;):"...et je ne suis pas assez bien pour ton cercle d'amis fortun&eacute;s et pr&eacute;tentieux, ni pour ton gentil papa c'est &ccedil;a?" .ANA ELLE&nbsp; (se retournant pour l'embrasser): "Ad&eacute; je te promet qu'un jour tout va s'arranger mais s'il te plait pas maintenant. Je suis en retard. On en reparlera plus tard, ok?". Soudain un bruit sourd &agrave; la porte interrompt leur conversation. Ad&eacute; se l&egrave;ve nu pour aller voir. En passant devant elle, Anaelle lui mord les fesses. Il rigole. Il regarde par le judas, personne. Alors il ouvre la porte et trouve pos&eacute; sur le paillasson le journal du jour. Il le ram&egrave;ne &agrave; l'int&eacute;rieur et le tend &agrave; Anaelle.AD&Eacute; (se dirigeant dans la salle de bain): "Je crois que tu ne vas pas &ecirc;tre contente".ANAELLE&nbsp; (ouvre le journal &agrave; la premi&egrave;re page et s'&eacute;crie): "Non mais je r&ecirc;ve?!!!" AD&Eacute; (se savonnant sous la douche, l'eau excit&eacute;e&nbsp; lui caressant la peau avec ses doigts liquides): "Je te l'avais bien dit que tu ne serais pas contente".RETOUR EN ARRI&Egrave;RE UN JOUR PLUT T&Ocirc;T... QUELQUE PART SUR LES HAUTEURS DE ST-BARTHELEMYDans une magnifique propri&eacute;t&eacute; sur les hauteurs de l'&icirc;le aux milliardaires, D&eacute;sir&eacute;e debout les yeux riv&eacute;s face &agrave; la baie vitr&eacute;e, contemplait ses chevaux, ses champs de cannes et ses hectares de terres. Des hommes arm&eacute;s jusqu'aux sourcils, veillaient sur la propri&eacute;t&eacute; et sa s&eacute;curit&eacute; comme des cerb&egrave;res. C'&eacute;tait une femme d'&acirc;ge mur, les cheveux gris comme un ciel en col&egrave;re, coiff&eacute;s en tresses plaqu&eacute;es &agrave; l'arri&egrave;re. Elle vous toisait avec ce regard profond et envoutant qu'ont les hypnotiseurs qui vous cassent des plaques de b&eacute;ton sur le ventre. Elle porte un costard noir avec des rayures grises, tombant sur des chaussures noires. Un chemisier blanc, une cravate en soie noire, un pendentif en or, avec des &eacute;meraudes et des turquoises. &Agrave; la main elle tient une tasse de caf&eacute; prisonni&egrave;re dans le donjon de ses longs ongles gris, command&eacute;s par une bague en argent. Sa qui&eacute;tude fut subitement interrompue par l'arriv&eacute;e de Shemshey venue lui apporter une nouvelle de la plus grande importance.SHEMSHEY (qui entre sans frapper): "Madame nous avons localis&eacute; Darky. Il est &agrave; Ste-Rose chez son ex Mlle Ga&euml;lle "D&Eacute;SIR&Eacute;E (sans se retourner): "Et G&eacute;raldine? Vous avez repris contact elle?" MACHIN (t&ecirc;te baiss&eacute;e): "Non madame, nous ne l'avons toujours pas localis&eacute;e".D&Eacute;SIR&Eacute;E&nbsp; (sans se retourner les yeux riv&eacute;s &agrave; la fen&ecirc;tre):"Ramenez moi Darky ici. Ne laissez pas les Homines s'en emparer. Je compte sur vous Shemshey".SHEMSHEY (inclinant la t&ecirc;te): "Oui Madame, je m'en charge personnellement".LA VEILLE AU SOIR, STE-ROSE,JEUDI&nbsp; 26 F&Eacute;VRIER...22H00....APPARTEMENT DE GA&Euml;LLEL'appartement de Ga&euml;lle ressemblait &agrave; une cr&ecirc;che de maternelle. Il &eacute;tait relativement spacieux. La moquette&nbsp; rubicolore h&eacute;riss&eacute;e de jouets&nbsp; faisait des sourires moqueurs au plafond avec ses ampoules pr&eacute;tentieuses donneuses de le&ccedil;ons. &Agrave; croire que quand ils avaient sommeil c'est ici que venaient dormir les arc-en-ciel et leurs chapelets de couleurs. Des photos de Ga&euml;lle et d'une petite fille parfumaient le salon avec leurs sourires complices et joueurs. La gamine devait avoir dix ans pas plus. Sur certains portraits elle su&ccedil;ait encore le pouce. Elle &eacute;tait ravissante, de somptueux cheveux chatains attach&eacute;s par un ruban fin, un regard candide et enfantin allong&eacute; sur de grands yeux attentifs et f&eacute;lins. Comme un d&eacute;tective du bonheur cherchant des traces de joie un peu partout dans les coins. Ga&euml;lle elle &eacute;tait toujours aussi belle, les ann&eacute;es n'avaient eu aucun impact sur elle, sauf celui de l'avoir endurcie. Elle qui avait les r&ecirc;ves sucr&eacute;es et le coeur tendre comme du caramel. Visiblement elle allait dormir. Elle portait un t-shirt blanc, des sandales et un short en cachemire.DARKY (tenant un portrait dans la main): "C'est ta petite fille je suppose? Elle est vraiment magnifique. Elle &agrave; l'air d'etre tr&egrave;s gentille et de beaucoup t'aimer. Mais je dois dire qu'elle ne ressemble ni &agrave; toi ni &agrave; moi".Ga&euml;lle revenant de la salle de bain avec une trousse de secours, le fait s'asseoir dans un fauteuil et commence &agrave; le soigner.GA&Euml;LLE (lui tapotant ses plaies au visage avec du coton et de l'alcool): "C'est normal elle ressemble &agrave; son p&egrave;re".DARKY (faisant sa chochotte): "A&iuml;&iuml;eeeeuuh!!! Mais &ccedil;a fait mal!! Doucement!! Comment &ccedil;a elle ressemble &agrave; son p&egrave;re. Depuis que j'ai mis les pieds dans le quartier, on n'a pas arr&eacute;ter de me dire que c'&eacute;tait moi ".GA&Euml;LLE ( lui lan&ccedil;ant le coton au visage):"Tu reviens comme si de rien n'&eacute;tait et tu veux des explications. C'est plut&ocirc;t moi qui devrait en avoir. C'est moi qui devrait savoir pourquoi t'es parti comme un l&acirc;che".Ga&euml;lle se met &agrave; lui frapper le torse avec ses petits bras, alors Darky l'attrape par les mains et la serre fort contre lui pour la calmer, elle se d&eacute;bat, elle r&eacute;siste un peu, puis se laisse faire, avant de s'effondrer en larmes.DARKY( &eacute;mu): "Je suis parti parce que j'avais peur de tes r&ecirc;ves Ga&euml;lle. Vivre dans une &icirc;le, faire de la plong&eacute;e en cage avec les requins, nager avec les dauphins, donner &agrave; manger aux pandas, c'&eacute;tait ton truc, tu n'avais que ces mots l&agrave; accroch&eacute;s aux l&egrave;vres. Moi je trouvais &ccedil;a mignon pour les vacances et la retraite. Mais pas pour une vie. Moi j'avais des envies de capitales, de grosses soir&eacute;es, de grandes tourn&eacute;es, de belles voitures, de villa, de champagne . Je voulais &agrave; tout prix faire carri&egrave;re dans la musique et le showbusiness. Si je suis parti c'est pour t'&eacute;pargner cette vie superficielle, bas&eacute;e sur le paraitre et les plaisirs mat&eacute;riels.&nbsp; Alors que toi tu &eacute;tais une &acirc;me douce comme le miel. Je n'avais pas le droit de t'enlever de ton milieu naturel. Aussi vrai que je pr&eacute;f&egrave;re voir un papillon sur une fleur que sur un lampadaire".GA&Euml;LLE ( en larmes): "Mais je t'aimais moi! Apr&egrave;s ton d&eacute;part j'&eacute;tais compl&egrave;tement perdue. Je trainais mon ombre partout avec moi comme une ancre jet&eacute;e dans l'oc&eacute;an de mes larmes tordues. Jusqu'&agrave; ce que je rencontre quelqu'un. Il &eacute;tait tout le contraire de toi. Il &eacute;tait &eacute;l&eacute;gant, cultiv&eacute;, romantique, il m'emmenait dans les plus beaux restaurants, les plus beaux hotels, les plus beaux mus&eacute;s.Il me faisait la cour, m'offrait des fleurs..." DARKY (vex&eacute;):"C'est bon j'ai compris, un rampant plein de tunes quoi".GA&Euml;LLE (ne relevant pas): "Six mois apr&egrave;s notre rencontre je suis tomb&eacute; enceinte de lui. Quand je lui ai annonc&eacute; la nouvelle, il m'a rejet&eacute;e".DARKY: "&ccedil;a n'a pas du &ecirc;tre facile pour toi poupoune. Mais pourquoi tout le monde pense que je suis le p&egrave;re de la petite alors? GA&Euml;LLE&nbsp; (prenant la direction de la chambre de sa fille):"Entre dans sa chambre tu vas comprendre".La chambre de Bianca&nbsp; &eacute;tait rose bonbon du sol au plafond, une &eacute;tag&egrave;re avec ses poup&eacute;es montaient la garde &agrave; l'entr&eacute;e. Des personnages c&eacute;l&egrave;bres de Walt Disney gambadaient joyeusement sur la couette en coton, de laine brod&eacute;e. Un ordinateur portable sifflotait sa lumi&egrave;re diffuse dans la pi&egrave;ce. C'&eacute;tait une vraie petite chambre de princesse. Sur tous les murs des posters de Darky, sur le bureau des pochettes, des articles de journaux.DARKY (perturb&eacute;):"Je ne comprends pas".GA&Euml;LLE (&eacute;mue): "Depuis toute petite elle est fan de toi, de tes chansons, de tes disques. De "Mi la sa ka Bay" avec la Horde Noire, en passant &agrave; "Boss Boss" avec Fuckly jusqu'&agrave; ton dernier album "Darky le jour,Darkman la nuit". Elle a tout de toi. Je lui dis qu'on avait &eacute;t&eacute; ensemble toi et moi. Alors comme elle ne connaissait pas son vrai p&egrave;re, elle s'est mise &agrave; r&ecirc;ver que c'&eacute;tait toi. Elle l'a r&eacute;p&eacute;t&eacute; &agrave; ses camarades de classe, qui l'ont r&eacute;p&eacute;t&eacute; &agrave; leurs parents, qui l'ont r&eacute;p&eacute;t&eacute; aux voisins. Et voila comment c'est arriv&eacute;..." DARKY (touch&eacute; par cet aveu): "Et elle est l&agrave; Bianca?" GA&Euml;LLE (s'essuyant une larme): "Non elle est chez sa Grand-m&egrave;re Am&eacute;lie &agrave; Trois Rivi&egrave;res".&nbsp;VENDREDI 27 F&Eacute;VRIER, &Agrave; LA REDACTION DU "MACO MAGAZINE"...8H00 DU MATChacun ayant pris sa voiture pour aller au boulot. Anaelle et Ad&eacute;, arrivent tous deux dans les bureaux de la r&eacute;daction en faisant comme d'habitude semblant de s'&ecirc;tre rencontr&eacute; par hasard dans l'ascenceur. Une fois arriv&eacute;e &agrave; l'&eacute;tage du grand patron Anaelle entre comme une furie dans le bureau de Mr Tinval, le r&eacute;dacteur en chef du journal. En tenant l'&eacute;dition du jour &agrave; la main intitul&eacute;e &lt;&lt;"DARKY LE BOUCHER DE GWADA COURT TOUJOURS", apr&egrave;s avoir tu&eacute; son avocat et un homme non identifi&eacute;, il tue Exxos jeune manager dans un magasin d'&eacute;lectrom&eacute;nager&gt;&gt;". Mr Tinval est un homme de caract&egrave;re, cheveux grisonnants, le regard d'aigle commun &agrave; ces hommes qui ont survol&eacute;s toutes les difficult&eacute;s, lunettes de vue design avec la monture torsad&eacute;e savant m&eacute;lange d'or et de bois dor&eacute;, chemise bleue retrouss&eacute;e jusqu'au manches, pantalon coton beige. Un troph&eacute; Pullitzer 1988 tr&ocirc;nant fi&egrave;rement sur une &eacute;tag&egrave;re. C'est un homme qui flirte avec la cinquantaine qui aime &agrave; parler fort comme si tout le monde &eacute;tait sourd, comme si les hurlements &eacute;taient un instrument de musique et les cris une note de solf&egrave;ge.ANAELLE&nbsp; (en lui balancant le journal sur son bureau): "Papa qu'est ce que &ccedil;a veux dire? Qui est cette La&euml;titia.D qui signe mon article? Je pensais que j'avais l'exclusivit&eacute; concernant les affaires criminelles"REDACTEUR: "Ah tiens mon ange te voila, tu tombes bien, je pensais &agrave; toi justement. Je voudrais te pr&eacute;senter la charmante La&euml;titia Dubroeuq, elle nous vient de .&nbsp; D&eacute;sormais elle travaille avec nous. Elle a couvert l'&eacute;lection d'Obama aux Etats Unis, et r&eacute;v&eacute;l&eacute; au grand jour le scandale du chlored&eacute;cone aux Antilles.&nbsp; Elle va nous apporter son exp&eacute;rience et cette touche de maturit&eacute; qui manque &agrave; notre journal. En attendant, elle va partager ton bureau. Je te prierais d'&ecirc;tre gentille et professionnelle avec elle. J'insiste sur le ".&eacute;ole&gt;Anaelle &eacute;tait tellement en col&egrave;re qu'elle n'avait m&ecirc;me pas remarqu&eacute; la pr&eacute;sence de La&euml;titia au fond du bureau derri&egrave;re elle qui admirait les diff&eacute;rentes r&eacute;compenses amass&eacute;es par son p&egrave;re tout au long de sa carri&egrave;re. C'est une tr&egrave;s belle jeune femme, la vingtaine, les yeux en amande marrons clairs, serties commes des pierres pr&eacute;cieuses dans un visage fin, la peau m&eacute;tiss&eacute;e nacr&eacute;e comme des perles. Ses cheveux coiff&eacute;s par la douceur et ses doigts experts habillaient comme une robe blonde d'or et de lumi&egrave;re son magnifique corps sculpt&eacute; par&nbsp; le d&eacute;sir torride des hommes et de l'enfer. Elle portait un chemisier&nbsp; blanc, dont les boutons s'&eacute;taient sauv&eacute;s de justesse pour laisser sa poitrine conqu&eacute;rante prendre le contr&ocirc;le du monde. Une jupe mi-longue cousue &agrave; m&ecirc;me les jambes finissait de donner &agrave; sa silhouette cette interrogation discr&egrave;te: "&Eacute;tait-elle, journaliste, actrice, mannequin ou bien vedette?". ANAELLE&nbsp; (d&eacute;visageant La&euml;titia avec d&eacute;dain de la t&ecirc;te au pieds): "C'est une blague, j'esp&egrave;re?". Le t&eacute;l&eacute;phone sonne Mr Tinval prend la communication et s'&eacute;clipse de la pi&egrave;ce un instant.MR TINVAL:(s'adressant aux filles la main sur le combin&eacute;): "C'est un appel important. Je reviens dans quelques instant. On a besoin de moi &agrave; la presse. Profitez pour faire connaissance. LAETITIA (ironiquement, une fois Mr Tinval sorti): "Moi aussi je suis contente de faire votre connaissance. J'ai beaucoup entendu parler de vous en faisant mon march&eacute;. Mais je dois rectifier une l&eacute;g&egrave;re erreur de votre part. Je n'ai pas sign&eacute; votre article, c'est le mien. Il &eacute;tait temps que ce journal prenne une autre dimension, de la profondeur et du sens critique. Il ne faut pas confondre les ballons m&eacute;t&eacute;o et les ast&eacute;ro&iuml;des. Sous votre plume ce journal avait perdu son sens de l'investigation pour basculer dans le voyeurisme &eacute;coeurant des tablo&iuml;des. Aujourd'hui on passe &agrave; autre chose. Maintenant si &ccedil;a ne vous d&eacute;range pas, je vais vous laisser, j'ai un article &agrave; &eacute;crire pour demain".Sur ce, La&euml;titia quitte le bureau en emportant avec elle toute la lumi&egrave;re de la pi&egrave;ce. Comme ces mamans lionnes dans la jungle qui transportent leurs petits dans leurs crocs avec d&eacute;licatesse.ANAELLE&nbsp; (en col&egrave;re): "Mais Papa !! C'est ma&nbsp; rubrique, &ccedil;a fait plus de cinq ans que je m'y consacre. J'ai quand meme mon mot &agrave; dire l&agrave; dessus je pense. Si maman &eacute;tait encore l&agrave;... MR TINVAL (lui coupant s&egrave;chement la parole): "Ta m&egrave;re Nouma, paix &agrave; son &acirc;me, &eacute;tait une femme de valeur et de bon sens. On a fond&eacute; ce journal ensemble et travaill&eacute; dur jour et nuit pour l'&eacute;lever au rang auquel il est aujourd'hui. Si elle &eacute;tait encore l&agrave;, elle te dirait de ravaler ton orgueil et de te mettre au travail. Parce que l'information et le plaisir du lecteur passe avant tout. Allez sors de mon bureau maintenant, j'ai du boulot. Et une derni&egrave;re chose Anaelle... "ANAELLE: "Oui papa?" MR TINVAL (sur un ton ferme): "Ne m'appelle plus jamais papa devant les autres employ&eacute;s. Ici c'est Monsieur Tinval pour tout le monde".Anaelle l'amour propre fouett&eacute;e jusqu'au sang par les paroles ac&eacute;r&eacute;es de son p&egrave;re, quitte &agrave; son tour la pi&egrave;ce en la rallumant avec les foudres de sa col&egrave;re. Elle lui lance un regard noir et part sur les talons de La&euml;titia qui se dirige vers SON bureau.ANAELLE&nbsp; (s'adressant &agrave; La&euml;titia sur un ton agressif):&nbsp;" Je ne sais pas &agrave; quoi vous jouez ma p'tite mais ici c'est moi qui commande".LAETITIA ( la langue enflamm&eacute;e d'ironie): "Ah &ccedil;a tombe bien puisque c'est vous qui commandez, prenez moi un d&eacute;caf&eacute;in&eacute; et un beignet au sucre all&eacute;g&eacute; s'il vous plait. J'ai pas envie de finir comme vous avec des bou&eacute;es sur les hanches." ANAELLE (piqu&eacute;e au vif): "Je pr&eacute;f&egrave;re avoir des bou&eacute;es sur les hanches qu' une bouche en forme d'aspirateur &agrave; b..." LAETITIA (lui coupant la parole et pointant Ad&eacute; du doigt): "Waouaw, c'est qui celui l&agrave; ? Hmmm, Joli morceau. Je le mangerai bien avec de la cr&egrave;me de banane et de la confiture de goyave." Ad&eacute; et son coll&egrave;gue J&eacute;rome&nbsp; se servant un soda dans le distributeur automatique de la boite &eacute;taient justement en train de parler de la nouvelle. Ad&eacute; ne l'avait pas encore vu. Mais J&eacute;rome&nbsp; lui, &eacute;tait d&eacute;ja fan. C'est un petit bonhomme tr&egrave;s dr&ocirc;le et tr&egrave;s taquin. Pas tr&egrave;s grand, la t&ecirc;te sympa du bon copain, celui &agrave; qui on dit bonjour en donnant une claque dans le dos, le regard franc, le visage rieur. Tenue d&eacute;contract&eacute;e jean et basket. C'est le genre de pote avec qui on se marre bien en soir&eacute;e. Toujours partant pour raconter une blague de cul et des histoires coquines toutes les plus incroyables les unes que les autres avec des femmes toujours somptueuses, &agrave;&nbsp; qui il brise le coeur parce que son amour du m&eacute;tier l'emporte.ANAELLE (jalouse et d&eacute;concert&eacute;e, r&eacute;pond &agrave; La&euml;titia): "Euuh...lui c'est personne, c'est juste un photographe&nbsp; Mais si tu cherches une proie &agrave; d&eacute;vorer vampire, je te sugg&egrave;re les &eacute;gouts du Raizet, en dessous y'&agrave; plein &agrave; manger pour toi, c'est le genre de restaurant que tu devrais appr&eacute;cier".LAETITIA (ayant remarqu&eacute;e l'&eacute;moi de Anaelle, interpelle Ad&eacute;): "Bonjour moi c'est La&euml;titia, je suis la nouvelle reporter en chef".ANAELLE&nbsp; (de plus en plus jalouse, lui coupant la parole):"La deuxi&egrave;me reporter en chef, la deuxi&egrave;me!!". AD&Eacute; (avec un grand sourire, sentant la tension ambiante):&nbsp;"Enchant&eacute; moi c'est Ad&eacute;, je suis un des cameramen de la bo&icirc;te. Si je peux vous aider en quoi que ce soit &ccedil;a sera avec plaisir".LAETITIA (avec un petit sourire malicieux): "Alors quand j'aurai besoin de clich&eacute;s pour agr&eacute;menter mon article, je ferai appel &agrave; vous".ANAELLE ( de plus en plus irrit&eacute;e par les minauderies de La&euml;titia):"D&eacute;sol&eacute; mais &ccedil;a ne va pas &ecirc;tre possible. Ad&eacute; est MON photographe. Il va falloir vous en trouver un autre tr&egrave;s ch&egrave;re".LAETITIA (prenant l'air surpris):"Il faut savoir Ana, tu viens pourtant de me dire que c'&eacute;tait personne".Anaelle reste bouche b&eacute;e. Devant son silence coupable, Ad&eacute; d&eacute;cide de se servir de la rivalit&eacute; qu'il y a entre les deux femmes, pour donner une le&ccedil;on &agrave; Anaelle.AD&Eacute; (avec un grand sourire, tendant la main &agrave; La&euml;titia):"La&euml;titia c'est avec un plaisir non dissimul&eacute; que j'accepte votre proposition. Je serai heureux de travailler avec vous". LAETITIA (le regardant droit dans les yeux):&nbsp;"Justement j'ai quelques id&eacute;es pour mon reportage de demain. On pourrait en discuter autour d'un caf&eacute;." ANAELLE (confuse et au bord de l'implosion): "Ad&eacute; puis-je vous parler en priv&eacute; deux minutes s'il vous plait".AD&Eacute; (d'un ton sec et sarcastique): "Je vais d'abord emmener La&euml;titia d&eacute;guster le meilleur caf&eacute; de l'&icirc;le. Comme vous le dites si bien Anaelle, on en reparlera plus tard. Ok?" Sur ce, La&euml;titia le prend par le bras et quitte la pi&egrave;ce avec lui en direction de l'ascenceur, laissant Anaelle congel&eacute;e sur place de honte et de rancoeur.La&euml;titia (&agrave; Ad&eacute;, en lui pelotant le biceps): "Waouh vous avez les bras durs comme du b&eacute;ton Ad&eacute;. Vous faites de l'exercice &ccedil;a se voit. J'adore les hommes qui s'entretiennent".Anaelle les regardant s'&eacute;loigner explose de rage et donne un grand coup de pied dans la photocopieuse. J&eacute;rome au premi&egrave;re loge dans son bureau, jonglant avec son crayon entre les doigts a vu toute la sc&egrave;ne.JEROME (se parlant &agrave; lui m&ecirc;me): "Ohlala comme j'aimerais &ecirc;tre et ne pas &ecirc;tre &agrave; ta place, mon salaud". STE-ROSE 22H00... ABRIS BUSComme tous les soirs, Larry, Sylvio, Jimmy et Freddy jouaient au dominos sous l'abri bus. En se chahutant les uns les autres comme d'habitude. Sauf que cette nuit l&agrave;, la partie durait plus longtemps que d'habitude parce qu'ils pariaient de l'argent. Les spliffs de ganja couraient de main en main pour essayer de rattraper les bouteilles de rhums pass&eacute;es juste avant. Et leurs rires gluants se collaient &agrave; la cit&eacute; comme une paire de gants. Soudain s'approchant d'eux lentement comme un lion s'approche des antilopes se d&eacute;salt&eacute;rant&nbsp; dans une mare d'eau,. une berline noire aux vitres teint&eacute;es vient s'arr&eacute;ter moteur ronflant pr&egrave;s d'eux. Leurs yeux se mirent tout de suite &agrave; genoux pour accueillir cette d&eacute;esse de t&ocirc;le et d'acier au charme merveilleux.Shemshey cot&eacute; passager, baisse la vitre.Il tend le bras et montre aux lascars la photo de Darky.SHEMSHEY (poliment) :"Bonsoir messieurs, excusez moi de vous interrompre je ne serai pas long. Auriez vous vu cet homme dans la cit&eacute; par hasard?". LARRY:"Eeeeh ti mal!!..Elle est belle ta caisse frangin. Tu l'as pay&eacute; combien?". FREDDY: "L'argent c'est pas un probleme pour toi hein?"SHEMSHEY (d'un ton calme): "Je l'ai pay&eacute; effectivement assez ch&egrave;re. Mais je suis assez press&eacute;. Je vous repose donc la question:" Auriez vous vu cet homme dans la cit&eacute;?". JIMMY (se l&egrave;ve et fait le tour de la voiture): "Tu sais ce qui me ferait plaisir ti mal ? C'est de la conduire".SYLVIO (sort un flingue de sous son t-shirt):" Allez descendez de la caisse les mecs. D&eacute;p&eacute;chez vous. Moi et mes potes ont a envie de faire une petite ballAd&eacute; en berline. Pas vrai les mecs. Hahahaha". &Agrave; ce moment pr&eacute;cis K&eacute;vin l'acolyte de Shemshey assis cot&eacute; chauffeur, descend de la voiture arme &agrave; la main. Il porte un uniforme de chauffeur, le costard noir et la casquette. Il tire deux balles et tue Sylvio et Jimmy net une balle en pleine t&ecirc;te. Shemshey &agrave; son tour loge une balle dans le dos de Freddy qui s'enfuyait en courant. Larry lui, l&egrave;ve les bras en l'air et se met &agrave; pleurer.SHEMSHEY (lui posant le canon encore chaud sur le front): "Dois je vous reposer la question?". LARRY (s'&eacute;tant carr&eacute;ment chi&eacute; dessus):"Il est chez une d&eacute;nomm&eacute;e Ga&euml;lle, Batiment "A" dernier &eacute;tage. Je vous en supplie ne me tuez pas".Il n'eut pas le temps d'entendre la r&eacute;ponse. La communication via l'enfer passe trop mal.Pendant ce temps dans la chambre de Bianca, Darky allume l'ordinateur. &Agrave; peine connect&eacute;, il re&ccedil;oit un nouveau message du Justicier de Facebook disant:"ILS SAVENT OU TU ES. VA T'EN IMM&Eacute;DIATEMENT!!".DARKY (paniqu&eacute;): "Ga&euml;lle prend quelques affaires faut qu'on s'en aille".GA&Euml;LLE (surprise): "Comment &ccedil;a faut qu'on s'en aille ? Pour aller o&ugrave; ?". Soudain on frappe &agrave; la porte. Darky dit &agrave; Ga&euml;lle de ne pas ouvrir. Mais c'est monsieur Vanoukia, le vieillard d'&agrave; cot&eacute;, il dit avoir besoin d'aide, qu'il a une attaque. Elle regarde par le judas et elle le voit mal en point. N'&eacute;coutant que son grand coeur elle ouvre la porte.GA&Euml;LLE (paniqu&eacute;, ouvrant la porte):"Ca va aller Andy?". Elle eut pour seule r&eacute;ponse une d&eacute;tonation de calibre neuf millim&egrave;tres. C'est un alphabet qu'elle ne devait s&ucirc;rement pas connaitre. Puisqu'elle s'&eacute;croula sur le sol avec une balle dans la t&ecirc;te.DARKY (fou de rage):"Noooooooon! Pourquoi elle ?!!" Cach&eacute; derri&egrave;re le vieux monsieur, K&eacute;vin avait tu&eacute; Ga&euml;lle de sang froid. Totalement impuissant devant ce meurtre horrible, Darky regarde Ga&euml;lle une derni&egrave;re fois, grave son image dans sa m&eacute;moire, saute par la fen&ecirc;tre et s'enfuit par l'escalier de s&eacute;curit&eacute;.SHEMSHEY (s'adressant &agrave; K&eacute;vin):" Mais qu'est ce que t' attends? Pars &agrave; sa poursuite!" Kevin s'engouffre par la fen&ecirc;tre et prend l'escalier de s&eacute;curit&eacute;.ANDY (en pleurs, &agrave; genoux devant le corps de Ga&euml;lle):"Oh ma petite&nbsp; Ga&euml;lle!!.Salopard, vous m'aviez dit que vous ne lui feriez pas de mal".SHEMSHEY (tirant une balle dans la nuque de Andy):"Eh ben on a menti. Bonne nuit papi".FIN DE L'EPISODE 6La structure g&eacute;n&eacute;rale, la pr&eacute;sentation, la forme et le contenu des pr&eacute;sents articles constituent ensemble, une &oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des l&eacute;gislations fran&ccedil;aise et internationale.copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)Dans cet article : Fugitf Shemshey&nbsp;(articles), Pascale D&eacute;sir&eacute;e Pascale&nbsp;(articles), Bianca Caroline&nbsp;(articles), Ana Elle&nbsp;(articles), Jihel Tinval&nbsp;(articles), Nouma Benassi&nbsp;(articles), J&eacute;r&ocirc;me Patrick&nbsp;(articles), Larry G&eacute;rom&eacute;gnace&nbsp;(articles), Silvio Gatibelza&nbsp;(articles), Freddy Eustache&nbsp;(articles), Jimmy Maj Trafyk Jabbour&nbsp;(articles), Ad&eacute;ola Bamb&eacute;&nbsp;(articles), Kevin Arnaud&nbsp;(articles), Ga&euml;lle Gimer&nbsp;(articles), Laetitia DubroeucqMASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France. ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784606</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784606</guid>
  <pubDate>Fri, 13 Mar 2009 00:42:18 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>ÉPISODE 5 INTITULÉ LES LARMES D&#039;UN GÉANT</title>
   <description><![CDATA[ Dans l'&eacute;pisode pr&eacute;c&eacute;dentDarky s'enfuit de justesse &agrave; travers bois pour &eacute;chapper &agrave; Mozar. Loic un paysan qui passait par l&agrave; en camionnette lui donna un stop jusqu'&agrave; Ste-Rose. L&agrave; bas Darky esp&eacute;rait que Ga&euml;lle l'une de ses ex&nbsp; puisse l'aider. L'inspecteur Dombr&eacute; lui partit &agrave; la poursuite de Kristofer, ne pu l' emp&ecirc;cher de se tuer accidentellement en heurtant&nbsp; une voiture. Il &eacute;tait l'assassin pr&eacute;sum&eacute; de la belle Isabelle.G&eacute;raldine quand &agrave; elle reprenait peu &agrave; peu connaissance apr&egrave;s l'explosion de la voiture,elle avait une jambe cass&eacute;e.Mais Mozar l' emp&ecirc;cha de ramasser son arme en l'&eacute;crasant la main avec son pied. QUELQUE PART &Agrave; ST-FRANCOIS, POINTE DES CHATEAUX...... LEVER DU SOLEILBerc&eacute;e tendrement par la douceur des oreillers en soie, &agrave; demi nue sous les draps,&nbsp; G&eacute;raldine se r&eacute;veillait doucement en s'&eacute;tirant lascivement&nbsp; dans un lit immense, comme un chat. La chambre &eacute;tait bien a&eacute;r&eacute;e, le vent poussait les rideaux avec d&eacute;licatesse et laissait entrevoir la mer &agrave; perte de vue sur des kilom&egrave;tres. Un rayon de soleil plus malin que tous les autres avait escalad&eacute; la&nbsp; fen&ecirc;tre pour venir lui dire je t'aime et lui caresser la t&ecirc;te.La chambre elle &eacute;tait d&eacute;cor&eacute;e avec luxe et go&ucirc;t, objets d'art, mati&egrave;res nobles et tableaux du treizi&egrave;me si&egrave;cle.Ses fleurs pr&eacute;f&eacute;r&eacute;es,des hibiscus blancs, tr&ocirc;naient fi&egrave;rement dans un vase en argent pos&eacute; sur une table en verre transparent. O&ugrave; &eacute;tait-elle donc? En essayant de se lever, une douleur &agrave; la jambe lui rappela son accident. La voiture en flamme et la mort d'Adeans dans les tourments. Il fallait qu'elle trouve ses v&ecirc;tements, qu'elle s'habille et s'en aille d'ici imm&eacute;diatement. Elle avait une mission et se devait de retrouver Darky rapidement. Elle en &eacute;tait sure il &eacute;tait encore vivant. Le drap enroul&eacute; autour des hanches, elle commen&ccedil;a &agrave; chercher ses habits dans la pi&egrave;ce. Quand soudain Mozar fit irruption dans la chambre. Il portait dans ses mains un plateau en argent contenant du caf&eacute;, du lait &eacute;cr&eacute;m&eacute;, du jus d'orange, des oeufs aux plats avec de l'estragon et de la coriandre.MOZAR (&agrave; G&eacute;raldine):  "Tu ne vas tout de m&ecirc;me pas t'en aller sans avoir pris ton petit d&eacute;jeuner".G&eacute;raldine (s'asseyant &agrave; table):  "Alors gar&ccedil;on pour moi &ccedil;a sera un croissant et..." MOZAR:  "... deux sucres dans ton caf&eacute;.Jamais de lait, je sais.je n'ai pas oubli&eacute;".G&Eacute;RALDINE (trempant son croissant dans son caf&eacute;): "Je vois avec enchantement que tu ne m'as pas tu&eacute;.&nbsp; Quand je serais partie d'ici je n'oublierai pas de te faire parvenir une carte et un joli pr&eacute;sent".MOZAR (lui servant un verre de jus d'orange):  "Ah mais je te rassure tout de suite tu vas mourir aujourd'hui. Mais je ne tue jamais personne avant d'avoir pris mon chocolat au lait avec un sik a coco. C'est sacr&eacute;".G&Eacute;RALDINE (laissant glisser le drap le long de ses jambes):  "Alors faisons en sorte que ce petit d&eacute;jeuner dure tr&egrave;s tr&egrave;s longtemps".Sur ce elle s'approche de lui et l'embrasse &agrave; pleine bouche. Mozar la tire&nbsp; par les cheveux violemment, plonge son regard noir dans ses jolis yeux verts et la jette comme un f&eacute;tu de rose sur la couche. Il enl&egrave;ve sa chemise, laisse apparaitre un tatouage HOMINES NOCTURNI puis va la rejoindre dans le lit. PENDANT CE TEMPS &Agrave;&nbsp; STE-ROSEL'ascenseur ne marchant pas, Darky emprunta les escaliers du batiment "A". Ga&euml;lle habitait au dernier &eacute;tage. Ils s'&eacute;taient rencontr&eacute; au lyc&eacute;e tous les deux pendant leur jeune &acirc;ge. Elle qui adorait la peinture,les dauphins,les papillons, la nature. Lui qui adorait la musique,les filles, les sensations fortes, les filles, la musique, les filles, la musique et l'aventure. Ils s'aimaient passionn&eacute;ment comme deux oiseaux prisonniers dans la m&ecirc;me cage. Les al&eacute;as de la vie leur tournant autour,comme les &eacute;clairs tournent autour de l'orage. Ils &eacute;taient rest&eacute;s quatre ans ensemble et &agrave; l'&eacute;poque parlaient m&ecirc;me de mariage. Jusqu'au jour o&ugrave; il y eut ce fameux d&eacute;rapage. Absorb&eacute; dans ses pens&eacute;es Darky se tenait maintenant devant la porte d'entr&eacute;e de chez Ga&euml;lle. Apparement elle avait encore de la rancoeur et de l'amertume en elle. Les retrouvailles allaient surement se f&ecirc;ter dans les sourires forc&eacute;s, les larmes glac&eacute;es et les &eacute;tincelles.DARKY (frappant &agrave; la porte): &nbsp; "Ga&euml;lle ouvre ,c'est Darky"GA&Euml;LLE (derri&egrave;re la porte):  "Qu'est-ce que tu me veux?" DARKY:  " Poupoune, je suis dans la merde des mecs essaient de me tuer. Je ne sais plus o&ugrave; aller, j'ai besoin d'aide." GA&Euml;LLE (ouvrant la porte violemment et lui donnant une gifle):  "Je te trouve plut&ocirc;t culott&eacute;. Tu reviens dix ans plus tard comme si de rien n'&eacute;tait, la bouche enfarin&eacute;e et tu me demandes de t'aider? !! Je cites &lt;&gt;?!!Alert&eacute; par le vacarme dans l'escalier, Andy un vieux monsieur d'au moins une centaine d'ann&eacute;es, tout rid&eacute;, tout recourb&eacute;. Les cheveux gris, la voix enraill&eacute;, en pyjama rouge ray&eacute; sortit avec sa canne sur le palier.ANDY(la voix chevrotante): &nbsp; "&ccedil;a va ma petite Ga&euml;lle? Ce petit voyou t'emb&ecirc;te? Tu veux que je lui donne une correction avec ma baguette?" DARKY(se frottant la joue):  " &Eacute;coutes moi p&egrave;re Fouras ou papy qu&eacute;nette(arbre fruitier), peu importe comment tu t'appelles. Pour commencer je ne suis pas un voyou et je n'emb&ecirc;te pas Ga&euml;lle. Je suis son ex et je veux juste avoir une discussion amicale avec elle." ANDY (commen&ccedil;ant &agrave; le frapper avec sa canne): &nbsp; "Quoi c'est toi le petit sacripan qui l'a abandonn&eacute;e alors qu'elle attendait un enfant. Tu vas go&ucirc;ter de ma baguette, saperlipopette. Tiens prend &ccedil;a." DARKY (le repoussant en lui posant une main sur la t&ecirc;te):  "A&iuml;e, a&iuml;e mais calme toi papy rav&egrave;t'(cafard). Je t'en prie Ga&euml;lle dis lui d'arr&ecirc;ter et laisse moi rentrer qu'on parle tranquillement en t&ecirc;te &agrave; t&ecirc;te." GA&Euml;LLE ( avec un sourire non dissimul&eacute;,le raccompagnant &agrave; sa porte): &nbsp; "Allez &ccedil;a suffit monsieur Vanoukia. Il vous faut rentrer maintenant ce n'est rien je m'en charge." ANDY (pestant contre Darky): &nbsp; "D'accord ma toute belle, mais s'il y' a un probl&egrave;me tu m'appelles. Ma baguette et moi on se fera&nbsp; un plaisir de lui botter son p'tit bonda s'il te harc&egrave;le".GA&Euml;LLE (&agrave; darky):  "Allez rentre." DARKY (offusqu&eacute;,une fois &agrave; l'int&eacute;rieur): &nbsp; "Mais qu'est ce qu'ils ont tous &agrave; me dire que je t'ai abandonn&eacute; avec un enfant?" BAIE-MAHAULT 3H DU MAT.........2 JOURS PLUS T&Ocirc;TKristofer et Isabelle s'&eacute;taient disput&eacute;s assez violemment.Les mots avaient &eacute;t&eacute; durs. Elle avait perdu un ami fid&egrave;le qui croyait en elle et un t&egrave;b&egrave; chez qui elle pouvait consulter ses mails. La jeune femme accroupi au sol &eacute;tait en pleurs, inconsolable. Et tentait de ramasser dans le noir les diff&eacute;rentes pi&egrave;ces cass&eacute;es, et &eacute;parpill&eacute;es de son portable. Axel son petit ami &eacute;tant par la force des choses sur r&eacute;pondeur. Il devait se faire un sang de tous les diables. Heureusement un inconnu, habill&eacute; tout de noir, capuche sur la t&ecirc;te, passait par l&agrave;. Il &eacute;tait tr&egrave;s grand et sa silhouette semblait &ecirc;tre taill&eacute;e dans la tristesse que vomissent les larmes des g&eacute;ants.ISABELLE (en larme,se mettant en travers de sa route): "Monsieur est ce que vous auriez des unit&eacute;s s'il vous plait, mon portable s'est cass&eacute;." L'inconnu fait un pas de cot&eacute; pour l'&eacute;viter,et continue son chemin sans lui parler. La capuche enfonc&eacute;e jusqu'aux yeux, la t&ecirc;te baiss&eacute;e.ISABELLE (se remettant en travers de sa route, se faisant insistante):  "S'il vous plait monsieur, je voudrais juste passer un coup de fil &agrave; mon ami Axel pour le rassurer afin qu'il ait l'esprit tranquille".L'inconnu immobile face &agrave; elle rel&egrave;ve lentement la t&ecirc;te, laissant apparaitre ses traits.ISABELLE (ne pouvant r&eacute;primer un cri de terreur):  "Oh mon dieu votre visage!!Vous allez bien monsieur?!" L'inconnu l'attrape par les cheveux et la balance contre un mur de la ruelle. La jeune femme tombe &agrave; moiti&eacute; inconsciente,se met &agrave; ramper par terre.ISABELLE (la voix tremblotante,morte de peur):  "Je vous en supplie laissez moi"L'inconnu se baisse attrape la malheureuse par le cou, ramasse son t&eacute;l&eacute;phone portable et le lui plante dans la gorge. La pleine lune seule t&eacute;moin de cette trag&eacute;die ignoble ferme les yeux et part se cacher imm&eacute;diatement derri&egrave;re un nuage, de peur que le diable l'interroge. L'inconnu lui enfonce sa capuche jusqu'au yeux et s'en va dans la nuit, comme un artiste &agrave; la fin du spectacle retourne &agrave; sa loge.Le prototype d&eacute;ambulait dans les ruelles de Baie-Mahault, avec la peau encore toute h&eacute;riss&eacute;e par l'excitation du meurtre qu'il venait de commettre. Isabelle cette jeune femme pleurnicheuse et bavarde s'&eacute;tait retrouv&eacute;e malencontreusement sur sa route sinueuse et macabre, avant de s'&eacute;craser comme un insecte, sur le pare brise de sa rage et de sa col&egrave;re aveugle et malade. Ses pas l'avait amen&eacute; en lui tenant son ombre par la main jusqu'&agrave; la devanture d'un magasin de hi-fi. &Agrave; travers la vitre on pouvait voir, les machines &agrave; laver dernier cri, des t&eacute;l&eacute;phones bluetooth et des ordinateurs wifi. De magnifiques &eacute;crans g&eacute;ants rediffusaient en boucle un film d'&eacute;poque gloque et extr&ecirc;me: &lt;&gt;. Le prototype arriva &agrave; la sc&egrave;ne o&ugrave; le Docteur Frankenstein d&eacute;livre le courant &agrave; travers le corps recousu et sans vie du monstre. Celui ci prit de spasme et de convulsion, ouvre les yeux et bouge avec difficult&eacute; son corps mou et froid cr&eacute;&eacute; &agrave; partir de plusieurs cadavres. Et le docteur de crier:&lt;&gt;LE PROTOTYPE (caressant la vitre du magasin, d'une voix &eacute;mue et rauque): &nbsp; "Pauvre animal bless&eacute;, toi aussi tu es un prototype ".Exxos lui avait fini tr&egrave;s tard ce soir pour cause d'inventaire. Le magasin avait re&ccedil;u de nouvelles gazini&egrave;res et des mod&egrave;les r&eacute;cents de frigidaires qui te donnes de l'eau fraiche ou de la glace pil&eacute;e dans ton verre.Il avait les locks attach&eacute;s en arri&egrave;re,la casquette de l'&eacute;tablissement et son uniforme vert. En fermant la devanture de la boutique il remarqua la pr&eacute;sence du prototype qui regardait la t&eacute;l&eacute; d'un air triste et amer.EXXOS (s'adressant au prototype):  "Sacr&eacute; film hein mec? &Ccedil;a m'avait foutu les chocottes quand j'&eacute;tais petit. Si tu repasses demain dans la boutique, je l'ai en dvd. Pas de probl&egrave;me j'te fais un prix".LE PROTOTYPE (ne quittant pas l'&eacute;cran des yeux):  "O&ugrave; est-il ?" EXXOS (ne comprenant pas la question):  "Comment &ccedil;a o&ugrave; est-il?" LE PROTYPE (se retourne dans sa direction l'attrape par le col et le soul&egrave;ve du sol): &nbsp; "O&ugrave; est-il?!! O&ugrave; est le monstre de Frankenstein? O&ugrave; est le Docteur Frankenstein?!!" EXXOS (se pissant dessus):  "Mais tu d&eacute;bloques &agrave; fond mec!! C'est un film, ce sont des&nbsp; personnages de cin&eacute;ma. Les monstres comme &ccedil;a&nbsp; n'existent pas".LE PROTOTYPE(plongeant ses yeux rouges dans le regard terrifi&eacute; de Exxos):  "Ah oui et moi je suis quoi?!! En disant cela il le projette &agrave; travers la vitre du magasin. Exxos finit la t&ecirc;te encastr&eacute;e dans un &eacute;cran de t&eacute;l&eacute; plasma cristallin .Il mourut sur le coup &eacute;lectrocut&eacute; comme une tranche de pain.L'alarme se mit &agrave; hurler et &agrave; clignoter de toutes ses force pour qu'on vienne le secourir. Mais quand la police arriva, le prototype &eacute;tait loin et il flottait dans l'air une &eacute;trange odeur d'humain r&ocirc;ti, qu'on avait laiss&eacute; trop frire.Jo&euml;lle adore travailler tard, elle a l'impression que c'est seulement quand la nuit &agrave; &eacute;tal&eacute; son drap sombre sur la ville que les morts parlent. Les tatouages bizarres de cet homme l'intriguant au plus haut point.Elle d&eacute;cida d' appeler son amie R&eacute;gine chercheur et professeur d'histoire &agrave; la facult&eacute; de Fouillole. Elles avaient fait leurs &eacute;tudes ensembles et avaient fait connaissance dans un cours de cr&eacute;ole. Dans son appartement mal rang&eacute; de Ste-Anne , des cahiers ratur&eacute;s,des souvenirs de voyages et des livres d'histoire un peu partout jonchaient la table. R&eacute;gine elle assise &agrave; son bureau dans ce d&eacute;cor digne de Jules Verne, ricanait toute seule en corrigeant les copies de ses premi&egrave;res ann&eacute;es b&ecirc;tes comme des &acirc;nes. La sonnerie du t&eacute;l&eacute;phone l'a tira de sa copie alors qu'elle riait aux larmes.JO&Euml;LLE(d'un ton amus&eacute;):  "All&ocirc; bonsoir,pourrais je parler au professeur Hierso?" R&Eacute;GINE(sur le m&ecirc;me ton):  "&ccedil;a d&eacute;pend qui le demande? Si c'est encore pour me vendre une encyclop&eacute;die sur les salamandres. Je vous le dis tout de suite vous risquez de finir &agrave; la morgue d&eacute;coup&eacute; en petites tranches comme un bout de viande"JO&Euml;LLE(morte de rire):  "&ccedil;a tombe bien je travaille &agrave; la morgue hi hi. Tu vas bien ma ch&eacute;ri, ou couyon tou bolmen ou sav"R&Eacute;GINE(elle aussi morte de rire):  "Oui jojo &ccedil;a va bien ma fille,je suis en train de corriger le devoirs d'histoire d'un d&eacute;nomm&eacute; Marc qui veut &ecirc;tre arch&eacute;ologue comme Indiana Jones plus tard.Tiens &eacute;coute celle l&agrave;&lt;&lt;&Agrave; la question citez un grand homme de religion.Il r&eacute;pond:&lt;&lt; le p&acirc;pe Ibo Simon&gt;&gt;".JO&Euml;LLE(qui &eacute;clate de rire) :"Putain! Oh le con!! Ma fille si j'avais su que tu me ferais rire autant.Je t'aurais d&eacute;j&agrave; appel&eacute; depuis longtemps.Mais plus s&eacute;rieusement je voudrais que tu te penches sur un cas que tu trouveras je n'en doute point tr&egrave;s int&eacute;ressant. R&Eacute;GINE(intrigu&eacute;e):  "Je t'&eacute;coutes dis moi en plus"JO&Euml;LLE:  "Il s'agit d'un tatouage et d'une inscription trouv&eacute; sur le corps d'un de mes patients.Un soleil en forme de t&ecirc;te avec des dents de vampires,ses rayons lui retombent sur le visage comme des locks.Il tient dans ses bras un croissant de lune en corps de femme,qu'il mort &agrave; pleine dent. Accompagn&eacute; d'une phrase &lt;&gt;.&ccedil;a te dis quelque chose? R&Eacute;GINE:  "Waouaw c'est jolie en tout cas.Mais non l&agrave; comme &ccedil;a,&ccedil;a ne me dit...all&ocirc;??..Jo&euml;lle? all&ocirc;&ocirc;&ocirc;?! Soudain dans les couloirs vides de la morgue,Jo&euml;lle ne parlait plus au t&eacute;l&eacute;phone.Elle avait entend un bruit de pas et une porte&nbsp; grincer et restait l&agrave; le combin&eacute; dans la main crisp&eacute;e.JO&Euml;LLE(d'un ton peu rassur&eacute;):  "Il y a quelqu'un?" Soudain un plateau avec un cervelet tombe sur le sol.Deux cafards filent se cacher sous l'encablure d'une porte.Jo&euml;lle pousse un cri et sursaute.R&Eacute;GINE(angoiss&eacute;e):  "Jo&euml;lle qu'est-ce qui se passe? JO&Euml;LLE(se moquant d'elle m&ecirc;me):  "Hihihi plus de peur que de mal,c'est juste une bande de joyeux cafards qui &eacute;taient venus se r&eacute;galer dans un reste de moelle.Bon je t'envoies le scanner des tatouages par mail.Tu regardes et tu me donnes tes conclusions c'est pour une enqu&ecirc;te".R&Eacute;GINE:  "Ok pas de probl&egrave;me, je te rappelle".Apr&egrave;s avoir raccroch&eacute;e Jo&euml;lle d&eacute;cida de faire un peu de m&eacute;nage,quand elle entendit dans la chambre froide une porte grincer de plus belle. Elle se dit qu'elle ne l'avait pas bien referm&eacute;e.Au&nbsp; moment o&ugrave; elle pose sa main sur la poign&eacute;e, David un homme arm&eacute;e surgit derri&egrave;re elle et lui met deux balles dans la t&ecirc;te.Il tra&icirc;ne son corps jusqu'&agrave; la chambre froide, la referme et baisse la temp&eacute;rature au maximum du thermom&egrave;tre. Puis il va sur son &eacute;cran d'ordinateur pour tenter d'interrompre l'envoi du mail.Il porte un long manteau ferm&eacute; jusqu'au cou et des gants noirs.La lumi&egrave;re de l'ordinateur se refl&eacute;tait avec d&eacute;gout dans sa moiti&eacute; de regard.Il avait un oeil crev&eacute;,l'autre rempli de hargne.DAVID (au t&eacute;l&eacute;phone,parlant &agrave; une femme myst&eacute;rieuse de dos):  "Je suis arriv&eacute; trop tard. Madame. Elle &agrave; envoy&eacute; les photos du tatouage de Stanley &agrave; une d&eacute;nomm&eacute;e R&eacute;gine Hierso professeur d'histoire &agrave; la facult&eacute; de Fouillole". FEMME MYST&Eacute;RIEUSE(juste avant de raccrocher): "Vous savez donc ce qui vous reste &agrave; faire tr&egrave;s cher"&nbsp;FIN DU 5&Egrave;ME &Eacute;PISODE.&nbsp; PROCHAIN RENDEZ VOUS DIMANCHE &Agrave; MINUIT POUR LE 6&Egrave;ME &Eacute;PISODE DE "MASSACRE SUR FACEBOOK"La structure g&eacute;n&eacute;rale, la pr&eacute;sentation, la forme et le contenu des pr&eacute;sents articles constituent ensemble, une &oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des l&eacute;gislations fran&ccedil;aise et internationale.copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)Dans cet article : Andy Vanoukia&nbsp;(articles), Exx&ograve;s M&egrave;tkakola&nbsp;(articles), Marc Bergame&nbsp;(articles), David Datil&nbsp;(articles), R&eacute;gine Hierso&nbsp;(articles), Jo&euml;lle Hierso&nbsp;(articles), Isabelle Urgin&nbsp;(articles), Axel Couchi&nbsp;(articles), Olivier Mozar&nbsp;(articles), Lanteri G&eacute;raldine&nbsp;(articles), Jean-Marc Thibaudier&nbsp;(articles), Steeve Calvo&nbsp;(articles), Kristofer Vainqueur&nbsp;(articles), Ga&euml;lle Gimer&nbsp;(articles), Willo Adeans&nbsp; MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.  ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784603</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784603</guid>
  <pubDate>Fri, 13 Mar 2009 00:32:19 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>EPISODE 4 &quot;VOLCAN DE SANG&quot;</title>
   <description><![CDATA[ 		 	RAPPEL DE L'&Eacute;PISODE PR&Eacute;C&Eacute;DENTMa&icirc;tre Willo Adeans est venue sortir Darky de prison. Dans la BM noire qui faisait route vers basse-terre, la myst&eacute;rieuse G&eacute;raldine s' appr&eacute;tait &agrave; r&eacute;v&eacute;ler le nom du meurtrier de Marylou &agrave; Darky.DARKY (estomaqu&eacute;):  "Vous voulez dire que vous savez qui a tu&eacute; Marylou Blue? G&Eacute;RALDINE(d'un ton h&eacute;sitant):  "Oui Darky, je sais qui c'est. Le meurtrier est...." &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; MASSACRE SUR FACEBOOK &Eacute;PISODE 4 "VOLCAN DE SANG"DARKY:  "En tchou aaaaaaaayy!!(ooh putin!!!) Soudain Darky et G&eacute;raldine furent projet&eacute;s en avant de leurs si&egrave;ges par un choc violent. Adeans r&eacute;tablit la trajectoire de la BM de justesse avec un coup de volant.&nbsp; Un grand Hummer noir aux vitres teint&eacute;es leur fon&ccedil;ait dessus, ses pneus voraces enflammant l'asphalte comme de la braise.&nbsp; S'en suivit une course poursuite pare choc contre pare choc dans les rues de Baillif, longeant une falaise. Les occupants du monstre d'acier semblaient bien d&eacute;cid&eacute; &agrave; pr&eacute;cipiter la BM dans le vide. Enfonc&eacute; dans son si&egrave;ge, apr&egrave;s avoir mis sa ceinture de s&eacute;curit&eacute;, Darky &eacute;tait livide.MA&Icirc;TRE ADEANS (appuyant sur 'lacc&eacute;l&eacute;rateur):  "Accrochez vous,nous sommes attaqu&eacute;s".DARKY(paniqu&eacute;): &nbsp; "Mais qu'est ce qui se passe?&nbsp; Comment &ccedil;a nous sommes attaqu&eacute;s?&nbsp; Par qui? G&Eacute;RALDINE (sort une arme de poing de sous son tailleur et le charge): "Eux ce sont les Homines Nocturni, une puissante soci&eacute;t&eacute; secr&egrave;te qui &agrave; pris naissance en 400 avt J-C. Ils ont des hommes partout dans la politique, l'&eacute;glise, la police, l'&eacute;tat, les march&eacute;s financiers" . &nbsp;DARKY (n'y comprenant rien):  "Et vous qu'est ce que vous avez &agrave; voir l&agrave; dedans? Pourquoi ils s'en prennent &agrave; vous? G&Eacute;RALDINE (baissant sa vitre et tirant sur les poursuivants): "Ils s'en prennent &agrave; nous parce que nous les combattons depuis des mill&eacute;naires et parce que nous vous avons retrouv&eacute;s les premiers".DARKY (se bouchant les oreilles &agrave; chaque coups de feu):&nbsp;  "Comment &ccedil;a vous m'avez retrouv&eacute; les premiers? Qu'est ce que j'ai avoir la dedans? G&Eacute;RALDINE:"Vous &ecirc;tes le Prototype Delta"Soudain la vitre avant &eacute;clate,&nbsp; Adeans se prend une balle dans l'&eacute;paule, la voiture perd le contr&ocirc;le&nbsp; et tombe dans un ravin finir sa course folle.&nbsp; Apr&egrave;s plusieurs tonneaux la Bm s'&eacute;crase dans une cocoteraie.&nbsp; &Agrave; chaque fois que le danger paye le prix fort,&nbsp; la peur lui rend la monnaie.&nbsp; La carcasse d&eacute;fonc&eacute;e,&nbsp; la t&ocirc;le froiss&eacute;e,&nbsp; une forte odeur d'essence se d&eacute;gageait&nbsp; de l'habitacle.&nbsp; Adeans avait eu son compte, G&eacute;raldine elle &eacute;tait inconsciente , mais vivante.&nbsp; C'&eacute;tait un miracle.&nbsp; Darky,&nbsp; lui, tentait tant bien que mal de d&eacute;tacher sa ceinture de s&eacute;curit&eacute;,&nbsp; alors que le moteur prenait feu &agrave; proximit&eacute;.&nbsp; L'essence se rapprochant dangereusement des flammes.Il arriva finalment &agrave; tirer G&eacute;raldine vers lui et &agrave; lui prendre son arme. Un coup de feu dans une vitre, il r&eacute;ussit &agrave; la faire sortir en la portant sur son dos.&nbsp; Une seconde plus tard la voiture explosait&nbsp; en milles morceaux.&nbsp; Le souffle de l'explosion les projeta au sol, au moins 5 m&egrave;tres. Impuissant Darky regarda Adeans disparaitre carbonis&eacute; dans un volcan de sang, de feu&nbsp; et d'acier, lui d&eacute;vorer sa silhouette.&nbsp; Une pens&eacute;e lui vient en t&ecirc;te, le vent allait pouvoir jouer au devinette.&nbsp; Adeans o&ugrave; as tu mis toutes tes miettes?Au sommet du ravin avec un ton suave et gentil,&nbsp; la voix de Mozar retentit.MOZAR&nbsp; (se voulant rassurant): &nbsp; "Darky c'est toi que nous cherchions.&nbsp; Peu importe ce qu'ils ont pu te raconter,&nbsp; ils sont nuisibles comme des scorpions.&nbsp; Nous ne te voulons aucun mal,&nbsp; au contraire nous sommes venus te sauver de leurs griffes. Ils allaient te tuer et jeter ton corps dans les r&eacute;cifs.&nbsp;On peut r&eacute;gler &ccedil;a gentiment.&nbsp; Allez viens il est temps de rentrer &agrave; la maison maintenant".DARKY (se m&eacute;fiant):  "&Eacute;coutez vous fa&icirc;tes erreurs,&nbsp; moi je suis un chanteur.&nbsp; Un chanteur de Rap tr&egrave;s dou&eacute; c'est vrai. Je dois d'ailleurs sortir mon double-album &agrave; la fin de l'ann&eacute;e.&nbsp;&nbsp; Si vous me laissez partir je promets de vous offrir un CD et un autographe pour pouvoir vous la p&eacute;ter avec vos amis en soir&eacute;e.&nbsp; Mais je ne veux rien &agrave; voir dans vos histoires de soci&eacute;t&eacute; secr&egrave;te , prototype,&nbsp; machin truc.&nbsp; Tout ce que je veux moi,&nbsp; c'est retrouver une vie normale,&nbsp; un bokit de&nbsp; Yannick le magnifique , un snowball &agrave; l'orgeat et un beignet plein de sucre." MOZAR&nbsp; (faisant mine de baisser son arme): "Alors suis moi Darky je te promets de te rendre ta vie d'avant.&nbsp; Si tu veux on ira au restaurant en rentrant".Apr&egrave;s s'&ecirc;tre assur&eacute; que G&eacute;raldine allait bien.&nbsp; Darky se d&eacute;cida &agrave; suivre Mozar.&nbsp; Il en avait marre, en plus son ventre commen&ccedil;ait &agrave; faire des bruits bizarres.Il sortit du cocotier derri&egrave;re lequel il s'&eacute;tait cach&eacute; et s'avan&ccedil;a les mains en l'air.&nbsp; D&egrave;s qu'il fut dans sa ligne de mire Mozar se mit &agrave; lui tirer dessus,&nbsp; mais les balles le rat&egrave;rent.DARKY&nbsp; (se jettant au sol): &nbsp; "EH m&egrave; ki rol aw ti mal, putain mais qu'est ce tu fous mec?!!" STANLEY (baissant l'arme de Mozar):" &nbsp; Mais qu'est ce que vous fa&icirc;tes pauvre type!!&nbsp; Le Ma&icirc;tre &agrave; dit de r&eacute;activer Darky pour nous aider &agrave; attraper le Prototype. Pas de l'&eacute;liminer. Il va &ecirc;tre furieux quand il saura que vous avez essay&eacute; de le tuer".MOZAR&nbsp; (pointant son arme sur la t&ecirc;te de Stanley):&nbsp; "C'est pour cela qu'il ne faut rien lui dire".Sur ce il lui explose le cr&acirc;ne avec son Uzi et &eacute;clate de rire.DARKY (s'enfuyant &agrave; travers bois, apeur&eacute; et d&eacute;boussol&eacute;):  "Ces mecs sont compl&egrave;tement malade, drogu&eacute;s &agrave; l'excta, voir bourr&eacute;. Putain mais dans quelle merde est ce que je me suis encore fourr&eacute;?&nbsp; Je ne vais devoir compter que sur moi m&ecirc;me.Et me sortir de l&agrave; par n'importe quel stratag&ecirc;me".G&eacute;raldine reprenant&nbsp; peu &agrave; peu connaissance se mit &agrave; chercher son arme de la main,en rampant dans la boue, la jambe cass&eacute;e.&nbsp; Au moment o&ugrave; elle allait l'attraper , Mozar lui &eacute;crasa la main avec son pied et commen&ccedil;a &agrave; la caresser..MOZAR&nbsp; (avec ironie,d'un ton suave): " Alors G&eacute;raldine tu ne m'embrasses pas?" Darky avait couru &agrave; bout de souffle dans la foret jusqu'&agrave; la tomb&eacute;e de la nuit. Arriv&eacute;e au bord de la route sous la pluie,&nbsp; il se mit &agrave; faire du stop,mort de fatigue,&nbsp; au bord de la syncope.Au loin une voiture tunning avec de grosses jantes et du gros son fit son apparition.Dans ce th&eacute;atre de goudron, ce gros quatre/quatre fit irruption comme un oasis d'espoir dans la d&eacute;solation.&nbsp;Le conducteur Rodrigue dit le Tigre s'arr&ecirc;ta au niveau de Darky .RODRIGUE:  "Je peux vous aider?" DARKY: &nbsp; "Oui, emmenez moi loin d'ici,je vous en prie, je suis poursuivi par des hommes arm&eacute;s".RODRIGUE:  "Des hommes arm&eacute;s?!!&nbsp; Woyy papa!! A pa pou mwin my Pee!!! D&eacute;brouilles toi tout seul mec".Darky &eacute;tait d&eacute;gout&eacute; et continuait &agrave; longer le trottoir, le regard hagard. Quand soudain, une autre voiture trancha la nuit chocolat avec la lumi&egrave;re aveuglante et laiteuse de ses phares. Tentant le tout pour le tout Darky se mit en travers de la route en agitant les bras.&nbsp; Le chauffeur de la camionnette Loic,un paysan de la Dominique ne parlait pas un mot fran&ccedil;ais, sirotait une bouteille de gin tonic.LOIC:  "Ola en ka j&eacute;t&eacute;w boug en mwin? Poouu uu ni on sal g&egrave;l mon pote,ou vl&eacute; ay lopital??" (O&ugrave; est-ce que je peux te d&eacute;poser? Tu as une sale gueule l'ami , tu veux aller &agrave; l'hopital?)"DARKY:  "Non &ccedil;a ira merci. Mais d&eacute;posez moi &agrave; Ste-Rose si c'est sur votre route je vous en serai gr&eacute;"LOIC (en lui ouvrant la porti&egrave;re) :"Pa ni pwoblem ti mal,bak&eacute; en didan la(y'a pa'd probleme mon pote.Vas-y monte".Sur la route le conduisant &agrave; Ste rose Darky se dit que les Homines Nocturni iraient surement le chercher &agrave; l' h&ocirc;pital et chez lui au Raizet. Ils ne pouvait pas y retourner. &Agrave; Ste-rose il connaissait une de ses ex Ga&euml;lle, elle allait pouvoir l'aider. Ils s'&eacute;taient quitt&eacute; sur un l&eacute;ger malentendu,il y a quelques ann&eacute;es".LOIC (freinant devant un panneau &eacute;crit Ste-rose): "&ccedil;a y&egrave; boug en mwin nou riv&eacute; Ste-rose"(&ccedil;a y'est mon pote nous sommes &agrave; Ste-rose) DARKY:"Enc&ocirc; m&egrave;si pou f&ocirc;s la.Kimb&eacute; r&egrave;d (Encore merci pour tout)". Loic avait d&eacute;pos&eacute; Darky dans un quartier relativement tranquille de Ste-rose,&ccedil;a faisait bient&ocirc;t cinq ans qu'il n'y avait plus mis les pieds dans ce po&egrave;me de b&eacute;ton aux escaliers moroses. Dans un abri bus &eacute;clair&eacute; par des lampadaires, quatre jeunes gens jouaient au dominos sur une table en bois remplie de poussi&egrave;res. Et se chambraient entre eux, comme des enfants dans un gouter d'anniversaire . Ils avaient tous une moyenne d'&acirc;ge de dix neuf ans.&nbsp; Larry la grande gueule de la bande, n'&eacute;tait tr&egrave;s grand, dans les un m&egrave;tre soixante. M&eacute;tisse, les yeux clairs, mais le regard noir. Il portait un jean bleu,des baskets jaunes et un d&eacute;bardeur &agrave; trou rouge-jaune-vert. Silvio lui tout aussi exorbitant que son camarade &eacute;tait un gros gaillard, aimant les femmes et la bonne chair. D'origine sois-disant italienne, il se prenait pour un parrain de la mafia avec son cigare, son chapeau &agrave; rayures et ses lunettes de soleil, d&eacute;fiant l'astre lunaire. Fredy lui , sortait tout juste de prison, la justice lui avait &ocirc;t&eacute; deux ans de sa vie, mais ne lui avait pas apport&eacute;e la raison. Tout &ccedil;a parce qu'il avait crev&eacute; les yeux de Gary&nbsp; un copain de classe &agrave; coup de crayons. Jimmy lui &eacute;tait sp&eacute;cial comme disent ses copains. D&egrave;s qu'il se mettait en col&egrave;re il s'&eacute;corchait lui m&ecirc;me le visage avec les mains. Il avait une grande cicatrice sur la joue droite et aimait jouer avec un canif dans ses mains moites. Une chose &eacute;tait sure. Ces types &eacute;taient une race de serpents dont valait mieux &eacute;viter la morsure. LARRY (frappant un domino sur la table):  "Double-six et ta m&egrave;re ouvre les cuisses".SILVIO:&nbsp;  "Six-quatre et ta soeur je la prend &agrave; quatre pattes"FR&Eacute;DY: "Quatre-blanc et ta m&egrave;re me l&egrave;che le gland"JIMMY (frappant bruyamment son domino sur la table): "Fermez vos gueules bandes de macom&egrave;."Double-blanc et vous tra&icirc;ner au sol comme des rampants".DARKY (s'avan&ccedil;ant lentement vers eux): " Euuh excusez moi de vous interrompre les jeunes. Je vois que vous jouez au domino c'est fun. Mais je cherche o&ugrave; habite une d&eacute;nomm&eacute;e Ga&euml;lle. Brune, grand yeux verts, tr&egrave;s belle".SILVIO(&agrave; Larry):  "Mais c'est de ta soeur dont il parle ce clochard".LARRY(&agrave; darky):  "Oui sa se pourrait qu'est-ce que tu lui veux?" DARKY (du bout des l&ecirc;vres):  "C'est mon ex".FR&Eacute;DY (se levant d'un bond de sa chaise et lui sautant &agrave; la gorge):&nbsp;  "Quoi c'est toi l'enfoir&eacute; qui l'a abandonn&eacute;e alors qu'elle attendait un gosse?!".DARKY (Ayant du mal &agrave; parler):" &nbsp; Non c'est pas moi je le jure.&nbsp; Je suis st&eacute;rile.&nbsp; Je pourrais coucher avec vos m&egrave;res,&nbsp; vos soeurs et vos meufs, dans une grande orgie de bi&egrave;re, de zeb, qu'il n'y aurait aucun risque.&nbsp; J'ai le spermatozo&iuml;de faignant,l&acirc;che et passif".JIMMY (balan&ccedil;ant une barre de fer &agrave; Larry):  "C'est qu' en plus il se fout de notre gueule le petit maco. Tiens exploses lui sa petite gueule de chanteur de zouk avec &ccedil;a".Au moment o&ugrave;&nbsp; Larry allait le frapper.&nbsp; Une jeune femme du haut de son balcon au dernier &eacute;tage. Se mit &agrave; vocif&eacute;rer sur la bande de Pote.JEUNE FEMME: &nbsp; "C'est pas bient&ocirc;t fini Larry?!!&nbsp; Tu vas renter &agrave; la maison maintenant et vous aussi".LARRY (g&eacute;n&eacute; devant ses potes):  "Mais frangine&nbsp; il te cherche ce Maco. Il dit qu'il est ton ex".&nbsp;DARKY:  "Ga&euml;lle c'est moi, Darky. Je peux monter s'il te plait. J'ai &agrave; te parler".GA&Euml;LLE (folle de rage):  "Fallait y penser il y a dix ans quand tu m'as dit, je cite&lt;&gt;".&eacute;ri&gt;Sur ce Ga&euml;lle lui tourna le dos, ferma la baie vitr&eacute;e de son balcon et tira les rideaux.LARRY (en riant):  "Je crois que &ccedil;a veut dire oui mon pote. Mais attend toi &agrave; passer un sale quart d'heure. hihi.&nbsp; Je pense qu'elle nous a demand&eacute; de t'&eacute;pargner parce qu'elle veut te tuer elle m&ecirc;me".Et la bande de potes se mit &agrave; &eacute;clater de rire. Darky peu rassur&eacute; entreprit quand m&ecirc;me de monter la voir. De toute fa&ccedil;on il n'avait rien &agrave; perdre.COMMISSARIAT DE GAMBETTA...17H15COMMISSAIRE PROTO (s'adressant aux inspecteurs Dombr&eacute; et Pwarouj devant la machine &agrave; caf&eacute;):  "Messieurs bougez vous! Nous avons deux nouveaux meurtres sur les bras. Vous Pwarouj vous allez vous rendre &agrave; Baie-mahault.&nbsp; Une jeune femme,&nbsp; Isabelle Urgin a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; morte un t&eacute;l&eacute;phone plant&eacute; dans la gorge.&nbsp; Son petit ami Axel accuse un d&eacute;nomm&eacute; Kristofer de l'avoir assassin&eacute; apr&egrave;s l'avoir insult&eacute;e. Il aurait &eacute;t&eacute; t&eacute;moin du meurtre par t&eacute;l&eacute;phone.&nbsp; Ce n'est pas tout,&nbsp; Darky s'est &eacute;chapp&eacute;, on &agrave; retrouv&eacute; deux corps celui de Ma&icirc;tre Adeans et un autre non identifi&eacute;. Pwarouj,&nbsp; Jo&euml;lle notre m&eacute;decin l&eacute;giste vous attend &agrave; la morgue. Elle aurait trouv&eacute; quelque chose d'int&eacute;ressant qui peut faire avancer notre&nbsp; enqu&ecirc;te.&nbsp; Allez!! Allez bougez vous!!! Qu'est-ce que vous fa&icirc;tes encore l&agrave;??!! Vous voulez pas que je vous serve un Ti punch peut-&ecirc;tre? MORGUE DE GRAND-CAMP... 18H00Dans un sous sol gris,&nbsp; &agrave; l'&eacute;clairage bleut&eacute;. La temp&eacute;rature glaciale tentait de se r&eacute;chauffer du mieux qu'elle peut dans les poumons et les art&egrave;res d&eacute;compos&eacute;es des cadavres jonch&eacute;s sur la table d'op&eacute;ration. Jo&euml;lle la m&eacute;decin l&eacute;giste habill&eacute;e en blouse bleue, lunettes de protection en plastique sur le visage,gants blancs tach&eacute;es de sang et chaussons blancs s'aff&eacute;rait sur le corps. Elle avait les cheveux attach&eacute;s en queue de cheval et tout un tas d'ustensile bizarres, de la scie &eacute;lectrique, au marteau,&nbsp; en passant par le scalpel aiguis&eacute; comme un rasoir. Qui attendaient avec impatience leur tour de man&egrave;ge dans le corps de Adeans et de l'inconnu le cr&acirc;ne explos&eacute;, une balle dans la machoire. Pas facile de draguer les mecs avec un m&eacute;tier comme &ccedil;a. Vous faites quoi dans la vie? Ben je d&eacute;coupe des corps, je p&egrave;se des cervelles et j'aime &ccedil;a. Quand Pwarouj arriva dans la pi&egrave;ce, il fut tout de suite pris de naus&eacute;e. Et se mit un mouchoir devant la bouche et commen&ccedil;a &agrave; tousser.PWAROUJ (qui toussote):  "Bonjour Jo&euml;lle ma belle d&eacute;esse des enfers. C'est insupportable, cette odeur je ne pourrais jamais m'y faire. Comment tu fais toi?". JO&Ecirc;LLE (d'un ton d&eacute;sinvolte):  "Ben je me dis que je suis dans un immense jardin de roses et tulipes qui ont fleuries. Et que tous ces cadavres sont des plantes qui demandent &agrave; &ecirc;tre arros&eacute;es par l'arrosoir tranchant de mon bistouri. Et puis avec le temps tu finis par trouver d&eacute;licieuse l'odeur des intestins pourris".Sur ce, elle entre dans la chambre froide. Allong&eacute;e sur une table cote &agrave; cote, les cadavres d'une femme et d'un homme se tenaient la main au centre de la table. Dans la main libre de l'homme elle r&eacute;cup&eacute;ra un sandwich au thon et dans celle de la jeune femme, une cannette de jus citron.JO&Euml;LLE (s'adressant au cadavre):  "Merci de m'avoir tenue mon sandwich Andris. T'es vraiment mignon comme mec. Dommage que ta meuf&nbsp; t'ai surprise avec cette Line dans le lit conjugal et quelle vous aient cribl&eacute; le corps de balles. T'as vu Pwarouj je les ai mis tous les deux dans la m&ecirc;me chambre froide se tenant la main. C'est beau non? Ah mais je suis d'une impolitesse moi. Tu veux un bout de sandwich au thon peut-&ecirc;tre? T'inqui&egrave;tes j'ai enlev&eacute; les ar&ecirc;tes".PWAROUJ (au bord du vomissement):"  Putin t'es &eacute;coeurante Jo&euml;lle. Bon alors t'as quelque chose d'int&eacute;ressant &agrave; m'apprendre,&nbsp; &agrave; part le fait qu'il n'existe pas le p&egrave;re no&euml;l?&nbsp; Tu ne m'en voudras pas mais je n'ai pas trop envie de m' &eacute;terniser ici, c'est l'essentiel".JO&Euml;LLE (mangeant son sandwich &agrave; pleine dents):  "Celui la c'est Willo Adeans, on la retrouv&eacute; dans une BM noire compl&egrave;tement carbonis&eacute;. On &agrave; du faire appel aux radio dentaire pour l'identifier.&nbsp; Si tu regardes ici au niveau de son cou. La quatri&egrave;me cervicale est compl&egrave;tement broy&eacute;e. Ce qui veut dire qu'il &eacute;tait d&eacute;j&agrave; mort quand la voiture a explos&eacute;e".Puis elle se tourne vers le corps de l'inconnu (Stanley).&nbsp; C'est un homme d'une vingtaine d'ann&eacute;es,tr&egrave;s muscl&eacute;,brun,la t&ecirc;te ras&eacute;e.JO&Euml;LLE:  "Cet individu lui par contre m'a vraiment intrigu&eacute;e." PWAROUJ:  "Comment &ccedil;a,intrigu&eacute;e?" JOELLE:  "Ben outre le fait qu'il n'ait pas de papier, pas d'identit&eacute;, pas d'empreintes r&eacute;pertori&eacute;es dans nos fichiers. Il &agrave; un &eacute;trange tatouage cach&eacute; derri&egrave;re l'oreille. Et un autre dans tout le dos. Si tu veux bien te pencher et arr&ecirc;ter de faire ta chochotte tu pourras y voir ce qui est &eacute;crit mon coco".PWAROUJ (vex&eacute;,retire la main de devant sa bouche et se penche sur le corps de Stanley (l'inconnu)): "H.O.M.I.N.E.S N.OC.T.U.R.N.I qu'est ce que &ccedil;a veut dire? Son tatouage dans le dos on dirait un soleil avec des dents de vampire qui d&eacute;vore un croissant de lune qui a un corps de femme. C'est vrai que c'est &eacute;trange comme tatouage. C'est un truc tribal?" JO&Euml;LLE:"Je ne sais pas, mais un homme d'une telle musculature, les avants bras bien dessin&eacute;s, des cicatrices de balles et de couteaux sur le corps, inconnu des fichiers de la police et des f&eacute;d&eacute;raux. Moi &ccedil;a me fait penser &agrave; un agent secret,ou quelqu'un des forces sp&eacute;ciales,quelque chose comme dans le genre".PWAROUJ:  "Mais qu'est-ce que des agents des forces sp&eacute;ciales feraient avec Ma&icirc;tre Adeans et Darky. J'avoue que je n'y comprend rien du tout".JO&Ecirc;LLE:  "Repasse me voir plus tard, je vais faire des recherches sur ce tatouage et le sigle Homines Nocturni.J'ai une amie professeur &agrave; la facult&eacute; de Fouillole, R&eacute;gine, sp&eacute;cialis&eacute;e dans les dialectes et hi&eacute;roglyphes anciens. Je vais lui demander son avis. Je te recontacte quand j'ai du nouveau".BAIE-MAHAULT AU MEME MOMENTKristofer montait l'escalier en portant un sachet de comission dans une main et en lisant son "Maco Magasine" de l'autre. La premi&egrave;re page &eacute;tait un article d'Ana Elle intitul&eacute; &lt;DOMBR&Eacute;:  "C'est vous Kristofer?" &nbsp;Sans prendre le temps de r&eacute;pondre, pris de panique Kristofer lui balance le sachet de commission au visage, le bouscule et part en courant. Dombr&eacute; part imm&eacute;diatement &agrave; sa poursuite.Kristofer connaissait par coeur les ruelles de Baie Mahault et le suivre &eacute;tait difficile, il zigzaguait entre les voitures, sautait par dessus les clotures et faisait tomber les poubelles avec leurs ordures. Finalement, coinc&eacute; dans un&nbsp; cul de sac Dombr&eacute; sort son arme et le braque. DOMBR&Eacute;:  "Les mains en l'air! Genoux &agrave; terre!" KRISTOFER:  "C'est pas moi, je n'ai rien fais!" DOMBR&eacute;: &nbsp; "Alors pourquoi tu cours? Tu crois que j'ai que sa &agrave; faire?" KRISTOFER:  "Je le jure, elle &eacute;tait vivante quand on s'est quitt&eacute;." DOMBR&Eacute;: &nbsp; " Ce n'est pas ce qu'Axel son petit copain m'a dit. Elle ne t'as jamais aim&eacute;, elle te traitais comme de la merde et tu n' as pas support&eacute; de l'entendre t'insulter. Alors tu lui as arrach&eacute; son t&eacute;l&eacute;phone des mains et tu le lui a plant&eacute; dans la gorge. C'est pour cela que la conversation avec Axel s'est&nbsp; achev&eacute;e." KRISTOFER: &nbsp; "Non, ce n'est pas ce qui s'est pass&eacute;. C'est vrai que j'&eacute;tais &eacute;nerv&eacute; et que je l'ai un peu bouscul&eacute;. C'est &agrave; ce moment la que son t&eacute;l&eacute;phone est tomb&eacute; et comme vous dites que la conversation &agrave; du se couper.Mais ensuite je suis rentr&eacute; chez moi apr&egrave;s l'avoir copieusement insult&eacute;e".DOMBR&Eacute;: &nbsp; " Alors si c'est pas toi, c'est surement un Soukounian qui l'a tu&eacute;,hein? Allez viens, je te ram&egrave;ne au poste, l&agrave; bas y a plein de gens innocents comme toi, qui n'ont rien fait." Sur ce Kristofer se rel&egrave;ve d'un bond, le bouscule et repart en courant en direction de la route.DOMBR&Eacute;(en col&egrave;re):  "Oh non tu ne vas pas me refaire le coup! Cette fois ci je te descends mon gars, je m'en fou!" Dombr&eacute; vise alors Kristofer dans la jambe, mais au moment de tirer, une voiture heurte Kristofer de plein fouet.Le chauffeur de la voiture Thierry qui parlait au t&eacute;l&eacute;phone avec son pote Yanis de la putain de soir&eacute;e de hier avec les meufs qui dansaient sur le bar et le champagne &agrave; volont&eacute; ne l'avait pas vu traverser. THIERRY( compl&egrave;tement paniqu&eacute; s'adressant &agrave; Dombr&eacute;):&nbsp; "Je vous jure, c'est lui qui m'a fonc&eacute; dessus!!". Dombr&eacute; se pencha sur le corps de Kristofer pour lui prend le poul dans le cou. Trop tard, Kristofer est mort sur le coup...DOMBR&Eacute; (s'en voulant &agrave; lui m&ecirc;me):  "EH puis merdeeeeeuuh!!! Cougniamaman sa!!" FIN 4&Egrave;ME &Eacute;PISODELa structure g&eacute;n&eacute;rale, la pr&eacute;sentation, la forme et le contenu des pr&eacute;sents articles constituent ensemble, une &oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des l&eacute;gislations fran&ccedil;aise et internationale.copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)Dans cet article : Willo Adeans&nbsp;(articles), Lanteri G&eacute;raldine&nbsp;(articles), Marylou Blue&nbsp;(articles), Olivier Mozar&nbsp;(articles), Yannick Abaul&nbsp;(articles), Stanley-Benjamin Rinaldo&nbsp;(articles), Rodrigue Edom&nbsp;(articles), Lo&iuml;c Deblaciat&nbsp;(articles), Ga&euml;lle Gimer&nbsp;(articles), Larry G&eacute;rom&eacute;gnace&nbsp;(articles), Silvio Gatibelza&nbsp;(articles), Freddy Eustache&nbsp;(articles), Jihel Tinval&nbsp;(articles), Jimmy Maj Trafyk Jabbour&nbsp;(articles), Gary Gillot&nbsp;(articles), Axel Couchi&nbsp;(articles), Kristofer Vainqueur&nbsp;(articles), Jo&euml;lle Hierso&nbsp;(articles), Line Jochel&nbsp;(articles), Andris Francois&nbsp;(articles), Jean-charles Thierry&nbsp;(articles), Thierry Lagorsse&nbsp;(articles), Yannis Laurent&nbsp;(articles), R&eacute;gine HiersoMASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France. ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784560</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784560</guid>
  <pubDate>Thu, 12 Mar 2009 23:09:30 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>EPISODE 3 &quot;MOZAR&quot;</title>
   <description><![CDATA[ MARDI 24 F&Eacute;VRIER QUELQUE PART AU DESSUS DE L'OC&Eacute;AN PACIFIQUELe visage bleu balafr&eacute; par la fum&eacute;e blanche et aiguis&eacute;e des r&eacute;acteurs,le ciel admirateur devant les avions et leurs battements de coeur &agrave; moteur,suivait avec ferveur le Boeing de Gwadada Airlines de Hambourg &agrave; Point-&agrave;-Pitre,comme un enfant voulant l'autographe d'un acteur. Confortablement install&eacute; dans son fauteuil en cuir,Mozar regardait sur le miroir g&eacute;ant de l'oc&eacute;an, l'ombre de l'immense oiseau d'acier s'enfuir d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment, poursuivi par des m&acirc;choires d'eau, d'&eacute;cume et de vent. Il ressemblait &agrave; un businessman respectable comme tous les autres passagers de la classe affaire. Sauf qu'il avait arrach&eacute; les plumes de beaucoup d'anges pour se faire un masque de solitaire et malgr&eacute; cela il n'avait jamais r&eacute;ussi &agrave; cacher son enfer. Orphelin, il n'avait pas grandi dans le luxe , l'amour, le caviar et les flacons &agrave;&nbsp; 1000 Deutschmark le parfum. Le Ma&icirc;tre l'avait recueilli enfant dans les rues de Berlin alors qu'il mourait de faim. Il l'avait nourri, habill&eacute;, donn&eacute; une &eacute;ducation, une envie de vivre, un but. Aujourd'hui il lui devait tout.Il lui avait donn&eacute; sa chance &agrave; boire et il avait tout bu jusqu'&agrave; la derni&egrave;re goutte.Le Ma&icirc;tre avait peu &agrave; peu remplac&eacute; son p&egrave;re Malik.Cet esp&egrave;ce de bourrique alcoolique qui le battait lui et sa m&egrave;re Nana. Jusqu'au jour o&ugrave; plus saoul que d'habitude il l'avait frapp&eacute;e une fois de trop&nbsp; et ce fut tragique.&Agrave; l'&eacute;poque le petit Setsa avait &agrave;&nbsp; peine 6 ans mais il lui avait saut&eacute; dessus avec un rasoir,tranch&eacute; la gorge,avant de lui &eacute;clater la t&ecirc;te sur le piano.D'o&ugrave; son surnom de Mozar.La suite:la rue,la famine,les vols,les sales boulots,les bagarres.Vingt ans plus tard, Il avait troqu&eacute; ses haillons de l'enfance contre des v&ecirc;tements &eacute;l&eacute;gants, classes,lui donnant de l'importance comme si tous les jours &eacute;taient dimanche. Une veste blanche en lin tombant avec souplesse sur sa chemise en cachemire noire, un pantalon en lin blanc et des chaussures blanches.L'arbre de la vie avait plant&eacute;&nbsp; ses racines dans sa souffrance et son envie de revanche. Heureusement les fruits du malheur &eacute;taient trop lourd et avaient&nbsp; fini par casser leurs branches.Les ann&eacute;es avaient pass&eacute;es mais sous ses airs calme, il avait gard&eacute; ce regard &eacute;lectrique de ceux qui d&eacute;charge leur col&egrave;re et disjoncte en un &eacute;clair. Cach&eacute; sous sa veste dans un holster, il gardait f&eacute;rocement le secret du tonnerre dans son r&eacute;volver. Assis &agrave; ses cot&eacute;s un homme d'une trentaine d'ann&eacute;es, chauve, ob&egrave;se, les joues roses et rondes le mettait fort mal &agrave; l'aise. Avec ses pets, ses r&ocirc;ts et ses blagues niaises . &nbsp;OB&Egrave;SE (s'adressant en cr&eacute;ole &agrave; Mozar): "K&ocirc;w f&egrave;,sa ka mach&eacute;?! Ou ka pal&eacute; cr&eacute;ole? Bonjour, moi c'est C&eacute;dric.Je vous prie de m'excuser pour mes pets (proouut!). Mais j'ai mang&eacute; des chips et quand j'en mange des chips &ccedil;a me fait p&eacute;ter (proouut!).MOZAR (d'un ton agac&eacute;, se passant les mains devant le visage): &nbsp; "Alors arr&ecirc;tez d'en manger. Votre estomac sera moins d&eacute;rang&eacute;"C&Eacute;DRIC(L'ob&egrave;se):  " Mais sinon &ccedil;a vous d&eacute;range si je me penche sur vous pour regarder par le hublot?Je ne voudrais pas rater la Guadeloupe vu d'en haut. Elle ressemble &agrave; un joyaux. Un magnifique papillon de sable et de terre &agrave; la robe bleue et verte qui &eacute;tend ses a&icirc;les ,c'est tellement beau.(prooouut!!) MOZAR(&agrave; voix basse,d'un ton ferme):  " Non vous ne pouvez pas! Et je ne le vous r&eacute;p&egrave;terais pas. La prochaine fois que vous me p&eacute;t&eacute; dessus je vous tue".C&Eacute;DRIC (se penchant sur Mozar pour regarder par le hublot):  "&Eacute;coute moi megzolette(maigrichon), je fais au moins cinq fois ton poids.Avec un seul doigt je t'&eacute;crase comme une noisette. Alors si je veux regarder par le hublot ,je regarde par le hublot et si je veux p&eacute;ter je p&egrave;te".Sur ce, il se pencha sur Mozar et fit un pet.Que dis je une temp&ecirc;te de cul sortie d'une autre plan&egrave;te(prooouuuuuuuut!!). Profitant que personne ne regarde, Mozar d'un coup sec, l'agrippa par le cou et lui cassa la nuque net. Puis il le reposa sur son si&egrave;ge, lui mit une couverture jusqu'au cou,des lunettes de mousse sur les yeux et fit descendre la tablette.Enfin comme si de rien n'&eacute;tais il recommen&ccedil;a &agrave; lire tranquillement son "Brand new magazine" avec la sublime audrey en nuisette violette coiff&eacute;e avec deux couettes l&eacute;chant une sucette &agrave; la page dix-sept.Une jolie hotesse de l'air en mini tailleur rose ,talons aiguilles rose et chemisier d&eacute;colett&eacute; blanc.Tatouage sur les hanches (eh oui on est sexy sur Gwadada Airlines c&eacute; pa jou&eacute;!!)passa au m&ecirc;me moment avec le chariot des repas et lui proposa une collation.MOZAR:  "Quelle est votre nom Mademoiselle?" HOTESSE:  "Je m'appelle Lys. Est-ce que je peux vous proposer un whisky, un vin blanc ou un cognac avec un zest de citron?" MOZAR:  "Non merci Lys, mais si vous avez du Rhum Vieux et un num&eacute;ro&nbsp; je veux bien un zest de t&eacute;ton." LYS (L'hotesse faisant mine de ne pas avoir compris):  "On &agrave; du Damoiseau si vous voulez. Et pour votre ami ce sera?" MOZAR:  "Mon ami a dit de ne surtout pas le d&eacute;ranger,de le laisser dormir. Mais de lui prendre un sachet de chips. Il adore les chips." Pendant que les passagers regardaient le film "Amour Cr&eacute;ole " avec dans les r&ocirc;les principaux Tofo et Danitza. L'histoire&nbsp; d'un couple qui cambriolent les riches milliardaires de l'&icirc;le.Poursuivi par Marius un flic qui a la g&acirc;chette facile et la Mafia de Sicile. Ma sc&egrave;ne pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e &eacute;tant celle o&ugrave; on les jettent nues aux crocodiles.Lys et Mozar eux baisaient comme des b&ecirc;tes dans les toilettes de l'avion. Leurs cris retentissaient dans tout l'habitacle faisant clignoter les lumi&egrave;res au plafond.MOZAR:  "D&icirc;tes moi vous fa&icirc;tes toujours l'amour &agrave; ceux qui vous demandent votre num&eacute;ro ou c'est mon parfum aux effluves de bois band&eacute;?" Deux heures plus tard, dans le parking de l'a&eacute;roport P&ocirc;le Cara&iuml;bes.S'&eacute;pongeant le front avec un mouchoir en soie humide.Mozar rencontrait Stanley son contact sur place.Il monta dans un grand Hummer noir et se servit une dose de Rhum Vieux avec glace.STANLEY:  "Vous avez fait bon voyage j'esp&egrave;re.Vous trouverez &agrave; vos pieds un sac avec tout ce dont vous avez besoin. Argent,faux passeport,cl&eacute;s de voitures et d'h&ocirc;tels et votre arme automatique".MOZAR:  "O&ugrave; est le prototype?" STANLEY:  "Nous avons perdu sa trace au niveau de la rivi&egrave;re sal&eacute;e monsieur.Il a massacr&eacute; une jeune femme dans les mar&eacute;cages du Raizet. Il a surement arrach&eacute; l'implant cach&eacute; sous sa peau nous permettant de le localiser"MOZAR(chargeant son arme et lui visant la t&ecirc;te):  "En gros vous ne me servez plus &agrave; rien".Stanley mort de peur,le regarde dans le r&eacute;troviseur et lui tend la derni&egrave;re &eacute;dition du Maco Magazine.STANLEY(en b&eacute;gayant):"Par contre je sais o&ugrave; trouver Darky, monsieur. Jetez un coup d'oeil sur&nbsp; l'article de la journaliste Ana Elle intitul&eacute; "LE MEURTRIER DE MARYLOU".COMMISSARIAT DE GAMBETTA 13H30La nuit avait &eacute;t&eacute; dure pour Darky. Son compagnon de cellule un ivrogne sdf du nom de J&eacute;r&eacute;mie puant le vin et le salami avait ronfl&eacute; comme un porc toute la nuit.&Agrave; travers la porte de la cellule,les voix du Commissaire Proto et des inspecteurs Dombr&eacute; et Pwarouj se m&eacute;langeaient &agrave; celle d'un homme au timbre suave et acide.Un homme tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gant en costard Versace noir et cravate grise ,mallette chrom&eacute;e &agrave; la main qui semblait les mettre dans une grande col&egrave;re.MAITRE ADEANS:  " Bonjour messieurs je suis Ma&icirc;tre Willo Adeans. Je suis l'avocat de Monsieur Darky Day. Je suis venu payer sa caution"LE COMMISSAIRE PROTO:  "Sa caution est de 500 000 &euro;, je doute qu'il ait les moyens de vous payer de toute fa&ccedil;on".MA&Icirc;TRE ADEANS: &nbsp; "Ne vous inqui&eacute;tez pas pour cela.Monsieur Darky Day a des amis tr&egrave;s puissants qui lui veulent du bien. Vous trouverez dans cette mallette la somme compl&egrave;te en billets de Vingt".L'INSPECTEUR PWAROUJ(hors de lui):  "Vous ne pouvez pas accepter &ccedil;a commissaire!! Ce pourri a massacr&eacute; une fille. Et d&eacute;j&agrave; pour commencer, qui sont ses amis si puissants dont vous parle?". MA&Icirc;TRE ADEANS: &nbsp; "D&eacute;sol&eacute; mais mon employeur souhaite rester anonyme. Cette affaire d&eacute;chaine la furie des m&eacute;dias et cela serait f&acirc;cheux pour les affaires de notre firme.Sur ce je ne vais pas vous faire un cours d'&eacute;conomie plus longtemps. Veuillez lib&eacute;rer mon client ,je repars avec lui imm&eacute;diatement. Pendant ce temps l&agrave; dans sa cellule.Avec du recul,Darky se sentait ridicule.J&Eacute;R&Eacute;MIE (l'ivrogne chantant &agrave; tue-t&ecirc;te,tenant darky fort par le cou):  "Proto dans son berceau bandait d&eacute;j&agrave; comme un taureau, c'&eacute;tait tellement gros que &ccedil;a passait sur rfo, a&iuml;e a&iuml;e a&iuml;e Bandicolo des abricots, Proto est un maco!!!. Allez Darky en choeur avec moi! Lalalalala".DARKY (&eacute;trangl&eacute; et d&eacute;gout&eacute; par l'haleine du sdf) :  "lalalalalalal&acirc;che moi s'te plait".Soudain Pwarouj ouvre la porte de la cellule. Et les surprend bras dessus, bras dessous,une main sur une cuisse et l'autre dans un pull.PWAROUJ (d'un ton ironique):  "D&eacute;sol&eacute; de vous interrompre les tourtereaux pendant votre parade amoureuse. Si j'avais su je vous aurais apport&eacute; de la vaseline ou une lessive bien savonneuse.." DARKY(outr&eacute;):  "Attendez Pwarouj ce n'est pas du tout ce que vous croyez. Je ne suis pas.." PWAROUJ(lui coupant la parole):  " Darky ta sexualit&eacute; ne me regarde pas. C'est bon t'es libre, on a pay&eacute; ta caution.Tu t'en tires bien cette fois mon salaud mais sache que je te surveille alors fais attention".MA&Icirc;TRE ADEANS:  "Si vous voulez bien me suivre monsieur Day on&nbsp; va y aller.Je suis Adeans votre avocat j'esp&egrave;re que vous avez &eacute;t&eacute; bien trait&eacute;. Si vous voulez bien monter dans la voiture je vous ram&egrave;ne chez vous".DARKY:  "Merci beaucoup Adeans c'est Dieu qui vous envoie, encore dix minutes ici et je rentrai dans la chorale des trous de balle. &Agrave; chanter oh Mama Mia donnez moi l'absolution anale.Si vous voyez ce que je veux dire. Euuh,sinon sur la route &ccedil;a vous emb&ecirc;terais si on passait chez Yannick le magnifique , j'ai vraiment besoin d'un bokit".PLUS TARD DANS LA SOIR&Eacute;E BAIE-MAHAULT 1H00 DU MATDepuis quelle n'avait plus le net chez elle, Isabelle venait souvent se connecter chez son ami et camarade de fac Kristofer.&nbsp;Il &eacute;tait amoureux d'elle en secret et la laissait se connecter autant de temps qu'elle voulait ne serait-ce que pour humer son parfum et partager un moment &agrave; ses cot&eacute;s.ISABELLE (en partant,lui donnant une bise sur la joue): "Bon ben je te dis &agrave; demain Kristofer.T'es vraiment trop chou, je t'adore. T'es un gar&ccedil;on g&eacute;nial".KRISTOFER:  "Mais pas assez pour sortir avec toi c'est &ccedil;a?" ISABELLE(g&eacute;n&eacute;e):  "On a d&eacute;j&agrave; parl&eacute; de &ccedil;a. Je ne veux pas briser notre amiti&eacute; avec une relation qui pourrait &ecirc;tre g&acirc;ch&eacute;e. Je t'aime beaucoup tu le sais".KRISTOFER (d&eacute;pit&eacute;,la t&ecirc;te basse):  "Ouais,ouais je comprend.&Agrave; demain Isabelle." Isabelle se moquait bien de la tristesse et de l'air de chien battu que prenait Kristofer. Ce qui comptait pour elle c'est de pouvoir parler &agrave; son copain Axel qui est en Australie. Sur le chemin du retour pour rentrer chez elle,elle parlait avec lui au t&eacute;l&eacute;phone.AXEL (au t&eacute;l&eacute;phone):  "Alors tu &eacute;tais encore connect&eacute; chez ce tordu de Kristofer. Ce mec est bizarre. Il passe toute sa vie sur son &eacute;cran. Franchement &ccedil;a craint. Je ne veux plus que tu ailles chez lui".ISABELLE:  "Ne t'inqui&egrave;tes pas ce cr&eacute;tin est dingue de moi, mais il ne fera jamais rien. Il est trop timide et trop l&acirc;che. Il n'a pas de couilles,c'est un minable. Non seulement il me laisse me connecter,mais en plus il me passe son portable.Il me fait &agrave; manger le con. Tu veux plus de jambon?J'te rajoute des lardons?Mais quel c.." KRISTOFER (qui l'avait suivit pour lui ramener son sac, a tout entendu,et la surprend en train de l'insulter):  " Si j'te faisais &agrave; manger et si j'te laissais te connecter c'est parce que je t'aimais.Alors comme &ccedil;a j'ai pas de couille??!!! Tu vas me le payer salope!!!". ISABELLE (Morte de peur):  "Attend c'est pas ce que tu crois je vais t'expliquer".AXEL (qui &agrave; tout entendu au t&eacute;l&eacute;phone s'inqui&egrave;te): "All&ocirc;, all&ocirc; ch&eacute;ri tu m'entends??!! Qu'est ce qui se passe?!!" Il n'a jamais eu de r&eacute;ponse. Le lendemain on retrouva Isabelle morte le t&eacute;l&eacute;phone enfonc&eacute; au fond de la gorge.PLUS T&Ocirc;T DANS LA JOURN&Eacute;E GAMBETTA 15H&Agrave; l'int&eacute;rieur de la voiture stationn&eacute;e devant le commissariat,une femme myst&eacute;rieuse habill&eacute;e en tailleur noir attendait Darky. Elle &eacute;tait magnifique .J'ai tout de suite &eacute;t&eacute; subjugu&eacute; par sa plastique.&nbsp; Ses longues jambes semblaient dessin&eacute;es par les pinceaux des anges,un sourire exquis le long de la bouche.Les cheveux ondul&eacute;s coiff&eacute;s en chignon,le regard piment&eacute; qui te br&ucirc;le d&egrave;s que tu bouges. Elle avait les yeux cach&eacute;s derri&egrave;re des lunettes noires. Mais on pouvait quand m&ecirc;me deviner la puret&eacute; et la malice de son regard. Ma&icirc;tre Adeans roulait en direction de Basse-terre au volant de la BM noire.MA&Icirc;TRE ADEANS:  "Darky, Je vous pr&eacute;sente Mlle G&eacute;raldine".DARKY:  "Enchant&eacute;. Je tiens &agrave; vous remercier pour avoir pay&eacute; ma caution. C'est bon de savoir qu'il y a quelqu'un qui me sait innocent. Euuuh par contre ce n'est ni la direction de chez moi,ni celle de chez Yannick..." G&Eacute;RALDINE:  "...Le magnifique. Oui je sais. Mais d&eacute;sol&eacute; Darky, on n'a pas le temps pour manger&nbsp; un bokit, ni un agoulou, ni un fr&eacute;do burger, ni un poulet frite.Tu ne te souviens pas de moi, je sais. Mais je n'ai pas le temps de tout t'expliquer. Ce que tu dois savoir c'est que ta vie est en danger et celle de milliers de tes contacts Facebook".DARKY(estomaqu&eacute;):  "Vous voulez dire que vous savez qui a tu&eacute; Marylou Blue? G&Eacute;RALDINE(d'un ton h&eacute;sitant):  "Oui Darky, je sais qui c'est. Le meurtrier est...." FIN DU 3&Eacute;ME &Eacute;PISODELa structure g&eacute;n&eacute;rale, la pr&eacute;sentation, la forme et le contenu des pr&eacute;sents articles constituent ensemble, une &oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des l&eacute;gislations fran&ccedil;aise et internationale.copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)Dans cet article : Olivier Mozar&nbsp;(articles), Malik Zandronis&nbsp;(articles), Nana Labor&nbsp;(articles), Setsa Mc&nbsp;(articles), Cedric Francis&nbsp;(articles), Lys Lamra&nbsp;(articles), Jean-fran&ccedil;ois Tofo Fidelin&nbsp;(articles), Danitza Delbroc&nbsp;(articles), Stanley-Benjamin Rinaldo&nbsp;(articles), Ana Elle&nbsp;(articles), J&eacute;r&eacute;mie Malice&nbsp;(articles), Olivier Proto&nbsp;(articles), Willo Adeans&nbsp;(articles), Yannick Abaul&nbsp;(articles), Kristofer Vainqueur&nbsp;(articles), Isabelle Urgin&nbsp;(articles), Axel Aupetit&nbsp;(articles), Lanteri G&eacute;raldine&nbsp;(articles), Audrey Jack-rochMASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France. ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784555</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784555</guid>
  <pubDate>Thu, 12 Mar 2009 22:50:07 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>EPISODE 2 &quot;LE PROTOTYPE&quot;</title>
   <description><![CDATA[ 		 	POINTE-&Agrave;-PITRE 24 F&Eacute;VRIER 9H30La pluie et son orchestre de nuages gris jouaient son concerto de musique m&eacute;lancolique sur les vitres de la voiture de police qui me conduisait au commissariat de Pointe &agrave; Pitre. Les gouttes d'eau comme des milliards de p&eacute;pites saignaient sur le sol, arc-en-ciel&nbsp; d'or et de larmes faisant briller la route et les tours de Lauricisque. Perdu dans mes pens&eacute;es, je n'arrivais pas &agrave; croire que Marylou &eacute;tait morte et d'&ecirc;tre accus&eacute; par les flics.En plus avec leurs conneries, j'allais rater le dernier &eacute;pisode de "Princesse des cara&iuml;bes" avec la sublime Corinne et la jolie Methi S Sing. Une horde de journalistes s'&eacute;tait amass&eacute;e devant le commissariat de Gambetta. Les charognards voulaient tous une image du pourri qui avait commis une telle boucherie.Le commissaire Proto ce grand b&eacute;ta &eacute;tait l&agrave; &agrave; frimer devant les journalistes comme s'il venait d'arr&ecirc;ter une vendetta. La reporter Ana Elle accompagn&eacute;e de son cam&eacute;raman Micka&euml;l dit Rambo Bine de "Maco Magazine" interpella les inspecteurs Dombr&eacute; et Pwarouj &agrave; peine sortis de leur voiture. J'avais la t&ecirc;te basse et les mains menott&eacute;es.J'aurais pas eu la moyenne si la fiert&eacute; m'avait not&eacute;. Je revois encore ma&nbsp; ma&icirc;tresse du CP madame Sornay me dire:"Quand tu seras grand tu seras criminel, voleur, assassin ou voire pire".Alors &agrave; la sortie des classes je lui crevais ses pneus avec plaisir.ANA ELLE:"Messieurs est-ce lui le meurtrier de Marylou Blue".INSPECTEUR DOMBR&Eacute; (qui avait du mal &agrave; se frayer un passage):"Pas de commentaire pour le moment. On a du travail poussez vous!".COMMISSAIRE PROTO (grand sourire aux l&ecirc;vres): ''L'inspecteur Dombr&eacute; est trop modeste. C'est une preuve de noblesse. Mais force est de reconna&icirc;tre que lui et Pwarouj ont vraiment fait un travail gigantesque. L'homme qu'il ram&egrave;ne s'appelle Darky et c'est bien lui le meurtrier, la peste".Les flashs des appareils photos commen&ccedil;aient &agrave; me d&eacute;vorer le visage. Comme des piranhas voraces trop content de me voir couler dans l'oc&eacute;an de honte et de rage dans lequel ils nagent. Une fois assis entre quatre murs,encore suffoqu&eacute; par l'odeur naus&eacute;abonde des cam&eacute;ras et leurs murmures. Mon interrogatoire commen&ccedil;a sans m&eacute;nagement avec Dombr&eacute; et Pwarouj sur un ton glacial et dur. Ceci dans une pi&egrave;ce ferm&eacute;e, vitre teint&eacute;e au mur,la lumi&egrave;re d'une lampe braqu&eacute;e en pleine poire, j'&eacute;tais aveugl&eacute; et je voyais les deux inspecteurs en contre jour. INSPECTEUR DOMBR&Eacute;: "Allez maintenant qu'on est seuls mon salaud, dis moi pourquoi t'as fait &ccedil;a? C'est quoi ton mobile ?"DARKY: "Mais puisque je vous dis que ce n'est pas moi. Et d&eacute;j&agrave; pour commencer je connais mes droits, je voudrais passer un coup de fil".INSPECTEUR PWAROUJ:" Et qui veux tu appeler?"DARKY (d'un ton ironique):" Je voudrais appeler Yannick le magnifique, rien &agrave; dire aux Abymes c'est lui qui fait les meilleurs bokits. Alors j'en voudrais un au poulet avec des oignons frits revenus au court-bouillon, avec des poivrons, une once de basilic, pas de persil et une poign&eacute;e de frites".INSPECTEUR DOMBR&Eacute;(Hors de lui):"Ah w&egrave; ou bizwin fout&eacute;w d&egrave; g&egrave;l en nou. Fout&eacute; missi&eacute; en didan la pwarouj sinon en ka senti en kay fouye on coup bitin en couniamamany!!(ah ouais tu veux te foutre de notre gueule!! Pwarouj balance le dans une cellule avant que je lui d&eacute;fonce sa race!!)DARKY (jet&eacute; comme un malpropre dans sa cellule):"Eh doucement les gars Aurore m'a fait ma manucure pas plus tard que hier. Pwarouj si elle apprend que tu m'as p&eacute;t&eacute; un ongle elle va se mettre en col&egrave;re.Et au fait n'oubliez pas de dire &agrave; Yannick de me rajouter une bi&egrave;re"INSPECTEUR PWAROUJ (quittant la pi&egrave;ce hors de lui):"TA GUEULE DARKY!!!!RETOUR EN ARRI&Egrave;RE 6 JOURS PLUS T&Ocirc;T,LE 18 F&Eacute;VRIER &Agrave; 3H45, QUELQUE PART &Agrave; MARIE-GALANTEDans le laboratoire secret des HOMINES NOCTURNI, la sir&egrave;ne d'alarme retentissait. Ingels le chef de la s&eacute;curit&eacute; &eacute;tait compl&egrave;tement terrass&eacute; par les &eacute;v&egrave;nements qui se passaient. Des hommes arm&eacute;s s'agitaient dans tous les sens. Olivia l'infirmi&egrave;re en psychiatrie s'&eacute;tait mise &agrave; hurler avant de perdre connaissance. Au sous-sol deux de ses meilleurs hommes Sidney et Gary gisaient d&eacute;capit&eacute;s sur le sol.&Agrave; leurs cot&eacute;s,des traces de sang sur une camisole. Pour Ingels le coup &eacute;tait dur, ils avaient servi ensemble en Irak sous les ordres du G&eacute;n&eacute;ral PATOO. Pench&eacute; sur leurs corps une larme l&eacute;chant sa col&egrave;re le long des joues, il jura de les venger oeil pour oeil, coup pour coup.INGELS (hurlant de rage et chargeant son arme):"O&ugrave; es tu sale monstre??!! Je sais que tu m'entends enfoir&eacute;!! Je vais te trouver et te vider mon chargeur dans la gueule.Tu es mort!! Tu m'entends???!!LE PROTOTYPE (surgissant derri&egrave;re son dos de nulle part):"J'entends tr&egrave;s bien merci. J'ai ador&eacute; boire le sang de tes amis.Ils avaient un d&eacute;licieux go&ucirc;t de Rhum et d'anis. Au moins comme &ccedil;a ils ne boiront plus pendant le service.hahaha!!INGELS (lui tirant dessus): "Tu vas me le payer esp&egrave;ce d'immondice!!!!Les balles comme des caresses de pierres et de m&eacute;tal s'&eacute;vaporaient sans effet sur le corps bestial du prototype. Celui ci se jeta sur Ingels et lui arracha le coeur d'un geste brutal.Dans son luxueux manoir &agrave; Hambourg bord&eacute; par un &eacute;tang. Couch&eacute; dans un immense lit &agrave; baldaquin avec les draps et oreillers en satin rouge et blanc. Le Ma&icirc;tre des HOMINES NOCTURNI fut tir&eacute; de son sommeil en pleine nuit par un coup de t&eacute;l&eacute;phone du Docteur Antoshka. DOCTEUR ANTOSHKA(au t&eacute;l&eacute;phone,en allemand): Herr, was wir den Schlimmsten bef&uuml;rchten, ist angekommen. Das Muster ist entwichen (Ma&icirc;tre, ce que nous craignons par dessus tout est arriv&eacute;. Le prototype s'est &eacute;chapp&eacute;).LE MA&Icirc;TRE (furieux): Sie sind nur ein Unf&auml;higes.Werfen Sie Ingels in seinen Etuis!!(Vous n'&ecirc;tes qu'un incapable.Lancez Ingels &agrave; ses trousses!!)DOCTEUR ANTOSHKA(confus): Ingels ist Herr gestorben. Sowie zwei unserer M&auml;nner. Ich habe Abgesandter Mozar auf seinen Spuren (Ingels est mort monsieur. Ainsi que deux de nos hommes.J'ai envoy&eacute; Mozar sur ses traces).LE MA&Icirc;TRE(en fran&ccedil;ais avec un accent allemand):"Mozar est un bon choix mais ce n'est qu'un homme.Pour arr&ecirc;ter un prototype. Il faut un autre prototype.R&eacute;activez Darky".La structure g&eacute;n&eacute;rale, la pr&eacute;sentation, la forme et le contenu des pr&eacute;sents articles constituent ensemble, une &oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des l&eacute;gislations fran&ccedil;aise et internationale.copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)Dans cet &eacute;pisode : Marylou Blue&nbsp;(articles), Corinne Lanoir&nbsp;(articles), Methi S Sing&nbsp;(articles), Olivier Proto&nbsp;(articles), Ana Elle&nbsp;(articles), Bastide Micka&euml;l&nbsp;(articles), Martine Sornay&nbsp;(articles), Yannick Abaul&nbsp;(articles), Aurore Ametis&nbsp;(articles), Bazo Amon Mokonzi&nbsp;(articles), Olivia Losbar&nbsp;(articles), Sidney Denzel-Peanuts Boir&eacute;&nbsp;(articles), Chathuant Garry&nbsp;(articles), Negatyv Antoshka&nbsp;(articles), Olivier MozarMASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France. ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784537</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784537</guid>
  <pubDate>Thu, 12 Mar 2009 22:13:49 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>EPISODE 1 &quot;LA NUIT EST A NOUS&quot;</title>
   <description><![CDATA[ 		 	RAIZET LUNDI 23 F&Eacute;VRIER 1H45Ces jours ci au Raizet, l'ambiance &eacute;tait aux barrages, aux feux de poubelles et de voitures. Le quartier avait mauvaise allure. Il avait troqu&eacute; son sourire acide et azur contre un ciel obscur. La gr&egrave;ve avait d&eacute;vor&eacute; nos r&ecirc;ves &agrave; coups de glaives et vomit ses blessures. Une chose est s&ucirc;re apr&egrave;s le conflit, la Guadeloupe aurait du mal &agrave; panser ses &eacute;corchures. Il &eacute;tait tard environ deux heures moins le quart, j'avais encore fait cet horrible cauchemar o&ugrave; Domota et moi sirotions un punch coco, au complexe le People, le fameux strip-bar. Je supportais le mouvement mais j'en avais marre, lui me disait qu'il ne pouvait plus faire marche arri&egrave;re qu'il &eacute;tait trop tard. Une stripteaseuse voluptueuse aux l&egrave;vres pulpeuses du nom de Malika dansait sensuellement le long d'une barre. Ses charmes avaient vol&eacute; mon regard, elle portait une d&eacute;licieuse robe transparente o&ugrave; ses formes apparentes donnaient &agrave; la soir&eacute;e une atmosph&egrave;re envoutante.Mon pote Alfred en baggy et casquette &eacute;tait d&eacute;j&agrave; bien raide avec son verre de whisky coup&eacute; au jet27. Je le voyais &agrave; travers mes lunettes chuchoter aux oreilles de Auriana une petite brunette. Dj Gunshot le ma&icirc;tre des platines mettait le feu avec le dernier tube de Ndx, "Hiphop Gwada" en M&egrave;t . Le videur de la bo&icirc;te l'imposant Jhoann dit ''Jojo l'hippopotame" virait sans m&eacute;nagement&nbsp; Forsay et kiddy deux r&eacute;calcitrants connus pour leurs agissements et leur go&ucirc;t pour l'an&eacute;antissement dans les faubourgs d'Anse-Bertrand . J'ai surpris une conversation&nbsp; entre Fabienne et Lydie qui disaient que le voir en pleine action c'est &ccedil;a qui est excitant . Shanis la coquine&nbsp; et ses copines&nbsp; Ma&iuml;t&eacute; et Corinne enflammaient le dancefloor, v&eacute;ritables dancehall queen . Autour d'elles le club des siwoteurs comme des loups se l&eacute;chaient les babines. La soir&eacute;e &eacute;tait bonne, les filles aussi. Domota &eacute;tait saoul et me dit en riant que cette fois ci , qu'il allait faire zouker Sarkozy . Soudain j'&eacute;clate de rire&nbsp; et c'est &agrave; ce moment du r&ecirc;ve que se produit le pire . Un verre &eacute;clate , une fille hurle , les gendarmes d&eacute;barquent dans la salle et &ccedil;a finit en bagarre g&eacute;n&eacute;rale .Le bar br&ucirc;le , coups de matraques, bombes lacrymog&egrave;ne et impacts de balles. Tchiiiip, j'ai jamais le temps de voir Malika nue . Je me r&eacute;veille toujours au m&ecirc;me moment aigri et d&eacute;&ccedil;u .Le sommeil ayant quitt&eacute; la plan&egrave;te de mes r&ecirc;ves comme un extra-terrestre dans sa soucoupe. J'allume l'ordi, je met le myspace d'Aur&eacute;lie et je me connecte sur Facebook. Rien &agrave; dire c'est la meilleure rappeuse en gwadloup. &Agrave; Miami on la surnomme Mama Madras, elle contr&ocirc;le le gang tr&egrave;s puissant des Gwadayouth. Elle baigne dans tout ce qui est trafic d'armes et business louche. Un conseil ne lui manque pas de respect sinon Defkis son homme de main sanguinaire te mettra une balle dans la bouche.Tiens, tiens un nouveau message re&ccedil;u. Objet:&lt;sue&gt;&gt;.De la part du "Justicier de Facebook".Il n'est pas dans mes amis et il n'a pas d'avatar. Je vous livre ci-dessous son message quelque peu bizarre."Darky je suis ton plus grand fan. En Guadeloupe ils n'ont rien compris &agrave; ton art. Tu es un g&eacute;nie, j'adore tes m&eacute;taphores et ta musique. Ne pr&ecirc;te pas attention aux m&eacute;disants et aux critiques. Je suis l&agrave; maintenant et gr&acirc;ce &agrave; moi ils vont tous savoir que tu es le meilleur. Ceux qui en doutent encore vont conna&icirc;tre la frayeur".Hihi! Eh ben dis donc, j'&eacute;tais tr&egrave;s flatt&eacute; je ne vous le cache pas. Mais impossible de lui r&eacute;pondre &ccedil;a marquait ce compte n'existe pas. Sur ce, apr&egrave;s avoir &eacute;chang&eacute; quelques mots tendres avec la jolie Meily Beaubois. Je d&eacute;cidai d'aller me coucher et de laisser Morph&eacute;e m'emporter dans ses beaux bras.RAIZET LUNDI 23 F&Eacute;VRIER 6H00"Blow!blow!! Ouvrez!! Police!! Sinon on d&eacute;fonce la porte!!". C'est ainsi que je fut r&eacute;veill&eacute; comme un malpropre,les yeux bouffis en cale&ccedil;on et en short. J'ai juste eu le temps de jeter la drogue dans les chiottes.INSPECTEUR PWAROUJ:"Nous sommes les inspecteurs Dombr&eacute; et Pwarouj de la police criminelle".DARKY:"Que me vaut l'honneur mesdemoiselles?".INSPECTEUR DOMBR&Eacute;:"Eh oh! Fa&icirc;tes pas le mariole. Il n'y a rien de dr&ocirc;le. Connaissez vous Mlle Marylou Blue?".DARKY(en baillant, la main sur la bouche):" Euuh je crois qu'elle est dans mes contacts Facebook mais j'en suis pas s&ucirc;r, pardonnez moi mais au r&eacute;veil j'ai les id&eacute;es floues".INSPECTEUR DOMBR&Eacute;:"Nous l'avons retrouv&eacute;e ce matin morte dans la mangrove, compl&egrave;tement chauve, la t&ecirc;te mauve, avec des traces de morsures d'une violence ignoble comme faites par un fauve. Les &eacute;gratignures et les bleus montrent que la pauvre s'est d&eacute;battue de toutes ses forces pour avoir la vie sauve".Oh mon dieu j'&eacute;tais an&eacute;anti. Cette fille &eacute;tait tellement gentille.DARKY(sous le choc):"Mais qui &agrave; pu commettre un tel crime? Qui?".INSPECTEUR PWAROUJ (d'un air suspicieux):"C'est ce que vous allez nous raconter au poste. Passez lui les menottes".DARKY:" Comment &ccedil;a? Je ne comprend pas.Vous devez confondre avec un autre".INSPECTEUR DONBR&Eacute;:"On lui a arrach&eacute; la peau et grav&eacute; au couteau dans le dos, de bas en haut: " I love Darky ".FIN 1ER &Eacute;PISODE La structure g&eacute;n&eacute;rale, la pr&eacute;sentation, la forme et le contenu des pr&eacute;sents articles constituent ensemble, une &oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par les lois en vigueur sur les droits d'auteur et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, dont l'association est titulaire au titre des l&eacute;gislations fran&ccedil;aise et internationale.copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)La structure g&eacute;n&eacute;rale, la pr&eacute;sentation, la forme et le contenu des
pr&eacute;sents articles constituent ensemble, une &oelig;uvre prot&eacute;g&eacute;e par les lois
en vigueur sur les droits d'auteur et la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, dont
l'association est titulaire au titre des l&eacute;gislations fran&ccedil;aise et
internationale.copyrights hominesnocturni entertainment mars 2009(c)Dans cet article : Complexe Le People&nbsp;(articles), Malika Maulois&nbsp;(articles), Alfred Jean-Will&nbsp;(articles), Pascal 'deejay Gunshot' Felix&nbsp;(articles), Hendy Ndx Julianus&nbsp;(articles), Jhoann Arnaud&nbsp;(articles), Mc Forsay&nbsp;(articles), Fabienne Flessel&nbsp;(articles), Lydie Dahomay&nbsp;(articles), Shanis Galle&nbsp;(articles), Ma&iuml;t&eacute; Mina&nbsp;(articles), Corinne Bisso&nbsp;(articles), Aurelie Bredent&nbsp;(articles), Lionel Defkis Lincy&nbsp;(articles), Meily Beaubois&nbsp;(articles), Marylou Blue&nbsp;(articles), Auriana Dunoyer&nbsp;(articles), F&eacute;lix'Kiddywhizz' Jalce MASSACRE SUR FACEBOOK by Pascal Boul&egrave;re "Darkman" est mis &agrave; disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit&eacute;-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France. ]]></description>
   <link>http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784482</link>
   <author>massacresurfacebook</author>
   <guid isPermaLink="true">http://massacresurfacebook.blog.mongenie.com/index/p/2009/03/784482</guid>
  <pubDate>Thu, 12 Mar 2009 21:53:53 +0100</pubDate>
  </item>
 </channel>
</rss>